Depuis l'avènement d'Errol Flynn qui confirma le retour en grâce des films de pirates et de cape et d'épée à la sortie de la Grande Dépression, chaque studio se cherche un nouvel héros qui pourra comme Flynn marcher dans les pas de Douglas Fairbanks qui vient de mourir (1939). Pour la Fox c'est Tyrone Power davantage dans le genre ténébreux à la Rudolph Valentino qui relèvera le défi d'incarner pour le studio l'image du héros d'aventures. Errol Flynn vient de triompher dans "Les aventures de Robin des bois" ( 1938) sous la direction de Michael Curtiz; un des rôles emblématiques de Fairbanks; Power endossera lui la capeline noir ébène de Zorro, une autre composition de Fairbanks. On fait appel à Rouben Mamoulian qui n'est pas à proprement parler un cinéaste reconnu pour ses films épiques comme Curtiz mais qui a déjà dirigé avec succès des films en costumes dont "La Reine Christine" avec la grande Garbo. Le casting est directement inspiré du Robin des bois de la Warner car Basil Rathbone viendra ferrailler l'épée avec Zorro et Eugène Pallette fera une quasi transposition de son rôle du frère Tuck de la forêt de Sherwood aux haciendas californiennes. Toutes les précautions semblent avoir été prises par Zanuck, le boss de la Fox pour viser dans le mille. Et comme de juste le film fera un triomphe, faisant de Tyrone Power une star pour les dix années à venir. Si le Zorro du beau Tyrone est moins bondissant que celui de Fairbanks essentiellement athlétique, la composition qu'en donne l'acteur est pour le moins savoureuse, exhibant une dualité du personnage qui ne sera jamais aussi bien rendue par la suite. A ses côtés Linda Darnell est sublimement mutine et on se prend à regretter que Mamoulian n'ait pas demandé à l'équipe de scénaristes du studio de développer davantage son rôle. Le film manque malgré tout un peu de moyens et les scènes épiques sont un peu limitées en nombre et en envergure comme on pourrait l'attendre d'un tel film. La fin avec une scène de foule un peu brouillonne nous laisse sur notre faim mais l'ensemble est suffisamment enjoué et rieur grâce à un J. Edward Bromberg parfait en gouverneur pleutre, marionnette d'un Rathbone fielleux à souhait et à une Gale Sondergaard en tantine onctueuse, jalouse de sa nièce plus jeune et plus belle. Au final un film visuellement somptueux grâce à une photographie parfaitement maîtrisée notamment pour la scène de duel par Arthur C. Miller, directeur de la photographie expérimenté ayant déjà travaillé pour Lang, Ford ou Dwan. Que demander de plus ?
Des films d’aventures, de capes et d’épées de ce niveau, il n’y en a guère plus de 50 dans le cinéma mondial. En dehors de quelques transparents et de quelques accélérés qui ont évidemment vieillis tout en conservant le charme de ce cinéma du premier demi siècle de son existence, tout est parfait. Le duel est sans pitié pour le méchant et la comédie permanente pour tous les acteurs. Ce Zorro est avec le muet de Niblo le meilleur qui soit. Bien entendu, en dehors des purs cinéphiles qui se régalent devant la mise en scène, il faut garder une âme enfantine pour s’émouvoir et se passionner tour à tour devant ce classique des classiques. Mais une âme enfantine, chacun en possède une, même si elle se cache parfois très profondément. La réalisation est brillante, bien cohérente de bout en bout avec des déplacements de figurants bien orchestrés devant une caméra presque fixe.; les flammes dans la nuit ou les reflets dans les glaces sont des modèles.Linda Darnell a 17 ans est inoubliable quant à Tyrone Power, il n’a pas eu souvent l’occasion de jouer aussi bien.
Il est vrai que cette version des aventures du justicier masqué ne manque ni de charme, ni d'humour, ni de bons acteurs, ni d'une bonne mise en scène de la part de l'américano-géorgien Rouben Mamoulian (auteur entre autres d'un réussi "Docteur Jekyll et Mister Hyde"), mais personnellement je n'ai pas été totalement emballé par ce long-métrage de capes et d'épée (réalisé dans la foulée du "Robin des Bois" de la Warner pour rivaliser avec elle). La faute peut-être à un manque d'ambition et de folie artistique, malgré une direction et des jeux d'acteurs exemplaires : Tyrone Power incarne avec charisme un Don Diego Vega sûr de lui et charmeur, Linda Darnell campe la douce Lolita avec une fragilité et une candeur remarquables (malgré son rôle réduit), Basil Rathbone s'éclate en ancien maître d'escrime rusé et manipulateur, et le reste du casting offre au film une galerie de personnages fort bien développés et drôles (je pense surtout au moine "Padre" et au couple Quintero). A voir !
Un jeune aristocrate défend les opprimés en se créant un personnage, celui de Zorro, le justicier masqué. Zorro doit son existence à l’Américain Johnston McCulley en 1919 et dès l’année suivante, il se voit déjà adapté au cinéma. Le Signe de Zorro (1946) est d’ailleurs le remake de ce dernier. Si la 20th Century Fox a mis les bouchée double sur ce film, c’est pour la simple et bonne raison que son concurrent directe, la Warner, sortait au cinéma Les Aventures de Robin des Bois (1938), son tout premier blockbuster ! Résultat, cette version de Zorro est considéré comme étant LA meilleure à ce jour, en partie grâce aux moyens mis en œuvre, à la mise en scène efficace et à l’excellent tandem incarné par Tyrone Power & Linda Darnell.
Personnellement je n'ai pas été totalement emballé par ce long-métrage de capes et d'épées (réalisé dans la foulée du "Robin des Bois" de la Warner Bros pour rivaliser avec elle), la faute peut-être à un manque d'ambition et de folie artistique, malgré une direction et des jeux d'acteurs exemplaires : Tyrone Power incarne avec charisme un Don Diego Vega sûr de lui et charmeur dans la peau d'un jeune aristocrate qui défend les opprimés en se créant un personnage, celui de Zorro, le justicier masqué. Zorro doit son existence à l’Américain Johnston McCulley en 1919 et dès l’année suivante, il se voit déjà adapté au cinéma. "Le Signe de Zorro" (1940) est d’ailleurs le remake d'un ancien film sur Zorro. Pour le reste du casting, Linda Darnell campe la douce Lolita avec une fragilité et une candeur remarquables (malgré son rôle réduit), et Basil Rathbone s'éclate en ancien maître d'escrime rusé et manipulateur, et le reste du casting offre au film une galerie de personnages fort bien développés et drôles (je pense surtout au moine). L'action offre de beaux moments de bravoure, mais l'émotion est aussi un peu présente dans ce film. Le personnage de Zorro est ici très intéressant et sa psychologie n'est pas oubliée. C'est un film sympathique mais oubliable, mais pas mal
Ce classique de 1940, réalisé par Rouben Mamoulian, est porté par Tyrone Power, qui incarne avec brio Diego Vega, un noble aussi élégant que mystérieux, jouant à la perfection le rôle d’un dandy inoffensif pour mieux cacher son alter ego, Zorro. Son combat contre l’oppression menée par le dictateur Quintero et son redoutable bras droit, interprété par Basil Rathbone, est un duel d’intelligence et de clairvoyance. La scène d’escrime finale entre Power et Rathbone reste un moment intense, mêlant rapidité et tension, soulignée par une absence de musique qui amplifie chaque choc d’acier. Bien que Linda Darnell soit un peu rigide dans son rôle romantique, l’alchimie avec Power et la présence de personnages secondaires hauts en couleur enrichissent l’intrigue. Comparé au remake de 1998, ce film se distingue par son rythme et son ambiance, évoquant presque une fable avec ses scènes stylisées. Savoir qu’il a inspiré le mythe de Batman ajoute une dimension fascinante à cette œuvre, où le héros cache sa véritable nature sous des apparences trompeuses. Une aventure intemporelle, portée par des performances mémorables et une réalisation soignée, qui mérite son statut de référence. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle)
Dans la lignée du chef d'oeuvre muet avec Douglas Fairbanks, ce film-ci est sûrement la meilleure adaptation de Zorro au cinéma. A la fois parfaitement rythmée et toujours très drôle, l'oeuvre nous offre déjà toute la mythologie du célèbre justicier. L'enthousiasme du pétillant Tyrone Power serviront d'exemple avec bonheur à Guy Williams dans la série postérieure de Disney.
Le beau Diego (Tyrone Power) devient Zorro pour défendre les peones opprimés par l'ignoble Quintero. Réalisé pour concurrencer le Robin des Bois (Errol Flynn) de la Warner, la Fox y parvient haut la main, avec un film plus sobre, sensible, et moins tagada-tagada. Néanmoins -à mon sens- cette version (bonne) n'atteint pas le très haut degré cinématographique de la version télé à venir, celle de Walt Disney avec Guy Williams (Zorro), Bernardo, et le sergent Garcia!
Pas grand chose à redire sur "le signe de Zorro", Tyrone Power et Linda Darnell jouent leur rôle à la perfection , Basil Rathbone se défend également, la musique est très belle, il n'y a pas de scène de remplissage comme on peut en voir dans certains films : chaque scène sert l'intrigue du film et ne se disperse pas, belle photographie en noir et blanc même si sur une ou deux scènes d'extérieurs (et de nuit ou coucher de soleil) la luminosité est extrémement faible Quelque chose que j'ai trouvé assez cocasse : spoiler: Diego parvient à tuer l'un des méchants principaux en tant que Diego (ou "De La Vega" mais ils disent uniquement "Vega" dans le film) Vega, non pas parce que ce dernier le soupçonne d'être Zorro mais pour une brouille annexe, le film est relativement imprévisible dans la façon avec laquelle cette scène est amenéE
La musique du film est juste excellente , je comprends pourquoi elle a été nominée aux oscars , Tyrone Power et Linda Darnell forment vraiment un beau couple , le film a beaucoup de charmes et le coté double identité du personnage est vraiment bien exploité et a un petit coté "film de super héros" , un précurseur ce Zorro , n'oublions pas aussi que c'est le dernier film que Bruce Wayne a vu avec ses parents ...
C'est un film d'aventures souriantes dont la dramaturgie est extrêmement simple, pour ne pas ire simpliste. Elle se limite à l'opposition manichéenne entre l'intègre Zorro et le fourbe Esteban (Basil Rathbon, tout à fait qualifié pour jouer le méchant), associé à son homme de paille, un gouverneur médiocre. Zorro incarne plus que quiconque le sauveur, le héros pur et le redresseur de torts. Il est, dans l'imaginaire du spectateur, le garant de la justice, du droit et du châtiment des méchants tout en même temps, que ses exploits masqués confinent à l'abstraction. Mais, divertissant en termes d'action, le film ne va malheureusement pas jusqu'à proposer une approche originale ou personnelle. L'adaptation de Mamoulian reste superficielle et les valeurs attachées au personnage de Zorro n'exprime aucune idée forte, politique par exemple. Défenseur des paysans mexicains soumis à la tyrannie fiscale, Zorro est ici, curieusement, un héros sans beaucoup de personnalité et donc assez terne. Le caractère double du personnage, paltoquet le jour, justicier la nuit, manque par ailleurs d'un peu plus d'ironie et de subtilité.
Il y a eu de nombreux films , séries télévisée , bandes dessinées et livres sur " Zorro " , dés 1920 .
Le premier film est de 1920 , est en noir et blanc , et muet , inspiré du roman best seller de Johnston Mc Culley , de 1919 , avec le titre : " Le fléau du capitaine Srano " , le titre du premier film de Zorro , est le même que celui de 1940 : " Le signe de Zorro " .
Ce roman a eu tellement de succès , qu'il a été adapté au cinéma , l'année d'après !
Le 2 éme film de Zorro est " Don X , fils de Zorro " de 1925 , toujours muet et en noir et blanc .
Le 3 éme film est celui ci , de 1940 " Le signe de Zorro " , ce film n'est pas trop mal , avec une histoire bien , où il y a de l'action , du suspens et de l'émotion , en noir et blanc , mais film parlant . À l'époque, ils pouvaient faire des films en couleur ( Technicolor exactement ) , mais le réalisateur a préféré tourner le film en noir et blanc , car le masque et le costume de Zorro est noir .
Il y a de bonnes scènes d'actions , mais hélas , il y a des moments ennuyant , un peu mou , des lenteurs , d'où la note de 3 étoiles , que je met , mais il y a quand même beaucoup d'actions .
Il y a eu d'autres films de Zorro , depuis , des séries télévisée , des bandes dessinées et des livres .
Dont la version avec Alain Delon de 1975 , au titre tout simplement de " Zorro " . Les deux versions avec Antonio Banderas de 1998 : " Le masque de Zorro " . Et de 2005 : " La légende de Zorro " . La mini série de 2024 , de 8 épisodes de 40 minutes , avec Jean Dujardin , au titre tout simplement de " Zorro " ect ....