L'Homme qui tua Liberty Valance
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206 critiques spectateurs

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ConFucAmuS

653 abonnés 1 043 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2020
Voilà l'exemple de film dont le discours lui a permis d'atteindre une pertinence intemporelle. Jetant un regard lucide sur un pays dont la constitution et l'état de droit se sont obtenus au prix de violentes dissensions et de personnages légendaires, John Ford se sert d'un genre aussi codifié que le western pour le retourner.
Le décors est indissociable de l'Ouest américain tel qu'il est envisagé (mythifié plutôt) au 7ème Art. Mais les fusillades sont réduites à leur part congrue. De la même manière, les deux personnages principaux - Ransom Stoddard et Tom Doniphon - semblent difficilement tenir dans une case. Le premier ne se tint pas à l'idée d'un irréductible idéaliste, tandis que l'autre revêt une dimension plus romantique.
Ce qui a lieu ici, c'est la confrontation entre deux civilisations dont les conceptions divergent. Si le scélérat Valance refuse toutes contraintes, l'avocat Stoddard ne jure que par la loi dans son sens le plus noble. Au milieu, il y a Doniphon qui applique ce qu'on pourrait appeler une "justice de far-west". C'est dans la nuance entre les deux bons que le film trouve tout sa profondeur, quoique Lee Marvin fait des merveilles dans un rôle antipathique au possible.
Ce qui rend L'homme qui tua Liberty Valance remarquable se situe dans l'intelligence de sa thèse, qu'il n'a jamais besoin d'appuyer. Elle se résume à sa réplique la plus iconique ("Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende"), d'une concision qui n'a d'égale que sa justesse. Le film rappelle que les contes moraux ou récits communément répandus ont souvent pour but d'adresser une morale, et cela même s'ils en occultent certaines nuances qui en changeraient la signification.
Une des œuvres les plus denses et fascinantes de John Ford, qui en plus est servie par un duo d'acteurs (James Stewart et John Wayne), plus attachants que jamais.L'un des plus beaux mensonges que Ford a servi au cinéma. On y croit à tous les coups parce qu'il en dit plus long que la vérité.
Obligeance française
Obligeance française

7 abonnés 200 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 avril 2020
Surestimé. Des bons acteurs mais un film un peu vain. Des longueurs et un manque de crédibilité notamment sur l'âge des personnages (ex : James Stewart). La fin ne rattrape pas le reste, cela sonne faux. Il y a beaucoup mieux (et heureusement).
Santu2b

311 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2020
Sorti en 1962, "L'homme qui tua Liberty Valance" est l'avant-dernier western de John Ford. On l'a souvent affirmé, mais il s'agit bel et bien d'un film testament pour le cinéaste, qu'il complètera quelques années plus tard avec "Les Cheyennes". Véritable date dans l'histoire du cinéma, ce film fait également figure de jalon pour le processus historique américain. Ford met en scène un duel au sommet, narrant l'effacement du cow-boy Tom Doniphon, incarné par John Wayne, au profit de l'homme de loi Stoddard. Pour jouer ce dernier, il n'est pas anodin d'avoir choisi James Stewart, qui a souvent incarné des personnages épris de justice. Il s'agit donc d'un très grand film sur le changement de civilisation, que l'on pourrait disséquer pendant des heures. Mais au delà de toutes ces thématiques, le long-métrage est également un sommet de maîtrise artistique, huis-clos bénéficiant d'un formidable travail sur la lumière. "L'homme qui tua Liberty Valance" est plus qu'un film, c'est un morceau d'histoire, le "Citzen Kane" du western.
cinono1

370 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2020
Très grand film, loin des bagarres et de grandes chevauchées comme j'avais pû l'imaginer, mais qui montre plutot une page de l'histoire ou comment le code civil allait supplanter le colt à 6 coups. Le film brasse des thèmes passionnant comme la démocratie, l'héroisme, le changement d'une époque. Chacun des trois acteurs joue sa partition à merveille, James Stewart, l'homme bon et armée de sa raison, John Wayne l'homme courageux et parfois dépassé, et Lee Marvin l'homme brutal et violent. Tout cela sous la caméra de John Ford qui livrait là un de ses derniers films, impeccablement emballé et placé sous le signe du classicisme et de l'idéalisme
Christoblog

924 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2020
Parfois, la vision d'un "vieux" film cause une profonde désillusion : le chef d'oeuvre dont on se souvient a mal vieilli, son image est baveuse, son intrigue moins subtile que dans son souvenir, la mise en scène est un peu lâche.

Rien de tel en revoyant ce qui fut la dernière collaboration des deux géants de l'Ouest, John Ford et John Wayne. Le film surprend en effet par ses qualités intemporelles. D'abord la photographie de William H. Clothier est une merveille de précision et de beauté plastique, à mi-chemin entre naturalisme et expressionnisme.

Le sujet du film ensuite est d'une incroyable modernité. Ford y dessine les fondements de l'Amérique éternelle avec une précision d'horloger : le mal pragmatique (Lee Marvin, terrifiant de froide brutalité), la bonté violente et casanière (Wayne et son éternel sourire en coin), le politique malgré lui (James Stewart dans un de ses plus grand rôle) et la presse comme pivot de la démocratie.

L'ensemble est servi par une mise en scène d'un classicisme parfait, dans laquelle tout semble indispensable, et qui donnerait au film un aspect de tragédie grecque si la nostalgie solaire du début n'enveloppait l'ensemble dans une coque inimitable d'humanité triste et tendre.

Un chef d'oeuvre.
Ti Nou

628 abonnés 3 914 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2020
Un jeune avocat venant de finir son droit voyage vers l’ouest dans le but de se faire une place. Il va faire le rencontre de Liberty Valance, symbole d’un territoire gouverné par la loi du plus fort. La lutte de l’État de droit contre la sauvagerie.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 mars 2020
Un film majeur dans sa façon de rallier l’idéal démocratique de l’Est au mythe de la Frontier tourné vers l’Ouest, de confronter le Stewart de Capra (plutôt que celui de Mann) au Wayne de Hawks ou Ford, de rassembler ainsi les deux faces de l’idéal américain : le messianisme démocratique et l’innocence des pionniers menacés par la sauvagerie environnante. N’étant pas un immense fan de westerns ni de l’idéalisme à la Capra, pas plus que de ce genre d’exaltation sans mélange du modèle américain, je suis resté un peu froid devant ce film, qui n’en est pas moins une synthèse assez passionnante de mythes culturels et cinématographiques américains fondateurs, en plus d’être très bien interprété et mis en scène.
Hotinhere

798 abonnés 5 504 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juillet 2026
Porté par un excellent casting, un western crépusculaire, moral et politique qui évoque la fin de l’Ouest sauvage et la construction de la démocratie tout en montrant pourquoi les sociétés ont parfois besoin de mythes pour avancer. « Quand la légende devient réalité, imprimez la légende » 3,25
CH1218
CH1218

283 abonnés 3 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2020
Deux visions de l’Ouest s’entrechoquent dans cette mélancolique avant-dernière réalisation de John Ford. Celle, personnifiée par John Wayne, où la loi du colt prime, et celle qui émane des livres de droit à laquelle croit James Stewart. Alimentant les convictions de ce duo inédit, réuni pour la première à l’écran, Lee Marvin accède enfin avec son rôle de Liberty Valance à la notoriété. Le choix du noir-blanc, la restriction des lieux et des scènes souvent nocturnes apportent un minimaliste pas inintéressant mais qui manque d’enjeux autour d’une société en évolution.
mazou31
mazou31

135 abonnés 1 375 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2019
Chef-d’œuvre du western, un des derniers John Ford et qui est un peu l’aboutissement de son génie. Tout y est : une histoire brillante où sont repris tous les thèmes de sa carrière, tous les thèmes d’une éternelle Amérique (la jolie, la légendaire mais pas forcément la véritable), une mise en scène parfaite, un noir et blanc artistique et enfin et surtout une exceptionnelle interprétation d’acteurs. John Ford aborde là de nobles sujets qui lui tiennent à cœur : la démocratie et le passage de la loi du colt à la loi du code, l’humanisme des gens simples et la déontologie de la presse (notion presque disparue aujourd’hui). Un chef-d’œuvre de presque soixante ans d’âge sans rides et toujours vif.
Daniel Schettino
Daniel Schettino

31 abonnés 241 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 mars 2019
Difficile d'avoir le courage de dire ce qu'on pense de L'homme qui tua Liberty Valance, face à la troublante unanimité qui touche ce film. Pourtant en revoyant ce film, je suis en complet désaccord avec l'avis des critiques. D'abord avec le seul personnage noir du film, "Pompey", interprété par Woody Strode. "Pompey" n'a pas l'air d'être un esclave, pourtant il est affublé d'un sobriquet ridicule. Il ne pouvait pas s'appeler Robert ou Tom ? Ce personnage est aussi désexualisé, même asexué. Il n'a pas de famille, pas d'envie. Il est là, toujours prêt à défendre les personnages blancs, alors qu'il pourrait les laisser choir avec leurs problèmes. Qu'est-ce qu'il a y gagner ? Une meilleure conditions sociale ? Certainement pas. Quand "Pompey" rentre dans un bar, John Wayne, son patron ? Son protecteur ? lui dit qu'il peut boire, mais "Pompey" refuse gentiment, et donne même du "Monsieur" au personnage de John Wayne. Alors je vous laisse imaginer, un noir buvant une bière dans ce bar réservé aux blancs, la scène aurait été nettement plus forte. On retrouve aussi "Pompey" assis sur les marches qui donnent accès au bureau de vote qui lui est interdit. On ne sait pas trop ce qu'il fait-là ? Il dort ? Il médite sur sa condition ? Curieuse scène. Cette vision du personnage noir du film est vraiment problématique, voire détestable.
La deuxième critique est la place réservée aux femmes dans le film. Analphabète au début du film, Hallie, jouée par Vera Miles, s'exprime pourtant comme une maîtresse d'école. Plus tard avec un autre personnage féminin, elles sont heureuses que les hommes de la petite ville aillent voter, sans remettre pour autant leur statut en question, même une toute petite critique, une revendication féministe, non rien de tout ça. Pourtant le féminisme commence dès la seconde partie du XIX siècles aux Etats-Unis. Et la National American Woman Suffrage Association a été fondée en 1890.
Et que dire du personnage blanc de Ransom Stoddad (James Stewart) qui inculque le savoir aux femmes et aux latinos. Le bon civilisateur en somme. Si c'est ça un chef-d'oeuvre pour vous, pas pour moi, merci.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 191 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2019
Un western qui a pris quelques rides avec le temps. Certes, la distribution est excellente, le scénario de qualité avec une chute plus ou moins attendue aux deux tiers du film, une image et un cadrage de qualité, mais la façon de jouer, les dialogues et le côté entier des personnages sont passé de mode.
Malgré tout le film se regarde avec plaisir
Patjob
Patjob

44 abonnés 765 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mars 2019
Un immense film, aux confins du western, d'une construction et d’une fluidité narrative exemplaire, qui excelle à la fois dans le social et dans l'intime.
D'un point de vue social, il montre la naissance d'une société, dans ses aspects les plus importants, l'accès à l'éducation, l'apprentissage de la démocratie, la coexistence de communautés, la responsabilité de la presse.
Il montre aussi une fabrication de l'Histoire officielle, qui ne correspond en l’occurrence pas à la réalité.
Dans cet univers en évolution bouillonnante, les rapports entre les personnages principaux sont admirablement décrits. Ces sentiments essentiels que sont l'amitié et l'amour sont traités avec profondeur et une grande pudicité, même lorsque l'on assiste à l'émouvant sacrifice d'un bonheur personnel par amour pour la bien aimée.
Ford exprime l'amour de son pays et des valeurs qui ont présidé à sa fondation, mais il reste lucide sur les dérives possibles : lorsque Poppy, l'élève noir a oublié l'article de la déclaration d’indépendance selon lequel tous les hommes sont créés égaux, l'instituteur répond avec amertume que c'est le cas de beaucoup de gens.
Ford exprime aussi son amour des hommes, avec leurs défauts, leurs qualités et leur diversité : nous sortons débordant d'estime et d'affection pour Tom, à la générosité bourrue et pudique, et pour Ransom, à la générosité idéaliste, ces deux "héros" si différents que tout oppose et qui représentent deux mondes, symbolisant aussi le passé et l'avenir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 février 2019
Quelle déception. Rien ne sort ce film du lot que ce soit la réalisation, le jeu des acteurs ou même le scénario. Très peu d'émotions, de suspens, d'intensité. Le noir et blanc n'apporte rien et n'a rien d'exceptionnel. Et puis quand je lis western crépusculaire je gausse. Au final, je ne comprends pas que tout le monde s'extasie. Mystère.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 janvier 2019
Ce film est pour les cinéphiles avertie et passionner de western classique à l'ancienne pour ceux qui aime pas le noir et blanc et le rétro passer votre chemin.
Nous sommes en 2019 ce film a 60 ans à une année près je me demande comment certain peuvent critiquer ce film d'une autre époque quand on a réunit JOHN FORT en réalisateur, john WAYNE,james STEWART,lee MARVIN, lee VAN CLEEF non mais je rêve.
Ce film reflète un bout de vie d'un avocat partie de l'EST pour s'installée à l'OUEST dans une contrée ou la loi n'a pas encore sa place.
Il y fera la connaissance de personnage atypique de l'époque, jusqu'à croire qu'il a descendu le fameux LIBERTY VALANCE, une bonne mise en scène des stars citée ci-dessus au top un parfum comme seul les grand films on se pouvoir. A VOIR ABSOLUMENT INCONTOURNABLE.
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