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Aaym68
1 abonné
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3,5
Publiée le 12 mars 2026
La suite de la vie de Jacques Mesrine, devenu ennemi public en France, avec ses évasions, ses relations avec la presse et la fin. De la même veine que le premier volet, une mise en scène efficace, un Vincent Cassel remarquable et un commissaire Broussard ressemblant.
Jacques Mesrine (attention à ne pas prononcer le s, sinon il se fâche), interprété avec talent par Vincent Cassel, poursuit ici son destin. À la fois attachant par sa truculence, et terrifiant par sa violence, le personnage a fasciné ses contemporains. Pinochet lui vole la vedette après son coup d'État ? Le voilà agacé. On l'accuse de s'être évadé du tribunal de Compiègne en se protégeant derrière le juge ? Il fait éclater de rire la salle d'audience en disant : "Comme tout bon citoyen je me suis réfugié derrière la justice." À peine évadé de la Santé, il ramène deux femmes dans sa planque, lesquelles succombent immédiatement à ses charmes. Mais son égo surdimensionné lui fait aimer les médias plus que de raison. Ses autobiographies sont aussi des productions étonnantes pour un gangster. Son intelligence et son regard acerbe sur la société française déjà en déliquescence et corrompue en ces années 1970, ne lui enlève rien de sa clairvoyance sur ce qui l'attend : "La mort, ce n'est rien pour celui qui a su vivre." Réalisation superbe, efficace, parfois gore, j'ai juste noté ce qui me semble être une erreur en entendant Rapper's Delight, pendant la visite chez Chopard. En effet, le titre est sorti en septembre 1979 donc un mois après ce passage Place Vendôme. La performance de Vincent Cassel est remarquable et mérite à elle seule de visionner ce diptyque.
Biopic policier avec Vincent Cassel et Ludivine Sagnier qui font un très bon duo. Intéressant car je ne connaissais pas l’histoire. Sympa dans le genre
Mesrine : Ennemi public est à voir comme la seconde partie direct du premier film. En effet, ces deux films forment un seul film de quatre heures et celui-ci est dans la continuité du premier, toujours aussi bien rythmé. Il recommence par la même fin mystérieuse que le premier. Le film est jouissif, nous allons assister à plusieurs évasions spectaculaires de Mesrine, notamment au tribunal, quand il cache un pistolet dans les toilettes. Il va devenir l’ennemi public numéro 1. Il passe la majeure partie du film en cavale, poursuivi par la police et notamment par le commissaire Broussard, débordé et épuisé, comme le montre la fameuse scène de leur rencontre où ils discutent porte à porte. On retrouve un Mesrine encore plus audacieux et en confiance que dans le précédent film, offrant des scènes comiques comme celle où il reprend un policier prononçant mal son nom, « MeSrine ». Le film est dans la surenchère, Il va retourner en prison et s’évader à de multiples , sa part d’ombre éclate encore plus. Il délaisse totalement la relation avec sa fille et sa famille de manière générale. L’engouement médiatique autour de lui va aussi totalement lui monter à la tête. Il cherche à tout prix le buzz, comme lors du moment comique où il se plaint que le coup d’État de Pinochet passe devant lui aux actualités. Il fait le show, quitte à se tirer des balles dans le pied, notamment dans la cour du tribunal où il juge s’évader, ou dans son livre où il avoue plus de quarante meurtres. Et ses convictions lui montent à la tête. Il se définit comme une sorte de Robin des Bois qui ne vole qu’aux plus riches que lui. Il est antisystème et s’allie aux révolutionnaires. Cependant, comme c’est explicité dans le film, sous le prétexte de l’anticapitalisme, il va braquer des banques mais tout réinvestir dans la société de consommation et donc servir avant tout ses intérêts. Le film va le montrer face à ses contradictions à de multiples moments. Enfin, malgré tout cela, la fin, qui nous était montrée depuis le début, reste ambiguë et nous pouvons ressentir de la peine pour le destin tragique de Mesrine, tué violemment lors d’une filature. Malgré tous ses défauts, le personnage de Jacques Mesrine est attachant, après avoir suivi toutes ses péripéties jusqu’à la fin.
Double volet au casting français XXL. Vincent Cassel est magistral. la reconstitution des années 60 à 80 est très bonne. Assurément dans mon top 100. N'était ce pas un film précurseur (dans le casting et les moyens) du tournant du cinéma français post covid ? Assurément que oui à nouveau.
Ce second volet sur le biopic de Jacques Mesrine est dans la lignée du premier opus. C'est bien structuré, cela bouge. On pourra encore regretter le surjeu de Cassel. Et sinon le jeu de Gérard Lanvin est catastrophique : cet accent du Sud qu'il prend, ce n'est pas possible, quelle horreur
Ce second opus du dytique consacré à Mesrine est pas mal. On sent qu'il y a encore plus de moyens que pour le premier épisode. Il y a plus d'acteurs connus. Le fait d'avoir pris M. Amalric pour jouer un voyou est un peu surprenant mais ça fonctionne bien. Je pense que le film donne une image réaliste de Mesrine, ses actions, son caractère, sa folie et sa violence sont décrits de façon réaliste. Un bon film et une bonne seconde partie.
Pourquoi que 3 étoiles ???, soyons honnête on est plus sur 4 ou 5 étoiles mais voilà même si tout est plutôt bien, Cassel reste insupportable et mauvais acteur à mes yeux, dommage pour moi .
Portrait d’un voyou au culot monstre, fasciné par les Brigades Rouges (?) et devenu ennemi public n°1. Si sa dangerosité est bien mise en exergue, l’ensemble (mise en scène, dialogues et direction d’acteurs) est assez lourdingue avec des scènes improbables dont une finale – trop détaillée - plutôt ratée.
Dans Mesrine : L’Ennemi public n°1, Jean-François Richet livre un second volet remarquable, qui m’a un peu plus convaincu que le premier. Le film s’impose d’emblée par l’interprétation magistrale de Vincent Cassel, habité par un rôle qu’il porte avec une intensité rare. La mise en scène, dynamique et parfaitement maîtrisée, confère à l’ensemble un rythme efficace qui maintient la tension sans relâche. La reconstitution historique, soignée et immersive, ancre solidement le récit dans son époque, tandis que le portrait psychologique de Mesrine, oscillant entre charisme, violence et mégalomanie, se révèle particulièrement captivant. Le montage nerveux et la bande-son incisive renforcent encore cette sensation de maîtrise.
Certes, le film prend parfois quelques raccourcis historiques — point négatif notable — mais ces libertés servent paradoxalement la construction d’un récit plus fluide, participant pleinement au rythme efficace qui fait la force de ce volet. En définitive, ce second chapitre se distingue par sa cohérence, sa tension constante et son intensité dramatique. Il ne souffre d’aucun défaut majeur et s’affirme comme la partie la plus aboutie et la plus percutante du diptyque.
Un second volet qui va perdre légèrement en intensité mais en contrepartie gagne en profondeur dans l’approche du personnage de Jacques Mesrine, dans ses paradoxes et son ambiguïté criminelle. Toujours incarné à la perfection par Vincent Cassel dont la transformation physique impressionne ainsi que le bagou avec lequel il parvient à saisir toute la complexité de l’homme. La réalisation de Jean-François Richet se veut plus classique dans cet opus et demeure tout aussi efficace tandis que la construction du récit plus linéaire permet d’approfondir davantage l’évolution du criminel se voulant révolutionnaire. Formidable conclusion d’un projet dont l’ambition aura fait date dans le cinéma français.
L’ennemi public n°1 s’ouvre sur un Mesrine désormais au sommet de sa légende, traqué mais insaisissable, toujours plus audacieux et imprévisible. Vincent Cassel, une nouvelle fois exceptionnel, incarne un homme enivré par sa propre image, entre mégalomanie et lucidité glaçante. Là où la première partie explorait la construction du criminel, ce second volet s’attache à sa chute, dans un récit à la fois haletant et tragique. La mise en scène garde une intensité brute, avec des scènes d’action spectaculaires, mais sait aussi s’attarder sur la fragilité et l’isolement du personnage. Certaines longueurs existent, mais elles renforcent paradoxalement l’impression d’un homme épuisé par sa propre spirale. Le final, implacable, résonne comme une fin de règne inévitable.
Ce second volet du diptyque sur Jacques Mesrine conclut l’épopée criminelle de l’ennemi public le plus célèbre de France. Plus sombre et plus désespéré que L’instinct de mort, le film nous montre un Mesrine traqué, pris au piège de sa propre légende et d’une vie de cavale devenue inévitable. Vincent Cassel continue d’incarner avec brio ce personnage à la fois fascinant et tragique, tandis que le film interroge la frontière entre mythe et réalité, liberté et autodestruction. Une conclusion intense qui scelle le destin d’un homme devenu icône malgré lui.
Dans ce deuxième volet du diptyque adaptė de la biographie de Mesrine, l’un des criminels les plus redoutés de son temps, l’action est mieux présentėe que dans le premier volet. On y voit comment, d’une forme de criminalité un peu déviante, Mesrine devient un as du crime, étoffe une idéologie. Cependant, si je trouve ça intéressant de mettre en valeur le destin d’un criminel de façon biographique, je trouve que ce deuxième volet manque encore de densité en terme de scénario. Tout tourne autour de l’acteur principal, qui est excellent, mais ça manque d’envergure et de seconds rôles de qualité.
Porté par un Vincent Cassel magnétique, ce second volet offre un portrait intense et brutal d’un homme traqué. La mise en scène nerveuse, le rythme soutenu et la tension constante en font un polar efficace, à la hauteur de la légende criminelle qu’il retrace.