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Un excellent film de Marcel Carné , pourtant pas un des plus connu. Une réalisation sobre mais dense et profonde pour ce drame presque shakespearien. Simone Signoret est exceptionnelle et tient là un de ses meilleurs rôles. La ville de Lyon est magnifiquement filmée, avec ses petites rues , la vieille ville et ses traboules.On sait que la fin sera dramatique , et l'on vit l’étouffement de ce milieu petit-bourgeois oppressant et confiné . Les parties du jeu de société des petits chevaux autour d'un verre de porto sont vrai régal. Carné , un monument du cinéma français.
Excellent en tous points : l'intrigue, la mise en scène, le jeu des acteurs.... ce couple magnifique est inoubliable.
Pour apprécier ce film, il faut vraiment focaliser sur le côté "librement inspiré" de l’œuvre de Zola car la comparaison n'est pas soutenable, ce dernier ayant dans son roman opéré une véritable dissection de cette passion adultère et meurtrière avec beaucoup plus d'ambivalence que Carné, lequel opte pour le triangle amoureux tragique avec une toute autre caractérisation des personnages. Très dans le style des années d'après-guerre, le film adopte des ressorts classiques dans son intrigue, comptant sur ses interprètes pour sublimer le récit. A cet égard, tant les premiers que les seconds rôles font le job avec sérieux et donnent corps à des personnages bien trempés. Un peu vieillot sans doute, mais appréciable.
Je n'avais pas vu ce film. C'est du génie pur. C'est films des années 50 sont une bouffée d'oxygène par rapport aux films que nous voyons maintenant.
Ce film a pas mal vieilli. Non pas que le noir et blanc soit un problème. Ce sont les décisions des personnages qui semblent d'une autre époque. Ce couple ne fonctionne pas, il n'a pas d'enfants et pourtant, Thérèse n'arrive pas à le quitter alors qu'elle aime et est aimée par un autre homme. Dufy est très bon dans le rôle du mari qui voit que sa femme s'éloigne de lui. Quant à Simone Signoret, elle est un peu froide et peu expressive. On regarde ce film en se disant qu'il s'agit vraiment d'une toute autre époque.
J'ai lu 1/3 des livres de Zola mais pas son "Thérese Raquin". J'ai donc vu l'histoire sans avoir dans la tête le texte de Zola .J'ai été pris par ce film comme un polard à la Simenon . Je voulais voir Simone Signoret dans sa jeunesse. Elle est belle en toute simplicité . C'est rare ce type d'actrice . Elle incarne a merveille la Therese de Carné. J'ai vraiment tout aimé dans ce film. Carné en quelques images sait raconter . Par exemple après avoir rapporté la bouillotte dans le lit de son mari ,Thérese regarde par la fenêtre en souriant , voyant un couple d'amoureux.
Très voire trop librement adaptée du roman éponyme zolien, cette relecture de Thérèse Raquin ne conserve que l’emballage, en évacue l’essence. Ce qui intéresse Marcel Carné n’est pas tant la folie progressive de ses protagonistes travaillés par leur crime que l’intrigue policière destinée à les coincer. Autre fatalité, ici judiciaire, que celle développée par Zola, là héréditaire et terriblement humaine. La caméra nous place en omniscience despotique où les acteurs ne sont que des pions joués sur un plateau ; tout est rapporté à la loi, rien à la nature de l’homme. Quelques mentions sanguines ou nerveuses ne suffisent pas. Pourtant le film s’avère d’une qualité indéniable ; mais son erreur réside dans la démarche d’adapter une œuvre qu’il ne fait qu’effleurer, enveloppe prétexte à un scénario dont les grandes lignes coïncident avec le roman. Ainsi que le nom des personnages, certes. Carné lyophilise Thérèse Raquin dont la végétation policière ne rend guère hommage à la grandeur de son modèle. Adaptation bâtarde mais bon film néanmoins.
Thérèse Raquin est une adaptation plutôt réussie du roman de Zola.
Simone Signoret est d'une justesse remarquable dans ce rôle. Raf Vallone et Jacques Duby sont bons eux aussi.
L'histoire est évidemment très bien (on parle de Zola tout de même), les rebondissements offrent une vraie dramaturgie au film. Difficile de ne pas avoir d'empathie pour le personnage de Thérèse Raquin, au vu de ce qu'elle traverse.
Une belle histoire.
Simone Signoret est d'une justesse remarquable dans ce rôle. Raf Vallone et Jacques Duby sont bons eux aussi.
L'histoire est évidemment très bien (on parle de Zola tout de même), les rebondissements offrent une vraie dramaturgie au film. Difficile de ne pas avoir d'empathie pour le personnage de Thérèse Raquin, au vu de ce qu'elle traverse.
Une belle histoire.
Marcel Carné livre une adaptation convaincante du célèbre roman d’Émile Zola en modifiant quelque peu l'histoire initiale. Ainsi, Camille Raquin ne meurt pas noyé mais précipité hors d'un train. Quant à Thérèse et Laurent, ce n'est pas les remords qui auront raison d'eux mais un voyou, adepte du chantage...Certains seront peut-être perturbé par ces changements mais l'esprit reste finalement le même. La distribution est efficace : Simone Signoret, fabuleuse dans la peau de Thérèse Raquin, joue à merveille cette jeune femme blasée, murée dans la douleur et le silence. Raf Vallone, lui, nous offre l'image originale d'un Laurent à l'accent italien. Quant à Jacques Duby, il incarne à la perfection le petit mari maigrelet et maladif qui fait le désespoir de Thérèse. N'oublions pas enfin Sylvie, dans la peau d'une Madame Raquin austère, et Roland Lesaffre, dans celle d'un matelot à la dégaine provocante. Tout cela forme un ensemble qui tient la route et mérite toujours autant d'être visionné plusieurs décennies après sa sortie. En bref, un bon film.
Pourtant grande fan d'Emile Zola, en particulier de ce livre, j'ai été très déçu par ce film.
Je n'ai pas du tout accroché et je me suis même ennuyée, trouvant le film long.
La première partie est particulièrement monotone, les personnages sont agaçant, ce qui parait compréhensible et cohérent dans le livre parait ici un caprice et de la soumission spoiler: Je pense notamment au fait que Thérèse ne veux pas partir avec Laurent
Les femmes ne sont selon moi, pas non plus mis en valeur, puisqu'elles ont l'air de subir l'action plus que de la créer.
Il parait évident qu'il est très dur d'adapter un roman de Zola puisque toutes son écriture réside dans la psychologie, les névroses, et les pensées de personnages. Et je trouve justement qu'avec ce film, voir l'histoire d'un point de vue externe, la rends futile et presque inutile.
Cependant les images sont belles (en particulier les rares plans de Paris) et c'est plutôt bien filmé.
Je n'ai pas du tout accroché et je me suis même ennuyée, trouvant le film long.
La première partie est particulièrement monotone, les personnages sont agaçant, ce qui parait compréhensible et cohérent dans le livre parait ici un caprice et de la soumission spoiler: Je pense notamment au fait que Thérèse ne veux pas partir avec Laurent
Les femmes ne sont selon moi, pas non plus mis en valeur, puisqu'elles ont l'air de subir l'action plus que de la créer.
Il parait évident qu'il est très dur d'adapter un roman de Zola puisque toutes son écriture réside dans la psychologie, les névroses, et les pensées de personnages. Et je trouve justement qu'avec ce film, voir l'histoire d'un point de vue externe, la rends futile et presque inutile.
Cependant les images sont belles (en particulier les rares plans de Paris) et c'est plutôt bien filmé.
Certains diront que c'est un bon film mais quand je regarde un film qui s'appelle "Thérèse Raquin" je m'attend d'abord à ce qu'il y ait un peu plus de points communs avec le livre. Les seuls passages qui relient le film au livre sont les prénoms des personnages, et [spoiler]Camille qui meurt (et encore ce n'était pas la même mort!)[spoiler]
Assez déçue.
Assez déçue.
Un poil en dessous de "La clé des songes" ou de "Hôtel du Nord", ce "Thérèse Raquin" illustre toutefois de fort belle manière la maîtrise de Marcel Carné. Certes avec un scénario s'inspirant du roman d'Emile Zola, difficile de passer à côté de son sujet. Simone Signoret, dans le rôle de Thérèse, maîtresse de Raf Vallone, brille par son interprétation. Son duo plutôt convaincant permet au film de prendre toute sa dimension. Certes si Carné n'atteint pas la maîtrise de Renoir, qui, avant la guerre, avait lui aussi fait de "La bête humaine" de Zola, un de ses chefs-d'œuvre, celui-ci signe toutefois un très beau film.
Thérèse Raquin s'ennuie à mourir, coincée entre un travail peu passionnant, un mari puérile et mesquin et une belle-mère jalouse et acariâtre. L'arrivée d'un bel Italien va bouleverser sa vie, dans tous les sens du terme. Inspiré du roman éponyme de Emile Zola, ce film est superbement mis en scène par Marcel Carné et magnifiquement porté par Simone Signoret et Raf Vallone. Le scénario est plein de rebondissements inattendus et nous emmène par forcément là où on s'y attend. Du grand art.
Ah que j'aime le cinéma Carné ! Ce film mené avec brio nous entraîne dans un monde sans pitié. Si ce film ne suis le roman de Zola que pour la situation initiale, le reste n'en est pas moins réussi aussi bien au niveau de la réalisation que de l’interprétation ou que de la photo.
Adapter le roman de Zola est peu aisé, notamment à cause de cette question des tempéraments – notion médicale propre au XIXe siècle et qui s'illustre mieux par des mots que par des images : Carné s'en sort avec les honneurs en modifiant des éléments majeurs du matériau d'origine. La cadre spatio-temporel est modifié puisque le Paris de 1860 est abandonné au profit du Lyon de 1950, une manière de s'ancrer dans le réel d'une France d'après-guerre gangrénée par le racisme – le personnage de Camille est un bel exemple de xénophobe rance, ne pouvant supporter Laurent, représentant la vague d'immigration italienne. Outre le lieu et le moment de l'action, la nature du meurtre et toute la seconde partie du roman sont modifiées : Carné abandonne en effet la dimension psychologique et fantastique de Zola pour mettre en scène une intrigue policière efficace à défaut d'être originale et passionnante. La logique de renversement qui voit deux personnages complices et forts devenir soudainement acculés est respectée ; sa réussite doit en grande partie à la puissance d'incarnation de ses principaux acteurs, Simone Signoret en tête, en femme fatale plus fragile que séduisante. En somme, "Thérèse Raquin" est un film solide, bien mené, qui prend avec intelligence ses distances avec le classique littéraire.
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