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Un visiteur
4,5
Publiée le 14 mai 2012
Voilà du grand, du très grand John Ford, sans doute l’un des meilleurs westerns du duo Ford-John Wayne. Le réalisateur nous lègue un chef-d’œuvre du genre avec des plans séquence extrêmement bien filmés, comme les scènes de début et de fin, à travers la porte. Outre les magnifiques décors naturels de Monument Valley en Arizona, John Ford utilise à merveille les jeux de couleurs, comme les attaques à la tombée de la nuit où les contrastes rendent les combats encore plus violents. Certes, le film n’est pas à la gloire des indiens mais il est basé sur des faits réels. Ward Bond interprète à la fois un savoureux révérend et un capitaine autoritaire de rangers. Quant à John Wayne, il domine le film par sa prestance et un rôle sans faille. Un très grand moment de cinéma.
John Ford signe une œuvre talentueuse et un peu moins classique qu'à l'accoutumé et cela lui réussi. La photographie est admirable, surplombé par un John Wayne, très charismatique!
Il faut déja bien comprendre que c'est un film de 1956, à notre époque ce serait un énorme navet du point de vue des décors. Je n'ai pas trouvé l'histoire si intéréssante, grand fan de western, ce film "culte" m'a assez déçu.
Dans l’histoire du cinéma américain le western fut le genre le plus perpétré par les grands réalisateurs, donnant à John Wayne, le plus célèbre acteur du genre, la carrière la plus importante d’Hollywood. Ce grand classique signé par l’illustre John Ford fait partie des pièces maitresses de ces films. On comprend aisément qu’il ait acquis ce statut d’œuvre culte tant sa mise en scène et ses personnages appartiennent maintenant et à toujours à la vision cinématographique du mythe de la conquête de l’ouest malgré que cette quête vengeresse soit basée sur une intrigue aussi plate que consensuelle. Ses grands espaces désertiques, filmés grâce à de splendides plans larges en Technicolor, servant de champs de batailles entre les courageux soldats et les indiens rebelles ainsi que les personnages, devenus depuis des clichés éculés, tels que le vétéran au caractère trempé, le révérend excessif ou le jeune couple de fermiers sont en effet les éléments clefs de cette épopée romanesque de référence qui offrit d’ailleurs à John Wayne d’incarner un rôle de héros étonnamment antipathique du fait de son racisme envers les Comanches.
C'est peut-être l'un des plus grands westerns du monde. Y est dépeinte l'histoire de la recherche d'une jeune fille, Debbie, enlevée par les indiens dans son jeune âge lors du massacre de sa famille. Plusieurs enjeux y sont soulevés. Tout d'abord, les enjeux de l'honneur et du sang. Ainsi, cette jeune fille, parce qu'elle aura été élevée par les Commanche, sera-t-elle reniée par le personnage de l'oncle Ethan dans son testament, et qui ne considérera jamais Martin, son neveu par adoption, comme un membre de sa famille à cause de ses origines, même si, malgré les apparences, il est son meilleur ami, la personne dont il est le plus proche, en qui il a le plus confiance. Toute impureté, au sens de cet homme jamais atteint dans ses convictions, est indélébile. Et pourtant, après une traque longue de 5 ans, fatigué, n'étant plus aussi sûr de lui, car changé par cette quête quasi-initiatique, il pardonnera, et aimera comme auparavant Debbie, sauvée et ramenée parmi les siens. Au-delà de ce message clairement humaniste s'ajoute aussi la question de l'obstination humaine. Le courage, l'espoir, la ténacité, font vivre, avancer de l'avant. Et comme le montre cette évolution du caractère et de la pensée de Ethan, superbement campé par John Wayne, la persévérance, si obsessionnelle fut-elle amène à de nouveaux états d'âmes, de nouvelles façon de penser, plus distantes mais plus humaines et plus paisibles. John Ford interroge, et dans un final éblouissant de beauté dresse au final un portrait optimiste de l'Homme, qui fait véritablement chaud au cœur. Et pour ce qui est de l'aspect formel du film, c'est proche de la perfection: la mise en scène, la musique, la photographie, les décors naturels de la Monument Valley et ces couleurs chatoyantes sont sublimes. Et ces petites touches d'humour, qui jamais ne font tomber pour autant le film dans le burlesque, sont savoureuses. Il y a peut-être des passages moins denses, moins forts, moins intenses que les autres, mais après tout, ça n'est jamais vraiment dérangeant, tant "La prisonnière du désert" est un grand, beau et émouvant chef-d'œuvre.
La Prisonnière du désert (1956) reste à ce jour l’une des œuvres les plus emblématiques du tandem Ford/Wayne. Adapté du roman homonyme d'Alan Le May (lui-même basé sur une histoire vraie remontant à 1936), l’œuvre de John Ford se démarque sans le moindre mal de tous les autres westerns crépusculaires que le cinéma américain a pu nous offrir. Une quête obsessionnelle, doublé d’un voyage initiatique de plusieurs années sublimées par de somptueux décors (tourné à la fois en intérieur et en extérieur en plein cœur du célèbre Monument Valley), le tout interprété par d’excellents acteurs dont (bien évidemment) la prestation inoubliable de John Wayne aux côtés de Jeffrey Hunter & Natalie Wood, le tout, étant sublimé par l’utilisation du Technicolor.
Un des meilleurs western réussit par John Ford grâce au grand talent de John Wayne. Les paysages de Monument Valley sont magnifiques mais le film se déroulant dans le Texas, le Nouveau-Mexique et d'autres endroits, il aurait été judicieux de montrer d'autres décors.
Un film excellent qui malgré, pour moi, est un peu trop raciste. John Wayne est excellent dans son rôle d'Ethan, un homme qui tout sa famille c'est fait massacrée par les Commanches. On appréciera aussi énormément Natalie Wood malgré qu'elle n'apparaisse en tout et pour tout seulement 15 minutes.
La Prisonnière du Désert est à ce jour l'un des meilleurs film de John Ford, avec John Wayne. Classé 120ème meilleur film sur Allociné, il raconte l'enlèvement d'une fille par des indiens, les "cowboys" s'organisant ensuite pour tenter de la retrouver dans leur quête de vengeance. Bien que je ne sois pas fana des westerns, je dois avouer que celui-ci a tout de même quelques qualités. Toutefois, je n'y ai pas adhéré plus que cela.
"La prisonnière du désert" est probablement l'un de mes premiers coup de cœur cinématographique.
Je me revois encore étant enfant prendre la cassette et la mettre dans le magnétoscope à chaque fin de semaine. Et je faisais la même chose avec tous les films de John Ford que nous avions. Pourquoi est ce que j'aimai autant (et je l'aime toujours bien sûr) ce film. Et ca se résume facilement en quelques mots: L'aventure, les grands espaces, l'action, la détermination, les personnages, les Indiens. La vie dans le grand ouest Américain avec toute sa beauté, ses dangers et ses contradictions. Ford dépeint cette vie sans ni porter aucun jugement, bien qu'il glorifie la cavalerie Américaine, mais c'est bien parce-qu’il l'a toujours admiré. Un pays de la liberté ou les Blancs s'installent sur les terres des Indiens, qui ripostent par de petites attaques et des enlèvements et Ford n'oubli pas de montré les réponses sanglantes de l'Amérique.
La mise en scène de john ford mais l'accent sur l'émotion et l'aventure et c'est bien pour cela qu'il est assurément l'un de mes réalisateurs préféré.
Avec "La prisonnière du désert" il atteint l'apogée de sa carrière dans le cinéma d'action.
Un western américain des années 50, en panavision, avec des couleurs qui claquent et des paysages magnifiques. Les personnages ne sont pas lisses, surtout celui du bourru John Wayne, dont on ne perçoit pas bien les motivations, jusqu'à la fin. Pour le reste, on a le droit aux gentils Indiens, aux méchants Indiens, de l'humour, des bagarres, de l'héroïsme inutile, des fusillades et des charges héroïques à cheval. Une quintessence du genre !
Le film exploite comme une évidence des éléments clé qui font le souffle du grand western classique : la démesure du temps et de l’espace, des paysages d’une beauté écrasante, une poursuite qui dure sur des années, des existences à la limite du nomadisme. Ford porte aussi un regard clairvoyant sur la composante raciste de cette histoire de l’installation des colons blancs près des territoires indiens. Le personnage de John Wayne est un soldat perdu sudiste totalement haineux vis-à-vis des comanches, prêt dans un premier temps à tuer sa nièce déshonorée à ses yeux en étant devenue la femme d’un chef indien. Certaines séquences montrent aussi des hordes de femmes et d’enfants indiens traités comme du troupeau. Reste tout de même une trace du manichéisme anti-indien originaire au western dans le personnage du chef à la cicatrice (« Scarface » comme l’autre, les balafrés ont mauvaise réputation…). Les Rouges ne sont pas encore humanisés, certains Blancs ne sont déjà plus des héros du bien.
Excellent : Des decors magnifiques, un tres bon jeu d'acteur pour l'epoque (un peu théâtral, mais beaucoup moins que dans Gone with the wind par exemple).
La structure narrative et le montage font très modernes, de meme que l'interraction entre et la presence de certains personnages par exemple celui de Mose Harper, le personnage un peu loufoque.
Seule la musique fait un peu datee, mais au final on ne s'ennuie pas une minute.
Je ne comprends absolument pas les gens qui disent que ce film est raciste! Le film traite du racisme, le personnage incarne par John Wayne est raciste, mais le message du film ne l'est absolument pas.
Idem sur la supposée misogynie : Le personnage de Laurie, joue par la tres Jolie Vera Miles fait preuve de beaucoup de liberte pour une femme de l'epoque! Il ne faut pas oublie que le film se situe a la fin du XIXe siecle au fin fond du Texas!
On voit d'ailleurs que de nombreux westerns se sont inspires de ce film : Dance avec les loups, True Grit...
Un grand western sublimé par une magnifique réalisation et la présence de l'immense John Wayne. Alors évidemment, les Indiens sont les méchants et les cowboys les gentils, mais l'ambiguité et le politiquement incorrect du personnage principal permet tout de même de relativiser ce côté manichéen. Le film sent très fort la testostérone (les femmes sont justes bonnes à attendre leur retour), mais il a tout de même un côté romantique et idéaliste assez charmant, incarné par Jeffrey Hunter. Une histoire plutôt belle finalement et relativement complexe qui mérite d'être (re)découverte.