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Shining80
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4,0
Publiée le 9 novembre 2025
Étant un fan absolu de Verhoeven, je n'ai pas encore à ce jour vu un seul mauvais film dans sa filmographie. Ce long-métrage qui se voulait être un western moyenâgeux (c'est d'ailleurs pour ça que la seul indication de lieu que nous ayons est "dans l'ouest de l'Europe) est une œuvre assez morbide en fin de compte : on ne va pas s'attacher aux personnages lors du visionnage, mais bien au contraire voir au fil des scènes avec dégoût lors ascension beignée dans la débandade laissée place à la déchéance. Rutger Haueur livre comme toujours une interprétation parfaite, en harmonie avec le script de son personnage. Le film est réussie dans sa forme mais aussi dans son fond, avec une violence mêlée à l'érotisme et la religion (les 3 thèmes de prédilection de l'auteur). Une dernière œuvre hollandaise pour le cinéaste pleinement réussie
Dans ce récit médiéval aussi barbare que décadent, Verhoeven signe une œuvre en total adéquation avec ses principes : sexe, violence, immoralité et un fil rouge sur la religion et les croyances. Une succession de personnages tout à fait détestables dont on se prend à les vouloir voir trépasser sans pitié. (la notion de bien et de mal étant totalement mise de coté)
A contre-courant de la plupart des œuvres historiquement de cette époque, rien n'est éludé. Tout y est montré avec un certain panache et non sans déplaisir. Une sorte d’Odyssée en roue libre (au sens noble du terme) où braver les interdits et repousser les limites semble être partie prenante de ce monde cruel où les instincts primitifs prennent le pas sur toute moralité.
A la croisé des chemin entre un Excalibur et un Orange Mécanique, on se prend au jeu se mashup délirant qui déborde parfois un peu mais tellement politiquement incorrect qu'il en devient savoureux. La partition léchée de Poledouris, à la fois épique sensuel et sombre, pousse le niveau d'un cran.
Une œuvre à part et mais ô combien pertinente qui annonce sur le plan Hollywoodien les thèmes et le style de la majeur partie de la filmographie de se bon vieux Paul Verhoeven.
spoiler: Mention spéciale à un final tout à fait pertinent où la symbolique du "héros" qui, étant traité en tant que veritable pourriture, continue finalement son chemin après toutes les abjectes actions qu'il a entrepris tout au long de ses pérégrinations. Et que, aussi bizarre que cela puisse paraitre, nous sommes ironiquement favorable de l'accepter.
« La chair et le sang » est un film charnière dans l'extraordinaire filmographie du réalisateur Hollandais Paul Verhoeven. En effet, il marque la fin de sa période européenne et annonce son départ pour Hollywood, où le succès va très vite lui ouvrir les bras. Grâce à une multitude de succès comme « Robocop », « Starship Troopers », « Basic instinct » et de nombreux autres, il va donner quelques sueurs froides aux spectateurs US. En effet le cinéaste, que la polémique n'effraie pas un instant, se fait vite une réputation sulfureuse outre-atlantique. Ses films sont violents et défendent une vision, largement européenne, du 7ème Art quitte à bousculer l'opinion publique Américaine dans ses derniers retranchements. « La chair et le sang » ne déroge d'ailleurs pas à la règle et son scénario se révèle bien plus réaliste, brutal et « charnel » que les habituels standards US qui traitent du genre. Qu'on se le dise, avec Verhoeven, le Moyen-Age n'est pas romantique pour un sou, il se révèle plutôt sale, cruel et particulièrement dangereux. Le résultat est parfois dérangeant, j'en conviens... Mais il est également réjouissant car il ne se cache derrière aucun faux semblant. Une œuvre devenue culte pour de nombreux cinéphiles, dont je fait partie. A déconseiller aux âmes sensibles.
Je n'ai jamais été très client de ce genre de films. Mais, de temps à autres, une petite surprise venait à moi. Comme "La chair et le sang", par exemple. Mais je me dois d'être honnête : à mon avis, celui-ci ne tenait que par trois choses, ce qui est déjà pas mal me direz-vous : la mise en scène du Hollandais Violent, la reconstitution super soignée et par la présence de Rutger Hauer, ultra charismatique et bien badass portant le film à lui tout seul. Le reste de la distribution étant bien trop faible à mon goût. A l'image de Jennifer Jason Leigh bien fadasse. Sans avoir à chercher trop loin et trop longtemps, il y a bien mieux chez Verhoeven.
Film improbable. On dirait parfois une parodie. Mais on ne s'ennuie pas une secondes. Quelques effets un peu mal vieillis mais sinon on suit l'intrigue avec intérêt
Verhoeven souffle le chaud et le froid avec "La chair et le sang". Autant il propose des scènes très troublantes qu'on imagine même difficiles à faire aujourd'hui, autant il ponctue son œuvre de moments très ridicules qui désamorcent l'impact émotionnel et sortent complètement du film. C'est bien dommage, car l'histoire de base est franchement bonne et il y avait de quoi faire quelque chose de véritablement mémorable.
Peter Verhoeven, cinéaste néerlandais, entame avec ce titre (1985) sa carrière internationale et entraîne avec lui Rutger Hauer du côté d'Hollywood
Au cours du temps " la chair et le sang" a gardé une certaine réputation, (selon moi sur valorisée), même s'il a des arguments à faire valoir.
Le metteur en scène s'appuie ici sur un scénario qui se déroule au XVIème siècle en Europe ( le moyen-âge a pris fin depuis peu. La date de 1500 est clairement donnée qui inscrit l'action au début de la renaissance) et propose à travers plusieurs thèmes ( poids de la religion, obscurantisme mais aussi arrivée progressive de la science, des découvertes) de brosser un portrait sans concession sur la nature humaine.
Lorsque les gueux arrivent au pouvoir après avoir été trahis par les seigneurs, leurs manières de faire est finalement identique.
On peut sans doute voir ici une critique du mythe du bon sauvage, cher à Rousseau ( l'homme est né bon mais c'est la société qui le corrompt) ou celle de Orwell et de la " common decency" dont serait pourvue les classes laborieuses.
Malheureusement " la chair et le sang" manque trop souvent de contenu, le caractère ambiguë du personnage féminin n' est pas exposé avec finesse et le titre ne manque pas de longueur.
L'aspect le plus réussi repose ( selon moi) sur le casting : Hauer et JJackson Lee qu'on retrouvent la même année dans "Hitcher" ( beaucoup plus percutant mais dans un autre registre) sont à la hauteur et dominent la distribution.
A mes yeux, ce n'est pas le titre le plus accompli du cinéaste ( je préfère " Basic Instinct", "Show girls" ou même " black blook", " total recall") mais pas non plus son plus faible (" hollow man" selon moi).
Film qui fera connaître Paul Verhoeven en dehors des frontières néerlandaises. Comme on y trouve déjà ses thèmes de prédilection : violence et sexe souvent associés le seizième siècle en Europe est une époque bénie pour lui. Et il faut avoir le cœur accroché pour certaines scènes. Il est dommage que le récit s’étire une fois la bande de mercenaires installés dans le château (critique sociale ou quand le bas peuple prend la place de la bourgeoisie elle est aussi aveuglée par la croyance, la jalousie et la vanité que ses prédécesseurs ). Au niveau casting, après Blade Runner Rutger Hauer trouve encore un rôle iconique, charismatique dans ses différentes tenues
Tableau contrasté d'une époque charnière de l'Histoire, ce récit permet par le prisme d'un triangle amoureux ambigu de manifester l'oscillation du temps entre découvertes scientifiques ou techniques avec découverte de la notion de respect de la personne humaine et brutalité moyenâgeuse nourrie de superstitions hypocrites, de mépris de la vie, de sadisme primaire. Refusant tout manichéisme, chaque personnage portant des valeurs et une morale ambivalentes, l'intrigue met en évidence la perversion, la faiblesse, le mal qui peuvent se manifester en chacun de nous en d'extrêmes circonstances ainsi que la pérennité de sentiments tels que l'envie ou le sens (dévoyé) de l'honneur. Au sein d'une réalisation maitrisée, explicite se distinguent une Jennifer Jason Leigh manipulatrice et un charismatique Rutger Hauer dans un décor lucidement simpliste. Un panorama dense, pertinent, dérangeant.
Premier film américain de Paul Verhoeven, La Chair et le Sang n'y va pas par quatre chemins pour nous narrer cette lointaine époque moyenâgeuse sans foi ni loi. C'est violent et brutal et Verhoeven ne recule devant rien afin de reproduire au plus près cette période sombre et heureusement révolue de notre Histoire. Sur un scénario simple il donne la part belle à son duo de choc Rutger Hauer et Jennifer Jason Leigh, l'un extrêmement charismatique et l'autre livrant une prestation de haut vol et loin d'être évidente. La Chair et le Sang c'est surtout le marqueur d'une époque retranscrite au mieux et l'occasion de faire montre d'une très belle réalisation, on y croit et les décors minimalistes sont marquants. Enfin ce jusqu'au-boutisme inhérent à Verhoeven est tout à fait appréciable ici, ce dernier pouvant exposer ses thèmes et ses névroses comme bon lui semble. Une sacrée pellicule l'air de rien pour le hollandais violent alors à l'aube de sa superbe carrière américaine.
1501, le Moyen-Age vit ses dernières heures. Quelque part en Europe de l'Ouest, une forteresse assiégée s'apprête à tomber. Le capitaine Hawkwood (Jack Thompson) à la tête d'une armée de mercenaires s'empare de la cité pour le compte du seigneur Arnolfini (Fernando Hibeck). Celui-ci chassera les mercenaires de la ville en les dépossédant du butin qui leur était promis. Martin (Rutger Hauer), chef d'une horde de soldats de fortune décidera de se venger avec l'aide d'un prêtre illuminé, qui voit en Martin, le visage d'un Saint réincarné. Leur route sanglante croisera celle de la jeune Agnès (Jennifer Jason Leigh), la promise de Steven (Tom Burlinson), le fils d'Arnolfini. S'ensuit une traque sans relâche à la manière d'un Western médiéval. Devant la caméra du grand Paul Verhoeven, qui signe ici, son premier grand film international, le Moyen-Age n'aura jamais paru aussi réaliste et frontal. Durant 2h00, le «Hollandais violent» nous livre une épopée de bruit et de fureur, un spectacle de chair et de sang («Flesh+Blood»), titre original d'ailleurs. «La chair et le sang» est un opéra dans lequel, la mort, la violence et la sensualité se partagent chaque seconde du film, une œuvre crépusculaire où Dieux et Diables se côtoient dans une orgie visuelle sans précédent. Rien de plus à rajouter devant ce spectacle rarement égalé au cinéma.
Le sexe, le sang, la religion, la peste... Tout le Moyen Âge condensé en même pas 2h de film. Verhoeven propose un récit picaresque sans concession, bousculant avec plaisir les codes bien plus lisses du genre. La Chair et le sang est porté par d'excellents acteurs dont Jennifer Jason Leigh qui incarne un des personnages féminins les plus réussis du cinéma à mon sens. D'une grande modernité et d'un réalisme cru, Verhoeven réalise un film de Verhoeven. Je ne pense pas qu'il soit le plus abordable pour vous découvrir son cinéma.
Film mal aimé et oublié d'u réalisateur de Basic Instinct il est vraiment à redécouvrir. Une peinture du moyen âge sans concession avec la cruauté et la violence. Rudger Hauer campe un mercenaire sans scrupule. Une belle mise en scène .
Paul Verhoeven débarque aux États-Unis et marque d’emblée par son style cru et violent. La fin de l’époque médiévale, entre peste, pillage et remise en cause du sentiment religieux, est un terrain de jeu parfait pour le Hollandais violent.
J’avais envie de voir ce film depuis très très longtemps et le risque dans ces cas là et de se retrouver déçu. Et bien ce ne fut pas le cas! Film jonction entre les débuts de Verhoeven et la période américaine « la chair et le sang » est un film ultra violent sur la période Moyenâgeuse nous décrivant l’affrontement d’une bande de mercenaires avec des nobles. Et l’on retrouve beaucoup de marottes du hollandais violent: des personnages ambigus, une manière de raconter autre chose que ce qu’il montre à l’écran (les affrontements de la Chair et le sang semblent évoquer des conflits plus modernes), une manière de montrer qu’un changement de point de vue peut complètement modifier la perception des choses et bien sur une manière très crue de montrer la violence et le sexe. Il en résulte un film au souffle épique indéniable, qui semble raconter une histoire intemporelle d’avidité, de soif de pouvoir, d’envie. Avec une excellente distribution et une direction artistique impeccable, une des grandes réussites de son auteur.