North by Northwest annonce dès son titre les idées d’un déplacement géographique et d’un dérèglement de l’identité, le « nord » devenant « nord-ouest » : en effet, les personnages ne vont qu’entrer et sortir, fréquentent des espaces tantôt urbanisés tantôt désertiques, dorment dans des hôtels luxueux ou dans des trains, empruntent divers moyens de transport (voiture privative, taxi, locomotive, avion, bus) et sont poursuivis par d’autres, parcourent différents états américains, dessinant ainsi une carte de l’Amérique perçue par ses lieux emblématiques, de New York au Mont Rushmore. Le britannique Alfred Hitchcock se revendique touriste, en témoigne son apparition initiale, et représente le voyage par le double prisme de l’altérité et de l’altercation : les quiproquos s’enchaînent et secouent les certitudes d’un individu dont la routine pépère lui aurait, selon ses dires, déjà coûté deux mariages ; il conquiert une âme d’aventurier tout entière incarnée en Eve Kendall, séductrice aux multiples visages qui, comme toujours chez le cinéaste, constitue le support physique sur lequel il projette ses passions, ses pulsions et ses peurs. La magnifique photographie, sublimée par le format VistaVision, et la partition de Bernard Herrmann achèvent d’ériger le long métrage au sommet de la filmographie d’un artiste qui transpose ici ses thématiques de prédilection dans un genre cher au cinéma américain, à savoir l’espionnage paranoïaque.
Un classique qu'il est intéressant d'avoir vu. Malgré sa durée et quelques longueurs tout de même on ne s'ennuie pas trop. Bien sur le jeu des acteurs y est aussi pour beaucoup, Cary Grant mais aussi Eva Marie Saint, absolument sublime et d'une interprétation impeccable.
Ce film magistral est non seulement le meilleur film d'Hitchcock, mais il est l'un des meilleurs films du cinéma mondial car il synthétise tout ce que peut nous apporter le spectacle du 7e Art : un chef d'oeuvre !
Quoi qu'il entreprenne de réaliser, sauf à de rares exceptions, Hitchcock nous cloue à notre siège. La Mort aux trousses nous tient en haleine pendant plus de 2h, alternant entre scènes d'action mémorables – poursuite en avion, Mont Rushmore – et cocasseries scéniques – rencontre dans le train, vente aux enchères.
On a l'intensité, l'humour des répliques, le suspense, une romance originale, un jeu d'acteur ne souffrant pas ou peu les affres du temps. Éventuellement quelques longueurs scénaristiques, si l'on veut se montrer sévère.
Hitchcock traverse les âges avec une facilité déconcertante. C'est en cette habileté qu'il nous prouve que, décidément, c'est un des plus grands cinéastes de ce monde.
Quelle merveille ! Des acteurs de génie beaux comme des dieux de l'Olympe ! Sapés comme des princes de la famille royale d'Angleterre ! Une succession de morceaux de bravoure ! Pas un temps mort ! Un raccourci final à vous faire dresser les cheveux sur la tête ! Le plus grand film jamais tourné ! On peut le voir cinquante fois, on ne s'en lasse pas (contrairement à Vertigo ou à Psycho qui finissent par lasser) ! Ernest Lehmann, immense scénariste, savait ménager de ces surprises qui vous permettent de revoir indéfiniment le film. Il a fait la même chose (en un peu moins bien) dans Family Plot dont la "poursuite" automobile vaut son pesant de cacahuètes ! Allez ! La meilleure "poursuite" automobile de tous les temps est dans Family Plot, même si celle de La Mort aux trousses n'est pas mal non plus !
Nul besoin de louer les qualités d'écriture et de mise en scène d'Alfred Hitchcock. A travers une histoire rocambolesque, où un homme est malgré lui considéré comme un espion puis accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, il décide de chercher ce fameux espion pour permettre de dévoiler son innocence... C'est malin, le film regorge de scènes devenues cultes avec le temps et même si cela a évidemment mal vieilli, notamment le rythme de la seconde partie qui s'étire parfois trop, c'est un film maîtrisé de bout en bout. Le suspens est parfaitement présent, le scénario complètement fou mais pour autant intriguant et Hitchcock signe un film mémorable.
Scénario pour le moins étonnant mais c'est plutôt pas mal. Grant est très bon et certaines de ses répliques sont savoureuses vu les situations auxquelles il fait face. Malgré tout, comme beaucoup des films de cette époque je pense que l'impact à été plus grand à sa sortie. Film qui mérite de s'y attarder.
C'est un des meilleurs films d'Hitchcock. Le cinéaste y conjugue dans une parfaite harmonie son style et ses thèmes. Hitchcock réalise ici une oeuvre d'espionnage, non pas rigoureuse ou opaque, mais échevelée, ludique, parfois extravagante lorsqu'elle se déroule dans lieux insolites. Cary Grant incarne Roger Thornhill, un publicitaire placide qu'un malencontreux quiproquo fait prendre pour l'espion Georges Kaplan. Il doit désormais fuir ses mystérieux ennemis agents de l'étranger tout autant que la police. Cary Grant, tout en séduction et en légèreté, excelle dans ce rôle d'anti-héros hitchcockien, de profane néanmoins avisé. Le film est un mélange de comédie et d'action qui s'articule autour de scènes spectaculaires ou de suspense, des scènes qui, par leur singularité, forment des moments à part, voire des moments d'anthologie, tous se fondant dans l'ensemble. Imaginative, inventive, l'aventure de Thornhill est servie par une mise en scène totalement maitrisée où l'on retrouve l'astuce et l'espièglerie d'Hitchcock.
Bonjour, Chef d’œuvre d' Hitchock de 1959, sur fond d’espionnage avec un inconnu pris pour cible par erreur, des relations familiales et amoureuses, et de nombreuses scènes spectaculaires. Une distribution des rôles au top le charisme et l humour de Cary Grant, le charme de Eva Marie Saint et les méchants James Masson et Martin Landau Même après 65 ans de diffusions, quel régal A revoir ou découvrir pour les plus jeunes
Certes, ça ne tient pas debout, mais les gros blockbusters actuels sont-ils davantage crédibles ? Après l'avoir revu, pour la troisième fois ou la quatrième, à des décennies d'écart, je trouve que, si le film est daté, il est tout sauf ringard. A côté des séquences d'anthologie, il y a une foultitude de détails et une façon de filmer qui font tout le charme de l'oeuvre de Hitchcock. Sans compter une superbe bande son. A voir ou revoir d'urgence !
Un des meilleurs film présent dans cet œuvre mémorable de Hitchcock Il y introduit de l l'humour à l inverse de la majorité de ses films plus inquiétants. On suit les péripéties de cet homme qui est poursuivi par des malfaiteurs et de la police qui l accuse d un meurtre, qui va tenter de fuir dans toute l amerique. Un véritable chef d d'œuvre même si pour moi psychose est de loin son prime.
"La Mort aux trousses" d'Alfred Hitchcock est un chef-d'œuvre indéniable du cinéma, une épopée de suspense et de mystère, véritable signature du maître du suspense. Ce film ne se contente pas d'être un simple thriller d'espionnage ; il est une exploration profonde des identités erronées et des malentendus, tissée avec une précision méticuleuse qui caractérise Hitchcock au sommet de son art.
Le scénario, écrit par Ernest Lehman, est une merveille d'ingéniosité narrative. Lehman a créé une histoire qui captive et garde les spectateurs sur le bord de leur siège du début à la fin. La structure du récit, avec ses nombreux rebondissements et révélations, démontre une maîtrise absolue du rythme et du timing, éléments essentiels du suspense.
Cary Grant, dans le rôle de Roger Thornhill, livre une des performances les plus remarquables de sa carrière. Son interprétation du publicitaire à succès, plongé malgré lui dans un réseau d'espionnage international, est à la fois charmante et émouvante. Eva Marie Saint, en tant qu'Eve Kendall, est tout aussi impressionnante, apportant une nuance et une profondeur à son personnage d'agent double.
Visuellement, le film est un régal. La photographie de Robert Burks capture avec brio tant les intérieurs opulents que les vastes étendues extérieures, créant des images qui sont restées iconiques dans l'histoire du cinéma. L'utilisation innovante des lieux, comme la séquence désormais légendaire de l'avion dans les champs de maïs, montre Hitchcock comme un visionnaire utilisant le potentiel du cinéma pour maximiser la tension et l'excitation.
La musique de Bernard Herrmann mérite également une mention spéciale. Sa partition est à la fois envoûtante et parfaitement alignée avec les montées d'adrénaline du film, enrichissant chaque scène d'une couche supplémentaire d'urgence et de suspense.
En outre, "La Mort aux trousses" se distingue par ses décors et son design de production, qui jouent un rôle crucial dans l'atmosphère globale du film. Le travail sur le décor de la maison de Vandamm, bien que fictif, est un exemple frappant de la manière dont le design peut servir de prolongement à la narration.
Ce film ne se contente pas d'être un divertissement exceptionnel ; il est également un commentaire astucieux sur la paranoïa de l'époque de la guerre froide et sur la confusion entre la réalité et l'illusion, thèmes qui résonnent encore aujourd'hui.
En conclusion, "La Mort aux trousses" est une œuvre magistrale qui transcende les conventions du genre du thriller. Hitchcock n'utilise pas seulement la caméra pour raconter une histoire de suspense ; il crée une expérience cinématographique qui est à la fois une étude de caractère profonde et un divertissement palpitant. Ce film est une démonstration éclatante de l'art cinématographique dans toute sa splendeur, une œuvre qui continue de captiver et d'inspirer des générations de cinéastes et de spectateurs.