Derniers Avis : L'Homme qui tua Liberty Valance - Page 11
L'Homme qui tua Liberty Valance
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keating
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5,0
Publiée le 14 juillet 2010
"The man who shot Liberty Valance" est un monumental western nostalgique. Le film de john ford nous présente l'Ouest à travers un regard moderne, comme un monde qui disparait. A côté de ce monde, le film présente la civilisation qui en suit : la démocratie et la force de la loi. Ces deux mondes différents sont au coeur de la tension dramatique de cette oeuvre, représentés chacun par un personnage inoubliable. A ma droite, James Stewart, avocat idéaliste qui veut installer la démocratie, et que tout le monde croit fou parce qu'il refuse un flingue et espère seulement "mettre Liberty Valance en prison". A ma gauche, John Wayne, celui qui ne se sépare jamais de son arme et prêt à jouer les héros. Ces deux-là se réunissent autour du méchant (et l'un des meilleurs méchants de toute l'histoire du western) Liberty, incarné par un génial Lee Marvin. John Ford réussit ici à faire à la fois un western grandiose et un portrait très juste de l'Amérique et son dilemme entre loi et violence. Un grand film tragique sur la mort de l'Ouest, et donc la mort du western au cinéma en quelque sorte. John Ford a réussi son testament
Le film est bien tourné, l'histoire est bien ficelée, bref, un ensemble très agréable à regarder. Si vous avez une envie pressente de western, regarder le sans hésiter.
Un avocat idéaliste fraîchement arrivé dans une contrée s'oppose à un bandit faisant régner la loi du plus fort. Outre son casting impressionnant (John Wayne, James Stewart, Lee Marvin) et sa mise en scène très conventionnelle mais impeccable, "The Man who shot Liberty Valance" est avant tout un western évoquant la modernisation de l'Ouest. Ou comment de la brutalité et de la loi naturelle on va parvenir à une société politiquement et socialement organisée. Le caractère historique du film est ainsi ce qui le rend si intéressant, mais le reste de l'histoire vaut évidemment le détour.
En 1962,John Ford se retournait sur son oeuvre immense,contemplait le mythe du Far West et en proposait une version si humaniste,qu'elle en devint troublante."L'homme qui tua Liberty Valance" témoigne autant du profond respect liant John Ford à son pays natal,qu'à son genre de prédilection:le western,tout en insufflant une bonne dose d'humour délicieux(la joyeuse bande du village).Dans un noir et blanc très clair,avec une narration fragmentée,le film montre à quel point les légendes ont pris le pas sur la réalité,lorsqu'il s'agit de conter les plus célèbres histoires de la conquête de l'Ouest.A la croisée des chemins,2 visions de l'homme profondément divergentes.Tout d'abord,le cow-boy viril,individualiste,qui ne croit qu'à la règle des colts.Héros sans peur et sans reproche,dénué de machiavélisme,mais aucunement de courage,même suicidaire.Il s'agit de John Wayne,légendaire Tom Doniphon,prêt à sacrifier l'amour de sa vie,sur l'autel de ses convictions et de sa droiture,mourrant dans la pauvreté et l'alcoolisme.De l'autre côté,un avocat du gouvernement,pragmatique,érudit,serviable,et ayant tout compris des évolutions socio-politiques du pays.Ransomm Stoddart est incarné par un James Stewart extatique,prompt à régler les affrontements par la liberté d'expression du peuple plutôt que par la violence.2 amis,2 destins différents,scellés par l'assassinat de Liberty Valance(Lee Marvin,grandiose),bandit destructeur.Il n'y a plus de place pour le romantisme,seulement une froide évolution,faisant entrer les Etats-Unis dans l'ère du progrès,où l'héroïsme n'est plus qu'une valeur relative.Simplement superbe.
Pour moi, le plus grand western américain, et peut-être tout simplement le meilleur film du monde... L'homme qui tua Liberty Valance, et avant tout un film d'Historien, secret, sépulcral et mélancolique. Pour Ford c'est aussi un prolongement de sa méditation sur la loi, qu'il avait entamé avec Vers sa Destinée. Ce film somme, allégorique, s'interroge sur l'Histoire et ses points de vues, sans tomber pour autant dans le relativisme. Le tombeau de Tom Doniphon semble emporter avec lui, un genre cinémathographique, le Temps épique, et la Réalité. Reste les songes et les légendes, les demi-vérités de l'Histoire et la mélancolie de Vera Miles. Cette dernière interprète certainement le personnage central du film, sans qui le scandal ne serait pas arrivé. Wayne, n'a jamais été aussi bon (acteur trop sous-estimé en France à cause de ses idées politiques très à droite), le géant américain est magnifié par Ford et par la lumière de William Clotier, qui semble le suspendre hors du temps. Ce film est un moment de perfection à méditer...
Un peu surestimé comme western il y a bien la confrontation Stewart, Wayne, Marvin mais bon ce n'est pas d'une puissance extraordinaire, avec un rythme et des dialogues parfois poussifs et je ne parle même pas des fermiers incapables d'aligner 3 mots ... Les thêmes du film ont été abordés bien avant dans d'autres werterns donc pas de quoi en tirer une thèse.
Bien plus qu'un simple western "L'homme qui Liberty Valance" est un film profond à l'histoire sublime (je ne peut pas en dire plus). Un casting de rêve, un grand réalisateur cela donne un film superbe avec une fin qui me hante encore. "On ne peut rien refuser à l'homme qui a tué Liberty Vlance."
Un charme indéniable de la part de John Ford : Le cheval de fer, La poursuite infernale, Mogambo, et tant d'autres... Un trio d'acteurs impressionant (Marvin-Wayne-Stewart) pour un scénario convenu (un homme se rappelle ses souvenirs, notamment de sa brève rencontre avec le bandit Liberty Valance) sur une belle musique. Pourquoi une étoile ? Parce que le film n'a pas résisté à son époque. Tout simplement. On se raccroche au trio de tête, au duel final (qui arrive bien trot tard) ainsi qu'aux furtives apparitions de Lee Van Cleef (Le bon la brute et le truand, Et pour quelques dollars de plus, Sabata, ...). Désolé Monsieur Ford, mais votre film ne démontre plus l'aura qu'il avait en son temps. Néanmoins, on remarque que ce film porte bien votre griffe : charme visuel, décors soignés, musique envoûtante, acteurs au diapason, tout ce que maître Leone a repris, je le reconnais. Spectateurs, regardez ne serait-ce qu'une fois ce bijou du cinéma américain des années 1960 pour John Ford dont c'est l'un de ses derniers films (westerns, bien sûr). Belle leçon de 1963 !
Un film incontournable, à la croisée du western et de la comédie sociale façon Capra. Un James Stewart impeccable, un John Wayne poignant. Cette histoire est tout simplement intemporelle. A voir absolument !
L'un des plus grand Western de l'histoire ! Et certainement le plus grand Western américain qui soit... Brandissant fièrement en haut de son affiche les noms de James Stewart et John Wayne, on ne peux rester insensible, on se dit "je dois voir ca !" et j'ai vu ca ! C'est un chef d'œuvre, rien de plus rien de moins, un film parfait, passionnant, fascinant ... Absolument aucun défaut, c'est un grand, très grand film au charme exceptionnel. Le scenario est également parfait, bien rédigé, pour un film au rythme intéressant et a l'histoire qui l'est encore plus ! Et il m'est bien sur inutile de tenter de décrire la puissance apportée par le duo Wayne/Stewart et la qualité de leur interprétation... avec Lee Van Cleef dans un petit rôle mais qui ne manque pas de faire son effet... du grand art ! Un film juste parfait.
Très bon film, un western classique et tout à fait moderne car réussi, tout simplement... Prenant. Les deux acteurs principaux sont superbes pour leurs rôles, et ont un passé dans ce film grâce à tous les films où on les a vu plus jeunes... :-)
Ce film est une véritable légende, réalisé par John Ford et réunissant entre autre quelques habitués du genre comme John Wayne, James Stewart, Lee Marvin, Lee Van Cleef, Vera Miles et Woody Strode. Ce film est sans aucun doute un des plus hauts sommets du western, qu'il soit américain ou spaghetti.
Génial ! Le dernier western "classique", qui décrit d'ailleurs, ironie de l'histoire, comment le code pénal remplace la loi du colt, et donc suggère que le far west est en train de mourir. Superbe chant du cygne, c'est ce parallèle entre la mort du western hollywoodien et la mort de l'ouest sauvage qu'il retranscrit qui donne toute sa force au film. Un incontournable !
Le dernier western...en noir et blanc...presque sans combat. La loi a remplacé le colt. L'ouest est sorti de l'état de nature...il est désormais bon pour l'activité économique. Mais pour l'emporter la loi a du faire appel une dernière fois à la force qui a pour elle l'évidence. Un western pascalien: "on n' a pu donner la force à la justice, parce que la force a contredit la justice et a dit qu' elle était injuste, et a dit que c' était elle qui était juste. Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort on a fait que ce qui est fort fût juste."Pascal