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florentbalme
87 abonnés
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5,0
Publiée le 13 décembre 2008
Cet Elephant est un petit bijou de cinéma, dans lequel Gus Van Sant fait parler toute sa technique. Ce regard, à la fois réaliste et détaché, sur l’adolescence est empreint d’une sincérité et d’une sensibilité indéniables ; l’horreur, qui surgit au cœur de la banalité, n’en apparaît que plus terrible et froide. A aucun moment le réalisateur ne cherche à juger les deux criminels, ni à expliquer leur geste : les faits sont là, cruels, troublants mais inexplicablement irrésistibles. On ne va pas épiloguer, l’œuvre de Van Sant est une véritable merveille de fond et de forme.
Que dire... A lire les commentaires, ce film est un chef d'oeuvre. Pour commencer la tuerie de colombine a choquer, tout le monde ce souvient de cette histoire: deux gars entrent armés dans leur lycée et tire sur tous ce qui bougent avant de ce donner la mort. Le film qui retrace cette tragédie est dénué d'émotions. Les acteurs sont vides et récite un film par coeur. Cette histoire méritée beaucoup mieux, les acteurs auraient dû être beaucoup mieux choisi. Pour ceux qui veulent le voir, je vous souhaite bon courage, parce qu'en plus d'être mal interprété, ce long métrage est un très long métrage
Elephant est l'épanouissement de l'oeuvre de Gus Van Sant qui se préfigurait déjà dans my own private idaho. Il ne cherche pas aucune explication morale ou philosophique à cette tuerie mais il concentre son travail comme il sait le faire sur les données inidivuelles. En indiviudalisant sa caméra et son propos le réalisateur met en oeuvre une objectivité et un détachement déconcertant. La temporalité de l'oeuvre est intéressante à ce sujet elle ne s'organise pas en fonction du déroulement de l'histoire mais en fontion de la vie des individus. Plusieurs scènes peuvent alors se répéter mais sous un angle de vue différents. En objectivant son regard il pousse le spectateur à se concentrer sur l'individualité des êtres ce qui empêche tout jugement moral puisque ils sont décousus de tout assemblage social. C'est alors plus un attachement en chacun des personnages qui se créer puisqu'à travers leurs comportements nous reconnaissons une part de nous-mêmes. C'est une adaptation artistique du phénomène et non pas une explication socio-philosophique que le réalisateur construit. La progression de l'oeuvre n'est ni narrative, ni philosophique ni psychologique mais purement cinématographique et artistique.C'est la place de la caméra qui décide de la progression et non pas le déroulement narratif de l'histoire. Cette description indiviuelle produit une omniscience visuelle où me réalisateur règne sur le regard et la découverte du spectateur. Dans la tuerie finale de l'oeuvre la caméra filme soit le teur soit le tué ce qui enlève toute émotion à la sauvagerie des scènes.C'est le déroulement d'une fin logique,le meurtre en devient presque rationnel,ce qui détermine les personnages restent mystérieu et la scène finale est presque l'allégorie de l'oeuvre.Gus Van Sant réalise à merveille l'écroulement final de l'environnement au caractère insulaire et isolé.L'ouverture semble se limiter à la périphérie du lycée.Ce chef-d'oeuvre est l'apogée du cinéma américain de ces dernières années.
Certes, Gus Van Sant a le courage de s'emparer du massacre de Columbine pour faire un film. Certes, toutes les difficultés d'une telle adaptation sont réunies pour l'empêcher de faire son travail. Mais ce n'est pas une raison pour se perdre dans un enchevêtrement de travellings dénués d'intérêts avec comme fond des musiques comme une symphonie de Beethoveen. Ainsi, Gus Van Sant cite ouvertement maître Kubrick. A sa guise. Mais si Kubrick prenait son temps dans des scènes de véritables valses pour 2OO1 A Space Odyssey, c'était un vrai plaisir : le réalisateur filmait avec un but, et filmait correctement. Avec Elephant, Gus Van Sant se complaît à tourner parfois des plan-séquences de 5 minutes sans aucun évènement, simplement le fond musical, un panoramique ou un travelling pour tenter de faire beau, et peut-être un acteur qui marche ou qui joue du piano, à voir. L'impression d'effort esthétique donnée par le début se métamorphose bien vite en néant brassé par un réalisateur pseudo-amateur. Là encore, la chose ne saurait être grave si le traitement du sujet était efficace ou que les acteurs livraient une prestation digne des plus grands : il n'en est rien. Gus Van Sant ne s'engage pas dans son sujet et montre très bêtement un quotidien d'étudiants, sans enjeux, sans compromis, sans renversements. Une exposition bête et méchante où les acteurs n'ont rien d'autre à faire que d'être eux-mêmes. On parviendra cependant à apprécier le climax narratif, véritable choc cinématographique qui ne peine pas à faire son effet quand on vient de subir une heure de lenteurs et de brassage de vide. Cette scène finale peut dégouter, réjouir, attrister, amuser, mais ne laisse pas indifférent, et c'est ce en quoi elle se démarque du film. Le cinéaste choisit aussi justement de couper brutalement son film, et de laisser la suggestion faire son effet. Un final qui ne fait pas oublier une heure de cinéma pénible, et un titre dont on cherchera toujours le rapport avec l'intrigue.
Il y a deux Gus Van Sant : le Gus Van Sant "conventionnel" ("Drugstore Cowboy", "Harvey Milk", etc...!!!) et le Gus Van Sant expérimental. J'ai une très large tendance à préférer le premier Gus Van Sant, pas de pot "Elephant" appartient à la deuxième catégorie... Et je me demande si ici l'expérimental ne cache pas un certain degré de paresse et un manque de courage. La paresse de ne pas traiter psychologiquement un sujet très difficile et très douloureux (et ce n'est pas en nous sortant les poncifs de l'exclusion, d'un documentaire sur le nazisme, etc... qu'on va trouver une petite parcelle d'explication !!!) et le manque de courage de montrer l'horreur dans toute son étendue (un coup on montre la violence, un autre coup non et bizarrement tout le temps quand le physique des victimes est avantageux !!!) sous la façade d'un exercice de style souvent fascinant parfois brillant avec des détails de la vie lycéenne qui sonnent juste... Même si inévitablement les dix-quinze dernières minutes font une très forte impression, mais plus à grâce ou plutôt à cause du sujet qu'à son traitement, et malgré un concept narratif intéressant, je suis mitigé du fait que j'ai eu l'impression d'avoir eu affaire à une coquille vide...
Un film qui commence très bien et d'une manière très douce mais qui devient vraiment horrible à la fin, laquelle viens beaucoup trop vite et enlève tous se que nous a transmit le film. Gus Van Sant réussi une épatante mise en scène et les acteurs malgré leur age et le fait que la plupart soit de débutant sont magnifique. A ne pas manquer !
Prenant, envoutant, passionnant. Des plans longs, du grand cinéma. Les personnages se croisent, se recroisent pour laisser un spectateur ébahis par la légereté d'une histoire très froide. La Caméra file, elle glisse, passionné par l'histoire de Columbine, après Bowling for Columbine du celebrissime Mickaël Moore, Gus Van Sant montre en 1 heure 20, 30 minutes de la vie des personnages avant le "Sa va chier à mort", interpreter par des jeunes amateurs aussi talentueux que des professionnels. Les transitions entre chaque histoire sont si parfaite que l'on repense à chaque plan si long,... Une oeuvre cinématographique rare, un film culte reconnu autant que certains Kubrick dans quelques années...
Ce film est un veritable ovni. Je n'avais jamais vu une telle méthode de réalisation. C'est évidemment boulversant. J'ai vraiment été frappé par la vie des deux tueurs. L'un joue à la console tandis que l'autre joue du Beethoven sur son piano. Ils ont l'air frère. Puis il se rejoigne dans la douche (!) pour ensuite aller sur internet commander des armes GRATUITEMENT. Puis ils vont commencer leur tuerie. C'est absolument inssuportable. J'était tellement chamboulé après avoir vu le dernier plan du film (définition même de l'horreur) que je suis rester tout le générique le regard dans le vide à essayer de comprendre pourquoi. Après deux mois, je n'ai toujours pas trouvé la réponse.
Un très beau film, très sombre, glacial, et pourtant très peu violent graphiquement. Très bien construit narrativement, Gus Vant Sant n'a pas volé sa Palme d'Or 2003. Impressionnant de froideur.
Dans les couloirs d'un lycée comme les autres, nous suivons le quotidien de lycéens en tous genres : un jeune persécuté, un autre populaire, un passionné de photographie, ou encore le couple banal. C'est alors qu'intervient l'élément perturbateur. Le jeune persécuté, avec un de ses amis (ou frères, mais d'après moi, leur relation n'est pas précisée dans le film) décide de marquer cette journée en faisant un attentat dans le lycée. Sous une musique calme de Beethoven, le massacre se produit. C'est à travers des longs plan-séquences et par le point de vue de plusieurs de ces personnes que Gus Van Sant nous montre cette boucherie largement inspirée de celle du Lycée Columbine de 1999... Un chef-d’œuvre.
Ce film laisse perplexe. Sur l'heure et quart qui le compose, une heure est consacrée au quotidien des lycéens. D'accord, pourquoi pas. Mais quand je lis que c'est pour "hypnotiser" le spectateur et ainsi le surprendre lors de la fusillade finale, excusez-moi mais moi, je me suis fait chier. Van Sant peut faire le beau avec ses travellings et ses plans séquences, mais le style qu'il impose n'est pas forcément le plus adapté. Un quotidien normal pour une fusillade... presque normale, au final! Cinéaste superficiel, son film ne suscite pas d'émotion : un comble quand on connait le sujet qui a influencé le film. Après, c'est un style très particulier, on aime ou on aime pas. Personnellement, le manque de réactivité face à l'horreur m'a interpellé : comment peut-on rester de marbre? C'est vrai que parfois, on peut mieux faire passer un message en faisant moins. Mais quand il n'y a rien, le message ne passe pas. Les lycéens ne semblent être que des fourmis, sans quotidien véritablement excitant. Pourquoi une telle distance vis-à-vis des personnages, Mr Van Sant? Pourquoi ne pas nous avoir montré que leurs existences valaient la peine d'être vécues? Comme je disais, Elephant laisse songeur. Dommage.
Une fin très réaliste qui nous fait vivre ce drame à la 3ème personne. Cependant, un film où il ne se passe quasiment rien jusqu'à la tuerie, pas de dialogue, le personnage principal n'est pas attachant.
Ce film m'a marqué à jamais. Pour moi, c'est un chef d'oeuvre, les plans sont superbes, pourtant longs, il nous met bien dans la peau des personnages. A plusieurs moments, j'ai été ému et au bord des larmes. Il est horrible et surtout la dernière scène, odieuse : J'ADORE CE FILM !!!
Je ne gardais d’Éléphant que de vagues souvenirs, j'étais totalement passé à coté du concept d'ou mon étonnement et ma stupéfaction à cet instant devant ce film au combien intelligent, choquant ! Gus Van Sant signe un long métrage générationnel, il filme l'horreur et la banalité avec la même maestria ... 80 minutes des plus suffocantes, Palme d'Or à Cannes amplement mérité ! Leçon de cinéma mais aussi immense regard sur la vie ...
Sublime, il n'y a pas d'autre mot. Que ce soit la profondeur des personnages comme les déplacements de la caméra, le film est magnifique du début à la fin, avec un dénouement surprenant et alarmant. Ce film raconte un fait tragique tiré d'une histoire vraie et les acteurs sont tous somptueux et talentueux bien qu'inconnus. Tout simplement un chef d'oeuvre de Gus Van Sant, également à l'origine du magnifique Will Hunting.