1095 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
121 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
43 critiques
3
26 critiques
2
9 critiques
1
9 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
gandalf001
20 abonnés
952 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 25 février 2018
Le début est lent et pénible mais les personnages finissent par rendre le film intéressant. Les scènes de violence n'ont de nos jours rien de choquant. C'est un film original qui mérite d'être vu.
Un film majeur pour sa reconstitution des aspects les plus rudes du Moyen-Âge. Paul Verhoeven a le terrain de jeu tout trouvé pour mettre en pratique son goût pour la violence et le sexe, et il s'en donne à cœur joie en dépeignant un environnement sale où la sauvagerie et l'assouvissement des pulsions règnent en maîtres pour la domination ou pour la survie. Sans toutefois être un défouloir, les thématiques traités dans le film sont actuelles, le groupe de mercenaires hauts-en-couleur mené par Rutger Hauer s'apparente à une minorité communiste resserrée reposant sur le partage mais convoitant par-dessus tout les richesses des autres qui eux, trahissent et emploient des minorités à leurs seuls bon vouloir. Ces deux castes évoluent dans une époque qui accentue encore plus les messages politiques (guerre bactériologique, aliénation, prise de pouvoir, lutte des classes, lutte religieuse, avancée technologique, médecine). Aucune branche n'est à se rattacher pour le spectateur, on ne peut que suivre l'avancée de ces combats qui n'amène qu'à une fin parfaitement menée à l'aboutissement logique pour le personnage de Jennifer Jason Leigh. Le film tient bien son nom.
Une fresque moyenâgeuse aussi brutale que violente, portée par un souffle épique et une barbarie de chaque instant. Un divertissement pur et dur qui nous rappelle la chance que nous avons de vivre à notre époque.
Au-delà de l’histoire d’amour entre la jeune file et son ravisseur, le film vire au grand spectacle médiéval. Le propos est quand même assez outrancier et l’on privilégie les batailles sanglantes. L’action est là et l’amour assez cru, certainement proche des mœurs de l’époque. Je trouve pourtant que les dialogues ne sonnent pas très juste. On privilégiera quand même « promenade de l’amour et de la mort »
Un bon film d'aventure sur le moyen âge . Rutger Hauer est très bon en brigand. Jennifer Jason Leigh interprète une bonne princesse qui attrape le syndrome de Stockholm.
S'il semble à première vue étrange que Paul Verhoeven se frotte à la période moyenâgeuse, on est vite convaincu par cette histoire de rivalités guerrières et amoureuses dans laquelle rôde la peste. Dans un déluge de sexe et de violence, le cinéaste hollandais met sa transgression au service de personnages ambigus, dont les liens troubles rendent l'issue incertaine. Mais l’ambiguïté, si elle repose en partie sur un ton sérieux, n'empêche pas un humour crasseux, en phase avec le contexte diégétique, lequel permet au film de respirer, de faire oublier une construction narrative manquant quelque peu d'audace. Verhoeven emporte donc le morceau en véhiculant le plaisir qu'il a à raconter une histoire simple tout en écartant un bon nombre de stéréotypes, que ce soit dans la tonalité globale ou la caractérisation des personnages : en dépit de brèves longueurs, "La Chair et le sang" s'avère être un divertissement atypique et stimulant.
UN film classer comme violent même un des plus violent du cinéma voilà ce qui est marquée sur mon DVD de 2011 mais pourtant depuis la sortie du film en 1985 beaucoup de film américain et Chinois on était largement plus violent que celui là . Sinon une histoire qui change de ce qu'on connais dans les film médiévaux et qui met en scène des acteur moyen pour certain . Un beau château . Un film qui contient pas mal de scène de sexe qui souvent avec les film de cette époque . Mais ce film et aussi plus un film dramatique et histoire bof par moment
Pour son septième long-métrage, faisant suite à une carrière néerlandaise dont il devait se défaire, le Hollandais violent franchit un pallier en se mettant au niveau européen. « La chair et le sang » marque pour Verhoeven son premier film en anglais. Cela grâce à Spielberg qui a su visionner le talent d’un réalisateur dont la renommée commençait à dépasser le cadre des Pays-Bas. Egalement, sa femme l’a poussé à franchir les portes d’Hollywood. Merci Madame Tours ! Néanmoins, ce septième film marque une période de transition pour Paul Verhoeven car il ne s’agit ni d’un film hollywoodien pur et dur, mais d’un film américain tourné en Europe avec des techniciens/acteurs de niveau international et national. Le pitch de « La chair et le sang » : au XVIème siècle, des mercenaires, contribuant à la reprise du château de leur seigneur, sont renvoyés. D’une vengeance sans pitié, ils vont enlever la promise du fils du seigneur… . Au scénario, le tandem hollandais Verhoeven/Soeteman récidive encore une fois (!) pour aligner une maîtrise d’écriture filmique et un rythme soutenu se faisant la part belle à des décors somptueux, des scènes de batailles certes approximatives mais d’une efficacité redoutable, d’une ambiance moyenâgeuse magnifiquement austère, le tout dirigé de manière flamboyante. Un « Ivanhoé » des temps modernes avec une once de Peckinpah je dirai. Sic ! Au niveau des batailles et des scènes d’action, on se retrouve en terrain connu car les obsessions de Verhoeven refont surface. Ses souvenirs d’enfance, ancrés dans la Seconde Guerre Mondiale, montrent une violence crue, implacable et déraisonnée. De même, les moments plus sulfureux (comme la scène du viol collectif) nous rebutent et nous fascinent. Cette démonstration prouve que le cinéma européen a toute sa place dans le cinéma américain. Le futur réalisateur de « Blackbook » transpose son cinéma à Hollywood tout en restant sur les terres européennes, tournage (espagnol, en grande partie) oblige ! Verhoeven ose, caricature l’Eglise, ce que les réalisateurs américains d’alors ne font pas. Tous mes chapeaux au futur metteur en scène de « L’homme sans ombre » !! Pour parler du casting, nous avons également droit à une démonstration de force avec un excellentissime trio. Rutger Hauer (connu du grand public pour sa performance dans « Blade runner »), magnifiquement charismatique, campant un chef de bandes puissant, vénérable et quasiment divin, se fait ainsi l’alter-ego de Paul Verhoeven. Super ! Le fils du seigneur, un Tom Burlinson (trop rare au cinéma !: « L’homme de la rivière » avec Kirk Douglas) extraordinaire, représente le danger imminent du mercenaire. Et même si la convoitise est de mise, la toute jeune Jennifer Jason Leigh (« Existenz », « Les sentiers de la perdition »…), alors âgé de 23 ans !!, en impose dans le rôle de la femme promise à Burlinson. Egalement présent aux côtés du trio Hauer-Burlinson-Jason Leigh : Bruno Kirby. Il a notamment joué dans « Le parrain 2 », « Birdy », « Quand Harry rencontre Sally », rien que ça ! Un casting inédit donc, complémentaire et superbement dirigé. Merci Verhoeven ! Du côté de l’ambiance, la musique participe elle-aussi au souffle épique de ce film historico-médiéval. Basil Poledouris (« Conan le barbare ») collabore ainsi pour la première fois avec le réalisateur de « Spetters ». Le travail sur la lumière n’est pas non plus à négliger, d’autant qu’elle participe à nous noyer dans l’impureté générale (à l’image de la peste bubonique appelée plus généralement peste noire dans le langage courant) ainsi que dans les sources néerlandaises du réalisateur. Jan de Bont (« Basic instinct », « Piège de cristal »), le chef opérateur, nous régale toujours autant. Pour conclure, « Flesh and blood » (1985), que je viens de voir pour la première fois, possède une âme atypique, l’empreinte d’un cinéaste de passions et d’obsessions dont la flamboyance égale et tutoie ses pulsions. Petit chef d’œuvre qui ouvrit la voie hollywoodienne de Verhoeven : « Robocop », « Basic instinct », « Showgirls ». Spectateurs, infestez-vous !!
Comme il va le faire durant toute sa période américaine qu’ouvre ce film, Verhoeven revisite à sa manière un genre hollywoodien (le film d’aventure historique, avec « Les Vikings » de Fleitcher comme référence ultime) en lui apportant une vitalité propre, mais aussi une richesse thématique et un souci de réalisme très européens. C’est moins la description – fantaisiste et volontairement anachronique – du Moyen-Âge qui est réaliste que l’évocation des horreurs de la guerre et le déchaînement des pulsions de vie et de mort – les grands sujets du cinéaste. Le film est ainsi hanté par la question de la représentation de la vie, de la mort et de la religion, au travers de nombreuses références picturales, théâtre d’ombres et icônes saintes. Le style picaresques, les détails triviaux, le sens de l’action et de la démesure, l’anarchisme politique et anticlérical renvoient au cinéma de Léone, de Fuller et d’Aldrich dont Verhoeven est le meilleur et le plus direct héritier. Critiqué à sa sortie pour ses excès, le film a depuis gagné son statut mérité de chef d’œuvre. Doté d’un scénario haletant et audacieux, il figure à travers l’affrontement de ses deux personnages masculins une belle métaphore historique - la rudesse et le vitalisme moyen-âgeux, confronté et bientôt submergé par l’esprit rationnel et le sens du calcul politique propre à la Renaissance. Mais le film est aussi chargé d’un puissant arrière-plan psychanalytique (Jennifer Jason Leight en ça, Rutger Hauer en surmoi et Tom Burlinson en moi). Les acteurs, très investis, sont tous épatants (malgré les problèmes survenus sur le plateau entre le cinéaste et son acteur fétiche, Rutger Haueur) et Verhoven parvient avec un brio rare à conjuguer souffle romanesque et vélocité dramatique. Sa mise en scène, d’une redoutable précision, possède une intensité qui manque à la plupart des productions hollywoodiennes et achève de faire de « La Chair et le sang » l’un des meilleurs films d’aventures jamais réalisé.
Une aventure envoûtante avec deux héros charismatiques et surtout une belle dont le cœur balance. L'action est bonne et les effets spéciaux à l'ancienne n'ont rien à envier aux effets 3D d'aujourd'hui. Le réalisme est là et l'intrigue m'a saisi du début à la fin. On ne sait jamais qui gagnera des deux héros et quels seront les morts.
Film de transition entre la période hollandaise et la période américaine de Paul Verhoeven, La Chair et le sang est une plongée dans la période de transition entre le Moyen-âge et la Renaissance qui perpétue la volonté de réalisme du cinéaste malgré de nombreux anachronismes que Verhoeven lui-même reconnait : ce qui lui importe est de montrer jusqu’où l’homme peut aller lorsqu’il fait la guerre (viol, prémices de guerre bactériologique, pacte avec des hommes qu’on trahira ensuite…). Cela se fait cette fois avec des moyens hollywoodiens mais le cinéaste arrive tout de même à conserver une vision européenne plus crue (les scènes de nu sont beaucoup plus présentes et la violence est montrée de manière plus frontale que dans les films hollywoodiens de cette époque), plus réaliste en ce qui concerne les personnages (ceux-ci ne sont ni blancs ni noirs mais ambigus et Verhoeven s’intéresse nettement plus au camp des "méchants" qu’à celui des "gentils") et plus méfiante envers la religionspoiler: (le prêtre tue et les soi-disant signes de la statue de Saint-Martin mènent à la mort) . Ce film marque également la rencontre de son auteur et de Basil Poledouris, qu’il retrouvera plus tard pour Robocop et Starship troopers et qui signe ici une composition rappelant celles qu’il avait écrites peu avant pour les Conan. Malgré un tournage compliqué (Verhoeven et Rutger Hauer, qui avaient fait tant de films ensemble, passèrent leur temps à s’affronter et ne tourneront plus jamais ensemble), La Chair et le sang est donc un film de transition très réussi qui permet au cinéaste d’approcher le mode de production américain en gardant encore un pied en Europe (la langue est l’anglais mais le tournage se déroule en Espagne avec une équipe technique en grande partie européenne où on trouve encore à des postes clés des collaborateurs de la période néerlandaise de Verhoeven) avant de réellement se lancer dans l’aventure hollywoodienne avec son film suivant : Robocop.
Premier film Hollywoodien pour Paul Verhoeven, Flesh and Blood est déjà une belle réussite. Prenant place à l'époque moyen-ageuse, le film nous transporte dans cette bataille entre un groupe de mercenaires trahis par leur seigneur et le fils de celui-ci à qui ils ont prit sa fiancé. Ici, point de manichéisme basique : aucun personnage n'est gentil ou méchant mais tout le monde défend sa cause. Le scénario a l'intelligence de ne glorifier personne. Chaque personnage a ses ambitions, ses défauts, trahit et se fait trahir et l'histoire n'avantage aucun d'eux. Au niveau de la réalisation, on retrouve déjà le style Verhoeven cru, violent et sans concession. Le rythme est bon et monte en intensité tout le long du métrage jusqu'à un final des plus efficaces. Un très bonne première oeuvre américaine pour le réalisateur hollandais qui confirmera par la suite l'étendu de son talent avec des classique comme Robocop ou Basic Instinct.
Ce n'est clairement pas le meilleur Verhoeven. On ne s'attache pas aux personnages, leur défauts étant prépondérants et ils ne sont pas forcément bien écrits. La musique est assez médiocre, tout comme la réalisation qui est peu originale. Mais les lumières sont bien travaillées, les combats sont bien réalisés malgré quelques incohérences
Europe de l'ouest, époque médiévale : Une troupe de mercenaires emmenée, entre autres, par Martin se fait trahir par un noble après l'avoir aidé à reconquérir sa ville. Guidés par Saint Martin, ils prévoient donc de se venger.
Paul Verhoeven entame sa carrière américaine avec son septième film "La Chair et le Sang", qui faisait suite à "Le quatrième homme", jugé comme scandaleux dans sa Hollande natale. Il braque surtout sa caméra sur le personnage de Martin, rendu très vite fascinant par ses enjeux, ainsi que le charisme et la présence de son interprète Rutger Hauer. Se basant sur les aventures de ce dernier, il n'en oublie pas la galerie de personnages tournants autour et bénéficiant d'une très belle qualité d'écriture pour ne pas tomber dans les clichés propres à ce genre, notamment autour de la figure du "héros", du prince et surtout du triangle amoureux qui ici est traité avec ambiguïté.
Verhoeven rentre très vite dans le vif du sujet et comme l'indique le titre, les divers enjeux se dérouleront dans le sang et la chair, ainsi que le sexe, la violence, la peste, la brutalité ou encore le fanatisme religieux, ce que le hollandais violent exploite de manières aussi crues que violentes et subversives. On retrouve dans ce film des thèmes propres au cinéaste hollandais, qu'il continuera d'exploiter lorsqu'il sera au sommet d'Hollywood, et notamment la nature humaine. Usant de nombreux symboles, sa vision du monde est reflétée dans celle qu'il donne au Moyen-âge, un monde violent et fou où l'homme laisse libre cours à ses instincts primaires. Jamais lourd, il donne du rythme à son film, et surtout de l'intérêt et de la tension lors des moments adéquats et laisse régulièrement une part d'ambiguïté sur les personnages et de mystères sur l'avancement de l'intrigue.
Verhoeven nous transporte dans cette époque médiévale dont il sublime la belle reconstitution. Jouant avec les codes du genre, il met en place une atmosphère quasi mystique et retranscrit toute la fascination et l'attrait que l'on peut y trouver, le tout sublimé par une belle bande originale signée Basil Poledouris. Brillant derrière la caméra, Verhoeven offre quelques scènes mémorables, notamment les attaques de châteaux ou les moments de vies dans la troupe des mercenaires. En plus du génial Rutger Hauer, les autres interprétations sont très bonnes et notamment la belle Jennifer Jason Leigh qui prête son magnifique corps à la princesse.
Un petit pas pour Verhoeven, un grand pas pour les États-Unis qui découvre avec "La Chair et le sang", un cinéaste aussi talentueux que subversif, détournant les codes pour mieux mettre en valeur sa vision du monde et de la nature humaine, brillant.
« La Chair et le sang » est le premier film hollywoodien de l'excellentissime Paul Verhoeven (Robocop, Basic Instinct, et surtout Total Recall ) qui s'est fait connaître en Hollande pour sa provocation envers l'Église, sa violence et sa perversité. Rutger Hauer en est son acteur de prédilection (il faut voir le cultissime « Hitcher » pour moi son plus beau rôle, le plus perverse, là où il est le plus ambiguë et le plus envoutant). Le film est violent, baroque et provocateur. Il y oppose le manque d'humanité de l'église à la créativité scientifique du jeune noble, l'amour courtois et une princesse avec le feu au cul, les pauvres et les puissants, la bonté et la cruauté, le laid et le beau. Le propos subversif est délivré de manière esthétique. Ce film restera pour moi un film culte car non conformiste, pour le moins.