L'Homme qui tua Liberty Valance
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Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

275 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 janvier 2008
Si le cinéma de John Ford et son exemplaire patience de narration s’applique à merveille à un genre, c’est à l’évidence au mélodrame. «The man who shot Liberty Valance» (USA, 1961), western fordien en noir et blanc, par surcroît de proposer l’association à l’écran de John Wayne et James Stewart, propose un drame infaillible où l’agencement narratif fournit l’attrait majeur. Ford narre l’histoire par une succession perpétuel de mystères. L’œuvre s’emmanche par l’arrivée du couple d’un gouverneur (James Stewart et Vera Miles). Premier arcane : Que viennent-ils dans une contrée si chétive ? Quelques séquences plus tard, Ford nous répondra qu’ils viennent assister à l’enterrement d’un vieil ami : Tom Doniphon. Or qui est ce Doniphon ? Ainsi s’engage le flash-back qui entreprend de nous narrer la rencontre entre tout les protagonistes. Ainsi se déroule le film, par un continuel encastrement des interrogations narratives, excellent moyen par ailleurs de maintenir la curiosité de public. Mais «The man who shot Liberty Valance» se dissocie des différentes œuvres de Ford par sa violence explicite. L’introduction du flash-back s’en veut pour preuve. Un carrosse de voyage entreprend un virage lorsque des brigands viennent piller les voyageurs. S’opposant à la malhonnêteté des pillards, le personnage de James Stewart se verra frapper ardemment par le dénommé Liberty Valance. Si l’architecture narrative fournit la singularité de l’œuvre, l’image de la violence, ultra-moderne pour les années 61, enchérit l’exceptionnelle valeur du film. Et John Wayne ? Légende fordienne, l’acteur est là sujet du mélodrame. Son amour trahi, ses valeurs imperturbables (et son élégance immuable) en font un excellent sujet de tragédie. D’autant plus que la musique de Cyril J. Mockridge, fameux compositeur américain, soutient sans jamais aplanir les scènes d’«émotion». Œuvre «culte» du cinéma fordien, c’est notamment sa valeur exemplaire de la tragédie américaine qui en fait un grand film.
rogertg2
rogertg2

41 abonnés 762 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2007
Un superbe western, en noir et blanc avec un véritable scénario, qui nous captive de bout en bout avec une fin surprenante : "Nous sommes dans l'Ouest et ici, quand la légende dépasse la réalité, nous publions la légende". James Stewart, John Wayne et tous les autres sont excellents.
girondins59
girondins59

45 abonnés 490 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2007
L'oeuvre de John Ford a toujours était marqué par l'édification de mythes du grand Ouest avec très souvent le grand John Wayne dans le rôle principal. Pour l'un de ses derniers films, "L'Homme qui tua Liberty Valance", c'est tout le contraire qui s'y produit car Ford nous démontre que les légendes sont basées sur du vent et que les plus faibles ne peuvent pas vaincre les bandits les plus cruels. "Si la légende dépasse la réalité, imprimez la légende", cette réplique devenue célébrissime est un résumé très court de tout ce que représente ce film. Dans le rôle du faux-héros non dénué de courage, James Stewart accompagné par John Wayne qui joue cette fois les sauveurs de l'ombre. Le duo représente bien sûr l'un des principaux intêrets du film mais à noter aussi la performance de Lee Marvin dans le rôle du célèbre Liberty Valance qui parvient à donner à chacune de ses apparitions une tension terrible, preuve de la démesure du personnage. John Ford n'a peut être pas réalisé LE western mais il a néanmoins apporté au genre l'un des tout premiers films à ternir l'image des cow-boys au grand coeur et de l'Ouest sauvage bien propret alors qu'il avait été l'un des principaux pionniers de cette vague.
FABULOEUF
FABULOEUF

30 abonnés 392 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2007
Excellent Western. Très bonnes prestations de James Stewart et Lee Marvin, deux formidables acteurs.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mars 2008
"quand la légende est plus belle que la vérité, on imprime la légende".
Ce beau western de John FORD est une réflexion sur la fondation de l’Amérique moderne loin des ses premières réalisations. "L’Homme qui tua Liberty Valance" reste une œuvre majeure d’un grand maître du cinéma avec une très bonne distribution (Wayne, Stewart, Marvin).
petithom
petithom

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juillet 2007
Exceptionnel.Voila un film remarquable et véritablement historique.Le scénario est d'une intelligence incroyable et en plus on a Lee Marvin qui crève ici l'écran en fripouille.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 mai 2007
A mon sens, le western le plus émouvant de John Ford.
Le film adopte deux points de vue opposés : celui de Stoddard, incarné par James Stewart et celui de Doniphon, joué par John Wayne. A travers ces deux personnages, Ford tient un discours sur l'histoire de l'ouest, mais également sur le western. On y sent poindre de la nostalgie pour un genre qui se meurt.
Le même thème sera réinvesti par Eastwood dans Impitoyable.
Film crépusculaire qui se démarque évidemment des premiers westerns de Ford.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mai 2007
Affrontement au sommet, réflexion d'une Amérique bâtie sur la légende.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 491 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2007
Bien que n'étant pas un fan de John Wayne, j'ai beaucoup aimé ce film. Le scénario est excellent de bout en bout jusqu'au coup de théâtre final. La lutte entre la force du droit et le droit de la force est magistralement mise en scène. Ford traite ici du changement d'époque entre un monde sans foi ni loi et une période plus civilisée où les rapports sont plus policés. Ceux dont la vie repose sur la force sont menacés et seront balayés par ceux plus instruits de la nouvelle génération, les avocats, médecins, professeurs... Ford rend hommage aux hommes qui se sont battus pour un monde meilleur, quelles que soient leurs armes. Tous les personnages sont très travaillés, même les secondaires (voir le shériff...). A noter les débuts d'un certain Lee Van Cleef en lieutenant de Liberty Valance,déjà peu bavard et peu souriant ! On ne se refait pas...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 novembre 2006
Un critique de cinéma un jour s’est emporté sur une comparaison faite par amoureux du cinéma entre Gabin et Wayne…
Pourtant des similitudes existent. Leurs débuts, leurs derniers films et l’un comme l’autre d’avoir été dirigé par les plus grands metteurs en scènes dans leur pays respectifs et aussi d’avoir par la même occasion tournés du chef-d’œuvre reconnus par les critiques.
Bien sûr pour le reste John Wayne quelque peu limité dans le jeu ne jette pas la même ombre que Jean Gabin malgré sa stature….
Mais dans ce western en effet poétique le Duke donne tout ce qu’il à de meilleur en lui pour ce chef-d’œuvre. Et d’ailleurs je les vois tous deux sur cette septième étoile brillés au firmament. Car deux comme disait Gabin un acteur c’est batte…
.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 mai 2007
Un film crépusculaire sur la fin du western, la victoire de la civilisation et de l'ordre représenté par James Stewart sur l'ouest sauvage de John Wayne, une réflexion profonde sur le mythe du héros et la vérité, un film immense
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Chef d'oeuvre du western classique américain. John Ford s'interroge dans un style d'une géniale simplicité sur une ambiguïté fondatrice de l'Histoire des Etats-Unis : la soif de justice et le droit à l'auto-défense. James Stewart et John Wayne dans toutes leurs splendeurs incarnent deux héros, deux visages de l'Amérique dont l'un est condamné à disparaître. Un final magistral.
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