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kray
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5,0
Publiée le 18 août 2009
Lorsque l'on sait qu'il s'agit là de l'un des tous meilleurs films de john ford, on peut s'épargner une critique , puisque l'on a tout dit ! Sérieusement , la prisonnière du désert est un classique indémodable, avec un " duke " exemplaire comme toujours avec ford.
Un excellent Ford qui essaye d'ouvrir le genre, avec un héros plus anti qu'héroïque ! La musique est sympathique mais comme l'avait Leone, c'est la musique qui a tué les plus beaux westerns, et je pense qu'elle l'a tué sur celui-ci. Esthetiquement génial, avec de bons acteurs, une intrigue pas assez creusé, avec une musique vieillissante, le film reste très bon. Mais en 1965, Les Sept Mercenaires étaient déjà passés dans cette phase d'anti-héros, dans cette phase qui consistait à avoir un véritable western, réaliste, vrai, humain, psychologique et donc du crepuscule du western "classique". Leone allait suivre, comme Peckinpah. Ford aussi allait s'y mettre avec le grand l'Homme qui tua Liberty Valence et la Conquête de l'Ouest.
Pourquoi aimons-nous ce film ? Pour de multiples raisons. Pour le personnage de John Wayne d'une noirceur impressionnante, raciste et réactionnaire. Et justement grâce à ce personnage, tout le talent d'acteur de John Wayne s'exprime. Il y a quelques plans de John Ford sur son visage, où il ne parle pas, mais c'est uniquement son visage et son expression, avec son regard, qu'il fait passer une noirceur insondable. Pourquoi aimons-nous ce film ? Pour une multitude de plans référentiels. Par exemple la porte qui s'ouvre au début du film avec la caméra à l'intérieur et la porte dans le noir et à l'arrière-plan les décors du désert, puis la caméra avance. Il y a aussi le même plan symétrique à la fin avec la porte qui se ferme pour terminer le film. Pour les plans où un personnage jette quelque chose à l'autre, en général à John Wayne, avec ou pas un plan de coupe au milieu: une gourde lancée, un chapeau. Des plans que l'on ne voit jamais habituellement. Pourquoi aimons-nous ce film ? Car le film décrit, même si c'est complètement faut historiquement, la Vallée de la Mort avec la vie de ses pionniers qui vivent au milieu des Indiens (hostiles bien sûr) et qui essaient créer une communauté et de vivre dans ce nouveau pays comme le dit un des personnages. Ce qui donne des scènes de vie de la communauté qu'adore John Ford et qui ne datent pas trop le film. Pourquoi aimons-nous ce film ? Parce que bien que le film soit une immense tragédie et conte le parcours sombre de personnages à la recherche sur plusieurs années d'un enfant enlevé par les Indiens, il contient quelques petits éléments de comédie et que ceux-ci ne sont pas trop datés et ont assez peu vieilli. Contrairement à certains autres films de John Ford ou d'Howard Hawks dont la constituante comique est par moment ridicule maintenant. Pourquoi aimons-nous ce film ? C'est pour la photographie magnifique et le format presque 16/9 utilisé qui mettent en valeur de magnifiques décors, c'est-à-dire la Vallée de la Mort aux USA of America. Néanmoins il faut reconnaître que sur le plan cinégénique c'est parfait.
Le western familial qui ne commence pas forcément de façon très gaie mais qui finit bien. Il ravira aussi bien les amateurs d'histoires d'amour, ceux qui aiment le choc des hormones ou encore les fans de horse-movies. Consensuel donc, mais en revanche loin d'être palpitant. Il n'y a pas à proprement parler d'enquête, les deux héros jouent tantôt du flingue tantôt de la bourse pour suivre les indiens, mais c'est bien trop linéaire. Le dénouement est couru d'avance. Le vrai atout du film est selon moi l'humour, en particulier avec le personnage du révérend. Le passage du mariage est un pur bonheur cinématographique. Le reste par contre, bof.
Personnages anodins, script inégal, réalisation sans génie : il n'y a pas grand chose à retenir de ce western qui n'atteint aucunement la force épique à laquelle il aspirait. N.Wood, la bande-sonore sauvent l'honneur.
Assez déçue par ce western soi-disant "culte". Bien sûr l'aspect "méchants indiens vs gentils cowboys" n'est pas surprenant dans un film de ce genre mais il fait grincer des dents ici tant ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère! Les protagonistes présentés comme des hommes forts et "couillus", endurcis par la vie dans le Far West sont plus exaspérants qu'héroïques, même si leur caractère odieux peut être source d'humour. Un autre problème dans ce film est la gestion du temps: l'histoire est sensée se dérouler sur 5 ans et heureusement que c'est dit explicitement dans les dialogues parce qu'autrement c'est dur de s'en rendre compte. Reste de très beaux paysages, mais ça fait un peu léger quand même.
Sublime...Pas de meilleur qualificatif. Un chef-d'œuvre que dire de plus! Que la réalisation touche au sublime, au remarquable, que John Wayne a une présence charismatique inoubliable et que Natalie Wood est telle une déesse au centre de l'imaginaire et du réelle? Oui...
Une homme revenu de la guerre civil va se lancer à la recherche de sa nièce seule rescapé d'une attaque d'indiens. Ford ne montre pas John Wayne comme le héros de l'Amérique comme dans ses autres westerns mais il montre l'aveuglement d'un homme dans la vengeance. Ford film comme à son habitude de magnifiques décors et le discours du métrage passe,mais il manque tout de même plus d’âmes aux personnages pour en faire un film du niveau de Rio Bravo.
Western surfait et très daté comme beaucoup de films de John Ford. On ne compte plus les invraisemblances et, surtout, la propension à mêler drame et humour à la sauce Américaine des fifties gâche tout. Seul intérêt : John Wayne dans un rôle cynique et trouble. Quant à la pauvre Nathalie Wood, elle est cantonnée dans un rôle ridicule.
Un western immanquable, sublimé par la mise en scène de John Ford, mettant en avant les sublimes paysages de Monument Valley et un héros pas respectable à la Han Solo évitant ainsi certains clichés liés au genre. Pas un temps mort dans cette quête se déroulant sur des années, La Prisonnière du Desert est un formidable film d'aventure à la dimension humaine indéniable. Un immense classique.
Un grand classique du western.Des sentiments familiaux, des enfants, un chien, la base du film américain.Mais il y a le reste, une magnifique photo, de supers décors naturels, désert, neige, bisons, indiens. Un grand film d'aventures qui n'a pas vieilli.
La Prisonnière du Désert de John Ford, grand classique du western, est l'archétype du western classique que je n'apprécie guère : des Indiens méchants et sous-développés (joués par des acteurs blancs peinturlurés), des femmes réduites en soupirantes voir a traiter comme des enfants, John Wayne le républicain pur jus... Ok il faut remettre ce genre de film dans leur contexte mais cela a du mal à passer pour moi. Le scénario est également très classique, sans surprise. Malgré la belle mise en scène fordienne, je suis resté peu satisfait du film alors même qu'il est culte dans le genre western si important dans ma proto-cinéphilie.
Pour ma 100ème critique j’ai choisis la prisonnière de désert. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce film est un chef d’œuvre et plus particulièrement pour John Wayne. Ce dernier habituer aux rôles de héros pleins de vertus est dans ce film antipathique à souhait, méprisant les indiens comme jamais, tuant des bisons plus que de raison, il livre dans ce film une performance exceptionnelle en cowboy désabusé et vengeur. Rarement il n’aura été aussi bien dirigé par un John Ford très inspiré, qui film cette chasse à l’Homme avec une maestria incomparable. Les décors sont évidemment majestueux, le scénario parfait et les seconds rôles parfaitement dans le ton. Il me faut bien évidemment parler de la scène finale, que John Ford met en scène de manière très théâtrale et qui restera pour moi un somment du western classique et qui range définitivement John Wayne au rang des légendes du cinéma. Somptueux !