Elephant
Note moyenne
3,7
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1 005 critiques spectateurs

5
334 critiques
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222 critiques
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93 critiques
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101 critiques
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126 critiques
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129 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 mai 2007
L’horreur de Columbine par Gus Van Sant. Un film fort et marquant, sublimé par le parti pris du réalisateur de jouer sur l’ambiance, les silences, l’environnement naturel et la musique pour nous faire ressentir le cheminement qui a mené au massacre et à la folie destructrice de deux adolescents. La caméra se détache volontairement de ces élèves qui se croisent, parfois sans se voir, dans de magnifiques effets de flou. Peu de dialogues, des situations, l’ordinaire d’un lycée américain dans ce qu’il a de plus impersonnel. D’un côté, les sportifs, les jolies filles, de l’autre les timides, moins beaux… Peu à peu, le ciel s’assombrit, la musique se fait inquiétante, la menace plane et lorsque l’horreur arrive, on se dit qu’elle est le résultat d’une somme de petits détails, résultats de l’individualisme et la pression sociale. Certains trouveront le film lent et ennuyeux. J’ai trouvé ce choix de mise en scène parfait pour exprimer l’ennui et le rejet pouvant être ressentis par n’importe quel adolescent. L’atmosphère du film est oppressante, se sentir ainsi dans l’intimité d’un lycée et de ses élèves tout en ayant connaissance du désastre à venir produit sur le spectateur une sensation d’angoisse qui donne au film un côté réaliste tout à fait passionnant. De plus, le recoupement des situations et la déformation du temps donnent encore plus de force aux gestes banals qui vont mener les personnages vers la mort ou la vie. Gus Van Sant distille ici ou là quelques indices pouvant expliquer le massacre : l’absence de dialogue (l’entrevue avec le proviseur), la démission des parents dont on ne distingue pas les visages, le rejet et les « castes » existant au lycée, la violence des jeux vidéos, des médias, et bien entendu la vente libre des armes. A partir de là, à chacun de se faire son idée. Elephant remplit son rôle de film choc, servi par l’incroyable talent de Gus Van Sant à montrer sans forcément dire. Un film magistral qui m’a marqué et dont j’ai eu du mal à me remettre.
Simon P.
Simon P.

50 abonnés 121 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 août 2014
Une journée ordinaire , des habitudes de vie, diffèrentes scènes vécues par différents personnages dans differents endroits , une fin choc .. pour un film magnifique. Chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 août 2012
Très rarement j'aurais vu un film aussi beau et symbolique. Sur le sujet de la tuerie de Columbine Gus Van Sant aurait pu nous pondre un vulgaire film d'action sanglant et décérébré mais non, Gus Van Sant ne fait pas cette erreur. Il réussit à construire un film à part des grandes blockbusters américaines, merveilleusement monté où l'on revoit souvent les mêmes scènes mais avec des points de vue différents ce qui est quasiment une première dans un film. Tout le film est d'ailleurs construit comme cela, on suit alors plusieurs lycéens dans une journée qu'ils pensent normale mais qui va bientôt tournée au cauchemar pour eux. Le film est donc très bien construit de manière surprenante mais le fond du film est également très interessant. Effectivement Gus Van Sant nous offre une véritable reflexion sur l'adolescence, qui represente la fin de l'enfance et surtout le debut de l'age adulte. Un passage que certains passent bien mais que certains ne supporte pas. Ce qui est excellent aussi dans ce film est le fait que Gus Van Sant n'essaye pas d'expliquer le geste de ces deux ados, il montre juste la réalité et les sentiments que pouvait avoir les temoins de ce drame, l'incompréhension et l'effroi. Un film donc poètique, violent et cru qui révolutionna à sa manière les films sur l'adolescence et la manière de les traités. Un film souvent parodié depuis sa sortie mais finalement jamais vraiment égalé. Un film charnière.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2022
Un film saisissant, un ovni, esthétiquement très beau et qui n'émet aucun jugement. Mais certaines scènes semblent s'être perdues ici : que voulait-on montrer avec les deux jeunes tueurs sous la douche ?
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 août 2014
Tiré de la tuerie de Columbine en 1999, Gus Van Sant nous sort encore un travail un peu glauque mais qui pour une fois, se laisse voir. On suit cette vie étudiante à l'intérieur d'un lycée sous plusieurs regards croisés qui alimenteront à eux-seuls l'histoire. Avec des acteurs qui n'ont rien d'extraordinaire, des dialogues pas forcément efficaces, et un scénario qui ne trouve de sens que dans son style de réalisation en suivant plusieurs personnages à visions différentes, on attendra la fin avec impatience pour voir le film s'animer un peu plus. Ce long-métrage ne mérite en rien sa palme d'or, mais est tout de même agréable à regarder pour sa mise en scène. Une note un poil supérieur à la moyenne aurait pu convenir s'il n'y avait pas autant de lenteurs.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2012
Un film coup de poing, au sujet délicat, mais traité avec originalité, dans le plus pur style du génial Gus Van Sant. Filmé au plus près des sentiments des protagonistes, le film maintient une intensité et une tension du début à la fin, le réalisateur présentant le déroulement de la journée complète du massacre de Columbine. Le génie de la réalisation est complété par de jeunes acteurs convaincants. Une démonstration totale.
SebD31
SebD31

102 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mai 2008
Un film déconcertant qui laisse perplexe. Incontournable!
Trelkovsky
Trelkovsky

82 abonnés 264 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2011
20 Avril 1999 : au « Columbine High School », une fusillade éclate. Deux lycéens, lourdement équipés se livrent à une série d'exécutions sommaires sur leurs camarades et sur le personnel de l'établissement … sans raison apparente. La violence et la gratuité de l'évènement choque le monde entier.
Cependant, dans les temps qui suivent l'évènement, l'émotion laisse place aux questions : pourquoi ? A qui la faute ? On s'interroge, on cherche un (des) coupable(s), on critique (cf. le « Bowling for Columbine » de Micheal Moore, qui offre de - trop ? - nombreuses pistes de réflexion) … Bref, on veut comprendre, et peut être aussi se rassurer …
Avec « Elephant », Gus Van Sant prend toute cette tendance à contrepied, survolant, effleurant, captant (comment trouver un terme exact ?) la vie des véritables protagonistes de l'histoire, les lycéens. Et le choc est bien là, aussi bien émotionnellement que cinématographiquement.

Pourtant, dans un premier temps, le réalisateur semble nous diriger vers quelques explications des « causes » (quel mot affreusement réducteur !) de la catastrophe : mais il ne fait que les frôler, passer un lent mais furtif coup d'oeil dessus, sans jamais les confirmer.
Les deux assassins jouent à des jeux violents et regardent un documentaire sur Hitler : mais ces premiers ne sont pas la « répétition » d'un plan mûrement réfléchi plutôt qu'une source d'inspiration ? Quant à leur réaction face au documentaire, elle est la même que pour tout individu normal ; pour se procurer un uniforme nazi, « il faut être cinglé ».
Éric, l'un des deux garçons, est le souffre-douleur de ses camarades. Mais est-ce bien pour ça qu'il finit par s'en prendre aussi violemment à eux ? Michèle, jeune fille renfermée dans la même situation, n'en est pas arrivée à de telle chose, elle …
En ne privilégiant aucune piste à une autre, Gus Van Sant en arrive à grandement diminué leur importance, si ce n'est de carrément les effacer. Il semble poser un constat terrifiant, mais à la fois terriblement humain : et si ces deux adolescents étaient « normaux » ? Et si … chaque lycée pouvait être victime de ce dysfonctionnement, de ce « bug » qui vient rompre cette morne et mélancolique routine ?

Toute la continuité de cette routine se retrouve dans la sonate « Clair de Lune » de Beethoven, qui vient accompagner le long cheminement d'un étudiant dans les couloirs de l'établissement … ou plutôt la longue errance.
Le cinéaste réussit (encore) un tour de force : dans un lieu de vie (le lycée, pullulement d'âmes heureuses et chagrines et de leurs sentiments), il crée un réel désert humain. Chaque adolescent qui erre dans les couloirs se retrouve confronté à l'absence de contact. Deux ralentis esthétiques et poétiques viennent souligner leur rareté (la fille se tournant vers le jeune homme pour dire qu'il est « trop mignon » et le chien s'élançant vers John) et la cassure qu'ils apportent à un rythme voué à la lenteur de l'errance.
Le film, dans sa construction et sa cohésion temporelle, a une certaine logique mathématique ; les différents personnages et leurs déplacements sont renvoyés au rang de vecteurs, dont les positions respectives et les différentes rencontres se retrouvent dans chaque point de vue. Ces dernières se font par hasard, à l'image d'un modèle pour une photo rencontré aux alentours d'un parc où d'une victime trouvée au détour d'un couloir …
Si l'univers dépeint semble assez vide au niveau des enjeux sentimentaux (impression renforcée par quelques exceptions telles que les deux ralentis cités précédemment ou comme la scène qui donne au film son affiche), il n'en demeure pas moins profondément hanté par les tourments des personnages, visibles dans une expression, dans un regard (Michèle sur le terrain de sport, le visage tourné vers le ciel …) …

« Elephant » ne cherche pas à expliquer le massacre, ni même à trouver une cohérence entre la vie quotidienne du lycée qu'il dépeint et le désastre final. Au-delà même de la simple notion de « ressenti », il veut capter toute une partie de la vie, tout un malaise, des visages humains, avec une pudeur faisant abstraction de toute valeur morale. Filmant les lycéens comme des âmes tourmentées et perdues dans le néant, Gus Van Sant parvient à aller plus loin que la simple prise de conscience ; il transcende. Nous, spectateurs, bouleversés au plus haut point, quittons alors l'incompréhension pour une dimension à la fois morne, belle et instable où la relation « cause/conséquence » n'existe plus. On a l'impression d'avoir vu la vérité sans avoir la moindre idée de comment la décrire.

« Elephant », ou le plus beau film de ce début de siècle.
kevinnic41
kevinnic41

20 abonnés 68 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2011
Comment reprendre un drame qui a secoué l'Amérique entière, et le transformer en un acte tout à faite banal, dans un lycée (et un monde) tout aussi banal? C'est ce qu'est parvenu à réaliser le talentueux Gus Van Sant dans ce film bouleversant. Pas question de diaboliser les deux lycéens, et tout aussi hors de propos de les transformer en souffre douleur martyrisés par leurs camarades... non, ce ne sont que deux adolescents qui ont prévu de jouer à leur jeux vidéo préféré version grandeur nature.

A travers une succession de vignettes, dans lesquelles on découvre peu à peu les personnages et la vie du lycée (et ses mœurs) ; nous nous approchons inévitablement vers le drame final, annoncé dès les premières minutes par l'arrivé version commando des deux jeunes garçons. Ainsi, on suit l'avancée inéluctable du temps, dans une atmosphère plus que pesante, où la seule réponse qu'on attend : est de connaitre la vignette du départ de cette explosion. Car c'est bien ici, que réside le talent et la particularité du film : créer une angoisse, et la fortifié par une attente interminable, malgré qu'on connaisse le résultat morbide du scénario, ce dernier orchestré avec minutie.

Il est difficile de décrire ce film, qui, dans sa construction et son évolution semble se contredire, tout en respectant la ligne centrale menant tout droit au carnage. En effet, l’atmosphère se veut pesante, et au lieu de jouer sur des sons inquiétants et un montage laissant transparaître le malaise… il n’en n’est rien. Tout ce passe dans le meilleur des mondes comme si rien n’allait arriver. L’effet produit est fantastique : tel des être omniscients, seuls nous, avons la résolution ; ce qui procure un déchirement incontrôlable, où intérieurement, on ne peut s’empêcher de vouloir se précipiter sur tous les fronts pour les prévenir du danger. Malheureusement, on ne peut rien faire, hormis constater le sang froid dans laquelle la tragédie se déroule, sous les réactions des élèves diverses et variées.

Un grand moment de cinéma, où le réalisateur nous apprend à créer du suspens ; là où à première vue il n’y en a plus. Eblouissant.


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Armand N.
Armand N.

17 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2015
Gus van Sant réalise un film minimaliste au premier abord bercé par des plans séquences incroyables nous racontant les destins croisés et tragiques de jeunes lycéens qui subiront la folie meurtrière de deux d'entre eux. Gus Van Sant montre toute sa maîtrise en faisant la part belle à l'image et ses cadrages lents créant une atmosphère unique quasi familière car c'est belle et bien la vie dans son plus simple appareil que Gus Van Sant s'attache à nous montrer. Cette même vie qui sera détruite en un rien de temps par ces deux forcenés à la violence brute. Envoûtant, ce film mérite d'entrer dans les annales ne serait-ce-que pour son authenticité qui donne à son propos une force inégalable. Puissant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le plus long suspense de l'histoire du cinéma, Gus Van Sant tente ici une expérience cinématographique, avec pour parrainage le grand Hitchcock. Elephant se déroule donc comme une lente rêverie élégiaque qui virerait au cauchemar, magnifié par de longs plans-séquences servis par des mouvements de caméra très fluides qui traquent les moments de vie avant le drame. Par ce procédé, Van Sant donne une âme et un visage aux futures victimes, mais aussi à leurs bourreaux, nous les rendant plus proches, plus humains. Il nous tient en haleine avec trois fois rien, jusqu'au final glaçant d'effroi.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2007
Inspiré de la fusillade au lycée de Columbine, «Elephant» (USA, 2003) est le premier épisode de la trilogie de Gus Van Sant sur l’adolescence. La relative courte durée du film s’engage à préparer le massacre, à en exposer le terrain. Van Sant s’attèle à créer un espace en encastrant les scènes les unes aux autres par une narration chapitrée qui prend le soin de présenter tous les personnages, archétypes d’un genre de lycéen, mêlant les caractères entre eux, quitte à représenter trois fois la même scène (cf. scène où Alex est pris en photo par John). Erigeant un labyrinthe par l’utilisation contrôlée des plans séquences, le cinéaste figure par ce biais la complexité de la communication entre les adolescents. Nul choc ne vient perturber le déroulement du lycée, les personnages se croisent mais ne se heurtent jamais, y compris lors du massacre où les distances entre les tueurs et les tués accentuent et figent l’incommunicabilité des ados. Et c’est en cela que Gus Van Sant est un génie, car il semble retranscrire parfaitement le mal-être adolescent par le truchement de la technique du cinéma. L’utilisation de l’espace dépasse la projection spatiale, elle va jusqu’à l’intérieur même du cadre où les personnages apparaissent nettement et leur environnement flous. Scindement de l’être filmé et de son monde environnant et renforcement de la trouble existence de l’ado dans un monde mouvant. Tout cela est d’autant plus vibrant que le film beigne dans un calme paradoxale entre la violence et le chaos du massacre et les mouvements sûrs de la caméra. Aidé par un travail hallucinant de maîtrise de l’espace et du temps, l’aspect chronique de l’évènement ne dépasse pas cette considération mais se trouve chargé d’une illustration pertinente de la jeunesse et de son rapport au monde. Van Sant saisie là le cinéma comme il doit l’être, en offrant une immersion efficace du spectateur dans l’ambiance des personnages.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2007
Adoré ou abhorré, "Elephant" ne laissera en tout cas personne indifférent... Même si on apprécie la manière originale de mettre en scène ce drame dans un lycée, on ne peut s'empêcher de regretter le peu d'informations que nous délivre le réalisateur pendant les 90 minutes de son film... De fait, on aurait notamment aimé connaître les motivations des meurtriers ainsi que leur passé... Eh bien non, Gus Van Sant ne nous en dira rien... Il préférera instaurer une ambiance mystérieuse en multipliant les plans des couloirs de ce lycée, comme pour augmenter le suspense. Sauf que cela s'apparente plus à des longueurs qu'à une tension grimpant crescendo... Certes, l'esthétique se révèle remarquable. Mais n'est-ce pas un peu trop léger pour un sujet aussi grave?...
Degrace
Degrace

34 abonnés 419 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 mai 2007
Un film d'auteur inutile sur un fait divers. L'oeuvre est d'une beauté éthérée, servie par une mise en scène élégante, mais parvient presque à ne rien dégager d'un évènement pourtant poignant. Trop d'esthétique et pas assez du reste. Le genre de film excentrique que le jury de Cannes apprécie, quoi. Le spectateur, lui, n'est pas emballé.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 novembre 2008
Elephant ... Après avoir vu 2h37 que j'ai trouvé absolument fantastique (je sais que certains vont me traiter d'hérétique ...), je me décidais a aller voir les critiques, malgré les notes pauvres, une chose a attiré mon regard, la perpétuelle allusion (injustifiée) au fait que 2h37 est une pâle copie d'elephant, donc je me suis dit : on va voir ce que c'est !

Et la c'est le drame ! Rien, pas un soupçon d'once de poussière d'émotions a la fin du film, si ce n'est une cruelle nausée. Ici qu'avons nous dans ce film ?

Des adolescents "torturés" ... c'est sur que c'est parce qu'on se prends une boulette de papier en cours de maths et qu'on est un geek attardé, accroc a Counter-Strike que la dérive va directement vers l'assassinat de toute une population collégienne. Le réalisateur considéré comme un génie du cinéma nous offre donc une magnifique dragée Fuca particulièrement corsée, la caméra nous fait transpirer une réalité affligeante d'ennui, d'adolescents boutonneux incapables de nous montrer autre chose qu'une vie aussi inutile qu'insipide, le tout mesdames et messieurs sur un fond de Mozart et de Beethoven.

Elephant, un chef d'oeuvre ?

Elephant, une masturbation intellectuelle, une envie de montrer une technique horripilante et nauséeuse (le plan de caméra sur un lampadaire durant 2 min 37 m'aura particulièrement bouleversé dans sa charge émotionnel, suivez ma pensée ...)

Vers quoi le cinéma actuel se dirige-t-il ? Va-t-on encore longtemps respirer l'odeur de nos propres pets uniquement parce qu'on nous a dit que ca sentait bon ?

Alors a tout ceux qui ont la trique devant une bouse aussi épaisse, merci de vous montrer si fervents dans votre combat pour prouver que ce film est une réussite sociologique. Vous m'avez procuré des heures de fou rire comme jamais je n'en ais eu.

Je mets une étoile parce que je ne veux pas ne pas en mettre.


Merci de votre lecture
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