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David GEORGES
60 abonnés
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4,0
Publiée le 19 janvier 2007
Echoués sur une île déserte de lOcéan Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale, deux soldats, lun Américain lautre Japonais, saffrontent et cohabitent dans ladversité. Cest la vision humaniste et jamais utopique que livre John Boorman, fondamentalement enclin à entrevoir lespoir dune fraternisation entre les hommes quand le pire se profile (suivra lexceptionnel Délivrance ). La première moitié du film est particulièrement violente : les antagonistes saffrontant sans concession, à limage du conflit international qui les oppose. Puis quand lisolement et la nécessité de survivre se substituent naturellement à leurs querelles, une relative solidarité simpose. Loin des enjeux politiques et de la guerre à grande échelle où l'adversaire reste invisible, cest la raison qui ici, malgré une communication difficile, apaise le climat. A méditer. Dans la peau du soldat américain viril, arrogant et sympathisant, Lee Marvin est irréprochable. Quant à Toshiro Mifune - dans sa période américaine après avoir longtemps été lacteur fétiche de Akira Kurosawa - quil soit samouraï, policier, médecin ou militaire, il exprime toujours aussi parfaitement la colère, lhonneur et la hargne. Les deux personnages étant des icônes de la culture et la nation quils représentent, sans clichés.
Un pitch de départ très excitant, la réunion improbable d'acteurs stars des deux côtés du Pacifique, le tout chapeauté par le réalisateur du chef d'oeuvre référence du genre survival (Délivrance) et... patatras. Une grosse heure et demie bien barbante malgré quelques idées dignes d’intérêt. Quel dommage!
1968, de John Boorman, avec Lee Marvin et Toshiro Mifune. La nature et la jungle semblent jouer un grand rôle chez ce cinéaste, dont je me souviens de "Délivrance" et "La forêt d’Emeraude". Nous sommes vers la fin de la 2ième guerre mondiale dans le Pacifique, sur une petite île couverte d’une épaisse forêt, qui abrite deux naufragés, l’un archétype du combattant japonais, officier dans la marine, l’autre, son ennemi juré, archétype du soldat américain, pilote de l’armée de l’air. Entre eux, c’est la haine, forcément. Ils commencent pas essayer de s’entretuer, puis se font alternativement prisonnier, avant de finir par s’unir, moins par amitié que par logique de survie. La qualité des comédiens, la beauté des images (surtout à la fin quand ils arrivent avec leur radeau sur une autre île, symbole d’un monde détruit par la guerre) et l’intérêt de l’histoire, ne suffisent pas, malgré tout, à en faire un très bon film. Il manque un je ne sais quoi, une conclusion peut-être.
Le film a été tourné en 1968 en Micronésie, dans une île de l’état de Palau (archipel d’abord britannique de 1784 à 1800 puis espagnol en 1875, vendu à l’Allemagne en 1899 puis occupé par les japonais en 1914 puis perdu en 1944 au profit des Etats-Unis avant de devenir autonome en 1979 et indépendant en 1994 !). Film exceptionnel car le scénario tient sur un ticket de métro et avec seulement 2 acteurs, Toshiro Mifune et Lee Marvin (« Le limier » de Mankiewicz est dans le même cas) ; on y retrouve déjà les thèmes privilégiés de Boorman sur les rapports de l’Homme et de la Nature, le retour à la nature qui est un retour à la barbarie. C’est la fin voulue par les studios qui a été projetée,spoiler: à savoir le bombardement de l’île sur laquelle ils ont échoué après avoir quitté leur 1ère île ; celle de Boorman est pessimiste et noire : après s’être rasés, habillés et avoir lu les nouvelles de la guerre dans des journaux abandonnés, ils se disputent et se séparent, le vernis de la « civilisation » reprenant le dessus. . La photographie est superbe (très années 70) tandis que la musique est un peu décevante bien qu’elle soit de Lalo Schifrin [qui a composé la même année celle de « Bullit » par exemple].
Du grand John Boorman qui invite avant tout aux questions cruciales en maîtrisant parfaitement son art. Bien qu'il faille un peu de maturité intellectuelle pour apprécier ce film (exit le premier degré), c'est un vrai régal pour ceux qui aiment le genre.
Film axé sur l'opposition entre deux hommes que la situation oppose et qui finissent par se lier d'amitié une fois les préjugés surmontés. Les deux adversaires finissent ainsi par se liguer contre l'adversaire commun et immédiat, beaucoup plus réel que le combat décrété par leurs sociétés respectives : la nature hostile ... Une satyre des automatismes engendrés par la guerre.
Duel dans le pacifique est un très film sur l'histoire de 2 hommes qui sont ennemis jurés (puisque l'histoire se passe pendant la 2eme guerre mondiale) et qui après maintes affrontement sont obligés de cohabiter sur une ile déserte du pacifique loin de toute civilisation. La fin est surprenante mais est dans la logique des choses car il y a toujours un vainqueur et un vaincu. A voir au moins une fois car les 2 acteurs sont magistraux sur l'interprétation des personnages.
Quel ennui! Deux militaires, l'un Japonais et l'autre Américain sont échoués sur une ile du Pacifique à la fin de la seconde guerre mondiale... Seulement deux acteurs et un décor. Il aurait fallu beaucoup plus d'imagination à John BOORMAN pour nous tenir en haleine pendant 1h40!! Quelques paysages bien choisis, un peu plus de dialogues (voire aussi de monologues), une ambiance plus tendue (ces deux-là cherchent à se faire la peau, tout de même!). Rien de tout çà.. Surtout que Lalo SCHIFRIN n'était pas plus inspiré pour la bande son... Il a tout juste réussi à pondre une indigeste quacophonie qui ne parvient pas à meubler les (trop) longs silences d'une mise en scène sans relief. On retiendra quand même les caricatures des cultures Nippones et Américaines bien jouées par Toshiro MIFUNE et Lee MARVIN. Ce choc des cultures aurait mérité mieux que çà...
Le message du film, ses significations sont très intéressants mais malheureusement, on s'ennuie pendant la majeure partie car il ne se passe souvent rien. Mérite tout de même une étoile.
j'ai beaucoup adoré la scène du tronc d'arbre mort, dans laquelle Lee Marvin ne veut pas partager son bien pour aider son ennemi à fabriquer un radeau afin de tenter de quitter l’Île seul. "C'est mon arbre ! c'est mon arbre à moi !" en venant le récupérer son bien.... après une minute de silence il remet ça avec "je répète que c'est mon arbrrre !!!! la scène intègre une notion très abstraite pour eux : le partage. C'est comme expliquer à un enfant de 3 ans qui prend la balle de son camarade et que sa mère lui explique la notion de propriété "Non, on peut pas, cette balle appartient au petit garçon !" et bien Lee Marvin à Toshiro que s'il veut son arbre qu'il lui demande, cel
Un film presque totalement muet, surtout dans sa première partie, étant donné que les deux uniques acteurs ne parlent pas la même langue. Le scénario du film est intéressant et fait passer un message sur la guerre, mais il souffre de quelques longueurs à certaines scènes.
Une fin en queue de poisson et un scénario assez plat. Le thème aurait mérité un scénario plus intéressant et profond. Une bonne réalisation malgré tout, un bon film à voir quand même.