Thérèse Raquin
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ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2021
Pour apprécier ce film, il faut vraiment focaliser sur le côté "librement inspiré" de l’œuvre de Zola car la comparaison n'est pas soutenable, ce dernier ayant dans son roman opéré une véritable dissection de cette passion adultère et meurtrière avec beaucoup plus d'ambivalence que Carné, lequel opte pour le triangle amoureux tragique avec une toute autre caractérisation des personnages. Très dans le style des années d'après-guerre, le film adopte des ressorts classiques dans son intrigue, comptant sur ses interprètes pour sublimer le récit. A cet égard, tant les premiers que les seconds rôles font le job avec sérieux et donnent corps à des personnages bien trempés. Un peu vieillot sans doute, mais appréciable.
LörrachBW
LörrachBW

15 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2026
Je n'avais pas vu ce film. C'est du génie pur. C'est films des années 50 sont une bouffée d'oxygène par rapport aux films que nous voyons maintenant.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2021
Ce film a pas mal vieilli. Non pas que le noir et blanc soit un problème. Ce sont les décisions des personnages qui semblent d'une autre époque. Ce couple ne fonctionne pas, il n'a pas d'enfants et pourtant, Thérèse n'arrive pas à le quitter alors qu'elle aime et est aimée par un autre homme. Dufy est très bon dans le rôle du mari qui voit que sa femme s'éloigne de lui. Quant à Simone Signoret, elle est un peu froide et peu expressive. On regarde ce film en se disant qu'il s'agit vraiment d'une toute autre époque.
Diszi
Diszi

1 abonné 70 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2021
J'ai lu 1/3 des livres de Zola mais pas son "Thérese Raquin". J'ai donc vu l'histoire sans avoir dans la tête le texte de Zola .J'ai été pris par ce film comme un polard à la Simenon . Je voulais voir Simone Signoret dans sa jeunesse. Elle est belle en toute simplicité . C'est rare ce type d'actrice . Elle incarne a merveille la Therese de Carné. J'ai vraiment tout aimé dans ce film. Carné en quelques images sait raconter . Par exemple après avoir rapporté la bouillotte dans le lit de son mari ,Thérese regarde par la fenêtre en souriant , voyant un couple d'amoureux.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2018
Très voire trop librement adaptée du roman éponyme zolien, cette relecture de Thérèse Raquin ne conserve que l’emballage, en évacue l’essence. Ce qui intéresse Marcel Carné n’est pas tant la folie progressive de ses protagonistes travaillés par leur crime que l’intrigue policière destinée à les coincer. Autre fatalité, ici judiciaire, que celle développée par Zola, là héréditaire et terriblement humaine. La caméra nous place en omniscience despotique où les acteurs ne sont que des pions joués sur un plateau ; tout est rapporté à la loi, rien à la nature de l’homme. Quelques mentions sanguines ou nerveuses ne suffisent pas. Pourtant le film s’avère d’une qualité indéniable ; mais son erreur réside dans la démarche d’adapter une œuvre qu’il ne fait qu’effleurer, enveloppe prétexte à un scénario dont les grandes lignes coïncident avec le roman. Ainsi que le nom des personnages, certes. Carné lyophilise Thérèse Raquin dont la végétation policière ne rend guère hommage à la grandeur de son modèle. Adaptation bâtarde mais bon film néanmoins.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2018
Thérèse Raquin est une adaptation plutôt réussie du roman de Zola.
Simone Signoret est d'une justesse remarquable dans ce rôle. Raf Vallone et Jacques Duby sont bons eux aussi.
L'histoire est évidemment très bien (on parle de Zola tout de même), les rebondissements offrent une vraie dramaturgie au film. Difficile de ne pas avoir d'empathie pour le personnage de Thérèse Raquin, au vu de ce qu'elle traverse.
Une belle histoire.
Mathéo Feray
Mathéo Feray

18 abonnés 127 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2017
Marcel Carné livre une adaptation convaincante du célèbre roman d’Émile Zola en modifiant quelque peu l'histoire initiale. Ainsi, Camille Raquin ne meurt pas noyé mais précipité hors d'un train. Quant à Thérèse et Laurent, ce n'est pas les remords qui auront raison d'eux mais un voyou, adepte du chantage...Certains seront peut-être perturbé par ces changements mais l'esprit reste finalement le même. La distribution est efficace : Simone Signoret, fabuleuse dans la peau de Thérèse Raquin, joue à merveille cette jeune femme blasée, murée dans la douleur et le silence. Raf Vallone, lui, nous offre l'image originale d'un Laurent à l'accent italien. Quant à Jacques Duby, il incarne à la perfection le petit mari maigrelet et maladif qui fait le désespoir de Thérèse. N'oublions pas enfin Sylvie, dans la peau d'une Madame Raquin austère, et Roland Lesaffre, dans celle d'un matelot à la dégaine provocante. Tout cela forme un ensemble qui tient la route et mérite toujours autant d'être visionné plusieurs décennies après sa sortie. En bref, un bon film.
Olivia M.
Olivia M.

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 avril 2017
Pourtant grande fan d'Emile Zola, en particulier de ce livre, j'ai été très déçu par ce film.
Je n'ai pas du tout accroché et je me suis même ennuyée, trouvant le film long.
La première partie est particulièrement monotone, les personnages sont agaçant, ce qui parait compréhensible et cohérent dans le livre parait ici un caprice et de la soumission spoiler: Je pense notamment au fait que Thérèse ne veux pas partir avec Laurent

Les femmes ne sont selon moi, pas non plus mis en valeur, puisqu'elles ont l'air de subir l'action plus que de la créer.
Il parait évident qu'il est très dur d'adapter un roman de Zola puisque toutes son écriture réside dans la psychologie, les névroses, et les pensées de personnages. Et je trouve justement qu'avec ce film, voir l'histoire d'un point de vue externe, la rends futile et presque inutile.
Cependant les images sont belles (en particulier les rares plans de Paris) et c'est plutôt bien filmé.
Glouyie
Glouyie

20 abonnés 300 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2016
Certains diront que c'est un bon film mais quand je regarde un film qui s'appelle "Thérèse Raquin" je m'attend d'abord à ce qu'il y ait un peu plus de points communs avec le livre. Les seuls passages qui relient le film au livre sont les prénoms des personnages, et [spoiler]Camille qui meurt (et encore ce n'était pas la même mort!)[spoiler]
Assez déçue.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2015
Un poil en dessous de "La clé des songes" ou de "Hôtel du Nord", ce "Thérèse Raquin" illustre toutefois de fort belle manière la maîtrise de Marcel Carné. Certes avec un scénario s'inspirant du roman d'Emile Zola, difficile de passer à côté de son sujet. Simone Signoret, dans le rôle de Thérèse, maîtresse de Raf Vallone, brille par son interprétation. Son duo plutôt convaincant permet au film de prendre toute sa dimension. Certes si Carné n'atteint pas la maîtrise de Renoir, qui, avant la guerre, avait lui aussi fait de "La bête humaine" de Zola, un de ses chefs-d'œuvre, celui-ci signe toutefois un très beau film.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2014
Thérèse Raquin s'ennuie à mourir, coincée entre un travail peu passionnant, un mari puérile et mesquin et une belle-mère jalouse et acariâtre. L'arrivée d'un bel Italien va bouleverser sa vie, dans tous les sens du terme. Inspiré du roman éponyme de Emile Zola, ce film est superbement mis en scène par Marcel Carné et magnifiquement porté par Simone Signoret et Raf Vallone. Le scénario est plein de rebondissements inattendus et nous emmène par forcément là où on s'y attend. Du grand art.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 février 2016
Ah que j'aime le cinéma Carné ! Ce film mené avec brio nous entraîne dans un monde sans pitié. Si ce film ne suis le roman de Zola que pour la situation initiale, le reste n'en est pas moins réussi aussi bien au niveau de la réalisation que de l’interprétation ou que de la photo.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2022
Adapter le roman de Zola est peu aisé, notamment à cause de cette question des tempéraments – notion médicale propre au XIXe siècle et qui s'illustre mieux par des mots que par des images : Carné s'en sort avec les honneurs en modifiant des éléments majeurs du matériau d'origine. La cadre spatio-temporel est modifié puisque le Paris de 1860 est abandonné au profit du Lyon de 1950, une manière de s'ancrer dans le réel d'une France d'après-guerre gangrénée par le racisme – le personnage de Camille est un bel exemple de xénophobe rance, ne pouvant supporter Laurent, représentant la vague d'immigration italienne. Outre le lieu et le moment de l'action, la nature du meurtre et toute la seconde partie du roman sont modifiées : Carné abandonne en effet la dimension psychologique et fantastique de Zola pour mettre en scène une intrigue policière efficace à défaut d'être originale et passionnante. La logique de renversement qui voit deux personnages complices et forts devenir soudainement acculés est respectée ; sa réussite doit en grande partie à la puissance d'incarnation de ses principaux acteurs, Simone Signoret en tête, en femme fatale plus fragile que séduisante. En somme, "Thérèse Raquin" est un film solide, bien mené, qui prend avec intelligence ses distances avec le classique littéraire.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2013
Thérèse est une jeune femme qui a été contrainte par sa tante à un mariage arrangé avec son cousin, mariage auquel elle n’a pas osé s’opposer car la dite tante l’a recueillie à la mort de ses parents. On comprend vite que Thérèse n’est pas du tout épanouie dans cette union car le mari est avant tout un fils à maman que celle-ci surprotège et qui a trouvé grand bénéfice à imposer à Thérèse de prendre sa relève. Elle vit d’ailleurs toujours avec le couple et régente la vie de la maisonnée. Thérèse s’occupe dorénavant à sa place du commerce de tissus qu’elle possède et la vieille tante organise des parties de cartes tous les jeudis qui ont pour seul but de les satisfaire elle et son fils et de renforcer leur complicité ! Cette triste vie de la jeune femme pourrait durer encore longtemps si l’amour, le vrai, ne pointait pas le bout de son nez sous les traits d’un bel ouvrier italien devenu par incidence ami du mari de Thérèse…
Dès la première scène, le tour de force de Marcel Carné est de nous montrer combien Thérèse se sent isolée dans ce drôle de trio où le véritable couple est en fait formé par la mère et son fils. Ils sont au bord du Rhône ( l’histoire se déroule à Lyon). Le mari de Thérèse joue à la pétanque soutenue par sa « maman » alors que Thérèse, dos tourné, contemple le fleuve qui s’écoule, en toute liberté, liberté qui a elle lui fait si cruellement défaut ! On pense tout d’abord que Thérèse est la sœur de l’homme, vu comment la veille femme s’adresse à elle en la tançant. On comprendra plus tard seulement le vrai lien de parenté entre les deux jeunes gens et la raison de notre méprise.
Il faut saluer dans ce film la performance du jeu de Simone Signoret (dont ce film signera un des accès à la notoriété), tout en retenue et qui porte sur le visage toute la souffrance et la frustration due à la résignation. Pourtant Thérèse est quelqu’un de caractère qui ne s’en laisse pas compter mais ses valeurs morales et la dette dont elle se sent redevable vis-à-vis de sa vieille tante l’empêchent de briser ses chaînes.
Lorsque l’amour se présente à elle sous les traits de Laurent, elle préfère d’abord y renoncer (elle refuse de s’enfuir avec lui) puis choisit pour y parvenir de tenter de convaincre son mari qu’il vaut mieux mettre un terme à leur union. Ce qui est dramatique, c’est que l’on comprend bien que c’est son entêtement dans l’honnêteté qui va faire indirectement son malheur…
Ce film, que l’on pourrait avoir quelques réticences à regarder vu sa date de réalisation, est passionnant de bout en bout et surtout n’a pas pris une ride. En plus de nous toucher par le destin pathétique de Thérèse et de son amoureux, Carné grâce à une mise en scène très maîtrisée manie aussi parfaitement bien le suspense et la tension dramatique (scène notamment où la tante monte dans la chambre de Thérèse alors que les 2 amants s’y sont réfugiés). Le regard de la vieille tante à la fin du film fait ainsi froid dans le dos et est annonciateur des tourments futurs de Thérèse
Cependant, ce que l’on peut reprocher au réalisateur, et que déjà soulignèrent en négatif les critiques de l’époque, est de s’être bien éloigné de la trame narrative du roman de Zola dont pourtant il affirme s’être inspiré dès le générique d’entrée ! En effet, chez Zola, les personnages de Thérèse et de Laurent sont décrits comme soumis à leurs désirs et leurs pulsions ce qui les conduit au meurtre prémédité du mari puis à la folie destructrice, alors que chez Carné, la morale et la droiture des 2 amants restent assez constantes et c’est d’ailleurs ce qui rend leur histoire et le drame qui la clôt si touchants.
Ne boudons donc pas notre plaisir et avouons que, même si le film de Carné eut peut-être mérité un autre titre que celle d’une héroïne mal retranscrite (Carné cherchait-il par là-même à profiter du succès du roman de Zola ?), il n’en demeure pas moins d’une grande maîtrise dans sa mise en scène, révèle le talent d’actrice de Simone Signoret et a le mérite de dénoncer le carcan marital et la toute puissance d’une société paternaliste que subissaient beaucoup de femmes de l’époque.

« La progression dramatique […] est admirablement conduite, depuis le moment où nous voyons Thérèse lentement asphyxiée par le cadre médiocre dans lequel elle vit, jusqu’aux révélations que lui apporte sa rencontre avec Laurent. Le réseau serré dans lequel les 3 personnages vont se débattre est dessiné d’un trait sans défaillance et on ne saurait relever un temps mort, une longueur dans un film que, je le répète, on ne songe à discuter qu’après coup et quand on a rendu un hommage sans réticence à un admirable technicien. »
G. Charensol « Les nouvelles littéraires » 1953
Lion d’Argent à Venise
Ryce753
Ryce753

32 abonnés 431 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2013
Inspiré du roman d'Emile Zola, ce "Thérèse Raquin" est un excellent drame noir, sombre et pessimiste signé par le réalisateur Marcel Carné. Aidé par de bons comédiens et un scénario bien écrit, Carné réalise là un de ses meilleurs films comme l'était aussi le très bon "le jour se lève" avec Gabin. Un petit mot également sur la musique dont le thème musical, assez joli, est en parfaite adéquation avec l'ambiance à la fois romantique, mélancolique et triste du film. Un classique des années 50 comme il y en avait beaucoup à cette époque fertile pour le cinéma français.
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