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NomdeZeus
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3,5
Publiée le 22 septembre 2014
Voici donc la première production américaine de Paul Verhoeven, donnant le coup d’envoi à une série de films tous plus violents et sexy les uns que les autres. De fait, La Chair Et Le Sang est une fable malsaine exploitant pleinement un scenario simple mais efficace. Le casting international est très convaincant et la réalisation du « hollandais violent » s’avère flamboyante même si les limites du budget se font parfois sentir lors des scènes de bataille. Néanmoins, il accumule selon moi beaucoup trop d’erreurs historiques et de situations incohérentes pour mériter pleinement son statut de classique.
Pour sa première réalisation hollywoodienne Paul Verhoeven signe un très bon film se déroulant dans un Moyen Age âpre et réaliste, ce qui change de certains films ayant tendance à embellir cette époque. A Partir d'un bon scenario évitant tout manichéisme en choisissant pour héros une bande de mercenaires violant et volant tout sur leur passage, il réalise avec un soin tout particulier apporté à la narration un des meilleurs film se déroulant à l’époque des châteaux et des donjons. Il confirmera son talent avec ses films suivants tels que Robocop ou Total Recall, on regrette d'ailleurs de ne plus le voir dans ce genre de productions actuellement.
Considéré comme le premier film américain de Paul Verhoeven, La Chair et le Sang est pourtant une production américano-européenne certes tournée en langue anglaise mais filmée en Espagne avec une équipe toute aussi hétéroclite. Située dans une époque à mi-chemin entre le Moyen Âge barbare et la Renaissance, l'histoire raconte comment un groupe de mercenaires se vengent d'un seigneur cupide avant de se retrouver traqués par le fils de celui-ci. Déjà irrévérencieux dans son Hollande natale, Verhoeven démontre pour la première fois au public américain son goût acéré pour la violence, le sexe et le politiquement incorrect... Aucun héros, aucun "gentil", La Chair et le Sang présente des personnages tous plus dégueulasses les uns les autres : cette bande de mercenaires qui viole, pille et torture se retrouve filoutée par leur seigneur qui, lui, change subitement d'avis de par sa toute puissance ; son innocent fils va devenir un être tout aussi cruel lorsque sa bien-aimée est enlevée par les mercenaires, bien que cette dernière se complait finalement aux joies de la débauche et devient une manipulatrice de talent. Le réalisateur ne prend donc aucun parti, préférant livrer une aventure épique et démesurée où les évènements s'intensifient de plus en plus pour un final de grande ampleur. Entretemps, il nous montre des corps dénudés, des viols, des meurtres gratuits, des insultes comme ponctuations, de la saleté, de la décadence. Verhoeven ne se ménage pas et ce pour notre plus grand plaisir. Ajoutant ses habituels plans gore, son goût prononcé pour l'injustice et son habileté à dynamiser son long-métrage grâce à des séquences d'action envolées, le réalisateur démontre déjà une puissante maîtrise de la mise en scène, dirigeant des acteurs charismatiques autour de décors naturellement hypnotiques. Outre son habitué de l'époque Rutger Hauer, Verhoeven transcende la beauté plastique de la jeune Jennifer Jason Leigh, la fougue de l'Australien Tom Burlinson et filme de belles gueules cassées aux dents pourries et aux rires dégradants. Le long-métrage, quasiment sans temps mort, est une œuvre sale, violente, barbare, à la limite du fantastique, preuve déjà que le metteur en scène hollandais était un génie du cinéma irrévérencieux comme on en fait malheureusement plus aujourd'hui.
Ça fait toujours plaisir de tomber sur un film moyenâgeux qui ne nous prend pas pour des cons... Ici, pas de manichéisme douteux, ni de côté épique pompeux : Il semblerait qu'Hollywood n'ait pas la mainmise sur tous les films chevaleresques, et c'est tant mieux! Brutal, malsain, sans concessions et parfois baigné d'un p'tit humour noir bienvenu, La Chair et le Sang tire son épingle du jeu en nous offrant une histoire sombre, cruelle et réaliste d'un groupe de mercenaires et de putains sans foi ni loi qui louent leurs épées (et leurs cuisses) au plus offrant dans l'Europe du XVIème siècle. Sanglante, impitoyable, orgiaque, la 1ère partie du film remplit son contrat, mais par la suite c'est le triangle amoureux formé par Martin le mercenaire brutal, Steven le jeune noble lettré et savant au cœur d'or et Agnès, la jeune damoiselle enlevée par le 1er, aimée par le 2nd, qui devient l'élément central du film (ça change des amours conventionnelles des blockbusters aseptisés du genre). Martin et sa troupe de guerriers et de putes aux mœurs libertines et violentes d'un côté, et Steven profondément bon et fin (et un peu niais aussi) de l'autre. Mais la véritable révélation du film, c'est le personnage d'Agnès, jeune noble vierge et belle comme le jour, promise à Steven mais violée par Martin, elle va faire appel à son instinct de survie (la scène est anthologique, débutant de manière effroyable pour terminer comme une farce) et va passer dans les bras du mercenaire pour rester en vie. Jouant sur tous les tableaux, elle va passer outre ses blessures et jouera de ses charmes pour arriver à ses fins, développant même une relation ambigüe avec son geôlier... On tient là carrément un personnage Tarantinesque! Notons également des personnages fouillés et sans manichéisme (on peine à savoir qui on voudrait voir sortir vainqueur), un 1er baiser sous des cadavres de pendus et obtient un film culte, renvoyant tous les blockbusters de gentils chevaliers au rayon enfant. Kaamelott m'avait réconcilié avec le genre épique, Black Death m'avait surpris par son absence de manichéisme et le Nom de la Rose m'avait épaté par son intrigue, car dans tout ces films le cadre médiéval est un moyen et non un but... Maintenant, je peux rajouter La Chair et le Sang, véritable western spaghetti en armure!
On reconnaît dès les premières secondes la patte de l'iconoclaste Paul Verhoeven dans cette épopée barbare du XVIème siècle,où des mercenaires se venger sauvagement d'un seigneur qui les a floués. Retranchés dans son château,ils violent sa fille vierge promise à un autre,et coulent des jours heureux en attendant l'affrontement inévitable. "La chair et le sang"(1985),comme son titre l'indique,ne fait pas dans la dentelle. Les scènes de violence sont crues avec membres déchiquetés,sang qui giclent... Même remarque pour des scènes de sexe assez bestiales qui prouvent que la jeune Jennifer Jason Leigh n'avait pas froid aux yeux. Dans le rôle-titre,Rutger Hauer est souverain,mais Verhoeven fait passer son héroïsme pour de l'imbécilité. Au visionnage,on sent bien que le réalisateur hollandais n'avait pas les moyens de recréer fidèlement l'époque. C'est pourquoi,toute la seconde partie se passe en huis clos,dans le château réquisitionné. Il faut apprécier également cet humour moqueur,presque parodique qui éloigne le film d'un quelconque réalisme. C'est en tout cas un objet bien singulier,à découvrir.
Avant que Paul Verhoeven réalise Robocop. La Chair et l'ennui... Vous suivez une troupe dans une époque de barbare. Dans ce long-métrage, ce que je reconnais de bon, c'est que venant de la part du réalisateur Hollandais, certaines scènes hésite pas à vouloir choqué. Les femmes sont comme les hommes à part une. Celle qui sort du lot est le personnage que joue l'actrice Jennifer Jason Leigh. Elle est la femme libérée. Attirante et croquante comme une pomme. Et en négatif, l'histoire ne m'a pas transporter et les textes mal écrit.
Une bonne équipée sauvage à l’époque médiévale où Paul Verhoeven n’a pas lésiné sur la provocation intégrant de constantes scènes de sexe assez bestiales mais surtout un univers particulièrement crade et malsain qui inspire un profond dégoût. L’histoire n’a rien d’extraordinaire et la réalisation pêche un peu notamment par les effets spéciaux déplorables lors des scènes d’action mais cela reste un bon divertissement grâce à cette bande d’acteurs qui n’ont pas eu froid aux yeux…
Film culte de paul verhoeven !!!! Rare sont les films de cette période de l'histoire aussi original, violent, voir marrant . Ont ne s'ennuie pas un instant, rutger hauer et jennifer jason leigh toute jeune y sont impeccable. La scène la plus mémorable reste celle de la dégustation de la mandragore et du baiser au pied de l'arbre des pendus (grandiose) . Un grand film provocant et intelligent à voir !
Tout est dans le titre !!!! Paul Verhoeven nous sert de la violence et du sexe; le tout dans un contexte médiéval sombre et chaotique. C'est jouissif, ça sort des sentiers battus et du politiquement correct sans en faire des tonnes. Et Rutger Hauer excelle toujours dans les rôles de méchants.
Enfin un film médiéval où on sent la sueur, le sang et la peur, palpable, et pas une de ces mièvreries politiquement correctes... Mention spéciale à Rutger Hauer...
"La chair et le sang".... rien qu'avec ce titre on sait tout de suite que les âmes sensibles crieront au scandale, violence gratuite, pervers malsains. C'est sur on est loin de ses grandes fresques chevaleresques à la "Robin des bois" ou "Braveheart" mais il n'est pas dénué de sens pour autant bien au contraire. Je dirais même qu'il est très réaliste d'un certain point de vue sur la violence de l'époque, et l'ambiguité des personnages. On tiquera sur certaines grosses incohérences, mais le célèbre cinéaste hollandais nous offre là une oeuvre à la violence insoutenable,riche en multiple thème: le fanatisme religieux, l'opposition science/magie, l'amour, le bien et le mal, le sexe et beaucoup d'autres encore. Un film qui rentre dans le lard sans concession, sans chichi, avec un excellent Rutger Hauer. Une perle qui nous rappelle l'époque ou hollywood se souciait bien moins de ciblé à la fois mémé et petit fils, la ménagère célibataire de moins de cinquante ans et son chien, une liberté de ton disparue.
Un film d'aventures médiévales à base de sexe, de fureur, de sang de fanatisme religieux et de peste pour un des réalisateurs les plus barrés du cinéma pour une oeuvre bien couillue. Rutger Hauer est LE charisme hollandais donc dès les premiers instants on est fasciné par son personnage bourré d'ambiguÏté, à l'image de la grande majorité de ceux du film d'ailleurs. Jennifer Jason Leigh arrive l'exploit de lui tenir la dragée haute dans le rôle d'une femme forte. Défaut qui fait mal par contre pour Tom Burlinson, grosse erreur de casting. Ce n'est pas tellement son talent qui est à remettre en cause mais déjà qu'il faut une grosse dose de charisme pour pouvoir être face à Hauer alors quelqu'un de fade à l'origine. Et comme son personnage est aussi important que celui de l'acteur hollandais et qu'en plus c'est son rival en amour, on ne peut que très difficilement s'attacher à lui et comprendre pourquoi il est préféré par la femme par rapport à l'autre. C'est con car autrement c'est un très bon film avec beaucoup d'inventivité et le ton très personnel de son réalisateur.
Ce film n'est pas niais, il est fait pour les niais. Comment croire ne serait-ce qu'un instant à ce tas de fadaises ? Tout sonne faux, depuis l'acteur principal (Rutger Hauer) péroxydé, affichant une vague ressemblance avec Johnny Hallyday (jeune), jusqu'aux scènes de sexe sans intérêt sauf pour les puceaux prépubères en mal de vision de zézette qui s'en foutent jusque là. Que penser de cette scène de viol qui est présentée sans aucun recul comme un amusement "normal" ?. Franchement ridicule. que certains aient pu trouver cette oeuvrette "réaliste" est proprement irréaliste. Qu'ils aillent se balader un jour en contant fleurette à leur bien-aimée sous les reste d'un cadavre en décomposition, ils verront (et sentiront) combien ce film était stupide.
Pour son premier film américain, Paul Verhoeven nous montre le Moyen-Age comme on ne l'a jamais vu, terriblement réaliste : pas de valeurs de chevalerie, juste la barbarie, la cruauté, la cupidité, le viol et la maladie. Terriblement efficace et relativement immoral, "La chair et le sang" est un excellent film qui va droit au but tout en n'oubliant pas de se munir d'un très bon scénario. Dans son premier grand rôle, Jennifer Jason Leigh est vraiment excellente d'autant qu'il n'était pas facile et Rutger Hauer est toujours aussi charismatique.