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Un visiteur
4,5
Publiée le 11 octobre 2010
La mauvaise éducation est un film précieux , soyeux, superbe comme bien d' autres almodovar. Ils nous compte la relation , les liens indéfectibles de deux jeunes hommes depuis leur premier émois de collégien jusqu' à leur ulitme "retrouvaille" sur un fond de film noir avec un scénario à tiroir très captivant. Sublime photographie , couleurs vives , jeux et directions des acteurs brillants , envolés baroques , sentiments à fleur de peau et le film qui prend fin sur le mot "passion", déclaration d' amour du réalisateur espagnol envers le cinéma ; décidemment plus je découvre cet almodovar , plus il me plait.
Il y a certains films pour lesquels on aurait même pas besoin de voir le nom du réalisateur pour le deviner. C'est exactement le cas ici avec cette « Mauvaise éducation » portant à chaque plan la patte du grand Almodovar : couleurs splendides, intrigue captivante et foisonnante, personnages troubles et fragiles, dialogues brillants : tout est réuni pour nous offrir un nouveau spectacle flamboyant, passionné et passionnant, et ce qui plus est sur un sujet on ne peut plus casse-gueule. Qu'il est agréable en tout cas de voir qu'il est encore possible aujourd'hui de signer de telles merveilles d'intelligence et de sensibilité : bref, en un mot, Pedro : merci.
Avec un scénario ayant nécessité plus de dix ans d’écriture, Pedro Almodóvar signe en 2004 un film intime (mais non autobiographique) particulièrement complexe. En effet, l’astuce de cette intrigue réside dans la mise en abyme des protagonistes au moyen de savants aller-retours dans le temps. A chaque avancée de l’histoire, un nouveau sujet est abordé (la pédophilie, l’homosexualité, le cinéma, l’amour, etc.). Tous ces thèmes sont traités avec nuance et sans exubérance visuelle. A noter également que, pour une fois chez le réalisateur espagnol, les femmes sont quasiment absentes de son œuvre. Bref, un long-métrage sombre, captivant mais un brin déroutant.
Un film plutôt compliqué à comprendre tant l'on se perd entre souvenirs, flashbacks, histoire racontée dans l'histoire raconté, et le temps présent. Une fresque dont le début ne laisse pas penser que la fin serait aussi noire, et qui laisse planer un suspense jusqu'à la fin quand à l'identité du prétendu Ignacio. Cependant, la découverte progressive et en rétrospective du passé laisse peu de temps pour les relations du temps "présent" de se construire avec puissance, ce qui fait qu'à la fin, lorsqu'on est encore à digérer les révélations fracassantes qu'on vient d'apprendre, la séparation brutale d'Enrique et Juan/Angel nous laisse quelque peu indifférent...
le meilleur de al modovar, quel plaisir, il traite des sujet difficile dans ces films avec une pointe d'humour et de beauté que j'aime beaucoup mister al modovar est et resteras le tollier du cinéma dramatique ... quel chef d'oeuvre ...
Almodovar nous perd un peu au départ du coup on a un peu de mal à accrocher sur les personnages par la suite. En plus si les acteurs sont excellents, notamment Gael García Bernal que je ne m'attendais pas à voir moi non plus dans ce rôle, ça manque de femmes tout de même.
Il y aurait tellement de choses à dire sur La Mauvaise Education. Mais l'argument vendeur et irréfutable qui éviterait tout listing serait de dire qu'(il s'agit d'un film d'Almodovar. Le reste se passe de commentaire.
Un film complètement surprenant qui au-delà de son sujet initial part tout à coup dans une direction machiavélique tel un film noir où l'amour et l'amitié vont être trahis. Il y a une métamorphose qui s'opère de façon très subtile et avec une grande complexité au sein de cette mise en abîme, au point de nous faire douter de la réalité des personnages. Les révélations sont en effet si étonnantes que notre vision de cette histoire au demeurant délicate sur la reconstruction des blessures de l'enfance en est complètement bouleversée. Un film de cinéma de haute tenue.
Ce n'est pas ce que Almodovar a fait de pire, mais de là à en faire un chef d'oeuvre ! En fait, ce qu'il y a de meilleur dans ce film, et même de magnifique, c'est la beauté de la lumière et de l'image, c'est-à-dire le travail de José Luis Alcaine, le Directeur de la photographie. Sinon, c'est quand même assez confus et toujours aussi outrancier.
En toile de fond, une évocation d'un amour interdit, d'un scandale d'agissement d''homme d'église. Traité sous forme de thriller reconstitué ou passé et présent, fiction et réalité se confondent, ce drame complexifie également le récit, le rendant parfois nébuleux. Une démarche plutôt intelligente, avec des défauts de style, une interprétation inégale.
Un film puissant où on suit l'histoire des personnages avec ferveur et attention. C'est intéressant, mais le film donne un léger aspect brouillon, même si le sujet traité reste primordial et lui bien écrit.
Un pur chef d'oeuvre!!! Pedro Almodovar nous prouve avec ce film qu'il est depuis 20 ans l'un des plus grands cinéastes de notre temps; peut-être aujourd'hui, le plus grand, vivant. Il ne doit son immense succès à aucun effet de racolage ou a une quelconque compromission esthétique ou thématique hollywoodienne à laquelle d'autres se sont laissés aller. Ce succès, il le doit à trois choses: La profonde sincérité, l'extrême sensibilité avec laquelle il fait vivre ses personnages, toujours génialement interprétés. Le grand courage dont il fait preuve en traitant de l'homosexualité, de la religion catholique, du machisme, des gens du cinéma, entre autres. Enfin au raffinement passionnel de ses choix artistiques (plans, décors, musiques, habillages etc... On attend aujourd'hui le nouvel Almodovar comme on attendait (très) jadis le nouveau Woody Allen.