L'Aigle des mers
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 août 2025
L'Aigle des mers, alias le capitaine Thorpe, est un pirate au grand cœur; il épargne ses ennemis, libère les galériens et, même, s'éprend de ses prisonnières. De surcroît, il sert, de façon peu orthodoxe mais patriotique les intérêts de son cher pays d'Angleterre et de sa reine contre les Espagnols.
C'est dans cet esprit chevaleresque que se déroulent ces aventures, entre intrigues de palais et péripéties maritimes, invoquant la relation apaisée hispano-anglaise que Philippe II entreprend sournoisement de trahir. A moins que le corsaire Thorpe ne s'interpose et ne dénonce le plan belliqueux et l'invincible armada, après quoi la reine d'Angleterre n'a plus qu'à envisager la guerre. Cela précisé car le film de Michael Curtiz date de 1940 et toute analogie avec la situation contemporaine n'est pas fortuite.
L'ultime étape du film et d'autres séquences place l'action dans le contexte de l'époque et de la neutralité américaine face au nazisme, neutralité coupable selon les auteurs et Curtiz de prôner visiblement une entrée en guerre. Au-delà de la parabole, "L'aigle des mers" est un aimable film d'aventures, avec des moyens conséquents mais des idées dramatiques ou romanesques pas très originales.
Nicolas B
Nicolas B

17 abonnés 108 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mars 2025
"L'Aigle des mers" (1940) est censé être un grand film d’aventures maritimes, avec des batailles épiques et des pirates audacieux, mais honnêtement, ça ne m’a pas vraiment embarqué. Le film suit le capitaine Thorpe, un pirate anglais au service de la reine Elizabeth, mais malgré des intentions héroïques, le tout est un peu trop lisse et manque d’énergie.

Les scènes de batailles navales, qui devraient être le point fort du film, sont un peu décevantes. On s’attend à quelque chose de spectaculaire, mais au final, c’est souvent assez prévisible et parfois même un peu ennuyeux. Les effets spéciaux de l’époque ne rendent pas justice à ce qu’on pourrait imaginer d'une grande aventure sur les mers. On est loin du souffle épique que promettait le synopsis.

Les personnages sont plutôt classiques : un héros sans peur, une héroïne qui tombe sous son charme, et un méchant qu’on oublie vite. Tout ça manque un peu de nuance, et le scénario ne fait pas grand-chose pour les rendre plus intéressants. C’est un film qui se prend au sérieux, mais sans le piquant ou l’humour qu’on pourrait attendre d’une histoire de pirates.

En résumé, "L'Aigle des mers" ne parvient pas à décoller. C’est une aventure qui manque de mordant, avec des scènes d’action assez molles et des personnages peu mémorables.
Topaze87
Topaze87

10 abonnés 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2024
Le chef d’œuvre d’aventure maritime à la photo magnifique par Michael Curtiz dans lequel Errol Flynn brille de mille feux, avec en second rôle le toujours parfait Claude Rains.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2024
On a l'impression que c'était facile de réaliser ce genre de film à cette époque, mais les moyens matériel et humain sont dantesques. C'est une prouesse, et ce qui est encore plus beau, c'est qu'après temps d'année ce film reste encore une belle référence.
D'ailleurs aujourd'hui, il n'y a guère d'équivalent. Bien sûr, on retrouve à la manœuvre un Michael Curtiz inspiré et un Errol Flynn dont le panache n'a d'égale que son charisme.
On retrouve dans cet Aigle des mers, le même souffle marin que capitaine Blood, le même esprit d'aventures que celle de Robin des bois. Impossible de passer à côté d'un duel mortel final, subtilement éclairer pour ne pas trop voir les doubleurs, les ombres qui s'allongent sur les murs du châteaux donnent une ampleur incroyable à ce duel.
Léger bémol sur l'actrice Brenda Marshall, qui n'a pas le charme d'une Olivia de Havilland, mais qui reste une belle conquête de Flynn, et on peut remarquer la scène d'ouverture cruellement moderne, avec ce roi d'Espagne dont l'ambition dévore toute lucidité, devenir le maitre du monde, il y a en encore qui y croit.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 822 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2024
Aventure maritime épique teintée de roueries politiques et d'une romance imprévue ce récit fougueux s'appuie sur le charisme de ces corsaires héroisés par leur aspect rebelle et leur sens de l'honneur. Patriotes, valeureux, fidèles, ces pirates menés par un fort séduisant Errol Flynn deviennent de nobles mousquetaires au service d'une reine tiraillée entre sa nature et sa royale fonction. Point de justesse historique dans cette intrigue mais une romanesque histoire de cape et d'épée, enlevée, dynamique, plaisante, s'appuyant sur d'efficaces scènes d'abordage et de manigances. Dénonçant les conditions de vie des galériens et la cruauté de l'Inquisition, le film n'évite pas le manichéisme accompagnant ces péripéties de bandits au grand coeur. Mais s'appuyant sur des dialogues cyniques ou romantiques, un couple de cinéma auquel on veut croire, des seconds rôles réjouissants, une musique virevoltante et une élégante réalisation ce Faucon s'orne de panache! Chevaleresque!
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 août 2022
Les traîtres, les Espagnols qui préparent la guerre en catimini.
Et le retour de la reine d’Angleterre après « la vie privée ».
On change de reine mais l’enjeu n’est pas le même.
Ici ce n’est pas l’amour mais l’aventure qui est au cœur du film.
Et c’est une réussite palpitante et magistrale. Les scènes de combat phénoménales, les évasions tendues et pleine de suspense et le charisme d’Erol Flyn qui donne tout son panache pour produire ici un vrai film de légende
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2022
Mis en scène alors que les États-Unis entraient dans la Seconde Guerre mondiale, L'Aigle des Mers va utiliser l'aventure maritime et l'Histoire du Royaume-Uni pour faire une parabole avec le début du conflit.

Michael Curtiz hérita alors de cette commande et collabore avec deux de ses comédiens fétiches, Errol Flynn et Alan Hale, pour proposer une œuvre d'aventure mémorable et passionnante. Il trouve le bon équilibre entre l'action et les dialogues, ces derniers sont toujours justes et parviennent à retranscrire à la fois le contexte historique de l'oeuvre ainsi que les liens qui vont unir les personnages, nous permettant de mieux nous immerger dans cette fascinante époque.

Formidable épopée maritime, L'Aigle des Mers ne contient pas de temps mort, le rythme est élevé et Curtiz sublime un scénario dense, mettant en avant une Angleterre face à la trahison et la Guerre. Les séquences d'ouverture et de fermeture permettent de créer un lien fort avec ce qu'il se passait alors, mais le cinéaste des Aventures de Robin des Bois évite les lourdeurs à ce sujet, et c'est plutôt avec intelligence qu'il dénonce la Guerre en Europe, à l'image d'un Philippe II d'Espagne faisant fortement penser au dictateur nazi.

Il trouve toujours le bon équilibre entre intensité, légèreté et aventure, tout en jetant un œil humain sur les événements qu'il met en scène. Il use à merveille du noir et blanc, proposant des jeux d'ombres qu'il affectionne et participant à l'atmosphère mise en place. La production bénéficie aussi d'une remarquable partition d'Erich Wolfgang Korngold, sachant retranscrire la gravité des situations, ainsi que de parfaits décors et costumes, accentuant la réussite de nombreuses séquences, notamment celles maritimes. Enfin, Errol Flynn est remarquable, sachant garder sa facétie habituelle tout en montrant l'urgence et la violence des péripéties qu'il va traverser, et il montre une grande complicité avec les autres comédiens, notamment Brenda Marshall et Flora Robson.

En signant L'aigle des Mers, Michael Curtiz se montre à la hauteur de ce remarquable projet, parabole entre deux époques et aventure maritime ne manquant pas de souffle, d'intensité ou encore de grandeur, tout en étant emmené par de formidables comédiens, Errol Flynn en tête.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2021
Un des fleurons du film de corsaires, mis en scène avec habileté par Michael Curtiz et brillamment interprété par Errol Flynn, au sommet de sa gloire. La scène de rébellion des galériens est particulièrement réussie. On apprécie également la composition de Flora Robson dans le rôle d'Elizabeth, souveraine charmeuse et déterminée.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2021
The Sea Hawk articule les batailles et les négociations diplomatiques pour un film de piraterie exemplaire, mis en scène avec grâce par le grand Michael Curtiz, auteur en devenir de Casablanca (1942) et de The Adventures of Robin Hood (1938) – avec Errol Flynn dans le rôle principal –, qui impressionne aujourd’hui par la crédibilité de ses décors et de ses séquences d’action. Loin des trucages numériques responsables du naufrage des mastodontes actuels, il connaît le prix et la valeur de chaque plan qu’il transcende par une photographie magnifique. La musique participe du spectacle : Erich Wolfgang Korngold signe une partition qui confère à l’ensemble un souffle romanesque essentiel. Comme le fera Gore Verbinski dans sa fameuse trilogie Pirates of the Caribbean (2003, 2006 et 2007), Curtiz sait mêler les tonalités, l’épique côtoyant le comique et le romantique lorsque, d’une séquence à l’autre, Thorpe aborde le navire adverse ou s’amourache de la reine Elizabeth d’Angleterre, une petit singe sur l’épaule. Errol Flynn, alors au sommet de sa gloire, incarne ce héros débonnaire et charmant, sorte d’opposé au Jack Sparrow alcoolique et couard que l’on aime tant. Une œuvre immense, référence dans le sous-genre du film de pirates, à découvrir sans plus tarder. À l’abordage !
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2021
Des navires et des grandes salles filmés dans toute leur grandeur, un amour faisant jaillir un esprit romanesque et des personnages haut-en-couleurs. Un grand film d'aventure se profile, à n'en pas douter, la collaboration gagnante entre Michael Curtiz et Errol Flynn donnent toute ses lettres de noblesses à ce film où se mêlent divertissement et épopée historique. L'acteur, fidèle à lui-même, subjugue par son charisme de leader, redouté et redoutable mais capable de voir sa façade brisée devant la perspective de danger pour son équipage ou le grand amour qu'il partage entre la femme de ses rêves et la femme qu'il doit servir par patriotisme. Naturellement, les deux s'opposent, impossible de ne pas être emporté quand le corsaire doit quitter sa terre natale pour accomplir son devoir (magnifique scène d'adieux où les deux tourtereaux silencieux sont maintenus à proximité par un champ-contre-champ alors que le bateau n'est plus en vue). Curtiz rend les décors et les enjeux aussi grandioses que possible, insufflant à son film une osmose parfaite entre les actions de ses personnages (fictifs et réels) et les enjeux historiques et politiques des événements opposants l'Espagne et l'Angleterre. Alors que nous sommes prêts à nous rappeler qu'il s'agit d'une fiction, on ne peut pas s'en détacher, nous voulons croire à cette aventure tant le combat pour un homme dont le cœur est partagé en deux nous emporte. Mais pouvait-on espérer moins de la part d'une collaboration aussi brillante ?
Ricco92
Ricco92

283 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2021
Classique du cinéma d’aventures des années 40, L’Aigle des mers est une conjugaison des meilleurs talents du genre de cette époque à Hollywood. On y retrouve ainsi Michael Curtiz à la réalisation, Sol Polito à la photographie, Erich Wolfgang Korngold à la musique et le duo Errol Flynn-Claude Rains à l’interprétation. Cette équipe (à qui on peut associer le scénariste Seton I. Miller) avait déjà rencontré le succès deux ans plus tôt avec Les Aventures de Robin des bois. Il n’est donc pas étonnant de découvrir de grands moments d’aventures en particulier les séquences d’action finales où l’on peut observer un magnifique travail sur les ombres (dû en partie au sublime travail de photographie). L’ensemble est donc très bon même si on peut trouver que, comme pour la majorité des films de ce genre à cette époque, l’ensemble est un peu bavard et que les comportements des personnages ne sont pas toujours très crédibles spoiler: (il est difficile de croire qu’un héros qui se permet d’attaquer des navires espagnols sans l’autorisation de la Reine d’Angleterre choisisse de sauver la vie des équipages qu’il affronte)
. À condition d’accepter les codes du cinéma commercial de cette époque, L’Aigle des mers est une œuvre qui devrait enchanter tous les amateurs de films d’aventures.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2019
Après le succès de "Captain Blood", Errol Flynn incarne à nouveau un pirate flamboyant. Ici, l'intrigue se situe au 16ème siècle, et voit des "pirates" (en fait, des corsaires !) britanniques affronter de vils Espagnols. Une touche d'exotisme, une histoire d'amour prévisible, des méchants traîtres : tout le sel des films d'aventures de l'âge d'Or hollywoodien ! On y apprécie les décors convaincants, les nombreuses scènes d'action, et le panache d'Errol Flynn. Certes, quelques passages ont vieilli (le combat final accéléré notamment), et le fait que le scénario exploite finalement peu le personnage de Claude Rains est un poil décevant. Mais le film est intéressant pour une autre raison : sorti en 1940, il dépeint à travers l'Espagne guerrière et ambitieuse du 16ème siècle, le danger et l'envie de conquête de l'Allemagne nazie de l'époque...
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2018
Des acteurs bluffants, des décors époustouflants, une narration agréable, des scènes d'actions prodigieuses, des plans très travaillés... La liste des qualités de ce films est vraiment longue. Je conseille vivement de découvrir le reste de cette liste par soi-même, tant ce film vaut la peine !
this is my movies

821 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2017
M. Curtiz et E. Flynn avaient déjà signé un modèle du genre en 1936 avec "Capitaine Blood" et le duo récidive sans deux autres pièces majeures du précédent chef d'oeuvre à savoir O. De Havilland et B. Rathbone, chacun étant motivé par l'envie de faire autre chose. Leurs remplaçants sont un peu moins bons certes (le méchant étant largement doublé dans le duel final) tandis que le présent film s'impose comme un nouveau standard du genre. S'ouvrant par une bataille navale hyper spectaculaire et spoiler: se clôturant sur un duel épique et virtuose à l'épée
, le film propose l'inverse de la dramaturgie hollywoodienne classique, l'intensité remplaçant le spectaculaire. L'histoire est bien menée, avec des passages éblouissants, techniquement virtuoses, avec une rigueur et une inventivité dans la mise en scène de Curtiz qui laisse admiratif. E. Flynn est également toujours très bon, on trouve aussi quelques petits écueils de l'époque mais ça reste un digne représentant du film d'aventures type pirates, avec un message idéologique final qui résonne d'autant plus fort qu'à la sortie du film, l'Angleterre allait subir les assauts de l'aviation hitlerienne. Vibrant d'émotion. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2017
5 ans après leur première collaboration sur « Capitaine Blood », Michael Curtiz et Errol Flynn remettent le couvert pour une nouvelle aventure maritime, souvent considérée comme le sommet du genre. Appuyée par une solide mise en scène, « l’Aigle des Mers » m’a fait une forte impression pour un film de son âge. Par contre, le côté fleur bleue de l’histoire m'a pas laissé le même sentiment.
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