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Un visiteur
4,5
Publiée le 29 mai 2010
Bizarrement j'ai bien aimé ce film ... C'est vrai qu'il est gore, mais comme ça a été dit les personnages sont vraiment attachants et c'est difficile de prendre parti pour les adversaires, personne n'est réélement gentil ou méchant. Par contre, moi j'aurais fait une fin différente ... ;)
Bref, ce film vaut la peine d'être vu au moins une fois.
C'est regardable, mais alors si vraiment on n'a rien d'autre à voir ! Historiquement, c'est truffé d'erreurs. Le scénario ne mène à rien si ce n'est à juxtaposer gros plans sur les seins de l'héroïne (en même temps c'est Verhoeven -> Turkish Delices) et quelques scènes d'actions plus ou moins risibles (surtout celle du char). La Chair et le Sang est parfois cité souvent comme une référence ... j'ai toujours pas compris pourquoi ... Quitte à voir des combats chevaleresques autant se tourner vers les valeurs sûres telles Excalibur.
Premier film tourné en langue anglaise par Paul Verhoeven, "La chair et le sang" est surtout le film le plus fort, le plus important dans la carrière du hollandais violent (même si ce dernier n'y voit qu'un film intéressant qui aurait pu être beaucoup mieux), contenant une grande partie des obsessions du cinéaste et annoncant déjà ses futurs travaux hollywoodiens ("Robocop", "Showgirl" ou même "Total Recall"). Véritable miroir de notre époque (le film se déroule au moyen-âge mais pourrait très bien se passer dans l'ouest américain ou dans les rues d'une métropole contemporaine), le film, violent, baroque, provocateur, décadent, offre au spectateur ce qu'il est venu voir (un putain de bon film d'aventure) tout en détournant ses codes (le prince charmant ne pense qu'à ses inventions, la douce princesse à le feu au cul, le preux chevalier est un bandit adepte du pillage et du viol...) avec un humour certain (le tendre baiser sous les pendus en décomposition) tout en étant foutrement subversif. Jouant sans cesse avec les oppositions (la force brute face à l'intellect, la science face à la religion, la royauté face aux prolos), "La chair et le sang" décrit un moyen-âge crasseux et putride, bouffé par des croyances stupides et manipulatrices, où les hors-la-loi, aussi cruels soient-ils, restent finalement les jouets d'une élite corrompue. Faisant naître l'ampathie et le romantisme là où on ne l'attend pas, Verhoeven et son scénariste Gerard Soeteman parviennent également à transformer une contrainte purement hollywoodienne (une histoire d'amour) en triangle amoureux ambigu et complexe, débouchant sur un portrait de femme incroyablement couillu. Complètement fou et d'une beauté graphique indéniable, délicieusement pervers et anachronique, virulent et exaltant, "La chair et le sang" est tout simplement un des plus grands films des années 80, hanté par la musique de Basil Poledouris et par l'aura sulfureuse de son couple vedette, Jennifer Jason Leigh incarnant à la perfection ce mélange d'innocence et de perversité quand Rutger Hauer (qui ne voulait pas du rôle et qui n'en trouvera plus jamais d'aussi fort) impregne la pellicule de son charisme animal.
Un film à voir pour son originalité et pour son réalisme médiéval. En effet sa prise de position et son vision tout a fait différente des productions habituelles. Rutger Hauer est terrible comme à son habitude. Ce film est une expérience à vivre au moins pour sa culture personnelle.
J'hésite entre deux et trois étoiles mais P. Verhoeven mérite bien un petit bonus... Le film est épique et raconte sans concession les aventures de cette bande sans foi ni loi... Ou presque puisqu'ils sont guidés par leur foi, justement, en Saint Martin et surtout l'homme d'église qui les accompagnes. Violent et cruel, certes mais si l'on connait un peu la filmographie du réalisateur, on ne sera pas étonné.
Ce qui est bon avec Paul Verhoeven, c’est qu’il ne fait pas les choses dans la demi-mesure. Ici, on ne pourra pas lui reprocher de représenter le Moyen-âge dans toute sa « crudité ». Parfois je m’interroge sur la réelle finalité de cette histoire, mais d’un autre côté je dois bien reconnaître qu’elle a totalement réussi son effet coup de poing.
Un film d'aventure intelligent, qui va très loin en matière de violence (c'est "Candide" de Voltaire adapté au cinéma par moment !). Paul Verhoeven signe un film unique, qui met en place des personnages sincèrement attachants et authentiques. La scène de coup de foudre sous l'arbre à pendus est magnifique. On a vraiment un chef d'oeuvre sous les yeux, hélàs trop censuré lors de sa sortie...
Quelle horreur, on s'ennuit ferme. Le seul interet que j'eusse trouver dans ce film reste la merveilleuse musique de Poledouris. Sinon que c'est ringard, c'est long, pas beau et ridicule.
verhoeven nous offre ici un film guerrier et barbare et qui retranscrit bien la violence de l'époque.RUTGER HAUER nous donne ici une prestation inoubliable.
Un des meilleurs films de chevalier violent, glauque et sale. Il y a quelques défauts et autres aberrations mais cela reste du divertissement. Rutger Hauer est une nouvelle fois incroyable il a vraiment une gueule, la mise en scène de Paul Verhoeven est pas mauvaise.
Ce film d'aventure moyenâgeux signé par le sulfureux Paul Verhoeven est bien plus intéressant que des films d’époque comme BRAVEHEART ou ROBIN DES BOIS pour la même raison qu'il fut longtemps censuré: Sa violence et sa vulgarité parfaitement sont dignes de la trivialité médiévale, car si il est dérangeant c’est que ce long métrage est, quoi qu’en disent ses détracteurs, réaliste. Au centre de cette reconstitution historique de bonne qualité se met en place un scénario à la trame simpliste mais entrainant emmené par l’impressionnant Rutger Hauer. Mais loin d’être une leçon d’histoire ou une épopée héroïque, il s’agit avant tout d’une image abrupte de ce monde barbare sur lequel s’est bâtie notre civilisation.
Simpliste et à l'intrigue finalement assez brute - et doté par ailleurs d'une vision du Moyen-âge très idéaliste -; ce film à l'énoncé un peu simple ( finalement pas si loin de " Ladyhawck " ou autres films surnageant à la même époque ! )et au discours un peu redondant façon ' syndrome de Stockholm ' ne séduit que finalement par ses à-cotés délaissés, tels que ce St Martin...