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Jérôme H
208 abonnés
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4,0
Publiée le 4 août 2008
Un sujet très sensible et très dur à mettre en image concernant les tiraillement interne de ce genre de personne. Kevin B se surpasse et réussit à nous montrer ses doutes et ses faiblesses. Magnifique repentit malgré quelques latences du films mais surtout une très belle interprétation.
Un film intéressant détournant habilement le manichéisme et les clichés pour nous offrir une uvre forte sur un homme malade cherchant une rédemption. Tout en intériorité, The Woodsman ne laisse jamais indifférent, notamment grâce à une démarche artistique originale et à une interprétation impressionnante de Kevin Bacon. Enfin un vrai drame frôlant de très prêt le statut de grand film si il ne manquait pas quelque chose, ce petit « je ne sais quoi » que jignore mais que lon ressent à la vision du film Rien de bien grave pour autant !
Un film touchant sur la tentative de réinsertion d'un ancien pédophile. Le sujet, trés difficile, est extrémement bien traité du point de vue du pédophile qui est tiraillé entre le désir de se ranger, redevenir "normal" et la tentation de récidiver. Dilleme moral extrémement bien joué par K. Bacon. Une réalisation simple , une bonne BO et des second roles interréssant viennent enrichir le tout. Un film choc à découvrir
Une belle approche du sujet si délicat de la pédophilie. Avec un grand sens de la psychologie, la réalisatrice nous rend d'abord sympathique un personnage qui a commis des actes terribles : elle nous oblige ainsi à adopter le point de vue d'un être malade mais qui veut s'en sortir. Le malaise se développe durant tout le film et culmine lors d'une confrontation finale avec une gamine, scène absolument bouleversante et d'une beauté incroyable. Le film est porté par l'interprétation magistrale de Kevin Bacon qui trouve le ton juste et ne force jamais le trait, il est d'une dignité exemplaire. Evidemment, le film en profite pour militer pour la réinsertion, sans donner pour autant de solution. La cinéaste a au moins le très grand mérite de donner un visage humain à ceux que l'on décrit trop souvent comme de simples monstres (alors que, la plupart du temps, ils vivent comme tout le monde et ne se font justement pas remarquer). Une approche sensible et passionnante de bout en bout.
Nicole Kassell réalise un film touchant sur un sujet brulant : la pédophilie. Un scénario bien construit, un regard différent et sans préjugé. Walter est un monstre, comment supporter la violation de l’innocence ? Mais Walter a payé le prix et doit-il payer à vie ? Faut-il lui accorder une rédemption ? Autant de questions que l’on se pose tout au long du film.
Kevin Bacon est un choix étonnant, mais ça colle bien. Son manque d’expression qui le dessert habituellement, donne toute sa dimension à Walter. Une personnalité insaisissable, ange ou démon ? Il est bouleversant quand il encaisse les coups, il traîne son fardeau du boulot à chez lui, de chez lui jusqu’à chez son thérapeute. Les services sociaux lui ont collé un appartement en face d’une école primaire comme une épreuve supplémentaire. Le sergent Lucas, agent de probation, débarque toujours à l’improviste. Ce n’est plus de la surveillance mais du harcèlement. Yasiin Bey a saisi toute l’ambivalence de son rôle, entre le sale flic et l’esthète, la brute et le justicier.
Au fil de l’eau, on finit par compatir et on finit aussi par comprendre la sale maladie de Walter. Comme l’alcoolisme, il va lui falloir lutter à vie et se battre pour ne pas replonger. Plus qu’une triste histoire, une leçon de compassion.
Vu dans un rôle secondaire dans "Mystic River" où je le trouvais déjà brillant, Kevin Bacon interprète son personnage dans "The woodsman" à merveille. Sa prestation nous permet d'analyser ses sentiments au fur et à mesure de l'avancée du film qui seront de plus en plus prenants. Le reste du casting est calé dans l'histoire.
Kevin Bacon y joue son rôle magistralement (d'ailleurs, il joue toujours très bien ses rôles...). Le film est touchant, vraiment très bon... Alors pourquoi ne lui attribuer que 2 étoiles ? Et bien la fin est beaucoup trop rapide à mon goût ! Il manque 15 minutes à ce film. A voir tout de même...
Un film fort, qui nous plonge dans la tête d'un pédophile au lieu d'encore nous plonger dans la tête du flic qui va le choper ou de ses victimes. Ici, il s'agit d'un pédophile qui sort de prison. Est-il guéri? Peut-il guérir? La réponse est dans le film, très bien porté par Kévin Bacon. Malheureusement, certains comme moi trouveront sans aucun doute le dénouement du film un peu trop utopique.
Qu'est ce que c'est difficile de se afire pardonner par son entourage quand on a fait quelquechose d'impardonnable surtout quand la tentation réapparait de temps en temps...tel est le résumé de ce long métrage très bien joué par Kevin Bacon, qui nous convaint dès les premières minutes. Il est accompagné par la belle Kyra Sedgwick, qui n'est plus si jeune que ça mais qui s'est bien conservée. C'est un joli duo qui essaie de faire face aux difficultés de la vie. Ils se comprennent car chacun on vécu à leur manière est des plus mauvais crime qui puisse exister. Tout est très bien interprêté, c'est très touchant (surtout la scène avec la petite fille au manteau rouge) et on rentre dans le jeu. C'est un bon film qui reste dûr. Apparation aussi de Mos Def plus connu dans le monde de la musique. Sur ce je vous souhaite un excellent film !
Superbe film très bouleversant! Après 12 années en prison pour pédophilie, Walter tente de refaire sa vie et faire face à ses vieux démons. Mais difficile de refaire sa vie après avoir commis une des pires choses qui soit. Heureusement il va rencontrer une femme, Vickie si bien interprété par Kyra Sedgwick. J'ai aussi été impressionner par la performance de Kevin Bacon, jamais il ne m'aura autant ému. La scène dans le parc est superbe avec Hannah Pilkes qui joue si bien son rôle, j'ai été rarement été aussi bouleversé.
Saluons l'interprétation audacieuse de Kevin Bacon toujours prêt à relever des défis. Il est sobre et plutôt appliqué et mérite à lui seule cette malheureuse étoile. Le reste du film (mis à part peut être la première moitié qui se regarde mollement) est un joli foutage de gueule. Le traitement est grossier et le thème de la rédemption cher aux ricains est franchement tiré par les cheveux. On y croi pas, pire on est en colère d'avoir été pris pour des crétins !
Dommage que ce film contienne tant d'invraisemblances car vouloir expliquer la pédophilie sans aprioris était une très bonne idée et Kevin Bacon un acteur très bien choisi. Le sujet est très délicat à traiter, on s'en doute, de plus ici on aborde la réinsertion avec le suivi et les problèmes de rechutes que peut entraîner l'entourage. Mais quand on veut expliquer il faut être logique et cohérant... On va passer sur l'appartement en face d'une école (après tout des sollicitations il pourra en rencontrer partout) si cela peut expliquer la découverte d'un autre pédophile. Mais pourquoi corriger ce dernier et laisser dans le même temps, un père continuer à abuser de sa fille ? Et cette même fille, pourquoi elle accepte d'un étranger qu'il se mette avec elle dans la même situation que celle qu'elle n'aime pas, à raison avec son père ? Je veux bien qu'un pédophile en remarque d'autres ou même détecte une victime mais cela fait beaucoup de prédateurs autour de lui et même sa copine violée chronologiquement par ses trois frères ! Que cherche-t-elle, à poursuivre une relation avec un pédophile (la rédemption pour toute la fratrie...) ? La scène du banc est belle mais renvoyer l'adolescente qu'il convoitait chez son bourreau sans le dénoncer et se satisfaire que cette révélation lui ait fait prendre (enfin) conscience des conséquences de ses actes n'augurent rien de bon pour sa réinsertion psychologique ! Du reste après 12 ans de prison, on peut s'étonner que dans un moment de total confession, il n'avoue que des tripotages invraisemblables avec une telle durée de détention. Mais le sommet c'est l'explication qu'il donne du début de sa déviance, en plus accepté par son psy ! à 6 ans il avait déjà une attirance pour l'odeur des cheveux de sa sœur ! Or de tout ce que j'ai lu sur le sujet, il est un point sur tout le monde s'accorde : on ne né pas pédophile, on le devient (soit parce que l'on a été abusé soi-même soit à cause d'un blocage à l'adolescence pour de multiples raisons). Bon admettons qu'il ne veut ou ne peut parler de la véritable raison, mais dans ce cas pourquoi le psy lui demande si à ce moment de ses 6 ans et des 4 ans de sa sœur, il avait eu une érection sous l'émotion de cette sensation olfactive ? Pour lui faire prendre conscience de l'absurdité de sa croyance ? Là encore si c'était le cas, il n'aurait pas mis en évidence son âge trop précoce pour une telle réaction. Non vraiment peu de choses tiennent debout tout au long de ce film qui pourtant promettait. Dommage donc mais reste de multiples autres points bien abordés (la pulsion sexuelle irrésistible comme une drogue, la non conscience de choquer son propre frère pourtant le seul à l'accepter encore, par une question insensée, l'immaturité dans les rapports avec autrui, la difficulté à trouver ses marques). Il est intéressant que ce film soit réalisé par une femme pour aborder ce sujet tabou avec délicatesse mais trop d'incompréhensions de ce thème nuisent au film. Une autre réalisatrice, belge, donnera deux très bons long-métrages laissant le spectateur se faire ses propres opinions sur le sujet, ce qui je pense est préférable au fait d'asséner des contre-vérités (voir "innocence" et surtout "évolution"). Pour Kevin Bacon et pour avoir osé traiter un tel sujet avec pudeur sans voyeurisme je mets trois étoiles.
RRR pourquoi ne peut-on pas mettre des étoiles à virgule ?! Ce film est vraiment bien tourné, Kevin Bacon est crédible, l'histoire est en suspend, et cela est bon. La scène finale avec la petite fille est sans doute prévisible mais très touchante. Enorme bémol : cette fin si rapide ... Cela ne peut-être que voulu, mais je n'adhère pas... " Il manque un bout "
Un film brillant, sobre et sans effet, porté par un Kevin Bacon dont L'intensité du regard tourmenté vaut à lui seul tous les dialogues du monde. Ce film presque documentaire dans son approche très psychologique et subtile de la nature humaine est déroutant dans la mesure où la frontière entre le bien, le mal, le libre arbitre et la pathologie semble souvent sciemment floutée par une réalisatrice parfois un peu trop prudente qui tente d'éviter ainsi tout parti pris et donc tout message moralisant. Ce que l'on peut reprocher à "the woodsman" est à ceci près, ce que l'on pouvait reprocher à un film comme "La dernière marche", à savoir cet insidieux propos qui nous pousse sinon à l'empathie, du moins à la compassion et qui prend racine dans une volonté humaniste de présenter le criminel comme un homme et non comme un monstre. Hélas, si ce film n'ouvre pas le grand débat opposant la part de conscience aux pulsions pathologiques - supposées involontaires - du pédophile, il présente néanmoins les difficultés d'un homme accablé qui ne parvient à chasser ses démons dans un climat d'hostilité et de rappel permanent de son passé. La réalisatrice tente de déjouer les pièges du manichéisme facile vers lequel nous mènent parfois aveuglément nos émotions, en démontrant avec panache que la pédophilie est un grand mal qui ne se limite pas à quelques individus isolés et diabolisés, mais dont sont aussi coupables des pères de famille lambda (les scènes poignantes où la petite Robin témoigne des abus répétés de son père et où Vickie parle de ses frères incestueux vont dans ce sens.) En définitive, il sagit dun film émouvant et juste sur la rédemption et la volonté ainsi que dune parabole admirable sur les mauvaises pulsions auxquelles tout homme est soumis, sur lintolérance, la haine et le rejet qui masquent la mauvaise conscience et les peurs que tout un chacun tente de vaincre au quotidien.