La Rue rouge
Note moyenne
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Jipis
Jipis

45 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2012
Tout juste précédé de "Double Indemnity" de Billy Wilder et préparant la venue de "Angel face" d'Otto Preminger "Scarlet street" remake de la chienne de Jean Renoir respecte son modèle au plus près dans une étude de cas assez réussie sur la machination et son acceptation de la part d'un personnage médiocre et naïf perdant toute lucidité devant une créature sublime mais vénale masquant à peine ses pôles d’intérêts malhonnêtes dans un cynisme non perçu par un individu insignifiant persuadé d'avoir été ciblé rien que pour lui-même.

A la différence des physiques plus aboutis de Fred Mac Murray et de Robert Mitchum, Edward G Robinson détient une morphologie ingrate et de petite taille. Un constat devant suffire à un esprit ne répondant pas à des critères d'attirances à rester conscient en refusant de valider ce qui ne peut être.

Et pourtant il n'en est rien, l'homme dans un sursaut prétentieux et revanchard plonge corps et âme dans ce qui va le détruire en le poussant au crime et à la déchéance suite à la découverte de son infortune.

"Scarlet street" restitue parfaitement un mécanisme implacable de destruction dans un jeu dont les règles fusionnent une perversité à peine voilée rejetée volontairement ou non par un personnage anodin aveuglé par sa passion.

Ceci répond à un des courants cinématographiques américains de ces années quarante consistant à montrer la femme autonome ou sous influence comme une machine de guerre sans pitié fondant sur une proie représentrant l'objectif à atteindre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 octobre 2012
Film noir mais aux élans parfois de drame. Les thèmes habituels de Fritz Lang sont présents. La réalisation est moins créative que dans d'autres oeuvres du cinéaste mais tout de même réussie. Scénario qui mêle pas mal de petites intrigues qui se trouvent à la fin liées (les tableaux, la mort du premier mari, le vol à la banque, ...). Vraiment une grande qualité d'écriture.
mac guffin
mac guffin

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2025
Remake de La chienne de Renoir, dont Fritz Lang fait un film très personnel centré sur son thème préféré : la culpabilité.
Le film commence comme une comédie noire, la rencontre de Chris et de Kitty étant placée sous le signe de l'ironie. Puis l'intrigue progresse et, même s'il faut se pincer un peu pour croire aux personnages (Joan Bennet surjoue légèrement...), la fluidité de la mise en scène nous fait néanmoins adhérer à cette mécanique implacable. Enfin, le réalisateur renoue dans le dernier tiers avec une veine expressionniste et un onirisme cauchemardesque pour nous décrire la torture morale de Chris.
Reste un beau film, où l'on retient le brio de la mise en scène de Lang, son art pour construire un récit et, surtout, ce pessimisme implacable qui imprègne toute son œuvre. Ici, ce n'est pas seulement l'histoire d'un homme faible manipulé par une vamp, mais de trois êtres que l'aveuglement, voir la bêtise, conduisent à la déchéance.
benoitparis
benoitparis

143 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2010
Le film de Renoir était à la fois un drame populiste et une comédie noire, le remake de Fritz Lang est dans le genre du film noir américain. Les personnages de femme fatale et d’homme manipulé s’y prêtent parfaitement. La fin, avec la folie de culpabilité du personnage principal est le plus surprenant, le plus spécifiquement languien, qui pourrait presque bifurquer vers le dostoïevskien ou le fantastique gothique. Le film de Renoir était plus complexe, plus pervers. Mais « La rue rouge » ne démérite pas.
ferdinand
ferdinand

18 abonnés 453 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 décembre 2009
Lang reprend ici les mêmes acteurs que dans "la femme au portrait" -chef d'oeuvre absolu- pour un remake presque texto de "la Chienne" de Renoir. Hélàs, cette histoire transposée en Amérique et filtrée par la censure a bien du mal à fonctionner. Rien n'est crédible, en dépit d'acteurs excellents. Reste une réalisation vainement superbe... Revu dans une copie numérique peu nette.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 décembre 2009
Excellent
gimliamideselfes

3 452 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2009
Grand film, mon troisième Lang, ici il remake un Renoir que je n'ai pas vu pour le moment et ça se révèle très intéressant lorsqu'un grand réalisateur remake un autre grand. L'histoire est très bien ficelée, acteurs géniaux, pas grand chose à reprocher au film. Et en plus ça parle d'art, j'ai été comblé.
BlindTheseus

348 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2009
Le triangle fatal de cette oeuvre (le fonctionnaire travailleur et sensible + la voleuse de talent + la folle) en fait un incontournable du cinéma.
dragon_ryu
dragon_ryu

19 abonnés 487 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 août 2009
Un film terriblement sombre parsemé de personnages tous plus pathétiques les uns que les autres. Difficile donc d'éprouver la moindre empathie pour cette brochette de rôles ingrats, le personnage principal attire quand même la sympathie de part son côté pauvre bougre naïf et romantique, personnage le plus humains et intéressant du film. L'histoire se développe difficilement, le rythme est pas génial, dommage car l'histoire est bien sympa, j'aurai coupé un bon quart d'heure pour rendre le tout plus digeste. Côté réalisation, ça oscille entre le fonctionnel élégant (80% du film) et quelques moments ultra-puissants, teintés d'un expressionnisme crépusculaire. Un Fritz Lang un peu faiblard mais tout à fait fréquentable.
TTNOUGAT

708 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juillet 2009
Quelle déception,je ne connaissais pas ce Lang.Que s'est-il passé après l'admirable femme au portrait?Rien n'est bon en dehors bien sur de la mise en scène.Tout est caricatural au delà du raisonnable,d'un mauvais goût total avec des interprètes qui surjouent tant qu'ils peuvent.Même E.G Robinson lui même en fait 10 fois trop,particulièrement dans le final qui est inimaginable dans une telle fable.Tous les grands cinéastes ratent des films et cela s'explique par le contexte du moment.Ici aucune explication si ce n'est d'avoir peut-être voulu faire un film onirique pour sauver le scénario à vrai dire injouable sous une forme dramatique.On ne peut pas faire "M le maudit","Moonfleet","Reglements de comptes" et un truc pareil.Il doit y avoir une explication.
loulou451
loulou451

149 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juin 2009
Edward G. Robinson et Joan Bennett forment un duo inoubliable de ce remake de "la Chienne", de Jean Renoir. Littéralement habité par son rôle, Edward G. Robinson montre une fois encore qu'il demeure l'un des plus acteurs de tous les temps. Son rôle de peintre raté, fou amoureux d'une femme facile, lui va comme un gant. Derrière la caméra, Fritz Lang jubile, trouve des plans incroyables, rehausse l'histoire en se plongeant dans l'âme de son héros, place l'intrigue au coeur d'une ville vertigineuse créant ainsi le contraste entre la misère de ses personnages et la grandeur de ses décors, instille enfin une atmosphère noire et sauvage. Le résultat est saisissant. "Scarlett Street", avec "Au fil de l'eau" et le "Secret derrière la porte" demeure l'un des chefs-d'oeuvres de Lang.
NicoMyers
NicoMyers

72 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2009
Après avoir fait deux films anti-nazis (Chasse à l'homme/Les bourreaux meurent aussi), Fritz Lang réitère en 1944 et 1945 avec le dyptique La femme au portrait/La rue rouge. Réalisé un an après La femme au portrait, La rue rouge reprend en effet les trois mêmes acteurs principaux, le même plan final et la même idée : un petit bourgeois quitte ses habitudes et son confort en tombant amoureux d'une jeune femme, fatale évidemment. Mais c'est à une variante et non à une redite que nous invite Lang, dans ce film qui est aussi un remake de La chienne de Jean Renoir (ou plutôt une seconde adaptation du roman). Même si le tout reste à mes yeux plus mineur, plus prévisible, moins original que La femme au portrait, le réalisateur nous offre comme à son habitude une mise en scène bien huilée et un film de qualité,
il_Ricordo
il_Ricordo

119 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2012
Ce film est l'un des plus tragiques que j'ai vu.
En effet, bien que le héros ne meurt pas, c'est son esprit, son moral qui vacillent.
On reconnait le génie de Fritz Lang dans le pessimisme du film. Ce film, bien que l'image ne soit pas excellente, retrace le naufrage, le déclin du héros, magistralement interprété par Edward G. Robinson, et prend le spectateur de compassion, si bien que, comme pour M le maudit, le spectateur prend parti pour le héros, devenu pitoyable.
La rue rouge est donc un chef-d'œuvre malheureusement resté dans l'ombre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 novembre 2008
Relecture du roman adapté par Renoir dans son merveilleux La Chienne (1931), La Rue Rouge est une œuvre brillante du grand Fritz Lang, dans laquelle son sens de l'atmosphère, sa violence des sentiments et cette notion de culpabilité tenace (et intimement personnelle chez le cinéaste) s'imbriquent avec une harmonie, un accord remarquables.
Et Edward G. Robinson est impeccable !
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 905 abonnés 8 271 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2008
Le réalisateur de M le Maudit (1931), réalise ici un film brillant et très manipulateur. L’histoire d’un modeste caissier et peintre à ses heures qui vient au secours d’une jeune femme dont il devient amoureux. Ce qu’il ne savait pas c’est qu’elle est manipulatrice et qu’avec la complicité de son amant, elle va le dépouiller de ses biens, en vendant ses tableaux sous son propre nom !
L’histoire machiavélique nous réserve bien des surprises, la mise en scène nous dévoile les portraits des trois protagonistes principaux, qu’ils soient victimes ou bourreaux, Fritz Lang parvient à insuffler une certaine magie au sein de son film.
En réalisant La Rue Rouge (1945), il réussit à mettre sur pied un excellent remake, celui de La Chienne (1931), réalisé quant à lui par Jean Renoir.
Une œuvre manipulatrice et passionnante !
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