371 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
42 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
16 critiques
3
16 critiques
2
7 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
kibruk
196 abonnés
2 767 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 16 décembre 2014
John Ford nous propose un solide western qui vaut surtout par l'opposition entre les personnages de John Waine et de William Holden. C'est ce dernier que l'on retiendra, moins monolithique et plus humain, il apporte un jugement réaliste sur la guerre et ses méfaits. "Les cavaliers" n'est pas un chef-d'œuvre inoubliable, mais il saura combler les amateurs inconditionnels de westerns classiques.
Bon film sur la guerre de sécession qui nous épargne certains clichés et nous présente un John Wayne en grande forme. "Les cavaliers" reste classique mais bien divertissant.
Très bon film de Ford qui prend des allures de road movie avant l'heure. Nous suivons les cavaliers dans leur parcours de guerre, et voyons s'affronter les générations (John Wayne, le vieil homme âpre et autoritaire, opposé à la fois au progrès de la médecine et à la jeune sudiste), tandis que les hommes s'affrontent à main armée. Bien réalisé, bien joué, sans être LE film incontournable de son réalisateur.
Ce film de John Ford offre un western très classique dans sa forme, tout en traitant de l'humanisme en temps de guerre, plus des thèmes beaucoup plus conventionnels comme la bravoure, le patriotisme le don de soi. En prime de John Wayne on a droit ici à la présence d'un autre monstre sacré du cinéma américain des années 50 William Holden qui offre sa carrure dans le rôle d'un médecin en confrontation avec big John. La mise en scène est impeccable et met en valeur cette belle aventure qui ne manque pas d'humour. A voir avec un certain plaisir! Disponible aujourd'hui dans un format Blu-ray qui offre une image très correcte, supérieure au DVD même si ca reste en deçà de ce que l'on peut attendre d'un format HD.
Chez John Ford, la guerre de Sécession est tout sauf le lieu d'un affrontement binaire entre le Nord et le Sud. Avec "Les Cavaliers", l'immense cinéaste américain préfère dépeindre les paradoxes et l'absurdité d'un échange fratricide, tout autant traumatisme d'une nation qu'il est un drame humain.
Ainsi, la mise en scène se met à hauteur d'homme, et, à l'image de Marlowe et Kendall, ne fait pas de distinction entre les couleurs des uniformes. Le premier cherche à limiter au maximum le conflit, favorisant l'honneur à la logique, là où le second souhaite sauver le plus de vies possible. Cependant, un conflit persiste, entre ceux qui prennent les décisions (les hauts gradés de la scène d'introduction) et les soldats qui exécutent, ceux-là mêmes qui sont priés s'écarter de la photographie, et donc du cadre. Marlowe devient alors un pont, appartenant aux deux mondes, conscient des enjeux du conflit, mais plus préoccupé par la survie de ses hommes.
Le génie de Ford réside dans sa volonté de traiter, au même niveau, un horizon thématique et politique dénué de tout manichéisme, ainsi qu'une perception de ses protagonistes, et de leurs relations, en perpétuelle évolution. Ce qui semble être une vulgaire opposition entre un militaire et un homme de science prend une tournure tragique en l'espace de quelques minutes - le femme de Marlowe est morte à cause d'une erreur de diagnostique -, et une captivité imposé se mue en collaboration volontaire, puis, en sentiments plus profonds.
Ce croisement constant donne lieu à des ressenties singuliers, car là où l'ampleur de la mise en scène de Ford magnifie une attaque sudiste, elle ne cherche pas à glorifier l'affrontement, et donc la scène d'action, mais à traduire le combat comme résultat d'une pensée collective. Une fusillade n'est alors plus un divertissement, et ce malgré le sentiment épique qui accompagne les usages d'une avancée d'infanterie, mais l'occasion pour Ford de démontrer l'aberration d'un tel conflit.
"Les Cavaliers" est sublime en tout point, une œuvre formellement et thématiquement dense, qui remet en cause son imagerie et qui ne cesse de se complexifier. Ford réalise un western désenchanté, puissant mais surtout incroyablement romantique.
Ouaif ! Bof ! Bien qu’inspiré de faits réels, le scénario est invraisemblable, avec des antagonismes de personnalité plutôt clichés et un enjeu peu mis en valeur. Une « brigade » c’est un millier d’hommes. Dans le film on parle de huit cent, or on ne voit qu’une centaine de cavaliers à peine. Où sont les chariots pour l’intendance, transporter les munitions, les vivres, la cuisine ambulante, les tentes, etc. ? Il y a certes quelques beaux combats, mais ça fait vraiment amateur. Et cerise sur le gâteau, la déclaration d’amour finale est ridicule, tombant comme un cheveu sur la soupe.
Plutôt sur la fin de la carrière de John Ford, cette épopée historique n'en reste pas moins l'énième incarnation de son talent. Mêlant ses sentiments pour les deux camps qui se livrent une guerre intestine, le cinéaste présente aussi bien la stratégie victorieuse et la discipline militaire de l'Union que la bravoure et le courage des Sudistes (dont le parfait exemple est l'avancée héroïque des cadets de l'école militaire confédérée). John Wayne, toujours aussi convaincant, dresse ici le portrait d'un colonel tiraillé par son sens du devoir et ses sentiments, à l'image d'une Amérique divisée. Admirable dans ses choix stratégiques et son courage, touchant dans son humanisme et sa douleur liée à la perte de sa femme, le colonel Marlowe, bien que dur et sévère, n'en reste pas moins un officier juste, talentueux et proche de ses hommes. Sa relation avec le major Kendall, bien qu'exécrable au début du film, s'améliore et offre des échanges piquants, jusqu'à la réconciliation de ces deux hommes que tout oppose. Quant à Hannah Hunter, femme distinguée et attachée aux valeurs sudistes, sa personnalité et son caractère évoluent, passant d'une jeune fille rebelle et menteuse à une femme digne et sincère. Ses débuts sont assez agaçants en raison de son air surjoué et capricieux mais fort heureusement, elle devient bien plus attachante au fur et à mesure du film. Notons de belles scènes d'affrontements, dont celle de Newton Station et celle du pont, quelques kilomètres avant Bâton-Rouge. La mise en scène est correctement réalisée et l'aspect historique et documentaire de l'oeuvre est également bien présent.
Loin d'être le meilleur western de John Ford,"les Cavaliers"(1959) est pourtant un exemple de cinéma classique,et confronte habilement horreur de la guerre civile américaine et tourments humains. John Wayne est dans la lignée de dizaine de personnages qu'il a déjà incarné et qui l'ont rendu mythique. Un colonel nordiste,droit et autoritaire,patriotique et courageux. Avec sa vision carrée des évènements,il ne peut que s'opposer au médecin-chef,humaniste qui maudit l'absurdité de cette guerre,et qui est campé par William Holden,qui tient la dragée haute au Duke. Que ce soit au niveau de la mise en scène ou du scénario,c'est du classique de chez classique. Mais on notera les détails que Ford a apporté au récit,confirmant qu'il s'est bien documenté sur le sujet. Un western sans surprises,mais solide.
Je n'ai pas été impressionné par de film de J. Ford. Peut-être que la Guerre de Sécession ne me parle pas assez. Peut-être que les charges épiques ne m'intéressent pas. Peut-être que le jeu de Wayne n'est pas mon truc, son personnage de héros bourru est peut-être dépasse. Ou peut-être que le film a simplement vieilli. La rivalité entre Wayne et Holden, son médecin et l'histoire d'amour qui se met en place entre la sudiste et Wayne ne m'ont pas non plus marqué.
En Avril 1863, le colonel Marlowe est chargé d'un raid de cavalerie à plusieurs centaines de kilomètres à l'intérieur du territoire sudite... Réalisé en 1959 par John Ford, " The Horse Soldiers " se trouve être un très bon film sur la guerre de Sécession. Ce long métrage, qui est basé sur des faits réels, est bien agréable à suivre, car il possède des personnages bien attachants et une réalisation certes classique, mais des plus sérieuses. En tête d'affiche, on retrouve un solide John Wayne dans le rôle du colonel Marlowe, qui ne fera que s'opposer au médecin militaire incarné par un William Holden efficace. Constance Towers ( qui tournera l'année suivante dans un autre film de Ford " Le Sergent Noir " ), quant a elle , possède le rôle d'une aristocrate sudiste au fort caractère, et qui sera contraint et forcé de suivre la cavalerie nordiste. On se trouve donc en face d'un western habilement réalisé, car proposant quelques séquences d'actions efficace, mais le tout ne peut faire partie, à mon sens, des oeuvres majeurs du cinéaste.
En cette fin de décennie 1950 très riche et faste pour lui, John Ford va s'intéresser à la Guerre de Sécession et notamment l'Union, alors en pleine mission délicate avec une opposition entre un colonel et le médecin-major.
L'opposition est au coeur du récit, d'abord celle entre Nord et le Sud bien évidemment puis entre le colonel, un peu rude face à un médecin, l'un sauvant des vies quand l'autre les tue et enfin entre ce colonel et une jeune sudiste qui va voir le pillage de ses terres et des citoyens d'un même pays s'entretuer. L'histoire, bien qu'intéressante surtout vis-à-vis du passionnant contexte, passe en toile de fond, ce qui captive vraiment Ford, et le spectateur par la même occasion, ce sont les personnages, la petite histoire dans la grande et l'humain face à la Guerre, qu'il soit commandant, soldat, médecin ou civil.
L'oeuvre est d'une grande richesse, ce que Ford retranscrit parfaitement avec une ambiance plutôt sombre dès les premières secondes alors qu'on est témoin de l'horreur de la guerre, malgré quelques touches plus légères et d'humours qui viennent parfois s'intercaler. Par le prisme des portraits humains qu'il dépeint, il dénonce avec force et intelligence la guerre et la destruction de l'homme tout en faisant ressortir l'humanisme des personnages, mais aussi la peur du combat parfois à travers un simple regard. Il ne néglige pas le rôle féminin, bien au contraire même, offrant une opposition à l'Union que Ford privilégie, témoignant du problème civil et offrant aussi une romance magnifique, peu présente car cachée et impossible mais traitée finement et avec un vrai savoir-faire par le metteur en scène de My Darling Clementine.
Portraits humains très bien écrits, comme les dialogues, ce que Ford exploite à merveille, trouvant toujours le bon équilibre et le bon rythme. Il se montre toujours intelligent dans le traitement de ses personnages et thématiques, que ce soit l'horreur de la guerre (étant souvent au côté du médecin), les différentes oppositions ou la guerre civile et se montre assez sobre derrière la caméra tout en nous offrant, comme souvent, quelques plans dont il semble en avoir le secret. D'ailleurs les séquences marquantes ne manquent pas, que ce soit aux combats (à l'image de celle du pont) ou d'autres, plus intimistes voire émouvantes. Chaque personnage trouve sa place, notamment grâce à des acteurs qui font preuve d'autant de talent que de présence à commencer par John Wayne, William Holden et Constance Towers.
John Ford s'attarde sur la Guerre Civile américaine pour mettre en scène la petite histoire dans la grande, celle d'oppositions humaines alors que le pays est en crise et divisé, et il le fait avec émotion, intelligence, pertinence, talent et même un peu d'humour.
John Ford, spécialiste du western ne signe pas ici ce qui est considéré comme son meilleur film mais personnellement j'adore Les Cavaliers qui voit l'affrontement de 2 personnalités différentes se chamaillant de manière bonne enfant et le plaisir de voir 2 grands acteurs hollywoodien tel que Wayne et Holden est immense. Ce film est bien rythmé et assure le spectacle.
Un film qui comporte les grands thèmes de John Ford. J'aime bien les films sur la guerre de sécession (et finalement ils sont rares). John Wayne et William Holden font un beau duo. Le scénario est riche en rebondissements et les intrigues secondaires ne plombent pas la principale.