L'Homme qui tua Liberty Valance
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Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2017
L'intrigue d'un vieil homme d'état qui se rend dans une petite ville pour aller retrouver son ami dans un cercueil, finit par un grand flash-back où l'on découvre le quotidien et les habitudes de toute la ville à travers ce qui semble le seul restaurant du village. On connaît le rédacteur, le shérif etc... et le bandit qui menace et martyrise la population. Seul John Wayne, alias Tom Donyphon, n'est pas effrayé et montre sa supériorité à plusieurs reprises dans le film. De plus, il est éperdument amoureuse d'Alice, cuisinière dans le restaurant.
Une fois tout le lieu placé et l'intrigue soigneusement et parfaitement posé, l'action principale arrive et Liberty Valance tombe. Parallèlement, Ransom Stoddard cherche à faire évoluer la petite ville en un état, c'est donc l'ascension d'un homme mais aussi de toute une ville et de tout ceux qui y résident. Évidemment, à la fin du film, tout a bien réussi, ormis une personne, Tom Donyphon qui nous dévoile le secret qui fait vivre le film.
La fin du flash-back se termine avec un plan séquence qui montre l'ascension de James Stewart et les portes qui se referment sur John Wayne, qui est ensuite montrer dans son cercueil.

La scène du steak dans le restaurant montre tout le talent de John Wayne, un acteur vraiment formidable de part ses gestes et son charisme peu commun.
Dans ce film il est face à Lee Marvin, qui excelle dans le rôle du passionnant Liberty Valance.

Les seconds rôles sont aussi important que les 3 protagonistes car ils donnent énormément de relief au film en ajoutant de nombreuses autres émotions, comme la crainte, le suspens et l'humour.

John Ford filme la petite ville de l'ouest comme une ville qui ne connaît rien. Ils ne savent ni lire, ni écrire, ne connaissent aucune loi, comme le mentionne Liberty Valance quand il agresse pour la première fois James Stewart.
Leurs vies semblent aussi sèches que les cactus que récoltent Alice, qui n'a jamais vu une rose de sa vie (c'est une métaphore les gars).

La mise en scène du cinéaste est aussi superbe, c'est en partie grâce à elle que ce film est un chef d'oeuvre. Faire dire à Poppey (un noir) la première phrase de la déclaration d'indépendance, le faire bégayer et continuer la séquence par James Stewart qui dit:
"Ce n'est pas grave, beaucoup de gens oublient cette phrase", c'est vachement beau.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2017
A la fois western classique, réflexion sur l'Histoire et la fabrication des mythes et histoire d'amour où une femme hésite entre deux hommes, L'Homme qui tua Liberty Valance est peut-être le film le plus émouvant et mélancolique du grand John Ford. Sublime. Voir ma critique complète sur mon blog :
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2016
Après le bouleversant "The Searchers", je voulais, que dis-je, je me devais de voir un autre Ford. Car, lorsque l'on réalise un film pareil, à la fois sublime et tétanisant de bout en bout, cela ne peut pas être un coup de chance. Il fallait donc que j'explore le reste de la filmographie de Ford, dans l'espoir, un peu illusoire je l'admet, de retrouver ce qui rendait "The Searchers" si marquant. Et, malgré quelques réticences, "The Man Who Shot Liberty Valance" est l'oeuvre de la confirmation.

Car, une fois encore, s'empare du western classique pour l'emmener plus loin.
Plus loin dans la mise en scène pour commencer, avec l'efficacité, la beauté et l'économie du spectaculaire qui lui est propre, car lorsqu'il décide de céder aux mouvements de caméra vertigineux ou aux instants de montage sublimes, ce n'est jamais gratuit et on en ressort avec le sentiment d'un cinéaste qui maitrise son oeuvre et qui sait se laisser le temps de prendre l'intérêt du spectateur avant de lui donner du cinéma, de celui qui est rare et percutant et dont on est content d'avoir eu la patience de pleinement en profiter.

Plus loin dans la réflexion pour commencer, car là où il dépeignait un homme dont le monde n'avait plus utilité dans "The Searchers", il présente ici Wayne et Marvin comme les deux dernières figures d'un Ouest révolu, qui vont devoir faire place au monde civilisé, symbolisé par Stewart, dans lequel la loi du plus fort n'a plus sa place.
Cependant, Ford contrebalance la douce mélancolie de voir ce monde disparaitre, au profit d'une justice considérée comme plus humaine, par sa vision désenchanté d'une Amérique basé sur le mensonge et où la renommée d'un homme se fait, malgré ses actions justes et son activité politique, sur le meurtre d'un ancien bandit local.

C'est autour de ces deux axes que Ford va construire son récit et ses personnages, tous en nuances et en contradictions, bien que le Liberty Valance du titre peine à faire ressentir son importance et son aspect de "figure" d'un genre. Si il ne parvient pas à éviter quelques longueurs, le cinéaste parvient tout de même à captiver, car les rapports d'oppositions et de rapprochements entre les protagonistes se renouvellent constamment, créant même des scènes déchirantes à l'image de celle où Wayne comprend que Hallie n'a plus sa place avec lui et se résigne à la voir aimer Stewart.

Et c'est peut-être là le point le plus marquant du long-métrage, Tom Doniphon, interprété par un John Wayne bouleversant, éternel cow-boy prêt à tout sacrifier, que ce soit sa santé ou la femme qu'il aime, au profit de ce qu'il pense être juste. De cette manière, Ford démontre une nouvelle fois l'amour profond qu'il porte à ces personnages, cherchant parfois même le comique (hilarant Edmond O'Brien), le tout avec une compassion extrêmement touchante.
Si "The Man Who Shot Liberty Valance" ne parvient pas à atteindre le niveau de "The Searchers", car il ne possède pas le lyrisme de ce dernier et qu'il ne parvient pas à être passionnant tout du long, tout en ayant quelques défauts factuels dommageables, il reste indéniable que nous sommes face à une oeuvre à laquelle nous devons donner l'attention qu'elle mérite.
ned123
ned123

213 abonnés 1 769 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2016
J'ai vu un film... qui a le mérite de traiter de tellement de thèmes riches et d'une profondeur énorme... La capacité à vivre debout selon ses principes au risque d'en mourir, la vision d'un pays qui passe d'une ère de pionniers (sans foi, ni loi) à une époque d'éducation où la norme s'impose à chacun... Au-delà des thèmes, le casting de ce film est somptueux avec James Stewart, John Wayne et Lee Marvin... tout 3 exceptionnels. C'est une oeuvre fondamentale de John Ford (même si parfois il intègre des personnages un peu trop gaguesques comme le shérif. Et cette oeuvre porte un regard lucide sur un monde perdu qui fait que lorsque le progrès avance, la place de l'individu se fait plus précise... Et enfin la tirade la plus célèbre de ce film : "Dans l'Ouest, quand les faits deviennent légende, publiez la légende "... Un grand film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 juillet 2016
L'un des chefs-d'œuvre incontournables de John Ford, ce chantre de l'Amérique conscient de l'évolution de l'idéal de liberté de son pays et de ses dérives potentielles. Derrière chaque film de ce géant incontesté du cinéma américain, c'est un pan de l'histoire des Etats-Unis qui nous est montré. En l'occurrence le passage de témoin des pionniers, cow-boys rompus à la l'art de la bagarre et au maniement des armes, aux intellectuels et rhéteurs préférant les joutes verbales pour une vie politique censée être plus vertueuse. Mais quand la réalité n'est pas forcément celle à laquelle on croit, ou veut croire, faut-il privilégier l'Histoire ou la Légende ? Sans doute le film de Ford qui a le plus inspiré la critique.
Soulignons également une direction d'acteurs permettant à John Wayne, James Stewart et tout particulièrement Lee Marvin de donner la pleine mesure de leur talent.
Eselce

1 626 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2016
Le duel final est magnifique et inattendu. J'aime bien les valeurs des hommes qui cherchent une justice avec courage tout le long du film. Il y a beaucoup d'acteurs présents ici qui ont joué dans un bon nombre de western en étant tantôt bons, tantôt méchants et les retrouver ici est un véritable plaisir. Les coups de poings donnés également restent bien fait, on a l'impression que les tartes sont réellement données aux acteurs qui en sortent décoiffés. Un western qui vieillit bien avec peu de longueurs inutiles.
pierrre s.

564 abonnés 3 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2016
Peut-on vraiment parler de western? L'Homme qui tua Liberty Valance, est sans doute plus que ça. C'est en effet tout un pan de l'histoire américaine qui y est traité. Un film culte donc, qui a plutôt bien vieilli.
weihnachtsmann

1 623 abonnés 5 748 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2015
Un homme attaqué par le bandit local "Liberty Valence" veut imposer la loi à la violence et la justice des hommes. Un western "politique" qui oppose Stewart, avocat, à John Wayne, cow-boy qui ne jure que par le pistolet. On sait dès le titre qui va tuer Liberty Valence et l'on assiste à la fin du film à un long plaidoyer sur la droiture de celui qui va représenter le peuple. Un western assez dense et au message fort. Différent des westerns classiques et au final surprenant..... Superbe
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2015
La moralité, le courage, la légende d’un héros, les sociétés de non droit dans le « far west » sont les thèmes qui caractérisent le western, un genre qui a marqué l’histoire du cinéma. Tous ceux qui aiment cette catégorie de films connaissent John Ford et ce film constitue son chef d’œuvre bien connu mais à notre avis méconnu. La possibilité de faire respecter la loi dans un pays qui ignorait ce principe est le thème qui se développe à travers un récit qui contient deux « flash-backs » une originalité de cette œuvre inspirée par une nouvelle homonyme de Dorothy M. Johnson. Il s’agit aussi d’une histoire qui contient certains aspects des chants irlandais, tout en sachant que Ford est originaire de ce pays. Cependant le style et la tonalité et la thématique de cette création sont américains. Ce film a une autre caractéristique qui est rare dans le cinéma. C’est le monologue intérieur : Lorsque le journaliste parle tout seul dans l’imprimerie il ne s’adresse à aucun personnage. Son destinataire est sans aucun doute le spectateur. Le niveau des discours est bien élevé et l’argumentation est progressive et très bien développée et appuyée aussi bien sur les tirades, les dialogues, les soliloques elle est complétée par l’action et les nombreuses images suggestives. La discrétion le caractère humain et les qualités humaines apparaissent dans cette société primitive ce qui constitue la promesse d’un meilleur avenir ce qui devint réalité grâce au personnage central qui croit à la valeur de l’État de droit. Ford, comme dans d’autres films met en évidence le droits des faibles ou des gens qui ne sont ni influent ni puissants. Cette thématique est universelle et nous rappelle même aujourd’hui les principes que l’on doit avoir en vue dans un monde qui est en pleine évolution et que les intérêts des puissants priment parfois les droits. Autres éléments: La prise de vue qui annonce et développe la scène avec un décor parfois sombre. Il s’agit d’un chef d’œuvre que l’on doit voir à la première occasion.
Estonius

4 747 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mai 2015
Ce film est largement surestimé : comme souvent on confond la vision du film avec le souvenir de sa vision, or ce dont on se souvient et ce qui a fait sa réputation ce sont ses bonnes intentions, et son fond illustré par le duel fatal, puis par le twist final. Bien joué l'artiste, mais si on regardait le reste. Lee Marvin qui surjoue comme ce ne devrait pas être permis, certaines scènes sont gavantes et frisent parfois le ridicule (Stewart en prof, le monologue du journaliste, la réunion électorale finale). Quand certains nous parle de mise en scène maîtrisé, j'avoue ne pas bien comprendre. Quant au duel final, s'il est parfaitement réalisé, son twist reste peu crédible : qu'on m'explique pourquoi Wayne n'a pas revendiqué la mort de Valence, vous me direz, comme tout le film repose là-dessus, il n'y aurait pas eu de film… évidemment !
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mars 2015
Un film extraordinaire, magnifiquement mis en scène et interprété. John Ford n'a plus rien à prouver, il est le maître absolu du western, a mis en scène la fondation de son pays en long en large et en travers ; il décide donc de prendre le contre-pied et fait mouche une fois de plus.Avec une histoire touchante et terriblement bien écrite, il revisite le mythe du western et réécrit la légende des héros américains avec finesse et légèreté. Souvent léger et très drôle, le film sait se faire également très émouvant et s'autorise enfin des envolées lyriques dont le cinéaste a le secret. Le propos est fin et le scénario est servi par une mise en scène géniale : le tout est tourné en studio, comme pour faire échos à l'histoire en carton pâte de son héros et cela donne un charme fou au film si délicatement filmé. Les personnages sont excellents et très bien servis par une brochette incroyable.Voir James Stewart faire face à Lee Marvin et Lee Van Cleef, aidé de John Wayne avec qui il se dispute Vera Miles... what else....
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 février 2016
Un Western classique de John Ford sur l'arrivée d'un magistrat dans une ville encore régie par les anciennes lois de l'Ouest. L'occasion de réunir les célèbres James Stewart et autres John Wayne dans un triangle intéressant, avec de bons passages dès que Liberty Valance pointe le bout de son canon pour martyriser la petit bourgade. La mise en scène a un peu vieilli, mais dans sa globalité, le film reste tout à fait plaisant, avec une morale intéressante sur le final.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 janvier 2015
L'homme qui tua Liberty Valance est le dernier film en noir et blanc de John Ford, et il a choisi de faire ça bien. Dans ce film, à la fois moralisateur, émouvant et bien mis en scène, Ford nous montre, à travers une histoire de vengeance, le passage de l'ouest sauvage, représenté par Doniphan ( le personnage de John Wayne ), qui règle ses problèmes à coups de revolver, à un ouest plus civilisé, où la loi règne, qui lui est représenté par Stoddard ( le personnage de James Stewart ). Le duo d'acteur est au top et bien sûr, comme tout film en noir et blanc qui se respecte, le jeu de lumière, très utilisé, est sublime. Les rares défauts de se film sont sa lenteur et sa quasi absence de fusillades.
Toutefois l'homme qui tua Liberty Valance est un western très poétique dans le fond, c'est l'un des meilleurs films de John Ford, et pilier de son genre.
Ricco92
Ricco92

288 abonnés 2 340 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2015
L'exemple type de ce que le western classique peut offrir de meilleur. Ce récit d'un homme se révoltant contre une bande de hors-la-loi régnant sur une ville (sujet rappelant ceux d'autres classiques comme Le Train sifflera trois fois ou Rio Bravo) est passionnant de bout en bout et John Ford nous prouve sa totale maitrise de la technique et du récit cinématographique (le film est quasi-intégralement un flash-back) et offre une réflexion sur la validité des récits historiques spoiler: (la phrase "Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende" est devenu une des plus célèbres de l'histoire du cinéma)
et du traitement cinématographique de la réalité spoiler: (le hors-champ, pouvant être redoutable pour des images documentaires ou d'actualités, montre aussi quelle est sa force)
. A tout cela s'ajoute une distribution particulièrement réussie réunissant certaines des plus grandes stars de l'époque avec John Wayne (symbole du western américain moins présent qu'on pourrait s'y attendre), James Stewart (le véritable héros du film), Lee Marvin, Vera Miles, Lee Van Cleef et de solides acteurs tels que Edmond O'Brien, John Carradine ou Woody Strode. John Ford nous montre, deux ans avant la révolution apportée au genre par Pour une poignée de dollars de Sergio Leone, que le western américain, certes en perte de vitesse, était encore capable de produire de véritables pépites et nous offre un chef-d'œuvre à classer dans ses meilleurs films aux côtés de La Prisonnière du désert ou de La Poursuite infernale.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 décembre 2014
Pour que le règne de la loi advienne dans l'ouest où règne la loi du plus fort, la loi incarnée par James Stewart a besoin du coup de pouce décisif de la force de John Wayne. La carrière politique de James Stewart est donc fondée sur une imposture. Mais pour les médias la légende est plus importante que la réalité historique.
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