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Carne
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5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Après Tout Sur Ma Mère et Parle Avec Elle, Pedro Almodovar revient frapper un grand coup avec La Mauvaise Education. Une oeuvre engagée et dérangeante sur les éducations catholiques qui n'ont en fait rien de catholique. Almodovar y réalise là sans doute son film le plus intime sans pour autant nous faire une autobiographie car il a vécu dans les mêmes lieux et dans les mêmes époques que se passe une partie de l'histoire. Outre une mise en scène qui atteint une perfection à tous les niveaux (Autant dans la forme que dans le fond), Almodovar nous offre des plans à la beauté inégalable Quant à Gael Garcia Bernal, il faut avouer qu'il a un talent énorme et qu'un prix d'interprétation en sa faveur n'aurait pas été injuste. Même chose pour Javier Camara qui joue un travestie avec l'humour nécessaire pour rendre son personnage toutefois attachant(e). Quant au scénario, il est extraordinaire et sa trame est en apparence aussi tordu qu'un scénario de David Lynch (Mulholland Drive, Eraserhead, Une Histoire Vraie,...). Plus on avance dans le film, plus on découvre la vérité sur les personnages et l'on arrive enfin à déméler le noeud de l'intrigue. Une fois démelé, on se dit que Almodovar est LE génie du cinéma espagnol... Même si le cinéma espagnol reste trop rare en France à mes yeux malgré des cinéastes comme Luis Buñuel, Jaume Balaguero, Alejandro Amenabar,... Un mot aussi sur les décors toujours aussi colorés de Almodovar ainsi que la musique à la fois grave et touchante de Alberto Iglesias, le compositeur désormais attitré du cinéaste. Avec La Mauvaise Education, Old Boy et La Vie Est Un Miracle, on se demande franchement pourquoi la Palme d'Or est revenu à Michael Moore pour son pamphlet contre Bush, Fahrenheit 9/11... A croire que même les personnes du métier ne savent plus différencier le bon du mauvais cinéma...
Film trés touchant...Trés bien fait... Le trés Beau Gael Garcia Bernal aux multiples visages est tout simplement extraordianaire . Plein d'emotion pour un film qui vaut vraiment la peine d'etre vu!!
LE film de l'année!!!!!!!!!! Le film à voir en ce moment c'est la "Mauvaise Education", chef-d'oeuvre de Pedro Almodovar, cinéaste espagnol, qui signe ici son film le plus personnel et le plus déroutant. Avec un style bien particulier qui lui a valu un succès international, le réalisateur a su tirer les ficelles du scénario et signe ici son meilleur film, un film très NOIR, A VOIR ABSOLUMENT
Ce film est un pur chef d'oeuvre. Le thème est assez déroutant et pourtant on est d'emblée plongés dans les passions qui unissent les personnages principaux. Petit à petit, tout se délie. Almodovar est parvenu à assembler les différentes scènes de manière à captiver le spectateur tout au long de cette intrigue assez troublante.
Un objet des plus étrange, une conception particulière et une atmosphère ou le doute est roi. Almodovar signe un film très sombre, le sujet qu'il entretien est des plus nébuleux et intense qu'il soit. Les comédiens répondent présent, Gael Garcia Bernal électrise chaque scène ou il apparaît, époustouflant. Un film fort, beau et accrocheur. La Mauvaise Education est une réussite.
Une mise en scène et un montage réussi, jouant sur les apparences. Des acteurs très convaincants et un scénario passionnel sur fond de cinéma des années 80. La mauvaise éducation, drame de Pedro Almodovar est aussi déroutant qu'intéressant. Cependant, il traite de l'homosexualité d'une façon qui manque de pudeur et qui rend un peu mal à l'aise. De plus, certaines motivations des personnages restent floues (dans ce cas là, cela discrédite le scénario). Il est dommage que des "défauts" aussi dérangeants règnent, car le film recèle tout de même de bons passages, comme la fin.
Film plutôt moyen, qui n'emporte pas mon adhésion. Car, une nouvelle fois, Pedro Almodovar nous plonge crument dans un univers de travestis et d'homosexuels. Quant au scénario, il multiplie les fausses pistes, pas autant que dans "Talons Aiguilles", mais suffisamment pour qu'on est du mal à suivre l'histoire. Alors ça se laisse voir, mais sans enthousiasme.
Bof! Pas très emballé par cet Almodovar. L'histoire met bien à jour de nombreux sujets très tabous, comme la pédophilie chez les prètres, l'homosexualité et la transexualité et c'est tout à son honneur, mais elle reste très dérangeante à regarder. Quand on est mal à l'aise à ce point devant un film, on passe un mauvais moment. Cela dit les acteurs (Gaël Garcia Bernal, l'acteur caméléon, en tête) sont bons. Je préfère les bons vieux films almodovariens dont les sujets sont des femmes (Ah! Volver...)!
Un très grand film sur un sujet complexe et délicat. Un film poignant, difficile, superbement joué et filmé, pas toujours facile à aborder, le film crève l'écran, ça reste pour moi son meilleur film.
La Mauvaise éducation marque le renouvellement dans le cinéma d'Almodovar. Peut-être une Renaissance pour une partie de l'auteur plus intime, enfouie en lui-même. Le choc est brutal. Jusqu'à là, nous étions habittués à de multiples portraits de femmes, plus ou moins bouleversants selon les cas. Mais dans cet éloge unique de la fiction, du romanesque et de la narration se cache l'homme derrière la femme, la face tant cachée du réalisateur. Religion, pédophilie et homosexualité sont les principaux thèmes de ce film d'une densité rarement atteinte chez le cinéaste, malgré un démarrage trop long qui pousse l'attente du spectateur dans l'inquiétude mais qui se cloture dans une virtuosité inébranlable. En effet, la Mauvaise éducation a la forme exactement identique de ses autres films : un éventail de personnages différents qui seront ammenés à se renconter. Mais le fond se diffère par notre plus grand étonnement et pour notre plus grand plaisir. Noir, fort, pudique et révolté, le film d'Almodovar est l'oeuvre tant attendue du cinéaste qui libère son catalogue magnifique d'une limite que l'on croyait infranchissable. La frontière n'existant plus ou presque, il ne demande plus qu'à Almodovar de franchir le pas ultime pour continuer son oeuvre dans ce renouveau à moitié atteint.
Une oeuvre magistrale , hypnotique et intense. Pedro Almodovar revisite le film noir à sa manière...avec un Gael Garcia Bernal, caméléon plein de charme et de mystère. SUBLIME...
Avec une bande annonce qui promettait un chef d'oeuvre et un sujet en or, on est en droit d'être légèrement déçu par le résultat final. Effectivement, Almodovar a encore succombé à son péché mignon : vouloir trop en dire. Ainsi, son film prend parfois des allures de fourre-tout qui nuit à la cohérence de l'ensemble. D'abord comédie, puis film intimiste et enfin film noir, "La mauvaise éducation" est un film pluriel souvent déroutant. Le cinéaste n'a pas choisi la facilité pour raconter cette histoire abracadabrantesque : il multiplie les enchâssements de récits et les mises en abyme, ce qui a tendance à tenir le spectateur à distance. La plupart du temps, il s'en tire très bien et réussit même des séquences extraordinaires (notamment toute la partie liée à l'enfance des héros). Il réussit moins à convaincre lorsqu'il s'agît d'évoquer la drogue et les années de la Movida. Rien de déshonorant pour autant, car le metteur en scène compense son manque de cohérence scénaristique par la grâce d'une mise en scène diablement élégante. Depuis "En chair et en os", on note une véritable cohérence stylistique et une forme d'aboutissement qui n'appartiennent qu'aux plus grands. Malgré ses défauts, ce nouvel opus a une classe folle.