336 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
50 critiques spectateurs
5
1 critique
4
18 critiques
3
22 critiques
2
7 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 mars 2013
L’ascension sociale comme le mariage, c’est une histoire de compromis et surtout de concessions. Jean Gabin, alias Cardinaux dans le film, le découvre au fur et à mesure qu’il recherche sa femme partie du foyer conjugal. Parvenu à la force du poignet à devenir un riche et puissant notable de La Rochelle, il ne lui procure pas le bonheur simple qu’elle attend. On s’attend au pire dans cette histoire ou les cloisons entre milieux sociaux de cette petite société de province, peuvent exploser à tout moment. Les jalousies, les rancœurs et les manipulations tentent de faire bouger les lignes et tout l’attrait du scénario réside dans le fait qu’il n’est jamais dramatique et que tout rentre même dans l’ordre à la fin. Pas de sang versé ni de grande truanderie, mais plutôt un « Plus belle la vie » façon années cinquante.
-je discute pas avec un puni. En tout cas ce soir tu mangeras tout seul -oh ben toi aussi tu vas manger tout seul!! C’est le petit qui se venge à sa manière dans ce film formidable d’un Gabin qui cherche sa femme. L’histoire pourrait tout à fait être comparée à la femme du boulanger de Pagnol. La femme qui cherche le frisson amoureux mais le mari a trop d’atouts dans sa besace!! Tous ces dialogues géniaux dans un parler de l’époque qui rend nostalgique même si on ne l’a pas connu. Rajoutons aussi « le bonheur ici-bas se paye comptant »
Adapté de Simenon, un drame intimiste pesant qui dresse, à l’aide des dialogues ciselés d’Audiard, un tableau cruel des mœurs provinciales, à travers la haine que peut susciter la réussite sociale du voisin, interprété avec bcp de justesse par le patron Jean Gabin. 3,25
Le Sang à la tête - étonnant de modernité. Le personnage de Gabin est touchant ! Un père ayant réussi et souhaitant préserver sa famille en sacrifiant un peu de moralité. Belle découverte ! 3,6/5
Un roman de Simenon, des dialogues de Michel Audiard, et Jean Gabin de tous les plans… La recette était jouable très certainement au début des années cinquante sur un argument au souffre inattendu : l’adultère. Ca se passe en province, La Rochelle ou ailleurs, là où un ancien débardeur devenu patron de la criée, est jalousé quasiment par la moitié de la ville et du port de pêche qu’il dirige aussi d’une main de maître. Un homme fort qui pourtant va se mettre à dos des cancans supplémentaires en recherchant tout un dimanche sa femme partie on ne sait où. La ville rigole, qui n’ignore pas les déboires conjugaux du couple que le cinéaste évoque à travers une galerie de portraits savamment accrochés à la litanie provinciale des ragots et des rumeurs. Un des points fort du film qui aujourd’hui peut-être aussi considéré comme un excellent documentaire sur la vie des marins pêcheurs au milieu du XX ème siècle. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Ce film a presque soixante dix ans et montre effectivement qu'il est d'une autre époque. Un homme (Jean Gabin), par son travail, est devenu un entrepreneur important au port de La Rochelle. Il est craint pour son pouvoir et détesté pour cette réussite alors qu'il est issu, comme sa femme, d'un milieu très modeste. Celle-ci va le tromper. Que va faire son mari ? Tout est construit sur cette interrogation et la fin n'est pas franchement originale. En fait, tout l'intérêt de cette œuvre, réalisée par Grangier, tient à l'association du jeu de Gabin avec l'adaptation et les dialogues de Michel Audiard. Ce dernier dont le premier métier était soudeur, sait parfaitement manier l'ironie dans ses répliques et trouver le ton juste et gouailleur des gens du peuple.
Un film intéressant et bien joué avec un scénario juste sur les difficultés du couple. En évitant de tomber bêtement dans la violence imbécile du drame passionnel
(Encore) un rôle sur mesure pour M. Gabin dans un film de qualité bien français avec Michel Audiard aux dialogues (« Je vous paye pour que vous vous occupiez des enfants, pas pour vous en faire un ! »), des portraits psychologiques plutôt nuancés, et l’ambiance portuaire de La Rochelle et de sa Criée.
Société portuaire de 1956, jalousies, médisances et passions à la Simenon, et Gabin à nouveau dans un rôle d'armateur, mais cette fois cocu et content. Du social solide et les dialogues vachards d'Audiard.
Gabin qui fait du Gabin pour un film mineur dans sa filmographie car c'est faiblard et il n'y a que quelques dialogues et réparties signées d'Audiard pour nous réveiller un peu de cette banale histoire d'adultère.
Déçu : pourtant Simenon pour l’histoire, et des acteurs renommés des années 50, je m’attendais à autre chose. Ici, l’histoire est d’une grande banalité (une épouse, issue de milieu modeste, s’ennuie et retrouve un copain d’enfance). Et la mise en scène fait très empesée. Gabin en patriarche qui a réussi, délaissant sans doute trop sa femme, ne m’a pas paru au mieux de sa forme. Par contre soulignons la restauration vraiment très réussie de ce vieux film en N&B et des vues agréables de La Rochelle. Amusant de revoir la Citroën traction 15 6 cylindres qui était la voiture bourgeoise de l’époque.
De Gilles Grangier (1956) . Le premier intérêt du film est son côté naturaliste . En effet Granger a cette faculté particulière de filmer les lieux avec minutie de détails et surtout de retranscrire l'ambiance des lieux . En ce sens c'est une grande réussite . L'histoire se laisse regarder même si toutefois assez convenue . Jean Gabin campe bien son personnage presque naturellement . Avec aussi Renée Faure, Paul Frankeur .
En 1956, le réalisateur Gilles Grangier réunit pour la seconde fois Jean Gabin et Michel Audiard pour ce qui deviendra une association durable durant plus d’une décennie. Il convient de reconnaître que sans la présence de l’acteur et du célèbre dialoguiste, ce film serait certainement tombé dans l’oubli. En raison de sa réussite sociale, un riche armateur du port de La Rochelle subit les jalousies et rancœurs de son entourage. Le jour où sa femme disparaît, il se retrouve seul. Si la première partie brosse de manière caustique les mesquineries de ce microcosme provincial, la seconde tombe dans une histoire d’adultère, certes osée pour l’époque mais peu palpitante. Bref, on retiendra surtout la chronique sociale plutôt que la comédie de mœurs.