La Mauvaise éducation
Note moyenne
3,8
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287 critiques spectateurs

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Manu711
Manu711

79 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2016
La Mauvaise Education n'est pas le moins bon Almodovar qu'il m'ait été donné de voir, mais ce n'est pas non plus le meilleur. Le réalisateur, comme a son habitude, tiraillé par le thème des relations humaines dans leur globalité, nous envoie tout de même en pleine figure un film sacrément grinçant, et qui a la particularité de s'intéresser un petit peu plus aux hommes que d'habitude. Sans doute pas son meilleur film, mais pas non plus une œuvre mineur de sa filmographie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 août 2019
Ça commence avec une complexité, une fluidité et un goût de la mise en abyme qui donnent l’impression qu’on s’apprête à voir l’oeuvre-somme d’Almodovar, qui nous ferait là en quelque sorte son Mulholland Drive à lui. Et puis le film se casse gentiment la figure en retombant dans le film noir, influence qu’Almodovar n’a jamais été capable de bien assimiler à son cinéma et qui parcourt malheureusement presque toute sa filmographie. Ça reste plaisant et maîtrisé, plutôt dans le haut du panier pour le réalisateur, mais après une telle entrée en matière, le scénario sort par la petite porte et le film supporte mal un deuxième visionnage.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 décembre 2024
Avec La Mauvaise Éducation, Pedro Almodóvar signe une œuvre sombre et audacieuse, entre l’autofiction et le mélodrame, où les thèmes de l’identité, du pouvoir et de la mémoire s’entrelacent.

La structure narrative, complexe et éclatée, fonctionne comme un jeu de miroirs où chaque reflet en dissimule un autre. Almodóvar brouille les lignes entre vérité et fiction, entre souvenirs réels et souvenirs recréés. Cette mise en abîme savamment maîtrisée fait du film une expérience immersive, où le spectateur devient complice de cette quête insaisissable de la vérité.

Au cœur de ce récit, la figure de Zahara/Ignacio incarne la fluidité des identités, un leitmotiv essentiel de l’univers d’Almodóvar. Ici, le genre et le désir ne sont pas des certitudes, mais des états en perpétuel mouvement, des performances à la fois masques et révélations. Chaque personnage joue un rôle, oscillant entre leur vérité intime et les apparences imposées.

Mais au-delà de cette réflexion sur l’identité, La Mauvaise Éducation est aussi un hymne au pouvoir cathartique de l’art. À travers les figures d’Enrique, le réalisateur, et d’Ignacio, le scénariste, Almodóvar met en scène la création cinématographique comme une arme douce pour affronter les blessures du passé.

La Mauvaise Éducation n’est pas seulement un film : c’est une confession stylisée.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 055 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2025
La mauvaise éducation fut pour ma part, l un des films le plus sombre de son œuvre, et le plus réussi, quel choc! Je l ai vu plusieurs fois et j ai toujours l envie de le revoir pour admirer le travail de cet immense réalisateur.
Avec volver et celui ci, m ont permis d adorer son travail et depuis je suis un inconditionnel.
Ce film décrit bien la passion qui peut à la fin être tragique. Parsemé de faux semblant, on suit ce réalisateur qui rencontre son ami de jeunesse, ami par lequel il ressentit ses premiers émois sexuel et passionnel, dont malheureusement dut être séparé brutalement.
Cette rencontre va précipiter une nostalgie qui va l emmener dans des histoires sordides.
Un bon thriller qui peut ressembler à un fritz lang ou un hitchkok.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 juillet 2016
Il faut aimer mais le scénario déroule, on est mal à l'aise dans les situations enfants prêtres et on prend partie pour les enfants et leurs histoires ... Le film est bien tourné et on ne perd rien des situations toutes plus almodovar les unes que les autres
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 février 2020
Malgré sa beauté formelle, je n'ai pas totalement été conquis par ce film. Le scénario est audacieux et les acteurs excellents, mais cela manque un peu de rythme et l'histoire patine un peu.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2011
En 2004, le festival de Cannes s'ouvrait pour la première fois avec un long métrage espagnol : "La Mauvaise éducation" de l'habitué Pedro Almodovar. Porté par le talent incroyable de Gael Garcia Bernal, l'oeuvre narre les relations entretenus à trois époques différentes par deux jeunes hommes Ignacio et Enrique de leurs premiers émois dans une école religieuse jusqu'à leurs retrouvailles. Le cinéaste tisse les souvenirs qu'il garde de ces trois époques cruciales que furent le franquisme, la fin du règne et la Movida ; par conséquent il s'agit sans doute de son film le plus douloureux, celui ou la part de soi prend plus souvent le pas sur la création artistique malgré une fin qui traine un peu en longueur. Une remarquable mise en abîme.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2020
La mauvaise éducation est un très bon film de Pedro Almodovar. Indéniablement celui qui m'a le plus plu de la filmographie du réalisateur espagnol (même si j'admets ne pas en connaître beaucoup).
On retrouve les gimmicks du réalisateur (notamment les plus notoires comme le travestissement à tout va, la prostitution et les scènes de sexe filmée de manière crue), mais pour ce film, l'usage de gimmicks n'a pas été un frein.
L'histoire est pour le coup très accrocheuse, jouant sur notre ressenti concernant des sujets traumatisants, notre confiance en ce que peut raconter un personnage d'apparence honnête et questionnant notre morale. La révélation en cours de film spoiler: (sur la véritable identité d'Angel et ses intentions derrière son usurpation d'identité)
est particulièrement réussie. Pour le coup, le scénario est très travaillé.
Gael Garcia Bernal (toujours juste dans ses interprétations) est impeccable dans le rôle très ambigu d'Angel. Fele Martinez joue très bien également même si c'est Gael Garcia Bernal qui nous captive dans chacune de ses scènes de par son personnage très mystérieux.
J'ai beaucoup apprécié ce film.
Jérôme H
Jérôme H

208 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2008
Le plus beau film de Pedro Almodovar qui adore peindre des tableaux sur les relations humaines. Ici ce récit très intime est joué superbement par des acteurs de talent qui peuvent facilement s'appuyer sur une belle mise en scéne et des plans séquences très émouvants.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juin 2019
Il est des films qu’il ne faudrait pas revoir, « La mauvaise éducation » de Pedro Almodóvar en fait partie. A l’époque en 2004, j’avais trouvé ce film qui avait d’ailleurs fait l’ouverture du festival de Cannes, très fort puisqu’abordant un sujet devenu de nos jours très médiatisé, à savoir la pédophilie dans la religion catholique. Je restais sur l’idée que ce film était une dénonciation de ce crime mais – même s’il a été probablement assez novateur - c’est en quelque sorte le contraire !
L’histoire se déroule en 1980 et Ignacio ayant été inscrit « au tableau d’honneur … a le droit d’aller à une journée à la campagne » avec le père Manolo, directeur de l'institution catholique qui … En fait Ignacio et dès cette époque sous le charme d’Enrique. Dix-huit ans plus tard, les retrouvailles même si … Enrique est devenu cinéaste et l’autre un acteur qui vient lui proposer un scénario relatant leur histoire à la condition qu’il joue le rôle principal et celui de Zahara, un travesti vedette des films que les jeunes garçons allaient voir au cinéma Olympio. Pour ne pas dévoiler l’intrigue, l’acteur avait en fait revu quelques années plus tôt, le père Manolo qui était marié et soumis à un chantage même si …
Ma déception repose sur le fait que in fine tous les protagonistes (sauf un) s’en tirent bien tout en étant resté homo- ou bisexuel, et que Enrique – a priori Pedro Almodóvar – est particulièrement cynique et connaissait avant de commencer à tourner le scénario le secret liant l’acteur et l’ex-père Manolo !
Petit bémol, la façade du vieux cinéma Olympio qui n’est pas sans évoquer le magnifique « Cinéma Paradisio » (de Giuseppe Tornatore – 1989) et le fait de voir à l’écran – pour la première fois me semble-t-il ? - Pedro Almodóvar en … nettoyeur de piscine !
Noémie Laurent
Noémie Laurent

54 abonnés 141 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2015
Un chef d'oeuvre visuel, un bouleversement emotionnel constant, un theme troublant, un jeu d'acteur incroyablement convainquant.. Une introspection dans le cinema, dans les personnages et dans une intrigue prenante. Un film a couper le souffle : genant et magnifique.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2007
Almodovar fait ce qu'il sait faire où tente de faire croire aux spectateurs que ces films sont à chaque fois des réussites... Un peu comme David Lynch avec en prime pour ce film un scénario alambiqué sans raison comme Lynch les apprécie. L'histoire est pourtant bonne entre amour, pédophilie et chantage (l'homosexualité n'est en fait que secondaire). Le sexe y est explicite mais pas beaucoup plus que dans ses précédents films, ceux qui sont choqués le sont surtout par l'homosexualité. C'est magnifiquement filmé, les acteurs sont bons mais le scénario est un fouilli sans nom et je ne parle pas d'un montage effectué sans réflexion.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 mai 2009
Un Almodovar très déroutant,de par ses multiples fausses-pistes jusqu'à son regard très cru sur le désir.Un désir qui conduit à une perte inexorable "La mauvaise éducation" traite de l'homosexualité sous un angle sordide,et se révèle confus.Qu'à voulu faire Pedro?Une biographie de sa jeunesse passée dans un collège catholique de garçons?Un film noir avec tous les stratagèmes du genre?Une vision de la Movida?Un peu de tout à la fois.Un propos obscur,qui s'accentue avec la prestation antipathique bien que performante de Gael Garcia Bernal,"l'homme fatal" du film.Bien qu'Almodovar dit se garder d'une charge anti-cléricale,le père Manolo est débectant.Toujours fasciné par les travestis et le mélange des corps,il laisse une impression d'opacité quand à ses motivations,et ne se renouvelle pas sur le plan artistique.Un film décevant,qui ne s'embarrasse pas de délicatesse.Pedro est d'humeur maussade,nous aussi.On le préfère en assembleur de labyrinthes passionnels aux couleurs vives.Mais ça n'engage que moi.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2016
Continuant dans une veine plus sombre que ses œuvres des débuts, P. Almodovar nous offre un film teinté de noir (malgré des couleurs toujours aussi présentes dans les décors ou certains costumes), allant chercher dans les recoins les plus sombres de l'homme, nous offrant quelques scènes dures, laissant beaucoup de place à la suggestion. Le scénario nous réserve quelques rebondissements (en plus de quelques scènes de sexe homo qui choqueront les puritains) et les acteurs sont tous parfaits, particulièrement G. G. Bernal, tétanisant, séduisant, troublant. Sa mise en scène est plus posée, son scénario bien pensé et pourtant, il m'a difficilement happé car longtemps, on ne sait pas trop où il veut en venir, faussant beaucoup les pistes, flirtant entre la fiction et la réalité. Si les médias nous avaient annoncés une violente charge contre l'église, il n'en est rien. Très réussi plastiquement, s'ouvrant sur un générique particulièrement soigné, un film intéressant mais à la morale assez étrange. D'autres critiques sur
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Almodovar signe avec " La Mauvaise éducation " un film sombre et désespéré. Un scénario très abouti et extrêmement subtil, une mise en scène crue, tout en lyrisme, nous laissent à deviner que cette oeuvre lui est très personnelle. Mais Almodovar est loin d'être poussif en s'attardant sur ces personnages, il les dépeint avec sensibilité et amour. Cette histoire nous touche au plus profond de notre coeur, et nous expose bien souvent aux larmes. C'est tout simplement ce que l'on nomme le talent. Mais la magie de ce film rare ne repose pas que sur son auteur. Gael Garcia Bernal prodigieux et surdoué acteur, campe ses personnages tout en profondeur, délicatesse, et sa beauté magnétique et troublante accentue encore son jeu. Prodigieux.
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