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Kouto
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3,0
Publiée le 29 septembre 2025
Sans être véritablement autobiographique, le réalisateur Pedro Almodovar s’inspire de ses souvenirs de jeunesse pour raconter cette histoire d’amitié de deux garçons au sein d’une école religieuse dans l’Espagne des années 60. Un récit dans lequel il est question d’amour, de questionnement sexuel et de découverte de soi mais traitant aussi de pédophilie au sein d’un pays marqué par son régime autoritaire. La mise en scène subtile du cinéaste joue parfois maladroitement avec les ellipses et mise en abyme, ce qui freine parfois à l’émotion d’affleurer comme il se doit. Malgré tout, grâce à une excellente interprétation et une réalisation élégante, le cinéaste livre certainement son film le plus personnel à défaut d’être son plus réussi.
Et le coche est a nouveau gagnant, plus d'une heure de maitrise absolu, j'ai pas lâcher l'histoire. Ca me parle, certaines scènes me rappela des choses que j'ai vécu. Mention spéciale pour l'acteur Gael García Berna avec des airs de l'actrice Juliette Lewis. Pedro Almodovar joue et excelle dans l'art des êtres masqués, de ce qu'ils sont au fond d'eux, de ce qu'ils veulent être, fantasmes et machination. A peu de choses près c'est quasi la perfection.
Un bon, très bon Almodovar même. Moins déluré que dans les années 80 90, il confirme une nouvelle fois ce qui fera la force de son cinéma dans les années 2000 à savoir une écriture de personnage très soignée qui les rend intéressants. Avec la mauvaise éducation il évoque aussi cette jeunesse sacrifiée par l église (qui représente même l’ensemble des institutions) et dont on balaie les souffrances sous le tapis. Le scénario est brillant, la gravité dont le film fait preuve n’est jamais feinte ni trop appuyée. C’est cette justesse qui fait de ce film une des belles réussites de son auteur.
Je suis totalement tombé sous le charme de ce film, réalisé par Pedro Almodóvar et sorti en 2004 ! C'est ma troisième expérience dans la filmographie du réalisateur et c'est la troisième fois que j'en suis très agréablement surpris ! Effectivement, comme le réalisateur aborde des sujets très dramatiques et que ses intrigues sont bien souvent à tiroir, j'ai toujours une certaine appréhension avant de me lancer dans un de ses films ! Et, même si nous retrouvons tous les éléments qui caractérisent le réalisateur dans ce film, je dois dire que je n'ai pas décroché une minute du début à la fin ! C'est donc l'histoire d'un acteur au chômage qui retrouve un ancien amant, quant à lui réalisateur. À travers des va-et-vient entre flashbacks et présents (même également une mise en abîme dans laquelle réalité et fiction se confondent), on découvre alors la jeunesse de ces deux amants qui ont été dans un collège catholique et dont l'un d'eux a subit le viol du directeur. Mais pas que, comme nous sommes chez Almodóvar, l'intrigue (ou plutôt les intrigues qui se rencontrent à la fin) s’épaissit au fur et à mesure du film et fait la monter la tension et le mystère à travers des petits twist ça et là. Le réalisateur a en effet la particularité de commencer ses films sans qu'il n'y ait véritablement d'intrigue ou de problématique mais la construit au fur et à mesure de l'histoire ; à l'inverse de nombreux films qui commencent avec une problématique que les personnages cherchent ensuite à résoudre durant l'intrigue. C'est très ingénieux car on ne sait jamais à quoi s'attendre, il est par ailleurs très difficile de correctement résumer un film du réalisateur, tellement l'intrigue part dans tous les sens (tout en restant cohérente et construite !). Le réalisateur aborde donc ici des thèmes très importants mais surtout intéressants comme le viol chez les prêtres, le travestissement, l'homosexualité, la trahison, la drogue etc. et tous ces éléments permettent de construire une intrigue solide, digne d'un excellent thriller ! La mise en scène est excellente, le réalisateur travaille énormément sur la sexualisation et l'érotisation des corps masculins, ce qui fonctionne très bien ! Concernant le casting, nous retrouvons principalement Gael García Bernal, Fele Martínez et Daniel Giménez Cacho qui jouent très bien ! "La Mauvaise éducation" est donc, me concernant du moins, une nouvelle excellente surprise du réalisateur !
Comme d'hab avec Almodovar, l'histoire sur le papier ne m'intéressait pas des masses et au final, j'ai adoré! Ça met du temps à se mettre en place, on voit pas tout de suite où tout cela va nous mener mais c'est justement ce que je préfère chez le metteur en scène espagnol qui arrive à intéresser les spectateurs malgré des histoires et des personnages peu ordinaires... Ici encore, je me suis pris au jeu pour finir captivé et on ne peut plus étonné ... Comme tous les films d'Almodovar, celui-ci est à ne pas louper !
Comme souvent avec Almodovar, j'hésite entre le brio de la mise en scène, l'habileté narrative et l'atmosphère dérangeante, voire parfois glauque de certaines scènes. Evidemment l'intrigue à tiroirs est bien construite et Almodovar nous balade entre passé proche, passé lointain et présent, entre fiction (film dans le film) et réalité, entre qui est réellement celui-ci ou celle-là. Au delà de l'excellence de la mise en scène, le film traite du sujet de la pédophilie dans l'église, des dégats qu'elle peut infliger sur les victimes, et au delà par contagion, de l'irristible comportement et de la souffrance de ceux qui abusent et des multiples facettes de l'homosexualité et de l'indéfectible amour d'une mère. Le pivot du film, le personnage noir est probablement davantage l'Ange que le Démon défroqué
Comme à chaque fous ,Almodoar aborde l'amour entre deux personnes , ici deux garçons , sous un angle sulfureux , tendre , dérangeant , mais vrai avec beaucoup de sensibilité et de réalisme... En filigrane la dénonciation de pédophilie des membres du clergé sur de jeunes garçons..... Un film fort et puissant....
Ses couleurs éclatantes, sa sensualité et, plus généralement, sa réalisation soignée sont un bel écrin pour un sujet qui ne m'a pas convaincu, trop artificiel. Je ne suis pas un grand fan du cinéaste, s'il faut le préciser...
Les retrouvailles entre Ignacio, comédien, et Enrique, cinéaste, sont le préambule d'une série de flashback déterrés du sujet autobiographique qu'Ignacio soumet à son camarade d'enfance et qui pourrait devenir un film.
Indéniablement, la mise en scène est brillante. Brouillant la chronologie, Almodovar construit un puzzle autour de la vie d'Ignacio, enfant puis adulte, suivant le récit lacunaire...ou mensonger qu'il en fait. Différentes révélations animent l'intrigue mais toutes font l'effet de rebondissements un peu factices dans un esprit mélodramatique appuyé. Le drame sent le soufre mais l'institution qui est ciblée s'en sortira à peine égratignée...
La constante du film est que je ne me suis pas aux personnages, que je suis dans l'impossibilité de m'identifier à eux, trop clivant, et que leur histoire et leur souffrance supposée ne m'ont pas touché, trop formelles et sans doute pas assez sensibles ou sincères.
Plusieurs récits dans un, on bascule d’une époque à l’autre, de la réalité à la fiction, ce film est difficile à résumer et pourtant lorsqu’on le regarde tout s’articule très bien. Il y a des rebondissements, de la tension. C’est subtilement raconté alors que le thème est difficile (pédophilie dans le milieu ecclésiastique). On retrouve l’esthétique soignée d’Almodovar. Et ce qui ne gâche rien, on a aussi quelques touches d’humour avec Javier Camara. Ce que je trouve fort dans ce film, c’est le fait de raconter une même histoire mais sous plusieurs points de vue différents : la réalité, le mélange entre la réalité et la fiction dans la nouvelle d’Ignacio, enfin l’adaptation et l’interprétation de cette nouvelle par Enrique pour son film.
Film complexe à tiroirs et au scénario multicouche, La Mala Educacion est assez déroutant. Comme toujours, ses thèmes habituels sont présents (sexualité, homosexualité, transsexualité, meurtre) avec cette fois un mise en abîme supplémentaire qui rend l'histoire souvent difficile à appréhender. En étant basé sur différentes temporalités et en mélangeant les niveaux de réalité (histoire vrai, scénario lu, film tourné, histoire racontée), le spectateur peut avoir tendance à se perdre un peu. La réalisation réussit à entraîner le spectateur jusqu'au bout sans ennui mais il manque un peu d'émotion pour que le film soit plus efficace. Un Almodovar de qualité mais qui ne m'a pas plus touché que cela.
Ce film n’est certainement pas le meilleur d’Almodóvar. Il dépeint avec lourdeur une enfance marquée par l’Espagne franquiste et le silence ambiant. Les personnages adultes manquent de profondeur, et certaines scènes sombrent dans un voyeurisme gratuit. Néanmoins, il mérite d’être vu au moins une fois.
Un film noir aux couleurs bariolées, un drame intimiste narré dans une série de mises en abimes artistiques, voici ce qui fait de La mauvaise éducation une œuvre atypique marquée au fer rouge par la pâte de Pedro Almodovar. Toujours aussi généreux dans son excentricité, le réalisateur s’amuse une nouvelle fois à décortiquer les maux et les tabous qui entourent habituellement la simple évocation de l’amour entre personnes du même sexe. Si l’on sait qu’il aime porter les femmes à l’écran, elles sont ici tout bonnement absentes pour laisser place à des travestis et transsexuels interprétés avec une rare sobriété, comme le petit numéro de music-hall offert par un Gael Garcia-Bernal que se montre là plus sensuel que jamais. Le plan final nous confirme que cette triste histoire, rendue captivante par la sensibilité et l’ambiguïté des relations qu'entretiennent les personnages, est bel et bien le long-métrage le plus personnel que nous ait offert Almodovar.
Bon ben encore un film d'Aldmodovar avec une construction narrative très intéressante mais pour le coup il n'arrive pas à en faire grand chose et c'est bien dommage. Son scénario se perd dans des trucs vraiment inutiles et met sous silence d'autres choses qui nous semblent plus intéressante. Le problème c'est qu'en fait il n'arrive pas à faire monter la tension dramatique qu'il voudrait faire monter, du coup lorsqu'il est venu le temps des révélations finales ben on s'en fou un peu, ok c'est triste à dire, mais c'est ça aussi, c'est qu'on est pas bouleversé. Y a vraiment des failles dans ce scénario à mon avis.
C'est dommage, car la construction narrative était d'une richesse et d'une inventivité vraiment étonnante !