Pourtant ce n'était pas gagné d'avance avec des thèmes graves comme le vieillissement et la maladie ; mais cette Comédie dramatique Écrite et mis en scène par Denys Arcand, nous délivre de grands dialogues, de jolis moments de souvenirs et de réflexions, de grandes scènes d'émotion, ainsi que de solides preuves d'amour et d'amitiés. Avec un Oscar et trois Césars, ce film mérite effectivement l'attention. Outre un grand final, avec l'insertion musicale de Françoise Hardy chantant "l'amitié", la réussite de ce film doit aussi beaucoup à sa distribution. Outre la belle Marina Hands, elle nous gratifie de l'excellente Marie-Josèe Croze dans le rôle d'une Junkie, Rémy Girard dans celui du père malade et d'un Stéphane Rousseau étonnant et bien en place.
Un pur bonheur de retrouver l equipe du "Declin de l'empire Americain", fort bien accompagné Stéphane Rousseau . Un grand film, de grands acteurs, un grand realisateur ...Un instant de grâce...
16 ans après, on prend les mêmes et on remets ça... Avec un petit nouveau quand même. L'univers du sexe est moins tabou, mais les québecquois ont encore un peu d'avance sur nous prude français.
Dans cette demi-suite au "déclin de l'empire américain",Denys Arcand réunit de nouveau 17 ans après la joyeuse bande d'amis québécois,autour de l'un d'entre eux,gravement malade.Leur vivacité d'esprit et leurs bons mots prennent en compte leur plus grande expérience de la vie.Les idées sont désormais arrêtées,et chacun vit dans son passé nostalgique de gauchiste intellectuel.On n'y parle plus seulement de sexe,mais aussi de politique,de religion et de social.Les dialogues continuent de forçer l'admiration par leur inventivité et leur vérité.Arcand aborde la maladie et la proximité de la mort avec une certaine ironie.Il est visiblement touché et intimidé.Comment des bons vivants peuvent-ils appréhender la mort?La dernière scène se chargera de résoudre cette bien épineuse question.C'est aussi un film sur les rapports père/fils,sur le lien filial qui peut être rétabli jusqu'à la fin.Stéphane Rousseau est parfait dans le rôle du fils golden boy qui fait tout pour aider son père mourant,et Marie-Josée Croze campe une junkie à fleur de peau marquante.Arcand se moque de ceux qui veulent braver l'inévitable,et ne trouve qu'une solution aux maux de la société moderne,engoncée dans son puritanisme et sa condescendance:l'amitié.
20 ans apres Denis Arcand reunis l'equipe du Declin ... pour nous conter cette histoire simple d'un homme face a la mort qui entouré de sa famille et de ses amis se souvient des bons moments qui ont jalonnés son existence : les femmes,l'alcool,l'amitié,son metier...Sur des themes classiques,le realisateur canadien reussis a nous emouvoir sans jamais verser dans le larmoyant extreme , l'humour et les dialogues de certaines scenes equilibre l'ensemble et les acteurs tous formidables (dont la seduisante Marina Hands) forment une equipe soudé autour du malade, ce qui accentue la force d'un final attendu mais d'une rare sobriété.Le seul petit defaut a mes yeux viens de l'accent canadien qui pour nous francais"etouffe" certains mots ,ce qui est parfois genant mais rien d'insurmontable heureusement ,il y a aussi l'heroine (le fils va demander a la police ou en acheter n'importe quoi !!) drogue presenté comme calmant et une fin pronnant l'euthanasie qui peut deranger certaines personnes.
La fin d'une civilisation qui a commencé en 1492 avec l'arrivée de Christophe Colomb. Une civilisation qui fut à l'origine du plus grand génocide de l'humanité ; 70 millions dit-on. La fin de l'empire américain comme le titre d'un autre film de Denys Arcand vu par un canadien français à l'orée de sa mort. Ce film date de 2003 et l'empire est toujours là ; pas le héros du film.
Il y a tant à dire sur ce chef-d'oeuvre... D'une part, des acteurs parfaits, tous touchants, vrais, sincères. D'autre part, l'histoire, émouvante et drôle à souhait, sur un fond grave... Enfin, une énorme critique tres intelligente et argumentée sur le christianisme. Sans oublier la vision que nous pouvons avoir de la vie, de ses plaisirs, et de la Mort. Il y a tant à dire sur ce chef-d'oeuvre...
Ce film est l'un des meilleurs que j'ai vus en 2003 (j'en suis pourtant déjà à une grosse quarantaine de films). L'atmosphère si bien rendue, l'interprétation exceptionnelle et au diapason de tous les acteurs du film, les dialogues travaillés et pleins de bons mots, le thème choisi si pertinent, le côté réel et vécu de l'histoire ... Tout ça et bien d'autres choses que je vous laisse découvrir m'ont enthousiasmé. Ce qui est surprenant, cette année, c'est que j'ai vu 2 films ("Good Bye Lenin !" et "Les Invasions Barbares") sur l'amour filial et la mort prochaine et prévisible d'un parent; ces 2 films sont remarquables, l'histoire y est traitée de manière fort différente mais toujours avec beaucoup d'humour. Il ne me manque que "Père et Fils" dans mon panorama international (France, Allemagne, Canada) pour avoir une vision complète du triptyque 2003 des films sur les rapports parent-enfants et sur la réaction des proches face à la maladie. Pour finir, je voudrais laisser un petit message personnel pour Jean-Luc : merci, par ta critique, de m'avoir donné envie d'aller voir ce film, même si j'ai attendu, 2 mois après la sortie du film, pour le faire.
Quand Denys Arcand retrouve sa fabuleuse troupe de comédiens (Remy Girard, Louise Portal, Dominique Michel, Pierre Curzi, Yves Jacques,...) du Déclin De L'Empire Américain à laquelle il ajoute le très bon Stéphane Rousseau, cela donne Les Invasions Barbares. Un film fort mélangeant avec maestria humour (Quand les héros parlent de sexe,...) et émotions (Les retrouvailles entre amis, le final,...) durant plus d'une heure et demi. Succès mérité donc avec plus de 1,3 millions de spectateurs en France et de nombreuses récompenses cannoises, françaises (3 Césars) et internationales (Oscars,...). Comme quoi, quand les comédiens sont communicatifs entre eux, on l'est nécessairement avec eux car l'on se retrouve tous un petit peu dans chacun des protagonistes du film...
L'histoire m'a paru assez invraisemblable et je trouve la souffrance de Rémy tellement atténuée que la fin du film en devient ridicule. A part ça, les acteurs jouent assez bien et les dialogues sont souvent amusants. L'accent canadien est à la fois bon et mauvais, puisqu'il désamorce certains moments tragiques mais renforce les plaisanteries (du moins au début). Dans l'ensemble, je suis donc moins radical que les critiques, en bien comme en mal.
Bon film mais qui n'a pas les audaces du premier. On sent une résignation voire même un certain cynisme chez les personnages. Le fric est réellement devenu un moyen de survivre, de profiter des plaisirs de la vie, alors qu'il était moins présent 20 ans plus tôt. C'est réaliste mais difficile à avaler. Bref c'est une fois de plus une belle leçon de vie, on regrette tout de même certains passages un peu trop larmoyants.