1355 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
127 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
38 critiques
3
38 critiques
2
18 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 août 2015
GÉNÉRAL: spoiler: À Cuba, Michael, marin en quête d’un embarquement, sauve d’une agression une jeune femme, Elsa. Bannister, le mari d’Elsa et avocat célèbre, offre à Michael d’embarquer sur son yacht pour une croisière vers San Francisco. Elsa et Michael s’aiment. Grisby, l’associé de Bannister, s’aperçoit de cet amour. Il veut disparaître et propose à Michael une somme d’argent importante pour signer un papier dans lequel il confesse l’avoir tué. Mais, tout ne tourne pas comme convenu.
NOTES POSITIVES : spoiler: On y retrouve tous les éléments du film noir classique. Un sens de l’humour très ironique. Tout l’environnement pullule de rapaces. Les caractères du film mentent à un point où l’on se demande s’ils leur restent un peu de sincérité. Dans l’éventail des individus présentés, on y retrouve la recherche d’amour, le désir de puissance et la tendance à la magouille. On nous présente Michael comme un homme vulnérable devant l’amour de la femme, mais qui ne peut résister à s’y approcher. Par contre, on retrouve, au début du film, un énoncé psychologique assez convaincant sur la définition de ce que l’on a tendance à définir comme un être fort.
NOTES NÉGATIVES : spoiler: Le film est tourné au moment ou le mariage d’Orson Welles avec Rita Hayworth tirait à sa fin. Certains prétendent que par dépit il l’a forcée à se teindre les cheveux blonds. On ne peut s’empêcher de remarquer qu’Orson Welles traîne un air malheureux et dépité tout au long du film. Ce caractère spécial va le suivre tout au long de sa carrière. On va remarquer tout au long du film que tous les êtres sont laids sauf la vedette principale. Par contre, celui qui est le plus intelligent est affublé d’un handicap physique très important. Cela met en opposition la laideur et la beauté avec sa femme, et l’amour qui doit se réaliser dans ce cadre très anormal. Tout au long du film, Elsa, demeure mystérieuse sur ses sentiments, ses buts et ses valeurs fondamentales. On nous laisse croire qu’elle aurait souffert dans le passé, mais cela demeure très imprécis. Ce n’est qu’à la fin que tout se dévoile.
PISTES DE RÉFLEXION : spoiler: Est-ce qu’Elsa aime vraiment Michael ou veut-elle s’en servir pour ses fins, ou pour les deux ? Michael représente le garçon supposément fort extérieurement, mais la progression de l’histoire nous montre son manque de décision et de jugement. Par exemple : s’impliquer dans le projet du meurtre de l’associé de Bannister. Par contre, dans un moment de lucidité, il nous raconte la fable du combat des requins où tous finissent détruits. C’est quand même la fin du film, sauf pour lui. Malgré ses faiblesses personnelles, voulait-il se voir plus fort ?
Le drame par excellence ou les personnages soumis a leurs passions vont jusqu'au bout de leurs destins.Rita Hayworth est LA femme fatale.Comment ne pas succomber a son charme?
Tout comme le tournage, The Lady from Shanghai de son titre original, est un film déroutant et tendu. En effet ce classique de Orson Wells mêlant film noir et drame policier nous compte l’histoire de Michael O’Hara (Orson wells) un irlandais se retrouvant impliqué dans une histoire d’escroquerie et de meurtre à cause de son amour aveugle pour Elsa Bannister (Rita Hayworth) la femme du riche avocat Arthur Bannister (Everett Sloane). Sortie en 1947 ,La dame de Shanghai est une adaptation du livre If I should die before I wake de Sherwood King. A mes yeux ce film est un des rares films que l'on peut considérer de parfait, et oui a l’image d’un Beetlejuice ou d’une Jenna Coleman, il est difficile de trouver des défauts à ce fabuleux long métrage. Premièrement comment parler de ce film sans mentionner les incroyables performances d’acteurs d’Orson Wells qui joue un parfait bad boy mystérieux alors que Rita Hayworth joue a merveille son rôle de femme fatale qui dès le début nous fait comprendre qu’elle n’est pas pas venu ici pour être la gentille poupée hollywoodienne. De plus, la cinématographie de ce film est tout simplement incroyable, comme par exemple la scène des aquariums ou encore la fameuse scène de fin dans la galerie des glaces. Cependant la mise en scène de ce film est en dessous de celle utilisée dans Citizen Kane. Cette dernière est beaucoup plus timide et tente moins d’effet de style mais elle reste quand même incroyablement efficace. Quant au décor, c’est la que la dame de Shanghai sors du lot en effet c’est un des rares films noir ou nous pouvons voir des décors très varier comme les Caraïbes ou encore Chinatown. Le plus gros bijou de ce film est le portrait de l’Amérique que fait Wells. Effectivement il critique ouvertement le capitalisme et la société américaine en nous présentant des personnages qui sont prêts à tout pour gagner le plus d’argent possible. En conclusion, La Dame de Shanghai est un des films les plus étranges et intéressants de Orson Wells. Même si la plupart des gens considèrent Citizen Kane comme le chef d'œuvre absolu de son réalisateur et je suis d’accord avec ça, je pense que ce film est trop peu salué. Donc je conseille à tout le monde de voir et revoir ce majestueux voyage sombre et envoûtant.
Un des meilleurs polar de l'histoire du septième art. Les acteurs sont incroyables, le scénario est exceptionnel, le montage et la photographie soignés...
Film noir d'Orson Welles de 1947, La dame de Shanghai explore des techniques cinématographiques originales et qui marquent le spectateur. L'atmosphère est lourde et menaçante, les personnages qui gravitent autours de la très belle Rita Hayworth, femme fatale sont inquiétants... L'action peine un peu à se mettre en place mais Welles à beaucoup de talent et rattrape la situation de main de maitre . Film très moderne lors de sa sortie, quelques scènes mémorables dont le célèbre palais des miroirs, véritable morceau d'anthologie. Un excellent film pour qui aime le genre...
La Dame de Shanghai est un film aussi fascinant que déroutant, presque impossible à saisir pleinement dès le premier visionnage. Adapté du roman If I Die Before I Wake, c’est aussi un objet à part dans l’histoire du cinéma : le seul film réunissant Orson Welles et Rita Hayworth en pleine séparation. Une tension palpable traverse tout le film, donnant à leur relation à l’écran une dimension presque troublante. Dès l’ouverture à Central Park — avec ce long travelling impressionnant pour l’époque — le film installe une atmosphère singulière. On y rencontre Michael O’Hara, marin irlandais au passé criminel, qui tombe sous le charme d’une mystérieuse blonde croisée en calèche. Fasciné, il accepte de les accompagner pour une croisière qui va rapidement se transformer en piège. La croisière devient alors le cœur du récit. L’eau y agit comme une métaphore filée : mouvante, insaisissable, dangereuse. Jusqu’au nom du bateau, “Circe”, qui renvoie à l’illusion et à la manipulation. L’intrigue, volontairement alambiquée, peut désorienter, mais c’est dans cette confusion que le film trouve sa force. Orson Welles joue avec les angles, les reflets et les mouvements de caméra pour créer un véritable labyrinthe visuel. Tous les personnages semblent porter un masque, comme dans la séquence de l’opéra de Pékin à Chinatown, qui agit comme une mise en abyme du film lui-même. Et puis il y a ce final dans le palais des miroirs. Une séquence marquante, visuellement impressionnante, qui renvoie autant à Charlie Chaplin dans Le Cirque qu’à toute une tradition du cinéma qui réutilisera ce motif du reflet et du double, du duel fragmenté à l’infini. Mais au-delà de sa mise en scène, le film repose sur une idée profondément noire : les personnages sont incapables d’échapper à ce qu’ils sont. Michael O’Hara le pressent dès le début, mais avance quand même, comme attiré par sa propre chute. On croit choisir sa route, mais au fond, on ne fait que suivre ce pour quoi on est fait — jusqu’à s’y perdre. Un film riche, complexe, parfois opaque, mais d’une puissance visuelle et symbolique rare. Une œuvre qui ne se livre pas immédiatement, et qui mérite d’être explorée autant que regardée.