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4,0
Publiée le 20 mai 2012
Dans "Les choristes" Gèrard Jugnot interprètait un surveillant dans un internat de rèèducation pour mineurs! il initiait ceux-ci au chant choral! Si le sujet vous rappelle quelque chose, c'est que vous avez vu "La cage aux rossignols", magnifique classique du cinèma français, rèalisè en 1945 par un Jean Drèville inspirè dont l'oeuvre abondante compta quelques bonnes rèussites! Mais le film de Christophe Barratier, tout en reprenant le thème de l'enfance et de la musique comme c'est le cas ici, n'a rien d'un remake! Film èmouvant et inoubliable, "La cage aux rossignols" bènèficie du jeu naturel de Noël-Noël qui vèhicule la sympathie: il joue de son humanisme, de sa disponibilitè, de sa comprèhension et de son humour! L'èmotion que font naître les voix d'enfants et le personnage du musicien ratè, qui s'efforce malgrè tout de changer l'univers de ceux qui l'entourent, est particulièrement beau et touchant, avec en prime les Chanteurs à la Croix de Bois! Quant au final, il vous arrachera les larmes...
Voici donc l’original des « Choristes ». Eh bien il se situe clairement un cran au-dessus de son remake. Quel dommage que la première partie soit ratée. On nous présente un pauvre type, looser dans tous les domaines, qui par une chance de cocu réussit à s’en tirer. Cette partie du film présente autant de classe que qu’un numéro de clowns du cirque Pinder, il ne manque que la tarte à la crème. C’est con parce qu’après le film devient émouvant, sans être non plus passionnant. La bande-son étant exécrable, on préférera tout de même « Les choristes » d’un point de vue musical. La dernière partie du film est nettement la meilleure, parce qu’elle associe admirablement émotion et surprise.
Le dvd existe depuis 2004. Il cherche plutôt à vanter les deux films, celui de Jean Dréville et sa remise au goût du jour par Christophe Barratier, présent dans les bonus, notamment dans une interview avec le "Laugier", petit blond à la voix d'or transformé en sexagénaire tout aussi attachant. La version d'après-guerre est précieuse pour la fameuse "Nuit de Rameau", tube de l'époque des Chanteurs à la Croix de Bois, voix fraîches et petits acteurs excellemment dirigés. Intéressant à connaître aussi pour comprendre, à travers le mariage final, cette ruée vers la procréation de nos parents parfois trop jeunes. J'aime les deux angles de vue, très complémentaires finalement, dommage que la seconde fasse un peu "plagiat" quand on découvre la première qui aurait juste le défaut aujourd'hui d'être un rien poussiéreuse dans l'approche...
A la suite d'un concours de circonstances, l'écrivain amateur Clément Mathieu voit des extraits de son premier roman, toujours refusé, publiés dans un grand quotidien. Clémént y raconte son expérience de surveillant dans une institution pour garçons difficiles et autres sauvageons, pour reprendre une expression à la mode. A la sévérité d'un directeur autoritaire Clément oppose un style pédagogique fondé sur la confiance et fonde une chorale avec ses élèves. Le film de Jean Dréville est évidemment moins connu que "Les choristes" qu'il a inspirés. C'est une gentille comédie, à l'image du personnage discret et bien élevé qu'interprète le méconnu Noël-Noël. Quoiqu'il évite l'emphase et la caricature, le film n'est pas très crédible quand il décrit la transformation d'une assemblée de cancres et garçons turbulents en aimables élèves. La facilité avec laquelle le surveillant apprivoise les enfants- très éloignés des cas sociaux les plus problématiques- relève en tout cas d'un postulat bien optimiste. Indépendamment de ces considérations, le film a vieilli et, surtout, son sujet s'avère un peu faible, sans surprises ni complications, sans personnage d'une quelconque profondeur.
Clément Mathieu vient d’intégrer un internat de rééducation pour jeunes délinquants. Il va rapidement se prendre d’affection pour eux et les initier au chant et à la musique.
Réalisé en pleine Seconde Guerre Mondiale (le tournage a même été interrompu suite au débarquement), Jean Dréville nous offre ici un remarquable drame, sublimé par le noir & blanc et d’excellents comédiens. Le film s’ouvre sur un prologue de 30min faisant la part belle au personnage central avant de nous emmener à la rencontre de ces jeunes adolescents dans cet internat austère et aux méthodes rigoristes.
La suite sera racontée sous la forme d’un long flashback où l’on découvre la façon avec laquelle Clément Mathieu, le nouveau pion, est parvenu à se faire une place au sein de l’institution, à se faire accepter auprès des jeunes et à les initier à la chorale.
Côté interprétation, Noël-Noël dans le rôle de cet humaniste (fort sympathique) est un véritable régal, sa prestation n’a rien à envier à celle de Gérard Jugnot que l’on peut retrouver 60 ans plus tard dans Les Choristes (2004) de Christophe Barratier. Si le remake à rencontré un grand succès (plus de 8M de spectateurs), l’oeuvre originale n’a pas à rougir, puisqu’elle en a attiré pas moins de 5M dans les salles.
Mise en abîme (en jouant avec les acteurs), cette Cage aux Rossignols désigne en réalité le roman qu'a écrit le héros et au sein duquel on retrouve les proches de sa vie réelle, transformés par l'imagination scripturale, et dont la lecture par son aimée justifie la voix-off. Au-delà d'une réflexion sur le pouvoir cathartique (voire salvateur) de l'art ou d'une étude satirique du monde de l'édition, le récit dénonce les méthodes coercitives déshumanisées (rigueur et punitions demeurant nécessaires) d'un centre scolaire pour garçons (très) difficiles. Bien que la première partie paraisse désuète, par le son, par l'humour ou par la saisissante différence d'âge au sein du couple, la seconde réussit, à la fois par la sincérité musicale des petits chanteurs (dont un Roger Krebs à la voix d'ange) mais aussi par l'humanité optimiste (non niaise!) d'un touchant Noel-Noel, à conserver toute son efficacité émotionnelle. Une fort jolie ode à la littérature et à une bienveillante éducation formatrice.
Remarquable film sans doute un peu oublié : un surveillant dans un internat initie de jeunes garçons à la musique et fonde une chorale. Si cela rappelle quelque chose à quelqu'un, c'est normal ! C'est ce film de 1945 avec le magnifique Noël-Noël qui a inspiré un autre film plus récent sur le même thème et un certain Gérard J. Pour ma part, je préfère toujours l'original au remake !
La cage aux Rossignols, original du célèbre "les choristes" n'a rien à envier à ce dernier. C'est un merveilleux retour aux sources rehaussé par la pureté des dialogues et l'atmosphère d'antan. J'ai adoré ce voyage dans le passé et la gouaille typique du Paris de mon enfance. Je suis heureuse d'avoir pu visionner cette uvre originelle.
C'es précisément la raison pour laquelle je n'ai jamais voulu voir "Les choristes". Parce que sauf quelques exceptions, la copie n'est pas à la hauteur de l'original. Et surtout parce que, malgré toute la bonne volonté qu'il pourra y mettre jusqu'au bout, Gérard Jugnot ne sera jamais Noël-Noël. "La cage aux rossignols" : quand un surveillant timide et qui n'est jamais arrivé à rien auparavant enseigne le chant à un groupe de gamins mauvaises graines. Comme en témoigne ma note, pour moi, ce film est parfait. J'en apprécie davantage les deux dernières parties (avec mention spéciale pour le final) que la première. Mais qu'importe. C'est dans toute son intégralité que je l'ai toujours aimé. Vous souhaitez découvrir un film, gros succès en son temps, depuis tombé dans l'oubli et qui mériterait amplement d'être considéré comme un classique de notre cinéma ? Alors, c'est par là que ça se passe !
Un beau film qui mêle rire et émotion. C'est grâce à cette histiore que Christophe Barratier a pu réaliser les Choristes. On y retrouve les mêmes ingrédients et le résultat est divertissant
Tourné "pendant" la Libération (le tournage fut interrompu du fait du débarquement des Alliés en Normandie), La Cage aux rossignols commence par l'histoire de Clément Matthieu, qui cherche désespérément à publier son roman La Cage aux rossignols. Grâce à l'aide d'un de ses amis, infiltré dans le journal La Dépêche, son roman est publié dans ce quotidien (ce qui vaudra à son ami de prendre la porte). S'ensuit un "film dans le film", durant lequel les années de Clément Matthieu en tant que surveillant d'internat sont racontées.
Clément Matthieu, d'un naturel somme toute poétique et peu enclin à croire à une sorte de méchanceté innée des élèves, se trouve rapidement en porte-à-faux vis-à-vis du Directeur, M. Rachin, un homme sévère aux méthodes brutales. Ce dernier est dubitatif lorsque Clément Matthieu lui présente son projet de chorale, qui permet aux élèves d'exprimer leur énergie d'une autre manière qu'en chahutant, mais doit bien reconnaître le succès de son surveillant. Il cherche d'ailleurs à en tirer les bénéfices, en invitant la Présidente du Conseil à un concert improvisé.
Tout est juste dans ce film : le jeu des acteurs, adultes ou enfants (avec une mention spéciale pour le Roger Krebs, alias Laugier), la bande-son, le grain de la photographie, etc. Il se dégage en particulier du rôle de Noël Noël un sentiment de sérénité bienveillante, notamment face au Directeur. Enfin, quelques scènes sont également assez cocasses, notamment celles impliquant la mère de la dulcinée de Clément Matthieu.
Je recherche ce film depuis longtemps mais malheureusement je viens d'apprendre qu'il n'existait pas en K7 ou dvd. Je fais appel aux internautes pour le trouver dans leurs archives. Merci.
Finalement assez différent de son remake moderne. Si les parties communes sont identiques (à la mise en scène près), on a un film plus développé sur le personnage principal et son histoire. De la même façon, le scénario des Choristes présente des scènes "inédites". En somme, je dirais que les deux films sont complémentaires, même si l'aspect "vieillot" de la Cage aux Rossignols joue en sa défaveur (notamment au niveau du son et de la réalisation).