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5,0
Publiée le 2 octobre 2025
S'ils semblent être toujours pareils, au niveau de l'histoire, les westerns n'en ont pas moins leur originalitè, donnèe ici par le « Duke » et surtout par John Ford qui stigmatisait l'attitude des Blancs à l'ègard des Indiens. A celui-ci sont dus les morceaux de bravoure, vèritables prouesses techniques : l'intro qui nous fait dèvoiler la majestè et la solitude sauvage de Monument Valley, la longue traque pour essayer de retrouver par tous les temps la jeune Natalie Wood...Bref, il est très difficile de parler d'une oeuvre aussi admirable et il n'est pas exagèrè de dire que "The Searchers" (1956) est l'un des plus grands films qui soient. Et tant pis si cette lègendaire « prisonnière du dèsert » passe juste derrière le mythique "Rio Bravo" (1959)...
Une attaque d'indiens, une famille décimée, et deux membres de cette famille qui décident d'aller sauver une des filles, enlevée. On pense avoir affaire à une histoire de vengeance, avec les bons poursuivants les mauvais, mais immédiatement l'ambiguité et toute la nuance du film apparaissent. Les deux poursuivants sont forts différents, dans leur façon de penser et leurs motivations. Le jeune, plein de bonne volonté mais insouciant, souhaite juste sauver sa cousine. Il refusera de quitter cette chasse pour une femme pourtant on ne peut plus charmante (les deux séquences sur ce couple sont absolument géniales, et très drôles). Le vieux Wayne, raciste convaincu, veut appliquer froidement la loi du talion et ne cache pas qu'il pense tuer la jeune fille une fois retrouvée, souillée par la culture indienne. Car on déchante très vite, dans un réalisme inhabituel dans le western, dans cette poursuite. Le Grand ouest est immense, il est très difficile de retrouver les traces de cette tribu commanche. La poursuite dure des années et la jeune fille vieillit dans la tribu indienne. Pendant ces années, les deux poursuivants tissent une relation forte et découvrent la culture indienne et le monde qui évolue, remettant ainsi en question leurs certitudes... Les retrouvailles mettent en lumière la grande complexité des personnages, et le final, qui semble être naïf, est surtout pertinent, et ô combien d'actualité, la jeune femme de retour chez les blancs s'y trouvant moins bien considérée (malgré le statut des femmes chez les indiens, peu flatteur), sujette au mépris et à l'intolérance, et provoquant ainsi le dégoût de Wayne devant une réaction aussi puérile. Le film est magnifique, très fort et intelligent, et est également une source de grand plaisir, à voir et à revoir. Le meilleur western jamais tourné.
De tout les westerns réalisés par John Ford, "La Prisonnière du désert" restera comme son chef d'oeuvre ultime qui non seulement est très représentatif de sa carrière mais fait aussi partie des incontournables du cinéma américain. Fresque épique à travers un Ouest américain mélancolique et sublime, le film de Ford est un western, un vrai et si l'on ne devait en retenir qu'un, ce serait celui-là. Alternant les moments de pures tragédies et d'autres beaucoup plus légers, le film rassemble tout les clichés du Far-West pour livrer une oeuvre ultime et inégalable. Parcourant tout le Sud-Ouest des Etats-Unis à la recherche de sa nièce, John Waybe incarne un cow-boy froid et lucide, ressemblant plus à un personnage leonien qu'à un cow-boy brave et courageux. Ford livre au final une image assez peu reluisante de l'Ouest. La vie est difficile, le racisme est omniprésent et les héros n'existent pas. La quête que suit Ethan (John Wayne), n'est en fait qu'un combat contre lui-même, contre ses préjugés et contre sa nature. Ce combat, il le gagnera dans un final certes assez naïf mais terminant cette oeuvre en beauté. Un film légendaire où chaque second rôle est fouillé et où l'aventure, la vengeance, la haine et l'amour ne font qu'un.
Le western américain a la faculté d’offrir au cinéma l’équivalent de l’épopée littéraire. Genre de prédilection de John Ford, le western prend tantôt une allure mineure («Wagon Master» (USA, 1950)) tantôt une grandeur épique («Stagecoach» (USA, 1939)). «The Searchers» (USA, 1956), œuvre pilier dans le cinéma fordien, est l’apogée de l’aventure romanesque. La quête du Paradis perdu, thème essentiel de John Ford, se décline là sous la forme d’une poursuite incessante. Ethan Edwards (John Wayne), ancien combattant de la guerre de Sécession, voit la famille de son frère massacrée par un groupe d’indien rebelle. La partialité cathartique du film expose davantage les indiens comme une horde sauvage que comme une tribu révoltée. Seules les deux nièces d’Ethan survivent. D’une longue recherche sous la tutelle d’une chasse raciale, Ford réalise une œuvre aussi belle qu’elle est fougueuse. La technique engagée sur le tournage, en l’occurrence le VistaVision, n’y est pas indifférente. Large étendue des plaines, chaleur pudique des couleurs, c’est un délice léché qui caractérise les images. Le charme est d’autant plus exquis qu’il érige la poursuite en un fabuleux récit. Oserions-nous imaginer que «L’Odyssée» d’Homére eût été conté en prose ? Il repose là du même ressort. L’élégance des images de Ford n’a d’égal que la beauté du récit. «The Searchers» est à tort blâmé pour son racisme. Certes, la haine du personnage de Wayne meut la poursuite, mais elle est in fine cicatrisée par une réminiscence magnifique. Quand Ethan Edwards soulève sa nièce devenue femme, c’est l’écho du même geste tendre de l’introduction. C’est sur cette incroyable prépotence de la famille, la capacité que Ford a de nous lier à la famille d’Ethan que repose l’affect du film. Grande épopée chevaleresque, «The Searchers», sans conteste un des plus beaux films de Ford, fournit la base de la violence du cinéma américain contemporain mais aussi élève le western au rang de genre épique suprême.
La Prisonnière Du Désert est un grand western à l’ancienne comme on les aime. Dans les contrées arides voire neigeuse de Monument Valley, on trouve un certain plaisir à voir évoluer John Wayne assisté de Jeffrey Hunter rechercher par tous les moyens sa nièce enlevée par les méchants indiens dans son enfance. Durant ce périple, John Wayne et son acolyte sont confrontés à des situations tantôt pathétiques tantôt comique (on se surprend à se fendre la poire) jusqu’à ce qu’il la retrouve chez un chef indien où une charge héroïque la délivrera et où ce bon vieux John décidera de ne plus la tuer et où un magnifique plan final accentue la solitude du héros et son goût pour les causes perdues. Mais sous ce scénario simple se révèle une intrigue beaucoup plus complexe qu’elle n’y parait. En effet, le film évoque la famille, les différentes cultures et des éléments tel un curieux parallélisme entre John Wayne et son ennemi donne une profondeur beaucoup plus grande à la dimension du film, voila pourquoi va falloir que je le revois sous cet angle pour mieux en apprécier l’essence. Mais pour le moment j’y voit un western classique à la sauce John Ford qui se laisse regarder avec bonheur mais qui à vieillit quelque peu.
Après la guerre de Sécession, Ethan revient au ranch familial. Après un raid comanche, il décide de retrouver sa jeune nièce, kidnapée par les Indiens... Il y a des films que l'on regarde toujours avec un immense plaisir et " The Searchers " en fait évidemment partie. L'histoire est magistrale, mais ce que l'on retient surtout c'est la mise en scène parfaite d'un John Ford en totale alchimie avec son sujet. Le réalisateur nous propose des séquences fabuleuses, notamment en ce qui concerne la bataille finale avec les indiens qui se terminera comme un vrai massacre, ou encore le fameux plan dans la tente du chef comanche où l'on aperçoit pour la première fois Natalie Wood. Au niveau du casting, on retrouve un John Wayne absolument parfait dans le rôle d'Ethan, un être à la fois solitaire, bien mystérieux, qui possède une haine assez intense concernant les Indiens, et qui verra son opposition avec Jeffrey Hunter ( qui joue le rôle de son neveu ) être assez violente pendant une bonne partie du récit. Le reste de la distribution est composé d'autres comédiens méga talentueux, à savoir Vera Miles ( bien émouvante dans le rôle de la petite amie de Jeffrey Hunter ) , Natalie Wood ( qui possède un personnage qui apparait finalement très peu dans le film ), Henry Brandon ( mémorable dans le rôle de Scar, le chef comanche ) ou encore Harry Carey Jr, Ken Curtis et Ward Bond, trois acteurs qui sont des habitués de la filmographie du cinéaste. Tout est donc réunis pour passer un inoubliable moment de cinéma, d'autant que la partiton de Max Steiner est d'une grande finesse et que la somptueuse photographie en Technicolor donne un charme incroyable à Monument Valley, qui n'a sans doute jamais été aussi bien filmée au cinéma. Il s'agit donc du chef d'oeuvre absolu de John Ford et que je me lassera jamais de revoir.
Tourné dans les décors naturels de Monument Valley, sur une histoire simple (la recherche d'une jeune femme pendant plusieurs années), John Ford signe son premier film pessimiste centré autour d'un personnage solitaire et ambigu, admirablement interprété par John Wayne (acteur dont je ne suis pas fan du tout). A noter la splendide scène d'ouverture du film. L'Indispensable de l'oeuvre fordienne et l'un des plus films de tous les temps. JOHN FORD IS GREAT.
Attention chef-d'oeuvre ! Tout dans ce film est dans la nuance. Il n'y a ni bons ni méchants, justes des être humains dont certains sont aveuglés par une vengeance incensée et tout sauf nécessaire. Les interprètes principaux sont fabuleux et la mise en scène fantastique. A voir absolument sur grand écran, c'est là où le film acquiert une dimension supplémentaire. A voir absolument quand on aime le cinéma.
Si l'histoire est censée se dérouler au Texas, le réalisateur met en valeur le désormais célèbre Monument Valley qui n'aura jamais été aussi majestueux et iconique. Le site est filmé comme un protagoniste parmi les autres comme une peinture éblouissante de beauté, sauvage et infini magnifiquement mis en image et en lumière par l'usage des procédés Cinemascope et Technicolor. Le film débute avec un plan-séquence sublime où la caméra part de l'intérieur de la maison et sort en extérieur à la rencontre d'un homme revenu de loin. Un plan qui sera repris à maintes reprises par de nombreux films futurs. Ford signe un film dur, entre histoire forte, action et émotion avec des personnages magnifiquement croqués et écrits dont un John Wayne qui trouve là un de ses cinq meilleurs rôles, il y a aussi le charme juvénile et apeurée de Natalie Wood, la jeunesse énamourée de Vera Miles, le chef Eclair incarné par un Henry Brandon charismatique ou encore l'imposant révérend et texas ranger Ward Bond. Le scénario est d'une rare perfection, surtout pour un western et sert un film qui reste un des 3 meilleurs westerns de tous les temps. A voir, à revoir et à conseiller. Site : Selenie.fr
Ce film est la quintessance du western américain. John Wayne, John Ford, de grands espaces, un scénario en béton armé, une quete , du courage, de l'action ... Si on n'aime pas il ne faut pas regarder de western.
Le western ultime, le plus sombre et le plus beau. Ford s'impose définitivement comme l'un des plus grands maitres du visuel à l'image des premier et dernier plan du film, d'une beauté inégalé. Un chef d'oeuvre absolue.
Je suis partagé entre le choc visuel que représente pour moi ce film et la déception par rapport au scénario. Chaque plan, chaque image est une merveille. Le scénario est lui assez pauvre et sans grande complexité. Les personnages sont très caricaturaux mais ils sont transfigurés par la manière dont Ford les filme. Du coup, il y a pour moi deux histoires: la parlante est sans intérêt, la visuelle est presque parfaite.