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Un visiteur
2,0
Publiée le 26 février 2013
Déjà; j'adore la B.O ! Hop ça c'est dit ! Pour la suite, je suis beaucoup moins enthousiaste. Cette deuxième partie est très ennuyeuse. Et la chose la plus catastrophique de cette suite; Jean-Francois Richet a transformé le personnage de Mesrine, qui était tueur, en un héros symbolique du cinéma. C'est limite honteux ! Non; c'est même très honteux ! Pourtant la première partie : "L'Instinct de mort", reste excellente et confiante dans son point de vue cinématographique qui a été pris au réel (vraiment vrai). Dommage pour cette deuxième partie : "L' Ennemi public n°1" ! Ou devrais-je dire... "L' Héros public n°1" !... A en voir la mise en scène qui le démontre excellemment ! C'est loupé !
Le premier volet était un excellent film, mais là, cette suite est pour ma part mieux réussit que son précédent, car il y a plus d'actions, de suspenses, et d'émotions. Quand à Vincent Cassel, il assure son rôle. Un Chef d'Oeuvre, 5/5.
Le film commence par la fin, comme la première partie d'ailleurs, pas très original, mais efficace... Cette seconde partie souffre des mêmes défauts que la première : Le réalisateur ne comprend pas Mesrine, l'interprétation de Cassel est moyenne, sans parler d'un gros manque de fidélité à la réalité... Du côté des nouveaux acteurs, Samuel Le Bihan est très bon dans le rôle de Michel Ardouin, même chose pour Olivier Gourmet, parfait dans le rôle du “salaud” du film, Broussard. Quant à Mathieu Amalric, que je ne connaissais que de nom, il m'a très agréablement surpris. Ludivine Sagnier est bien meilleure actrice que Cécile de France... Et pour finir, Gérard Lanvin est impeccable dans le rôle de Bauer.Le réalisateur échoue lamentablement à mettre en scène un passage clé du film : la dernière discussion entre Jacques Mesrine et son père, probablement le meilleur moment du livre de Mesrine. En ce qui concerne les scènes d'action, pas de problème, c'est d'ailleurs assez révélateur quant au film... Bref, non seulement le réalisateur n'a pas compris le personnage de Mesrine, mais en plus il l'utilise pour servir son idéologie, je pense notamment au passage sur Tillier... Sans commentaire. Jacques Mesrine méritait beaucoup mieux.
Ce film est assez sympathique à regarder cinématographiquement parlant. Par contre pour ceux qui s'attache au coté historique des faits c'est une totale hérésie ..... Je comprend que pour le cinéma on a besoin d'adapter mais de la a changer des choses sans raison ... Bref note moyenne car il reste néanmoins regardable.
Avec ce deuxième volet qui clôt la saga « Mesrine », Jean-François Richet explore les années soixante-dix qui ont vu la célébrité de Mesrine atteindre son sommet, avec des braquages et des évasions très spectaculaires. On y découvre un homme toujours aussi chatouilleux sur son honneur et en recherche d’une gloire médiatique. Contrairement au premier volet qui narrait son basculement dans le crime, ce deuxième volet montre un Mesrine fanfaron qui comme la séquence du tribunal sait avec humour charmer son auditoire. Toujours entouré de femme il passe pourtant une grande partie de ces années avec la même femme. Si ces évasions sont souvent réussies, ces coups le sont souvent moins, comme durant l’épisode de la rivière après le braquage du Casino de Deauville. Ce qui frappe dans la personnalité de Mesrine c’est sa lucidité sur le sort qui l’attend, abattu par la police, et qui tranche avec ces visées un peu grandioses sur la ruine du système (capitaliste et surtout judiciaire) qu’il comptait mener. Le casting de la seconde partie du diptyque est toujours aussi riche avec l’apparition pour portraiturer ses complices et ses compagnes : Mathieu Amalric, Ludivine Sagnier, Samuel Le Bihan, Gérard Lanvin ou encore dans le rôle du mythique commissaire Broussard un Olivier Gourmet parfait. Mais c’est encore Vincent Cassel qui offre la plus belle prestation avec un Mesrine plus vrai que nature. Bref un second volet encore plus réussi que le premier et qui valait l’attente. À voir ne serait-ce que pour la légendaire souricière qui a amené la mort du criminel.
Après l'excellente surprise de Mesrine premier du nom, on peut être déçu de la deuxième partie. Le film change radicalement de ton pour une atmosphère privilégiant la politisation du personnage au lieu de continuer sa voie sur un rythme soutenu et un suspense de dingue. Pourtant, il y avait de quoi faire (enquête policière, battue) et on se permet de se demander si les deux heures précédentes sont véritablement nécessaires pour ce résultat. Le premier quart est cependant très accrocheur, avant un essoufflement qui succède à une dernière pointe d'énergie en conclusion. Vincent Cassel est toujours admirable et la musique de Beltrami entrainante. L’Ennemi Public n°1 n'a pas la puissance sèche de « l'Instinct de Mort » et laisse donc un goût d'inachevé... sans démériter !
L'Ennemi public n° 1 apparaît plus pondéré, plus réfléchi. Ce souci de prendre la mesure politique et historique du personnage se paie d'une baisse d'énergie et de quelques fausses notes qui empêchent le film d'atteindre l'ivresse à laquelle parvenait son prédécesseur, sans pour autant démériter.
Film tout aussi percutant que le premier volet, je pense que si les 2 parties auraient été réuni en un film de 4h, celui ci n'aurai pas été ennuyeux.C'est dire l'efficacité et l'impacte que Richet fait ressortir d'une histoire, parmi tant d'autre, mais malgré tout bouleversante et filmé d'une façon original.Cassel encore une fois nous prouve par son talent qu'il est l'un des meilleurs acteurs français de cette décennie.Encore bravo pour le casting trié sur le volet(a nouveau) et cette grande Oeuvre qui fait de Mesrine un grand nom dans l'histoire du banditisme français!
Très très bon film, mais moins bon que le premier par un léger manque de rythme.. Toujours aussi bien mis en scène et interprété le film a une dimension un peu plus épique que le premier, pour tomber dans la déchéance et la chute d'un voyou hors du commun. Les dialogues sont excellents, le jeu d'acteur toujours aussi parfait et la morale est implacable ! A voir absolument...
Déjà; j'adore la B.O ! Hop ça c'est dit ! Pour la suite, je suis beaucoup moins enthousiaste. Cette deuxième partie est très ennuyeuse. Et la chose la plus catastrophique de cette suite; Jean-Francois Richet a transformé le personnage de Mesrine, qui était tueur, en un héros symbolique du cinéma. C'est limite honteux ! Non; c'est même très honteux ! Pourtant la première partie : "L'Instinct de mort", reste excellente et confiante dans son point de vue cinématographique qui a été pris au réel (vraiment vrai). Dommage pour cette deuxième partie : "L' Ennemi public n°1" ! Ou devrais-je dire... "L' Héros public n°1" !... A en voir la mise en scène qui le démontre excellemment ! C'est loupé !
Le premier volet racontait les années d'apprentissage. La stratégie. Avec ce second, Richet met en scène avec une énergie accrue les années de "guerre" livrée par l'ennemi public, devenu aussi une "bête" médiatique. Puissant. A ne manquer sous aucuns prétextes !
Le deuxième épisode se termine là où commençait le premier (on ne peut pas m'accuser de spoiler, la mort de Mesrine n'étant un secret pour personne), sauf que cette fois, l'épisode qui va de la sortie de Mesrine et de Sylvia de leur planque de la rue Belliard jusqu'au guet-apens de la Place Clignancourt est filmé du point de vue des hommes de la BRB de Broussard et de l'OCRB d'Aimé-Blanc.
Pas étonnant que Jean-François Richet ait ainsi procédé à une répétition en boucle, car il n'a fait après tout qu'imiter son modèle : malgré son indéniable créativité, Jacques Mesrine a souvent reproduit les mêmes actes dans sa "carrière" : l'évasion, l'enlèvement d'un vieil homme pour une rançon, l'interview provocatrice, jusqu'au double braquage improvisé, boucle dans la boucle, figure inventée au Canada et renouvelé à Paris avec Ardouin, qui lui même succède à Ferreira et Mercier, et précède Besse.
Cette tendance à la redondance a certainement posé un problème à Richet, et plus particulièrement pour ce deuxième épisode qui est à la fois plus long (de 17 minutes) et plus reserré dans le temps (de 1973 à 1979) et dans l'espace (pas de virée en Algérie, en Espagne ou au Canada, tout se passe en France). Dans la première moitié de "L'Ennemi public N°1", braquages, courses poursuites, fusillades et carambolages s'enchaînent, et ce n'est que grâce au brio de Richet pour filmer ces scènes à l'hollywoodienne (même si les R12 et les 204 sont moins glamours que des Ford Gran Torino ou des Mustang) que l'on ne sombre pas dans l'ennui.
Les qualités soulignées dans "L'Instinct de mort" sont bien présentes dans la deuxième partie : indéniable sens du rythme, puissance de l'interprétation de Vincent Cassel, et absence de complaisance au-delà de la fascination. Pourtant, la mayonnaise ne prend pas toujours, la faute sans doute à un manque de choix clair dans la tonalité, entre comique dérisoire et fresque épique. Dans son ambivalence devant son personnage, le réalisateur finit par exagérer et sa dimension héroïque, entre Mandrin et Robin des Bois, et sa dimension dérisoire, notamment quand il se met à flirter avec les thèses ultra-gauche de son nouvel ami Charlie Bauer.
Celui-ci, joué par un Gérard Lanvin à l'accent pagnolesque, le conduit au pire épisode de la longue cavale de l'ennemi public N°1, celle de l'enlèvement du "journaliste" du torchon d'extrême-droite Minute (celui la même que Desproges qualifiait de sartrien, puisque "pour moins de dix balles, vous avez à la fois La Nausée et Les Mains Sales"), Jacques Tillier, laissé pour mort avec trois balles dans la peau.
Cette mesrinisation de l'ensemble du film se diffuse aussi à toute la distribution, transformée en gang des postiches : un Olivier Gourmet aminci avec le collier de barbe de Broussard, un Samuel Le Bihan empâté avec les rouflaquettes de Michel Ardouin, dit "le Porte-Avion" pour la puissance de son armement, ou une Ludivine Sagnier à la perruque rousse. Seul Mathieu Amalric échappe à ce relookage plastique trop pesant et incarne un François Besse rabat-joie très convaincant.
Malgré ces réserves, "L'Ennemi public N°1" se laisse regarder sans déplaisir, grâce à un montage nerveux, et à la précision documentaire de certains épisodes oubliés, comme la tirade de Mesrine à son procès où pour démontrer la corruption de la justice et de la pénitenciaire, il exhibe la clef de ses menottes achetée pour 300 000 anciens francs. Moins épuré, moins tendu que le premier, il déçoit un peu l'attente, tout en ne faisant quand même pas regretter d'être allé au bout du cycle consacré à celui que le producteur Thomas Langman qualifie de dernier des gangsters français.
Deuxième partie plus âpre et plus violente de ce biopic sur Mesrine avec une évolution flagrante du personnage qui recherche avant tout la célébrité et se trouve de plus en plus attiré par les médias, il se contrôle également de moins en moins et ses pétages de plomb se font toujours plus nombreux. Un parallèle apparaît également succinctement à plusieurs reprises concernant le système corrompu, trop court pour être vraiment intéressant. On se demande quand même ce que serait devenu Mesrine s'il avait mit son intelligence au service de causes justes ... Un ultime épisode plus tourné vers l'action et la cavale ( avec ce don pour le déguisement ) de l'ennemi public numéro 1 un peu en dessous du premier mais quand même très bon et à l'interprétation toujours exceptionnelle de Cassel mais aussi de Gourmet et d'Amalric notamment. À noter une fin très intense malgré le dénouement connu d'avance.
Un très bon biopic. On ne boude pas son plaisir comme dirait l'autre. Tout y est : de bons acteurs, un bon réalisateur nous offrant une bonne réalisation, de l'action. Bref un bon film. Seul petit mauvais point, à mon avis, c'est un petit trop, disons, chronologique, les événements s'enchaînent, sans qu'il y ait vraiment un fil rouge dans tout ça. Mais bon, ne chipotons pas. C'est un très bon film.