4722 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
200 critiques spectateurs
5
74 critiques
4
61 critiques
3
31 critiques
2
25 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
TCovert
102 abonnés
383 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 9 juin 2010
N'étant pas particulièrement attiré par les films de Ford, je souhaitais tout de même voir The Searchers vu le nombre de fois où je l'ai entendu cité et référencé. Loin du chef-d'oeuvre absolu promis ce film majeur de Ford est tout de même un très bon western qui brille notamment par sa beauté visuelle et son scénario. Wayne de son côté assure dans un rôle rare de salaud et le reste du casting me semble correcte sauf le jeu du compagnon de Wayne dans le film qui surjoue la plupart des scènes dramatiques. On regrettera, comme souvent chez Ford, l'absence d'une bande originale mémorable même si Max Steiner est à la baguette. On regrettera aussi les erreurs flagrantes dans certaines scènes ainsi que le tournage injustifié de certaines scènes en studio... Cependant The Searchers reste un grand film qui permet de mieux comprendre le cinéma de Ford et qui se doit d'être vu par les amateurs de western.
Le western américain a la faculté d’offrir au cinéma l’équivalent de l’épopée littéraire. Genre de prédilection de John Ford, le western prend tantôt une allure mineure («Wagon Master» (USA, 1950)) tantôt une grandeur épique («Stagecoach» (USA, 1939)). «The Searchers» (USA, 1956), œuvre pilier dans le cinéma fordien, est l’apogée de l’aventure romanesque. La quête du Paradis perdu, thème essentiel de John Ford, se décline là sous la forme d’une poursuite incessante. Ethan Edwards (John Wayne), ancien combattant de la guerre de Sécession, voit la famille de son frère massacrée par un groupe d’indien rebelle. La partialité cathartique du film expose davantage les indiens comme une horde sauvage que comme une tribu révoltée. Seules les deux nièces d’Ethan survivent. D’une longue recherche sous la tutelle d’une chasse raciale, Ford réalise une œuvre aussi belle qu’elle est fougueuse. La technique engagée sur le tournage, en l’occurrence le VistaVision, n’y est pas indifférente. Large étendue des plaines, chaleur pudique des couleurs, c’est un délice léché qui caractérise les images. Le charme est d’autant plus exquis qu’il érige la poursuite en un fabuleux récit. Oserions-nous imaginer que «L’Odyssée» d’Homére eût été conté en prose ? Il repose là du même ressort. L’élégance des images de Ford n’a d’égal que la beauté du récit. «The Searchers» est à tort blâmé pour son racisme. Certes, la haine du personnage de Wayne meut la poursuite, mais elle est in fine cicatrisée par une réminiscence magnifique. Quand Ethan Edwards soulève sa nièce devenue femme, c’est l’écho du même geste tendre de l’introduction. C’est sur cette incroyable prépotence de la famille, la capacité que Ford a de nous lier à la famille d’Ethan que repose l’affect du film. Grande épopée chevaleresque, «The Searchers», sans conteste un des plus beaux films de Ford, fournit la base de la violence du cinéma américain contemporain mais aussi élève le western au rang de genre épique suprême.
Considèré comme l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma depuis sa sortie en 56, comment appréhender ce film aujourd’hui ? Ce fut hier ma propre expérience : première vision du film. Alors ? Alors, bilan mitigé. Du mauvais côté du manche, pas mal de naïveté dans l’écriture et l’interprétation des personnages, peu de vraisemblance ( censé se dérouler sur au moins 7 ans, on a peine à croire à ce long roadmovie de deux cowboys dont la chemise reste quasi impeccable malgré les batailles, les nuits à la belle étoile et le temps qui passe) Je passe sous silence le racisme primaire, et le sort réservé aux femmes , il faut replacer le film dans les codes de son époque. Du bon côté : des images sublimes de Monument Valley, un John Wayne beaucoup plus subtil qu on ne l’imagine , dans un personnage finalement complexe et attachant, et surtout des cadres d’une immense beauté. Magnifiques plans d’Encadrement de portes qui marquent la frontière entre le douillet home sweet home et la sauvagerie externe, dont l’un clôturé superbement le film. Pas de bouleversement donc mais du respect pour cette œuvre qui a son époque a du être une sacrée claque visuelle et peut être le début du Riad movie et la sublimation du poor lonesome cowboy. Film mythique donc.
Un Western américain culte, oeuvre celebre a la mise en scene charmante et au casting tres plaisant ! John Wayne est parfait, ainsi que Natalie Wood ou encore Ward Bond, les décors sont spendides et parfaitement mis en valeur par un technicolor tres agréable.. Une bande-originale trop présente, mais tout de même belle, bref, "La Prisonniere Du Desert" est un tres grand film, au scenario magistral, mais qui s'avere malheureusement être parfois ennuyeux et trop théatral en certains points. Il n'en est pas moins un film de qualité, bien dans son époque, et tres interessant.
Pour faire simple, il existe deux grands types de westerns. Les premiers sont humanistes et véhiculent des valeurs et des principes, les seconds se concentrent sur l'action en obéissant aux codes du genre et généralement évacuent la psychologie des personnages. « La prisonnière du désert » fait partie des premiers. Il s'agit d'un chef d'œuvre intemporel, complexe et ambigu qui ne donne la part belle ni aux Blanc, ni aux Indiens. Il ne s'agit pas d'une question de peau mais de personnalité. John Wayne dans un rôle de raciste violent est grandiose. La confrontation avec Nathalie Wood est un moment de tension intense. Mais le cow-boy, qui n'ira pas au bout de sa logique « haineuse et meurtrière », restera le même. La temporalité du film est longue, une sorte de quête du Graal, et les espaces naturels majestueux. Un film qui beaucoup de matière à s'interroger sur la nature de l'homme. Incontournable. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Un des plus beaux westerns, donc un des plus beaux films de l'histoire de cinéma. Réflexion sur la violence, c'est surtout la quête de toute une vie mais aussi du cinéma en mouvement, un des premiers road-movies, dont les décors grandioses sont, notamment, ceux de Monument Valley. L'oeuvre fourmille de plans saisissants comme celui où les deux chercheurs reconnaissent la jeune femme qui montre les scalps glanés par le chef Commanche ou celui où cette même indienne est soulevée par son oncle, à la fin du récit, et où elle se blottit contre lui, rassurée par son accueil.
Avec un titre pareil, le réalisateur aurait aussi pu montrer ce que vivait cette prisonnière au sein des Comanches or on l'ignore totalement. Tout tourne autour de la recherche de Déborah. Ce western classique magnifiquement filmé nous montre un héros en la personne de John Wayne qui s'avère pas très sympathique finalement. spoiler: En effet, il crève les yeux d'un mort indien, tue des bisons gratuitement pour que les Comanches ne s'en nourrissent pas, scalpe le chef Eclair et tente de tirer sur la captive blanche. Tout cela est réaliste car c'est ainsi que se sont comportés beaucoup de blancs dans l'Ouest, au 19ème siècle. Cependant,l'histoire est un peu superficielle et c'est dommage.
Habité par la haine, JW est déterminé à venger sa famille et il mène sa bande de "pisteurs"avec conviction. Les grands espaces, la force virile au service de la fragilité féminine. Dans ces films la dualité est bien marquée. L'homme doit protéger sa belle. Il y a une tension bien marquée dans le déroulement du film, qui se relâche dans certaines scènes moins marquées mais qui garde son efficacité jusqu'au sauvetage final, il faut l'avouer un peu léger par rapport au reste.
John Ford réalise un western virtuose, impressionnant par sa beauté visuelle accentuée par le Technicolor, et sa puissance dramatique dans laquelle excelle un John Wayne déterminé à venger sa famille et retrouver sa nièce kidnappée par les indiens. La quintessence du western.
Un western fascinant, on comprend là tout le mythe de l'Ouest américain, filmé ici avec amour, en technicolor, ces paysages sont d'une grande beauté. The Searchers est un monument du Cinéma, même si le style et les propos de ce film paraissent très datés aujourd'hui. La mise en scène est belle et soignée et les acteurs sont charismatiques.
Généralement j’aime les westerns pour leur tension, générer un moment où tu sens que ça peut exploser, ou du moins se décanter, et là il n’y rien de tout ça, c’est ce qui m’a manqué et c’est ce qui me manque dans ce genre de western en particulier, sans doute pour ça que je reste plus ou moins insensible au pendant américain, trop psychologique, trop classique. Le salut vient des personnages, notamment John Wayne tout du long en anti-héros flegmatique ou le couple qui se retrouve vers la fin, disons que la dernière demi heure m’a convaincu parce qu’il n’y a pas vraiment de morale, et réussit toutefois à être percutant, tout en étant remarquablement bien filmé. Mitigé.
Un bon western qui a certes un peu vieilli, mais qui fonctionne bien. John Wayne y est a son aise et en fait juste ce qu'il faut. L'image est magnifique et on pardonnera à John Ford de vouloir nous faire croire que les célèbre pics de Moutain Valley se trouvent au Texas. Les personnages sont bien campés, les chevauchées et batailles très bien filmées. Il reste une vision typique des années 50, celle un peu surannée, de l'indien forcément fier et inutilement sanguinaire, de la femme restreinte aux taches domestiques, de l'armée disciplinée et salvatrice et du héros solitaire qui sait tout et a toujours raison. Le film est sans doute un peu long, mais abstraction faite de notre vision actuelle du monde, beaucoup plus nuancée, c'est quand même un petit bijou
Encore un John Ford qui traverse le temps avec une certaine vitalité. Evidemment, que « La prisonnière du désert » a pris quelques rides mais ce sont de belles rides. Il en est des gens comme des films, certains vieillissent mal, voûtés, victimes d’une vie difficile, d’autres vieillissent avec élégance, droits au point de s’interroger sur leur âge. John Wayne interprète un Ethan Edwards tenace et raciste que John Ford parvient à déraidir par petites touches.
Je retiendrai surtout la composition artistique du film : elle est de toute beauté. John Ford filme Monument Valley comme personne, et surtout, il se sert de l’encadrement des portes pour cadrer des plans somptueux fait de contraste ombres et lumières jouant aussi avec la silhouette de John Wayne. Allez, je me plais à exagérer : voilà un film qui aurait sa place au Louvre !
Tous les ingrédients du cinéma fordien sont réunis dans ce qui restera le sommet de sa carrière. Avec un sens aigu du romanesque, le cinéaste signe une œuvre dense, émouvante et non dépourvu d’humour malgré la gravité de son sujet. Filmé dans de sublimes décors naturels magnifiés par une réalisation toujours aussi exquise de la part du réalisateur « La Prisonnière du désert » offre aussi un superbe rôle à l’acteur John Wayne campant un personnage plus ombrageux et ambigu qu’à l’accoutumé. Un long-métrage au style lyrique et flamboyant qui restera comme l’un des westerns classiques les plus mémorables de l’âge d’or du genre.