L'Homme qui tua Liberty Valance
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Ph SRL
Ph SRL

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3,0
Publiée le 14 août 2026
Sans vraiment de génie dans le scénario, beaucoup de longueur, John Wayne dans un second rôle, parabole sur la loi, la politique, cela reste un film encensé par la critique, à voir une fois pour la référence.
selenie

7 464 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2026
Le film est une production particulière pour John Ford, il accentue cette sensation en tournant en Noir et Blanc ce qui ajoute aussi un côté suranné qui ramène à l'Âge d'Or du western, tandis que le cinéaste délaisse les grands espaces qui lui sont chères et qui ont marqué ses meilleurs westerns pour un tournage en studio. Un décor en filigrane qui annonce cette courte période qui clôt la Conquête de l'Ouest pour une transition vers le monde moderne, d'un côté Ransom Stoppard avocat qui représente la loi, l'état de droit et donc la civilisation et le progrès, de l'autre Tom Doniphon/Wayne qui représente l'Ouest des colons où la force et la violence peut être une fin en soit, la fin justifiant les moyens. Il y a évidemment le triangle amoureux, assez classique en soit et pourtant montre aussi que le plus fort physiquement est celui qui s'efface tout en assurant la réussite de son rival, jusqu'à cette dernière scène dans le train où la belle fait une confidence aussi triste qu'émouvante et qui rend ce triangle amoureux si singulier. Le dénouement est un véritable cas de conscience : l'homme de loi devient-il un usurpateur qui a droit aux honneurs et à l'amour, tandis que son "ami" perd tout et non sans amertume, John Ford clôt le débat avec la désormais célèbre réplique : "Nous sommes dans l'Ouest ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende !"...
Site : Selenie
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 669 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2026
Western de 1962, il est un des derniers westerns emblématiques de l’âge d’or des westerns : Réalisé par John Ford, dans un noir et blanc devenu plusbrare à Hollywood, avec Wayne et Stewart ayant passé la cinquantaine. L’histoire met en scène des valeurs de courage, de sacrifice, de droiture. On pourra toujours regretter le côté manichéen entre d’un côté 2 hommes courageux (le cow boy et l’avocat), des faibles (le journaliste et surtout le sherif) et des monstres ( Liberty Valence) mais comme le conclut le film comme un clin d’oeil le film on préfère retenir la légende à la réalité.
brianpatrick
brianpatrick

119 abonnés 1 870 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juillet 2026
C'est un film réalisé par John Ford et sorti en 1962. Un dernier film en noir et blanc. Une très mauvaise traduction française, en particulier la voix à John Wayne. James Stewart toujours la grande classe. Il y a aussi l'actrice Vera Miles. Beaucoup de scènes en studios. C'est un xème film de la Paramount. Un dernier Western. Il possède une bonne note, mais pas pour tout le monde.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

5 abonnés 357 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2026
Le Sénateur Ransom Stoddard retourne à Shinbone avec son épouse Hallie, pour assister à l'enterrement de son vieil ami Tom Doniphon. Ça le replonge dans ses souvenirs, et il va nous raconter comment jeune juriste il avait débarqué au Far West et affronté Liberty Valance, l'une des plus grandes terreurs de la région.
Si vous voulez redécouvrir les origines de l'Amérique, il vous suffit de revisionner ces bons vieux westerns.

Docteur Mabuse, notre scientifique cinéphile à la mémoire aussi brillante que désordonnée. Son passe-temps favori ? Poser des questions impossibles, comme : « Liberty Valance a-t-il vraiment existé ? »
Maximus tout aussi critique et chroniqueur que ce bon vieux docteur, lui apprécie les légendes, acteurs, actrices, personnages emblématiques. L'Histoire au Cinéma. Il lui répond :
Non, Liberty Valance n'a pas réellement existé. C'est un personnage fictif créé pour le film L'Homme qui tua Liberty Valance (1962), interprété par Lee Marvin. En revanche, le personnage est inspiré de la figure bien réelle des hors-la-loi de l'Ouest américain de la fin du XIXᵉ siècle (comme les frères James, les Dalton ou d'autres desperados), sans être le portrait d'un individu précis. « L'Homme qui tua Liberty Valance nous ramène à une époque où la civilisation peine encore à s'imposer. Le train à vapeur n'a pas encore relié ces terres sauvages. Le cowboy y est souvent rustre, mal dégrossi, prompt à lever le coude et à dégainer avant même de réfléchir. Les Mexicains vivent en marge, victimes des préjugés de l'époque. Ici, la loi n'est pas celle des tribunaux, mais celle du plus fort.
L'arrivée du jeune avocat Ransom Stoddard est révélatrice. Idéaliste, convaincu que le droit doit remplacer la violence, il découvre avec stupeur un monde où la justice s'écrit au bout d'un revolver. C'est précisément de ce choc entre la barbarie et la civilisation que naît toute la force du film de John Ford. Derrière le western se cache une réflexion profonde sur la naissance d'un État de droit et sur le prix à payer pour que la légende cède un jour la place à l'Histoire… ou parfois l'inverse. »
Docteur Mabuse : Toujours aussi cultivé, cher Maximus. Vous avez raison de rappeler que Tom Doniphon était, à sa manière, une victime du progrès. Cet homme libre, façonné par les grands espaces et les règles non écrites de la Frontière, voit son monde disparaître sous les coups de boutoir de la civilisation. Le chemin de fer, les lois, les élections, les journaux... tout cela annonce la fin des hommes de son espèce.
Mais une question me taraude davantage.
Le docteur Willoughby, le shérif Link Appleyard et même ce cher journaliste semblent entretenir une relation particulièrement intime avec la bouteille. Ils trinquent, titubent, déclament quelques vérités profondes avant de replonger dans leur verre. De beaux ivrognes, en somme.
Alors dites-moi, Maximus : de quel breuvage abusaient-ils donc à ce point ?
Du whisky de seigle venu du Kentucky ? Du bourbon transporté dans les diligences ? D'un tord-boyaux local distillé à la hâte dans quelque arrière-boutique poussiéreuse de Shinbone ?
John Ford ne nous le dit jamais vraiment. Comme souvent, il préfère suggérer plutôt qu'expliquer. La bouteille devient alors un personnage à part entière : elle accompagne les confidences, console les défaites, célèbre les victoires et aide peut-être certains hommes à supporter la disparition du monde qu'ils ont connu. Finalement, la véritable question n'est peut-être pas ce qu'ils buvaient, mais ce qu'ils cherchaient à oublier.
Maximus : Trois noms suffisent à résumer tout un pan du cinéma américain : John Wayne, James Stewart et Lee Marvin. Trois monuments, trois styles, trois présences qui traversent l'écran. Wayne incarne l'Ouest qui s'efface, Stewart la naissance d'une Amérique fondée sur le droit, Marvin la brutalité sans limite. À eux trois, ils racontent la fin de la Frontière et l'avènement de la civilisation. C'est aussi cela, la magie de John Ford : transformer des acteurs en véritables marqueurs de l'Histoire du cinéma.
Docteur Mabuse : Certes, cher Maximus, mais permettez-moi de nuancer votre enthousiasme. J'admire John Ford, je respecte profondément ces trois immenses comédiens... pourtant, leur interprétation me paraît aujourd'hui bien théâtrale. Les gestes sont appuyés, les regards s'éternisent, les silences sont pesés comme sur une scène de théâtre. Nous sommes encore dans un cinéma où l'on joue davantage que l'on ne vit le personnage. Les acteurs de l'Actors Studio allaient bientôt imposer un jeu plus intérieur, plus naturel, plus proche du réel. Cela n'enlève rien à la grandeur de L'Homme qui tua Liberty Valance ; c'est simplement le témoignage d'une autre époque, d'une autre manière de raconter les histoires.
C'est alors qu'intervient la plus féministe de nos chroniqueurs Lara Croche, journaliste à « Bout de pellicule » :
Messieurs, vous êtes en train de réciter le panthéon des stars, mais vous oubliez un détail essentiel : un grand film ne tient pas seulement sur les épaules de ses têtes d'affiche. Si vous voulez vraiment parler de gueules de cinéma, alors arrêtez-vous un instant sur Lee Van Cleef et Vera Miles. Ils ont peut-être moins occupé le devant de l'affiche que John Wayne ou James Stewart, mais leur présence à l'écran est d'une redoutable efficacité.
Lee Van Cleef, avec son visage taillé à la serpe, son regard d'acier et son incroyable économie de gestes, n'a pas besoin d'élever la voix pour imposer le respect. Quant à Vera Miles, elle apporte une humanité et une sensibilité qui empêchent le film de n'être qu'une confrontation entre hommes et revolvers. Les vedettes attirent le public. Les grands seconds rôles donnent une âme aux films. Et, à mes yeux, c'est souvent là que réside la véritable magie du cinéma.
Docteur Mabuse : Ma chère Lara, bienvenue, mais d'abord posez vos flingues. Un homme qui ne semble pas vouloir se contraindre à la la loi du Colt, on ne lui donne pas cher de sa peau.
Maximus : Ça n'aurait pas été au cinéma, il serait déjà mort !
Lara Croche (souriante devant le rire de Maximus) :
Vous riez, Maximus... pourtant, la véritable histoire du film est peut-être ailleurs.
Pendant que les hommes règlent leurs différends à coups de revolver ou de poing pour savoir qui incarnera l'avenir de l'Ouest, les femmes, elles, continuent de faire tourner la société dans l'ombre.
Hallie en est le parfait exemple. Elle travaille, elle sert les repas, elle soutient les hommes, elle les écoute, mais son destin se décide sans elle. On parle de démocratie, de justice et de progrès, mais jamais de son éducation, de son indépendance ou de sa liberté de choisir sa propre vie.
Dans l'Ouest de L'Homme qui tua Liberty Valance, les femmes sont souvent cantonnées au rôle de servantes, d'épouses ou de gardiennes du foyer. Elles portent le quotidien sur leurs épaules tandis que les hommes écrivent la légende. Et, à bien y regarder, ce sont peut-être elles qui paient le prix le plus lourd de cette société en construction.
Alors, messieurs, continuez à débattre de savoir qui a réellement tué Liberty Valance. Moi, je m'intéresse davantage à celles dont l'Histoire n'a même pas retenu le nom.
Docteur Mabuse :
L'heure n'est plus à celui des grands éleveurs et leurs tueurs à gages, elle est à la civilisation. Le monde change, les hommes restent, les héros ne sont pas ceux qu'on croit.
Maximus :
Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende. La politique devient le nouveau pouvoir de l'Amérique. Les terres sauvages des Navajos vont devenir de jolis petits jardins bien structurés et superbement entretenus. Les roses vont remplacer les fleurs de cactus. La fierté et la renommée s'appuyant sur des mensonges, au nom des États qui s'unissent.
Docteur Mabuse (ajustant ses lunettes avec un sourire malicieux) : Pardonnez-moi, chers amis, mais vous dissertez sur la condition féminine, la fin de la Frontière, les cow-boys, le progrès, le chemin de fer... et personne ne semble se poser la question la plus élémentaire.
À quelle époque se déroule donc cette histoire ? Tout laisse penser que nous sommes à la fin des années 1880, peut-être aux alentours de 1890, à ce moment charnière où le Far West sauvage s'apprête à laisser place à l'Amérique moderne.
Finalement, voyez-vous, ce n'est peut-être pas l'année qui importe. John Ford filme surtout une époque qui s'efface. Celle où la loi du revolver s'incline devant celle des tribunaux... même si, pour y parvenir, il a parfois fallu qu'un homme tire le premier.
Allez les gars, le saloon vient d'ouvrir, je vous offre un verre ?
Legid
Legid

45 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2026
« L’homme qui tua Liberty Valence » n’est pas un western classique mais un classique du western.
Pas un western classique car on n’assiste pas à une épopée dans l’Ouest Américain tels qu’on a pu le voir dans d’innombrables autres films du même genre. Le film n’est pas un film d’aventure mais plus un drame sur une période iconique de l’histoire des Etats-Unis avec les codes classiques du western : les bandits de grands chemins, les tireurs d’élite, les saloons…
Dans ce film, pas ou peu d’action et peu de duels au pistolet même si l’essence du film se base sur un de ces fameux duels.
John Ford s’attarde plus sur la construction des Etats-Unis du début du XIX siècle et comment ce pays a construit son identité. Ce n’est pas la véracité des faits qui compte mais ce qu’on en raconte.
La légende dépasse les faits et peu importe ce qu’un homme a fait ou non pour en arriver où il est. C’est essentiellement ce qu’on en a retenu qui compte et qui reste.
A ce titre, la phrase finale extrêmement juste résume tous le film et l’état d’esprit qui a construit l’Amérique.
Ceux qui viendront pour voir une dualité John Wayne – James Stewart seront peut-être déçus par le film. John Wayne, qui a fait sa renommé sur ce genre classique des années 1950, est presque relégué au rang de personnage secondaire même si son personnage a une importance essentielle au récit et notamment à sa conclusion un peu amère.
Ceux qui chercheront une lecture différente du genre et un regard plus nuancé sur cette période et sur le genre y trouveront surement une certaine satisfaction.
« L’homme qui tua Liberty Valence » est un bon film, un bon western. Moins intense et marquant qu’un « Rio bravo » du même réalisateur mais plus nuancé et plus analytique.
Note : 15/20
fred c
fred c

8 abonnés 468 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 mai 2026
A part un certain charisme chez John Wayne, c'est un (très) long western de 2h en N&B, qui pose un sujet, mais qui laisse trop peu les balles siffler et les paysages parler...
Guillaume.G
Guillaume.G

11 abonnés 899 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2026
L’Homme Qui Tua Liberty Vallence est sans doute l’un des meilleurs Western que j’ai pu voir avec les grands John Wayne, James Stewart et Lee Marvin. L’histoire de
Mjoly
Mjoly

3 abonnés 228 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2026
Quel bonheur de le revoir, encore et encore! Un de mes westerns préférés, avec un James Stewart cherchant désespérément à faire passer la loi avant la force (voilà qui serait bien utile aux USA, encore aujourd'hui, hélas!), un John Wayne 100% John Wayne (mais affaibli et en proie au doute), et un discours brillant sur le journalisme, le tout se concluant sur cette réplique légendaire: “Quand la légende est supérieure à la vérité, écrivez la légende.” Une vraie petite perle.
Laurent Jourdain75018
Laurent Jourdain75018

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2025
Un chef d'oeuvre de western qui sort des sempiternels combats contre les indiens. Le jeu des acteurs est tout simplement parfait. Les sujets abordés sortent de l'ordinaire et font la force de ce film incontournable.
TATIKINO
TATIKINO

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2025
On ne devrait parler que des films que l’on aime,
Car dans la projection, c’est la passion qu’on sème.

« Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende ». Ce magnifique western de l’immense John Ford est une exploration du mythe de l’ouest sauvage. Quelle distance entre la légende et la réalité ? À travers des figures mythiques comme celles de Jesse James ou de Calamity Jane, l’histoire de la conquête de l’ouest a fasciné des générations de spectateurs. Mais qu’en est-il de la réalité ? Dans ce film qui déroule un long flashback, c’est l’histoire d’un jeune avocat (James Stewart) aussi naïf que courageux qui nous est racontée. Aidé par un cowboy endurci au grand coeur (John Wayne), il s’attachera au péril de sa vie à amener la loi dans l’Ouest sauvage, qui ne connait que la loi du plus fort, en la personne de l’ignoble et terrifiant Liberty Valance (extraordinaire Lee Marvin). Le combat des livres contre les armes, de la civilisation contre le chaos, de l’ordre social contre l’anarchie. Le cowboy endurci (qui se révèlera plus sensible et sensé qu’il n’y parait) incarne le passé d’un pays en pleine mutation, tandis que l’avocat (qui se révèlera moins naïf qu’il n’y parait) incarne l’avenir, la civilisation et le progrès qui avancent inexorablement, accomplissant la Destinée Manifeste d’une nation qui s’est construite à coup de révolvers. Ford est un américain convaincu, qui croit aux valeurs léguées par les Pères Fondateurs de la Nation, et dans ce film admirable, il met à nouveau en scène l’histoire d’une communauté aux personnages aussi truculents qu’attachants (Ford est irlandais) et nous invite à explorer sur quelles bases les États Unis se sont construits, entre légende et réalité, s’accommodant tant bien que mal d’une histoire pas toujours reluisante mais toujours passionnante. Et puis, au milieu des hommes qui ne savent que vociférer, Ford fait la place belle, très belle, aux femmes et à l’amour, toujours. Du très grand art au service d’un très grand film.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

96 abonnés 4 391 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2025
Le western de John Ford et ses trois principaux personnages recouvrent un sens moral, ou éthique. Dans le Far West où met les pieds le candide avocat Stoddard, c'est encore et surtout la loi du plus fort qui prévaut. Face au brutal Liberty Valence (Lee Marvin, remarquable et remarqué dans un de ses premiers rôles), incarnation d'une Amérique pré-civilisée, l'avocat figure tout de suite, dans son opposition non violente, l'ascendance de la loi, de l'instruction et, plus loin, de la citoyenneté. Son ami éleveur de bétail Doniphon (John Wayne) ne manque pas du courage qui fait défaut à la population devant Liberty Valence, mais il a une interprétation de de la justice assez rudimentaire et musclée.
De l'avocat ou de l'éleveur, les arguments duquel ont eu -au passé, parce que le récit est un flashback d'une vingtaine d'années- ont eu raison de Valence ? La réponse de John Ford est à la fin du film et elle est habilement imagée.
Hors le propos et le sens du western, on retrouve ici la petite communauté de personnages qu'affectione le cinéaste, composée de femmes de caractère, de maris soumis, de notables quelque peu infantiles ou portés sur la boisson. Autant de figures qui déterminent l'humour bon enfant, pour ne pas dire puéril, de John Ford. Il y a aussi dans ce film un côté démonstratif, tant dans la présentation singulière de l'autochtone de l'Ouest que dans la l'argumentation philosophique ou morale, qui affaiblit la mise en scène de Ford. De sorte que ce compromis entre la comédie de moeurs et le western politique n'est pas aussi subtil que je l'aurais souhaité.
Kouto
Kouto

31 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2025
C’est l’avant-dernier western du réalisateur John Ford qui réalise tout simplement le meilleur film de sa pourtant très riche carrière. En un long-métrage, il synthétise toute la symbolique de son œuvre au sein d’un récit voyant la loi de l’Ouest sauvage s’effaçant peu à peu face à la civilisation moderne incarnée par la loi et la justice nouvelle affrontant la violence de la force des armes combattu par le poids des mots et de l’éducation. Le choix du noir et blanc accentue un cachet mélancolique de l’Amérique que dépeint le cinéaste. Pour incarner ses deux faces du pays, John Wayne et James Stewart sont parfaits à l’écran, le premier incarnant le cow-boy classique tandis que le second est l’homme de loi croyant aux vertus de l’éducation et de la loi. Une œuvre hautement symbolique marquante dans la filmographie de son auteur.
Cinéasthéâtre
Cinéasthéâtre

2 abonnés 100 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2026
Un bon film. Érigé comme un classique du genre, avec la participation de John Wayne qui plus est, ce film a ses fans. Sur le plan philosophique, ce film est sensiblement intéressant. Sur le plan du plaisir, j’opterais personnellement pour un western plus simple et plus classique. Mais c’est bien sûr éminemment bien réalisé et tout y est TRÈS soigné.
Totoloinloin
Totoloinloin

14 abonnés 480 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 février 2025
Mieux que la chevauchée fantastique, J.Wayne montre ici son charisme dans certaines scènes. Le personnage de Liberty Valence est assez sommaire ce qui est regrettable dans la personnification du mal, l'ennemi. Film intéressant mais qui s'embourbe par moment dans des scènes inutiles voir mal jouées. Je suis de la jeune génération donc je ne vois pas le film comme il a pu être perçu à sa sortie.
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