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Lepouceducoin
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3,5
Publiée le 3 mai 2020
Ce second épisode est selon moi moins réussi et prenant que le premier. Certaines scènes restent tout de même excellentes (spoiler: l’évasion de la prison, l’attaque du casino de Deauville ). Mais, cette fois, j’ai trouvé les seconds rôles moins bons, moins convaincants (Lanvin et son accent en tête). Certaines scènes, si elles s'avèrent être exactes, ne reflètent pas une belle image de notre police et système judiciaire (spoiler: le coup de l'aluminium du paquet de biscuits... ). Le personnage de Mesrine évolue, tout en restant puissant, mais parfois, je l’ai trouvé un peu caricatural (limite trop franchouillard ridicule). Son envie d’exister dans les médias est de plus en plus importante et ses ambitions sont tout autres. A la fin, on se surprend même à avoir un peu de compassion pour lui, en espérant qu'il s'en sorte encore une fois. Cette suite est tout de même réussie.
Ce film étant le complément de L’Instinct de Mort & comme j’ai choisi d’en écrire deux avis séparés, j’escomptais mettre le doigt sur la différence qui aurait trahi la maturation de l’œuvre entretemps. Celle-là, je ne l’ai pas trouvée : la dilogie Mesrine est une brique de thriller & de violence qui ne connaît pas la moindre faiblesse d’écriture. Que le style plaise ou non, c’est un plaisir à visionner car, en plus de quatre heures, la création de Richet connaît d’innombrables décors, costumes & humeurs qui sont tous en parfaite harmonie avec le reste du bloc narratif.
Je n’ai donc pas eu de nouveau cette sensation de déferlement, par contre la compacité sélective du biopic m’a encore été difficile à percer. Mais surtout, j’ai trouvé une autre différence entre les deux films que celle prévue : ce deuxième opus couvre une période courte, plus adéquate pour une narration dense & où la mise en scène (je me cite sur L’Instinct de Mort parce que j’aime bien me relire : “lourde mais discrète qui sait s’adapter, tout en restant fidèle à elle-même, aussi bien au quotidien qu’à la violence”) s’épanouit plus que jamais pour fournir une prose visuelle rivetée avec un professionnalisme intense dans ce que Paris a de plus organique. Le pays tout entier est stratifié sous forme de pyramide, avec une plèbe qui sert d’audience au criminel, ses complices au-dessus & lui au sommet ; un tri un peu barbare mais qui soumet bellement le spectateur à l’audace & à l’effronterie de Mesrine.
Tiens, l’organique, voilà un trait qui aurait également pu convenir à la violence ; un tel traitement aurait pu faire oublier l’aspect divertissement & nous concentrer sur l’humain, ce qui n’aurait pas été du luxe puisque les scènes du film montrent rarement Mesrine en train de ramasser des fleurs. Mais Richet ne se cache pas d’avoir voulu faire du grand spectacle, & ses deux biopics, une fois mis ensemble, constituent une fresque policière impeccable & une tentative louable de reconstruire une vie au grand gangster.
La deuxième partie est plus action que policier mais n' en perd pas pour autant un dynamisme dans sa forme et une interprétation hors pair de Cassel (sans doute son meilleur rôle à ce jour). J'aime beaucoup la reconstitution d'époque seventies dans les looks et les objets des appâts et autre. On sent bien que les acteurs sont heureux de participer à cette épopée de grand film de gangster. C'est du très bon divertissement à la française comme on en fait trop peu je pense.
Aussi intense que le premier. Richet signe ici une suite impeccable, et Cassel est toujours aussi exceptionnel ! Une seconde partie différente de la première, mais plus sombre, plus addictive et avec plus d'action.
Dommage!!! Tout était là pour faire une vraie Saga passionnante de la vie du plus connu des braqueurs français !!! Mais Richet est tombé dans le panneau "Hollywoodien"classique et nous a fait un portrait loin ,très loin de la réalité du personnage complexe qu'était le "grand Jacques"!!! lisez les livres et comparez !!! rien à voir!!! rien qu'à entendre l'interview faite par "le porte avion", son complice lors de bon nombre de hold-up aujourd'hui libre, c'est bidonné tout du long et le jeu de Cassel est trop"forcé"; à fond les ballons! De plus, Vincent , bien qu'un bon acteur selon moi, caricature un Mesrine grotesque ! en plus, physiquement, il n'ont absolument rien de commun ??? Pourquoi ce choix pour Jacques Mesrine alors qu'il eut été bien plus judicieux de prendre un acteur physiquement de son "gabarit" !!! c'est la facilité du box-office !!!Avec Vincent Cassel, Richet et ses producteurs étaient certains de remplir les salles!!! Mais bon;le nominer aux Césars pour ce rôle "grossi" au couteau !!! c'est absolument ri-di-cu-le !!! il joue le même personnage de voyou que dans le polar ;"Dérapages" !!! ou encore "sur mes lèvres" !!! Bidon et sans envergure!!! loin de la finesse d'esprit dont Jacques Mesrine savait tirer parti !!!
Deuxième partie sur Jacques Mesrine tout aussi réussie que la première. L'ambiance et le rythme sont toujours au rendez-vous, et Vincent Cassel est encore au sommet de son art. J'enlève une étoile simplement pour la prestation de Gérard Lanvin. C'est juste pas possible de mettre un acteur qui fait aussi mal l'accent du sud dans un rôle si important. Étant moi-même du sud, je n'ai pas pû supporter ses répliques. Et pourtant j'aime bien l'acteur.
Adaptation assez mauvaise , Cassel en fait trop (on dirait un comédien de théatre) , la musique et pénible, la caméra qui bouge tout le temps (très à la mode à cette époque sans doute pour faire vrai reportage) est insupportable et Lanvin avec son accent ferait presque passer Raimu pour un parisien. Voici ce que dit Silvia Jeanjacquot sur son site ; Je pensais avoir tout subit, tout supporté, tout entendu, mais non il y a eu ce deuxième film infâme sorti au cinéma en novembre 2008. Je tiens à dire que ce film est un énorme mensonge médiatique, ils ont réinventé la vie de Jacques Mesrine et de moi-même, Sylvia Jeanjacquot, d’une manière ignoble. Ce n’est pas Jacques Mesrine, ce n’est pas moi, ce n’est pas notre couple, ce n’est pas notre vie, même les faits sont tronqués. Je vous jure sur la tombe de Jacques, qu’il n’était pas ce pauvre type minable décrit dans ce film. De même je n’ai jamais eu à racoler un homme dans le rue, je n’ai jamais eu à draguer non plus, je ne bois pas, je ne fume même pas et je ne me drogue pas moi! Tout cela a extrémement choqué mon entourage, même les médecins! Ma fille révoltée est sortie de ses gongs, elle est allée trouver un journaliste pour lui dire que sa mère était exactement le contraire du personnage du film. A cause de tout cela, j’éprouve une colère féroce, viscérale, pour toute cette équipe du film, ils ne sont que des personnes sans honneur. Il y a seulement trois personnes qui pourraient parler de Jacques Mesrine à partir de son évasion de la santé; moi, nous étions toujours ensemble (comme le dit Jacques dans le testament magnétique qu’il m’a adressé, “24 heures sur 24 tu as été complétement avec moi”), François Besse et Michel Schayewski. Personne d’autre n’a vraiment cotoyé ou vécu avec Jacques durant ces 1 an et 1/2 de cavale et aucun de nous trois n’a participé à ce film. Cherchez l’erreur!
A l'image de la 1ère partie, sortie un mois plus tôt, "L'ennemi public n°1" développe le personnage de Jacques Mesrine et son histoire. Mais, cette fois-ci, une place plus importante est accordée aux policiers dont on suit à certains moments les efforts et les peurs pour arrêter cet ennemi public.
La neutralité qui était un point fort de la 1ère partie est un peu abandonnée ici. A l'image de l'affiche représentant un Mesrine dans une position christique, le réalisateur et les scénaristes semblent avoir voulu faire du braqueur une sorte de philosophe, un Robin des bois qui volerait aux riches mais qui ne redistribuerait pas aux pauvres. Le positionnement est assez ambivalent. Dommage parce que ce virage ne s'effectue qu'à la fin du film. L'équipe du film aurait pu continuer dans cette lignée du ni jugement ni encensement, elle en aurait gagné en crédibilité.
Tant pis, le film reste bon malgré tout. Voire très bon. En grande partie grâce à la performance de Vincent Cassel qui lui permettra, à juste titre, de décrocher le César du meilleur acteur. Cassel est magnétique lorsqu'il passe à l'écran. L'acteur est même aller jusqu'à se transformer physiquement pour s'approcher le plus possible du profil de Mesrine.
Les dialogues l'aident cela dit à délivrer une performance puisque ceux-ci sont percutants, parfois vibrants.
Quant à la réalisation, elle correspond au niveau des polars américains : haletant, avec des moyens, et passionnant. Bref, une réussite.
Malgré des nuances ou variations par rapport au premier, ce film reste une suite qui peine à renouveler son propos, d'autant que l'accent est mis sur la mégalomanie et la fin dramatique du protagoniste, entraînant des actions attendues voire stéréotypées. Restent un casting éclatant, des moments touchants et une bande-son dynamique. Un second volet nécessaire mais qui ne vaut que par son inscription dans les traces de son prédécesseur.
Tout aussi bon que le 1er volet, cette fois ci on s'attarde surtout sur la cavale de Jacques Mesrine, le réalisateur s attarde un peu plus sur la personnalité de l'ennemi public numéro 1. Mention spéciale à Gérard Lanvin qui nous interprète un Charlie Bauer à la perfection.
Mesrine : L'Ennemi Public nº1 est la deuxième et dernière partie d'un biopic centré sur Jacques Mesrine (le premier volet étant L'instinct de Mort). Cette suite est dans la droite lignée du précédent volet. Elle reprend la même vitesse et la même violence. J'y ai trouvé le personnage de Mesrine plus intéressant d'ailleurs. C'est très intéressant de le voir se lancer (en vain) dans des combats politiques, essayant d'y voir un prolongement et une justification de son activité criminelle. Ces errements offrent davantage de dimension au personnage. Vincent Cassel est très bon dans le rôle-titre. Il dégage un certain charisme qui fait qu'on apprécie ce personnage qui pourtant fut une des principales figures du grand banditisme français. Les acteurs secondaires sont plutôt bons eux aussi (Mathieu Amalric, Ludivine Sagnier, Gérard Lanvin, Olivier Gourmet et Samuel Le Bihan), même s'ils restent dans l'ombre de Cassel. Les scènes de braquage et de fusillade sont d'excellentes qualité, (presque) dignes de blockbusters hollywoodiens. J'ai au final un peu préféré ce film au précédent chapitre, malgré les longueurs qui amènent à ce demander s'il ne fallait pas faire un seul film.
Le navet referme ce diptyque, je n’étais pas estomaqué, de l’ambiance hollywoodienne survoltée sous un coulis de sauce béarnaise, ce sera consommé sur le pouce, le voyou dur à cuire pris en sandwich. Les tenants et aboutissants sont expédiés dans cette réalisation, il y a des éléments clés non montrés bien moins intéressants pour le scénario. Paris Match galvanise la célébrité infâme numéro un interview exclusive jusqu’au journaliste mouchard de minute d’extrême-droite, ni de gauche pour l’apolitique gangster. La sécurité policière est une spécialité du gruyère français dominant les années 70, rien de neuf dans l’actualité judiciaire, la falsification avant le verrouillage numérique dématérialisée, le beau rôle revient au clown. Le véhicule BMW de Mé-s-rine verbalisé pour stationnement impayé, connu et enregistré des services de police, l’histoire n’en dira davantage au cinéma de fiction. C’était drôle comme mise en scène, personnage rigolo chaud bouillant et sa fin de partie dans le 18ème arrondissement à proximité de la Porte de Clignancourt.
Très bon film de gangster, français en plus. Vincent Cassel livre une prestation impeccable. La brutalité, l'orgueil et la folie que cet acteur parvient à exprimer durant plus de deux heures en font un Mesrine très convaincant. S'il surjoue à de rares moments, il est pour l'essentiel dans le ton. J'ai par contre trouvé Mathieu Amalric moins à l'aise. Le rythme du film est enlevé, sans temps mort, et la mise en scène solide. De la belle ouvrage.
Suite et fin de la biographie filmique du célèbre criminel Jacques Mesrine. Alors, je dirais pas que ce film est meilleur que le premier, mais il est tout aussi bon et prenant. On est toujours bien dans le cadre du thriller dur, le scénario du film retrace à peu près l'histoire de Mesrine, je connais pas bien toute l'histoire, mais en tout cas je trouve que ça respecte plutôt bien le concept. Le film est toujours aussi glauque, froid, violent et vulgaire, cependant, c'est un peu moins violent que le premier film, mais le côté sexe apporte toujours plus de présence, et a un bon impact sur le film. La mise en scène est toujours aussi forte, les scènes censées être dures, sont dures, ça y'a pas de soucis, les acteurs sont toujours au taquet, l'environnement qui nous est montré nous replonge au cœur des années 70, où la criminalité était en hausse. L'histoire de Mesrine est tellement bien construite point de vue scénario que ça nous impressionne, tellement Mesrine va de plus en plus loin dans son chemin vers la criminalité. Niveau casting, Vincent Cassel dans le rôle de Jacques Mesrine est toujours impeccable. Brutal, manipulateur, calculateur et expert dans l'art du déguisement, il est totalement investi dans son rôle, correspond impeccablement au personnage de Mesrine et envoie toujours autant de caisses, et montre à quel point il a tout pour devenir l'ennemi public n°1. Les autres acteurs sont très bons aussi, en particulier Mathieu Amalric, Gérard Lanvin et Ludivine Sagnier. Samuel Le Bihan est toujours bon et le reste du casting s'en sort bien aussi. En conclusion, "Mesrine : L'Ennemi Public N°1" est une très bonne suite, aussi efficace que le premier. On est pris tout du long et on est embarqué dans le périple fou de Mesrine durant sa vie de criminel. Bref, si le premier film vous a branché, celui-là remplira bien le contrat aussi. Donc, vous pouvez le mater sans soucis.
Ayant déjà validé ma critique du premier épisode de ce diptyque indissociable, je ne peux que saluer de nouveau l'incroyable énergie de ce film qui oscille entre biopic et fiction mais qui est conforme à la légende du personnage, ce 2eme film l'amenant inexorablement à son arrestation exécution, fin inéluctable pour clore la légende et différencier ce personnage hors norme interprété avec un talent inouï par Vincent Cassel. Ce 2 ème film est un peu plus noir, plus dans l'action, moins léger que le premier, la notoriété de Mesrine grandissant allant de pair avec une certaine clandestinité, augmentation de la violence, excès en tous genres et vie encore plus marginalisée. Sa mort, la mise en scène et en oeuvre de sa mort , permet sans parti pris, de laisser le doute sur la polémique toujours valide de l'exécution sans sommation.