Paul Verhoeven débarque aux États-Unis et marque d’emblée par son style cru et violent. La fin de l’époque médiévale, entre peste, pillage et remise en cause du sentiment religieux, est un terrain de jeu parfait pour le Hollandais violent.
Je n'ai jamais été très client de ce genre de films. Mais, de temps à autres, une petite surprise venait à moi. Comme "La chair et le sang", par exemple. Mais je me dois d'être honnête : à mon avis, celui-ci ne tenait que par trois choses, ce qui est déjà pas mal me direz-vous : la mise en scène du Hollandais Violent, la reconstitution super soignée et par la présence de Rutger Hauer, ultra charismatique et bien badass portant le film à lui tout seul. Le reste de la distribution étant bien trop faible à mon goût. A l'image de Jennifer Jason Leigh bien fadasse. Sans avoir à chercher trop loin et trop longtemps, il y a bien mieux chez Verhoeven.
Dans ce récit médiéval aussi barbare que décadent, Verhoeven signe une œuvre en total adéquation avec ses principes : sexe, violence, immoralité et un fil rouge sur la religion et les croyances. Une succession de personnages tout à fait détestables dont on se prend à les vouloir voir trépasser sans pitié. (la notion de bien et de mal étant totalement mise de coté)
A contre-courant de la plupart des œuvres historiquement de cette époque, rien n'est éludé. Tout y est montré avec un certain panache et non sans déplaisir. Une sorte d’Odyssée en roue libre (au sens noble du terme) où braver les interdits et repousser les limites semble être partie prenante de ce monde cruel où les instincts primitifs prennent le pas sur toute moralité.
A la croisé des chemin entre un Excalibur et un Orange Mécanique, on se prend au jeu se mashup délirant qui déborde parfois un peu mais tellement politiquement incorrect qu'il en devient savoureux. La partition léchée de Poledouris, à la fois épique sensuel et sombre, pousse le niveau d'un cran.
Une œuvre à part et mais ô combien pertinente qui annonce sur le plan Hollywoodien les thèmes et le style de la majeur partie de la filmographie de se bon vieux Paul Verhoeven.
spoiler: Mention spéciale à un final tout à fait pertinent où la symbolique du "héros" qui, étant traité en tant que veritable pourriture, continue finalement son chemin après toutes les abjectes actions qu'il a entrepris tout au long de ses pérégrinations. Et que, aussi bizarre que cela puisse paraitre, nous sommes ironiquement favorable de l'accepter.
C'est regardable, mais alors si vraiment on n'a rien d'autre à voir ! Historiquement, c'est truffé d'erreurs. Le scénario ne mène à rien si ce n'est à juxtaposer gros plans sur les seins de l'héroïne (en même temps c'est Verhoeven -> Turkish Delices) et quelques scènes d'actions plus ou moins risibles (surtout celle du char). La Chair et le Sang est parfois cité souvent comme une référence ... j'ai toujours pas compris pourquoi ... Quitte à voir des combats chevaleresques autant se tourner vers les valeurs sûres telles Excalibur.
Peter Verhoeven, cinéaste néerlandais, entame avec ce titre (1985) sa carrière internationale et entraîne avec lui Rutger Hauer du côté d'Hollywood
Au cours du temps " la chair et le sang" a gardé une certaine réputation, (selon moi sur valorisée), même s'il a des arguments à faire valoir.
Le metteur en scène s'appuie ici sur un scénario qui se déroule au XVIème siècle en Europe ( le moyen-âge a pris fin depuis peu. La date de 1500 est clairement donnée qui inscrit l'action au début de la renaissance) et propose à travers plusieurs thèmes ( poids de la religion, obscurantisme mais aussi arrivée progressive de la science, des découvertes) de brosser un portrait sans concession sur la nature humaine.
Lorsque les gueux arrivent au pouvoir après avoir été trahis par les seigneurs, leurs manières de faire est finalement identique.
On peut sans doute voir ici une critique du mythe du bon sauvage, cher à Rousseau ( l'homme est né bon mais c'est la société qui le corrompt) ou celle de Orwell et de la " common decency" dont serait pourvue les classes laborieuses.
Malheureusement " la chair et le sang" manque trop souvent de contenu, le caractère ambiguë du personnage féminin n' est pas exposé avec finesse et le titre ne manque pas de longueur.
L'aspect le plus réussi repose ( selon moi) sur le casting : Hauer et JJackson Lee qu'on retrouvent la même année dans "Hitcher" ( beaucoup plus percutant mais dans un autre registre) sont à la hauteur et dominent la distribution.
A mes yeux, ce n'est pas le titre le plus accompli du cinéaste ( je préfère " Basic Instinct", "Show girls" ou même " black blook", " total recall") mais pas non plus son plus faible (" hollow man" selon moi).
Voici donc la première production américaine de Paul Verhoeven, donnant le coup d’envoi à une série de films tous plus violents et sexy les uns que les autres. De fait, La Chair Et Le Sang est une fable malsaine exploitant pleinement un scenario simple mais efficace. Le casting international est très convaincant et la réalisation du « hollandais violent » s’avère flamboyante même si les limites du budget se font parfois sentir lors des scènes de bataille. Néanmoins, il accumule selon moi beaucoup trop d’erreurs historiques et de situations incohérentes pour mériter pleinement son statut de classique.
Avant de se voir confier à hollywood des blockbusters de sf pétés de thunes comme Robocop, Total Recall ou Starship Troopers, Paul Verhoeven réalisait son premier film aux Etats Unis, l'épopée médiévale La chair et le sang, et il faut le dire quelle claque encore aujourd'hui. Non pas une claque visuelle malgré une superbe mise en scène, ni dans le spectacle, les batailles et combats ont ici un peu vieilli, non c'est ce que montre Verhoeven qui met une claque car pour un film sur cette époque c'est encore du jamais vu, car ici il n'y a pas de héros, ici ce qui est mis en valeur c'est toute la pourriture et toute la méchanceté de cette époque, l'éhroisme est ridiculisé comme ce jeune prince qui veut sauver sa princesse et le personnage le plus mis en valeur est le plus méchant: l'impeccable Rutger Hauer qui n'hésite pas à voler et massacrer pour avoir de l'argent et qui viole la première princesse qui se présente. Même constat pour le personnage de Jennifer Jason Leigh, petite princesse qui doit épouser son prince mais qui va être capturée par Rutger Hauer et qui va devoir devenir forte et devenir comme eux pour survivre (géniale scène ou Hauer viole Leigh et se fait ridiculiser), tout ça c'est du jamais vu au cinéma, viols, meurtres et pillages montrés avec ultra violence, La chair et le sang est un chef d'oeuvre total pour moi.
Un film divertissant malgré une époque incertaine, on est plus au 14eme siecle qu'au 16eme... Le film est bien réalisé, on reconnaît le goût pour la violence de Paul Verhoeven (scène de viol quasi insoutenable, meurtres sanglants, langage grossier) ce qui peut allourdir le propos trop brut et le film mérite son interdiction aux moins de 16ans. Ce qu'on peut retenir c'est que ce film s'inscrit dans du pur divertissement, il y a peu de prouesses esthétiques ou d'acteurs incroyables, encore moins un scénario solide car parfois on a l'impression qu'on va on ne sait trop où, mais l'ensemble est bien rythmé, alors on en redemande.
Un film qui a certes vieilli, mais intéressant car loin des clichés Hollywoodiens. Amoral, violent, vulgaire, ce film a bel et bien du choquer à sa sortie il y a 20 ans. Les acteurs surjouent mais rendent l'ensemble sympathique et Jennifer Jason Leigh est vraiment éblouissante en prisonnière victime du Syndrome de Stockholm. Critique envers la religion, le communisme ce film est plus engagé qu'il n'y parait. A voir.
La fin du moyen-Age montrait par Verhoeven cruellement ! Un film d'aventure avec des heros certes grossits dans leur réussite (ou leur chute) mais sans tabou ! Pas de code d'honneur qui devait exister que dans les textes comme le "je balance pas moi" d'aujourd'hui !
Certes les décors "carton-pate" sont un peu gros par moment mais le film finit au rythme endiablé par lequel il débute ! Et profitons que ce soit un film américain pour oublier les détails tel que les "lance-fusée" du film !
Un bon moment a passé si vous avez toujours réver de voir "Robin des bois" en moins gentil.
Un film d'aventures médiévales à base de sexe, de fureur, de sang de fanatisme religieux et de peste pour un des réalisateurs les plus barrés du cinéma pour une oeuvre bien couillue. Rutger Hauer est LE charisme hollandais donc dès les premiers instants on est fasciné par son personnage bourré d'ambiguÏté, à l'image de la grande majorité de ceux du film d'ailleurs. Jennifer Jason Leigh arrive l'exploit de lui tenir la dragée haute dans le rôle d'une femme forte. Défaut qui fait mal par contre pour Tom Burlinson, grosse erreur de casting. Ce n'est pas tellement son talent qui est à remettre en cause mais déjà qu'il faut une grosse dose de charisme pour pouvoir être face à Hauer alors quelqu'un de fade à l'origine. Et comme son personnage est aussi important que celui de l'acteur hollandais et qu'en plus c'est son rival en amour, on ne peut que très difficilement s'attacher à lui et comprendre pourquoi il est préféré par la femme par rapport à l'autre. C'est con car autrement c'est un très bon film avec beaucoup d'inventivité et le ton très personnel de son réalisateur.
Quelle horreur, on s'ennuit ferme. Le seul interet que j'eusse trouver dans ce film reste la merveilleuse musique de Poledouris. Sinon que c'est ringard, c'est long, pas beau et ridicule.
Un bon film d'aventure sur le moyen âge . Rutger Hauer est très bon en brigand. Jennifer Jason Leigh interprète une bonne princesse qui attrape le syndrome de Stockholm.