Pas un chef d œuvre très loin d être un navet non plus. Ce qui est réussi dans cette suite l'est beaucoup, ce qui est raté le plombe totalement. Déjà par rapport au propos: si le film de Verhoeven dénonçait les dérives du tout sécuritaire ce deuxième volet aurait tendance à les justifier. En effet Robocop ne passe t il pas pour un demeuré quand on lui demande de faire de la prévention ( même si le passage où il sort son flingue pour tirer sur un homme qui fume juste après avoir laisser filer des enfants voleurs est franchement génial). Le film pâti aussi de personnages absolument pas crédibles comme le maire de Detroit, qui ressemble à un gamin capricieux et crétin ainsi que celui de l enfant dealer dont le potentiel subversif est complètement gâché. Le film aussi souffre d effets spéciaux vraiment limites même pour l époque, de décors mal peints ou en mousse et d un futur qui fait bien trop années 80. Le final est d ailleurs le pis moment du film à cause de ces différents défauts. Mais Robocop garde tout de même quelques très bons aspects comme sa vision noire du monde dominé par les multinationales pour qui la fin justifie tous les moyens, ou le dollar est au centre de toutes relations et de tout acte. Les passages télé avec les fausses publicités idée reprise sur le premier film en sont le meilleur exemple.
Pour qualifier ce second volet, le mot "invraisemblable" serait un énorme euphémisme : entre le personnage de Lewis qui ressuscite après s'être pris dix balles dans le premier "Robocop", le gamin de douze ans puissant traficant de drogue - personnage d'ailleurs hautement insupportable -, la jambe coupée de Murphy qui bouge alors qu'elle est déconnectée de tous les circuits du robot, les motos qui sautent comme comme si elles pesaient 50 grammes, et le crâne de Cain qui émet un bruit de plastique tout à fait comique, monsieur Kershner se fout totalement de notre gueule ! De plus ce réalisateur qui devrait plutôt s'essayer aux comédies tombe en plein dans les clichés que le premier "Robocop" a à peu près évité : les gentils très très gentils et très très intelligents et les méchants très très méchants et très très bêtes, le tout accentué par un jeu d'acteur caricatural, aussi mauvais qu'un yaourt périmé depuis trois ans - notamment celui du maire, ridicule. Quant au passage où Murphy devient tout gentil et tout con à cause de ses fusibles trafiqués par l'OCP, il aurait eu sa place dans une parodie - et encore - mais pitié, pas là ! Pour le reste, c'est une intrigue pauvre et barbante au possible ainsi que des effets spéciaux parfois limites, au service d'une série Z à fuir à toute jambe. Le premier n'était déjà pas formidable, celui-ci est plutôt fort minable.
L'ouverture du film et le plan séquence qui suit promettent un volet dans la lignée du premier film. Malheureusement, le reste ressemble à un téléfilm de série B, pas forcément mauvais, mais d'une qualité artistique plutôt discutable : scénario assez invraisemblable, jeux d'acteurs moyens, effets spéciaux médiocres... Pire, l'esprit sarcastique sent le réchauffé et manque de conviction.
Lorsque le réalisateur de "L'empire contre attaque" met en scène un script du papa se "Sin City" et "Batman dark knight",ça ne peut que donner un grand film! Cependant inférieur à l'original.
Une suite impressionnante, tant par ces effets spéciaux que son scénario... Un excellent film qui marqua à jamais ma jeunesse en terme cinématographique des années 80-90.
Objectivement nul , robocop 2 est paradoxalement à la fois minable et très bon. Minable comparativement au premier volet , et très bon vis à vis du troisième , étron exceptionnel.
une suite baclée avec en toile de fond le traffique de drogue. sombre, glauque avec une surdose d'effet-spéciaux. on n'y voit un robocop malmené a l'extrême dans la scène de la torture. le gosse qui est considéré comme le chef du gang est lourd et sans intérêt. le fait de transposé le méchant dans un robot est une idée grotesque, bref décevant en tout point on se demande qu'est ce qui est passé par la tête des créateurs en concevant ce film.
Le scénario est certes très en dessous de celui du premier, mais quelques bonnes scènes d'actions, et une bonne représentation d'une ville livrée au crime, à la violence, à la corruption, tout en étant combattues par des irrésistibles de la loi sauvent largement le film.
Loin d'égaler le premier opus, ce Robocop 2 est malgré tout bien meilleur que le troisième épisode qui est en dessous de tout. Si le premier film était mieux, ce Robocop 2 a au moins le mérite de respecter l'esprit de son illustre prédécesseur (contrairement au 3 où c'est Robocop au pays des bisounours). En fait, le problème revient pour une partie au scénario qui n'est pas très crédible et se veut même quelque peu débile. Décidément, Frank Miller (le créateur de Sin City) n'a pas eu de nez pour les scénarios de Robocop 2 et 3 (le troisième est carrément écrit avec les pieds selon moi). En effet, ce scenar avec une drogue rouge, le Nuke (ça fait un peu trop Nike en plus), n'est vraiment pas top et le coup du méchant qui devient robot et a besoin de cette drogue n'est pas très habile. L'autre partie un peu nulle du film revient aux effets spéciaux qui ont quand même vieilli aujourd'hui (bien qu'encore crédible et c'est là l'essentiel) et aux scènes d'action qui sont bien souvent ratées et franchement débiles pour la plupart (Robocop qui pique une moto et qui fonce de face sur le méchant qui roule en camionette). Malgré tout, le film n'est pas à jeter et je lui mettrais bien 1,5 étoile car certaines choses sont réussies. J'apprécie que Robocop soit piègé par les méchants et mis en pièces détachées. De plus, la reprogrammation de Robocop donne lieu à des scènes humouristiques sympathiques. Les fausses pubs flippantes et visant à montrer la folie du monde de Robocop sont encore présente dans ce second opus et c'est tant mieux. Enfin, un des méchants est un gamin de 12 ans et j'ai trouvé cela original et flippant. Voilà, un film pas si mauvais au final mais qui souffre d'un scénario mauvais et de scènes d'action trop débiles qui le pénalisent gravement.