Le Ministère de la peur
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37 critiques spectateurs

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Maqroll
Maqroll

204 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 août 2010
Un film noir sur fond d'espionnage, tiré d'un roman de Graham Greene. Ray Milland, dans un de ses meilleurs rôles, exerce son charme et son magnétisme tout au long d'une histoire complexe et passionnante qui nous entraîne sur la piste d'espions allemands en pleine seconde guerre mondiale (Fritz Lang règle toujours ses comptes avec son ancienne patrie). Dans le principal rôle féminin, Marjorie Reynolds est excellente, toute de charme et d'ingéniosité. Le scénario est d'une rare subtilité, évoluant au rythme de méprises en cascade qui permettent de mettre peu à peu en lumière la psychologie des personnages et les ressorts de l'intrigue. La mise en scène de Lang est d'une maîtrise remarquable, se moulant dans les canons d’Hollywood sans rien perdre de sa force expressionniste, notamment à travers des clairs-obscurs d'un esthétisme flamboyant. Même le traditionnel happy end, obligatoire dans ce contexte, n'apparaît pas ici comme un artifice mais comme une fin logique et nécessaire. Un vrai chef-d'oeuvre et un des meilleurs films de Lang dans sa période américaine.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 septembre 2019
Le ministère de la peur possède un scénario passionnant, sa mise en scène est hypnotique, il y a du mysticisme dans l'histoire, c'est amusant la diseuse de bonne aventure. L'intrigue bouge beaucoup, le rôle de son acteur poursuivi par le passé, un délicieux gâteau destiné commence le périple en ces temps de guerre royale entre britannique versus allemand nazi, de la séance vision en groupe. Il faudra déjouer le contre-espionnage ennemi, une pellicule microfilm primordiale pour contrecarrer les plans de l'Axe occupé, l'Allié zone libre en mode veille, un bras de mer muraille naturelle comme rempart point fort. On ne s'ennuie pas à l'instar de tourner des pages pour passer à la feuille suivante toujours aussi éclairée. Ça fait du bruit au réveil, cela fera du bien, c'est du grand Lang Lang cette réalisation, un chef-d'œuvre parmi ses nombreux films.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2015
Un film au suspense hitchcockien avec des plans étonnants (l'escalier de la course poursuite finale à travers le velux battu par la pluie) pour un homme qui en sait trop par hasard (formidable scène du gâteau à la kermesse de bienfaisance) et dont le passé semble le désigner pour endosser le rôle de l'assassin lors d'une scène de spiritisme tournant au meurtre de façon inattendue.
Yves G.

1 875 abonnés 4 106 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2017
Alors qu’il vient d’être libéré de l’institution où il a passé deux ans pour avoir pratiqué l’euthanasie sur sa femme, Stephen Neale gagne lors d’une tombola un gâteau. Poursuivi par des espions nazis et suspecté par la police britannique, il doit seul contre tous faire la preuve de son innocence.

« Ministry of Fear » – qui est sorti en France sous le titre « Espions sur la Tamise » avant de retrouver un titre plus proche de l’original – est un jalon intéressant dans l’œuvre de Fritz Lang. Le génial réalisateur allemand a trouvé refuge depuis peu aux États-Unis – après un court séjour en France. Il se cherche.

Les fulgurances expressionnistes du « Docteur Mabuse » ou de « M le maudit » sont derrière lui. Fritz Lang n’est pas encore devenu le maître du film noir, un genre qui trouvera avec « Le démon s’éveille la nuit » et « La Femme au gardénia » ses canons indépassables.

« Ministry of Fear » est un film d’espionnage qui louche vers Hitchcock. De l’intrigue passablement embrouillée (inspirée de Graham Greene qui n’a pas encore signé ses chefs d’œuvre), du duo complice que forment ses deux protagonistes en quête de vérité (qui rappelle celui de « Une femme disparaît »), du héros injustement soupçonné (joué par Ray Milland qui ne soutient pas la comparaison avec Cary Grant) à la campagne anglaise où se déroule l’action, tout rappelle le maître britannique. Hitchcock… en moins bien.
benoitparis
benoitparis

143 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2011
La dimension onirique du film est étonnante et le rattache au grand cinéma allemand des années 30. L’histoire fait penser à une quête ésotérique initiatique. Ce qui d’ailleurs s’harmonise au contexte historique, celui d’une Angleterre sous les bombes, obsédé par l’espionnage, où les étrangers peuvent être aussi bien des réfugiés anti-nazis que des agents national-socialistes : bref un décor paranoïaque.
BlindTheseus

349 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2010
Ministry of Fear est un classique exemplaire qui se passe, bien entendu, de commentaires.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 janvier 2011
Espions sur la tamise commence comme tout film de son epoque, et on a un peu de mal a rentrer dans l'hisoire, mais une fois ce stade franchis, fritz lang nous plonge dans un univers d'espionnage vraiment avangardiste et tres bien réussi! Les acteurs et la musique sont aussi remarquable!
film a voir absolument!
QuelquesFilms.fr

366 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2014
Ce film aux deux titres en VF, Espions sur la Tamise et Le Ministère de la peur, s'inscrit dans la période US de Fritz Lang et plus particulièrement dans un contexte idéologique très marqué, celui de la promotion des Alliés face aux nazis, en pleine Seconde Guerre mondiale. Il est à rapprocher en ce sens de deux autres long-métrages du cinéaste : La Chasse à l'homme (1941) et Les Bourreaux meurent aussi (1943), auxquels on peut ajouter Cape et Poignard, dans l'esprit, même s'il date d'après la guerre (1946).
Hormis le message antinazi, on note dans le scénario (adapté d'un roman de Graham Greene) une verve rocambolesque étonnante et réjouissante, avec des machinations en tout genre, des rebondissements en veux-tu en voilà, des personnages étranges... Bref, une inventivité assez débridée, qui reste toutefois contenue dans une mécanique narrative bien huilée, où l'on retrouve aussi quelques thèmes purement hitchcockiens, notamment la course de l'innocent qui cherche à prouver son innocence. Du suspense, des accents de films noir, le charme et la classe de Ray Milland... La formule est bonne, voire très bonne. Dommage, cependant, que le film ne se conclue pas trente secondes plus tôt. La chute, happy end forcé, happy end de comédie et de pacotille, rompt bêtement avec l'ambiance générale. Le choix des producteurs ?
Plume231

4 423 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2010
Le premier tiers, insolite, est un véritable petit bijou à lui seul. Fritz Lang y rend hommage à Fritz Lang. La fête foraine y est aussi fantasmagorique que celle du "Cabinet du docteur Caligari" (film qu'avait failli réalisé le cinéaste) et les références à ses oeuvres comme "Le Docteur Mabuse" ou encore "M le Maudit" sont nombreuses. Le milieu apparaît comme très hitchcockien avec l'histoire de l'homme innocent accusé mais à la différence que les policiers ici sont cette fois intelligents. La dernière partie quand à elle est d'une efficacité redoutable dans le dosage du suspense et des rebondissements. Ray Milland apporte son talent et sa silhouette charismatique à cet ensemble nouveau coup de pied formidable du réalisateur dans la fourmillière nazie.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

146 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2015
Adaptation du roman The ministry of fear de Graham Greene, qui est aussi le titre original du long-métrage, Espions sur la Tamise est un excellent film à suspense, porté par des superbes acteurs, Ray Milland et Marjorie Reynolds en tête. Tournée au cours de la Seconde Guerre Mondiale, pendant la période américaine de Fritz Lang, cette œuvre censée se dérouler à Londres fait écho à l'histoire personnelle du cinéaste – il y est question de la diaspora autrichienne et d'espions nazis infiltrés au sein des services de renseignement britannique. La réalisation est de grande qualité.
calamarboiteux
calamarboiteux

50 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2010
A Londres, Steve Niel, citoyen anglais, se trouve par hasard impliqué dans un réseau d’espionnage nazi.
Tourné pendant la guerre aux États-Unis, ce film dépasse son objectif premier de soutien au moral d’une nation combattante. La réussite vient d’abord du scénario, tiré d’un roman de Graham Greene : une histoire habilement ficelée, aux multiples rebondissements, dans laquelle le héros est manipulé sans vergogne. Mais la transposition est tout à fait à la hauteur, avec plusieurs scènes d’anthologie (la séance de spiritisme, les ciseaux du couturier, « tu ne tireras pas sur ton frère »). Lang découpe méticuleusement les scènes ; il filme presque en caméra subjective, ce qui conduit le spectateur à s’identifier à ce Steve Niel, jusqu’à douter comme lui de tous les protagonistes. Sans grands effets, le réalisateur crée un climat angoissant à souhait, et, pour une fois, le « happy ending » est vécu comme un soulagement plus que comme une convention hollywoodienne. L’inévitable histoire d’amour est certes bien naïve, mais cela n’altère pas le grand intérêt de cette production.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

274 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2006
L'un des meilleur film de Fritz Lang dans sa période américaine. "Ministry of Fear" (1942) nous jéte dans le bain dés le début. La construction narrative de l'histoire est éblouissante, on sait rarement où on va et c'est une fois confronté au mur qu'on sait par où on est passé. "Ministry of Fear" (1942) avant d'être un grand film de Fritz Lang est un grand scénario de Seton I. Miller. Jusqu'à la fin on déjoue des mystéres tombant souvent, avec la déléctation typique à Fritz Lang, de Charybde en Scylla. Mais le mérite revient en grand partie au réalisateur qui réussit avec une mise en scéne agencée de tel façon qu'on pourrait croire à tout. Avec du recule, "Ministry of Fear" (1942) est l'histoire d'un ancien prisonnier qui déjoue un complot impossible au sein de Londres. Impossible, Fritz Lang le fait et avec plus que brio. Bref, "Ministry of Fear" (1942) est magique, on se questionne beaucoup, on méne l'enquête en même temps que le personnage de Ray Milland et c'est ce qui fait du film un véritable moment de plaisir. En conclusion, cette oeuvre de Fritz Lang passionera quiconque cherche à vivre une aventure, l'aventure d'un moment mais dont on garde les traces du rêve.
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
C'est à mon avis le meilleur film de Fritz Lang tourné aux Etats Unis, avec Règlements de compte et la Femme au portrait, et peut être Les contrebandiers du Moonfleet. A la différence de ces trois titre, Le ministère de la peur est moins connu, rarement considéré comme un classique, et il est temps de réparer cette omission. Le film raconte les mésaventures d'un homme récemment sorti d'un asile de fous, et qui se retrouve par hasard propriétaire d'un document compromettant, qui le rend suspect à la fois pour de dangereux espions nazis et pour la police. L'ambiance est étrange, le film joue beaucoup sur les clairs obscurs, sur une appréhension quelque peu "expressioniste" des quartiers de Londres. La folie se mêle habilement à une intrigue policière prenante. Ray Milland a rarement été aussi bon que dans la peau de ce personnage perdu dans dans une intrigue tissée par d'autres, qu'il doit cependant subire à chaque instant. Si vous devez choisir, préférez ce film à de faux classiques de Lang tels que "J'ai le droit de vivre" ou "Le démon s'éveille la nuit".
Fêtons le cinéma

861 abonnés 3 737 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2018
Chez Fritz Lang l'espionnage est une danse où chaque protagoniste tourne sur lui-même le temps d'une reconquête de soi, franchit un grand nombre de portes pour finalement se retrouver à un point de redémarrage à l'instar de ce gong présent dès le générique ou de ce groupe adepte de science occulte réuni en cercle ; le motif circulaire obsède à la manière d'un compte à rebours au terme duquel le vaste édifice humain explosera et fertilisera, des cendres générées, le terreau pour bâtir quelque chose de nouveau. Le gâteau est l'élément déclencheur et solution du nœud dramatique, la mort de l'être aimé se clôt par la fuite avec sa remplaçante ; car le temps chez Lang semble offrir aux personnages l'occasion d'un salut, leur permet de se purger pour, des ténèbres, parvenir à la clarté d'un jour nouveau, ne serait-ce que par le trou causé par la balle fraternelle. Espions sur la Tamise concentre beaucoup de thématiques chères au réalisateur et fait le choix de la juxtaposition de scènes en guise de dramaturgie, n'offrant une pleine compréhension qu'à la fin. Surtout, le film vaut pour sa dénonciation du nazisme jouée en second plan : quelques croix significatives, des honnêtes gens qui cachent derrière leur masque une monstruosité sournoise (avec notamment les personnes âgées investies dans des œuvres de charité, figures renvoyant dos à dos l'horreur nazie et l'hypocrisie bourgeoise), un couple autrichien au doux nom de Hilfe qui, à lui seul, concentre premier et second degrés puisque l'un trahira, l'autre aimera, Hilfe signifiant Aide. Car le nazisme est avant tout une question de choix : l'un périra par aveuglement idéologique, l'autre connaîtra la passion méritée par sa lutte contre le fascisme. Tout cela rapporté également à la rondeur de la balle enfantine symbole de naïveté et d'innocence, leitmotiv langien par excellence. Le Ministère de la Peur, c'est la mise en scène de la vérité enfouie malgré des apparences souvent trompeuses où hommes et femmes ne sont rarement ce que l'on croit : une leçon de méfiance - et de cinéma en considérant la réalisation sublime de Lang -, une leçon d'espoir dépourvue du cynisme d'habitude si apprécié par son réalisateur.
Cinemartrem18
Cinemartrem18

27 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mai 2010
Un des meilleurs films de fritz Lang sans doute. Un régal.
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