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GéDéon
141 abonnés
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1,0
Publiée le 24 octobre 2022
Réalisé en 1971 par Lee H. Katzin, ce film décrit la course automobile des « 24 Heures du Mans » avec comme acteur principal Steve McQueen. Ce dernier, grand amateur de sport mécanique, a voulu se faire plaisir en prenant part activement au projet. Sans aucune approche psychologique des personnages, ni rebondissement compte tenu de l’absence de scénario, ce film tombe complètement à plat. Finalement, il faut davantage le concevoir comme un documentaire. Bref, à réserver uniquement aux amateurs de cette course mythique.
Un film un peu surestimé tenant surtout à ses prouesses techniques & automobiles durant le 1/3 de la course; & le personnage du " pilote sans visage " n'est bien curieusement pas développé ! : On a vu mieux.
Comme quoi, exceptionnellement une œuvre peut être réussie malgré un script mineur... Il faut toutefois préciser que « Le Mans » est très différent de ce qui peut nous être proposé habituellement. D'ailleurs, ce dernier s'apparente bien plus à un documentaire qu'à une fiction sur de nombreux points, ce qui a ses avantages et ses inconvénients. D'un côté, force est de reconnaître que le scénario est quasi-inexistant, ce qui peut franchement gêner dans les premières minutes. De l'autre, on est séduit de voir le mythique grand prix du Mans nous être montré avec autant de réalisme, l'inconnu Lee H. Katzin ayant manifestement le sens du détail. Résultat : s'il y a quelques baisses de régime, le film n'en est pas moins spectaculaire à plusieurs reprises, comme en témoigne ces courses à nous couper le souffle, filmées avec un réel talent. Je dois d'ailleurs avouer que le départ du rallye fût pour moi un grand moment, l'immersion s'avérant particulièrement remarquable... Au final, malgré un récit « modeste » et des débuts laborieux, difficile de faire la fine bouche devant un « divertissement » fort instructif et parfois presque émouvant, soutenu dans cette entreprise par un Michel Legrand égal à lui-même : une expérience stimulante.
"Le Mans" est un film dont le principal intérêt est d'être avant tout une expérience immersive. 1h45 dans l'univers de la course, capturé par un impressionnant dispositif technique : des caméras partout (y compris dans les voitures), un montage formule 1, un format 70 mm judicieusement employé et le score sympa de Michel Legrand... Sans compter une expérience temporelle inédite : la France provinciale du début des années 70, filmé par Hollywood, cela rajoute un cachet un peu désuet, presque nostalgique... Cela étant dit, Steve Mc Queen, (magnifique de présence mélancolique) n'est que le passager du film ou les vraies stars sont les bolides...
Enfin, je l’ai vu et je dois reconnaître que c’est assez surprenant. Ce n’est ni une mauvaise surprise ni une bonne surprise. Il y a deux ambiances : l’ambiance même du film accompagnée d’une musique qui s’effiloche, qui s’étire, qui annonce un film un peu gnangnan ; et l’ambiance même de la course que je considère bien restituée et pour cause, la grande majorité des plans est issue même des 24 Heures du Mans filmés en 1970. Et là, avant le générique et juste après accompagné de cette musique gnangnan on est relativement plongé, que dis-je immergé dans l’évènement. Plans larges, aériens, serrés de la foule, de la circulation, des stands. C’est comme si on y était. Un vrai faux reportage, un faux vrai film de fiction. Laquelle est inconsistante. Quelques lignes de dialogues ponctuées ça et là entre Steeve McQueen et Elga Andersen et Siegfried Rauch. Seul le speaker a plus de temps de paroles ! Peu importe, moi qui suis que par le biais d’un entrefilet l’évènement des 24 Heures du Mans au journal des sports, j’ai été étonné d’être à ce point concerné. Les prises de vues sont prenantes qu’elles soient embarquées à l’intérieur des bolides ou à l’extérieur. La part documentaire, reportage en immersion est réussie et on oublie l’infime part de fiction. Quand elle arrive, elle est une respiration, à l’image d’un repos. Celui que prend Michael Delanay. Ponctuation presqu’indispensable pour rappeler que Le Mans c’est aussi un film de fiction. Ca ne dure pas bien longtemps et le rythme n’en souffre pas selon moi. Et puis on revient assez vite dans la part vrai faux reportage, justement avec Delanay. Et ce que j’apprécie surtout, c’est de ne pas y avoir ajouté une dimension tragique. Tout comme de ne pas faire de Steeve McQueen la star suprême spoiler: avec un titre de vainqueur pour satisfaire les fans . Sa présence seule suffit. Steeve McQueen qui tenait tant à faire ce film a su s’effacer pour laisser seul sur le podium le thème même du film : Le Mans.
Steve Mc Queen a toujours rêvé de faire un film entièrement dédié à sa passion affolante pour le souhait automobile.Souhait exaucé en 1970 avec "Le Mans".L'acteur-symbole n'en fait qu'à sa tête.Il veut prendre le volant à 320 km/H malgré le refus des assurances.Le tournage est chaotique avec de nombreux pilotes blessés,un réalisateur démissionnaire et aucun scénario écrit.Mc Queen voulait montrer les coulisses et la piste des 24 heures du Mans,course mythique s'il en est.Les passionnés s'y retrouveront sans peine avec un duel Porsche 917/Ferrari 512,de superbes séquences de courses.A vrai dire,on ne voit presque que ça! Des accidents où l'on retient son souffle,des dépassements au ras des ailerons,des arrêts au stand fumants.Un régal pour l'amateur.Mc Queen prend son air ténébreux qui lui sied habituellement,et affronte son hargneux rival allemand.Un monde d'hommes,viril,qui questionne l'importance d'aller le plus vite possible,en passant à côté de la vraie vie.Le revers de la médaille,c'est qu'il n'y a aucun début de commençement d'histoire.Ainsi,la relation attirance/repoussance de Mc Queen avec la veuve de son coéquipier décédé semble comme greffée,et aurait mérité un autre développement.Plus généralement,les personnages ne sont pas exploités,et les dialogues se font plus que rares.En réalité,"Le Mans" a plus la précision d'un documentaire,que la force d'un drama.
un tres bon film sur une course mythique, le peu de dialogues valorisent les images impressionnantes, juste apres avoir vu rush qui est fantastique, et elga andersen une bombe!
Un film mythique abordé un peu comme un documentaire qui apporte une certaine lumière sur l'univers de la course automobile et des stratégies inhérentes. Après, l'ensemble est assez monolithique, presque distant à l'image de Steve McQueen et plutôt prévisible également. Importants moyens techniques, du suspense et des séquences impressionnantes.
L'approche du film est quasiment documentaire et il faudra attendre près de quarante minutes pour avoir une première ligne de dialogues, c'est long. Le film reste très peu bavard aussi bien dans les stands que hors piste lors de quelques rares moments plus intimistes qui apportent heureusement beaucoup en humanité. Il s'adresse principalement aux fans de voitures de course, et plus particulièrement à ceux du Mans, en rendant hommage à la discipline au travers de scènes très réalistes et magnifiquement filmées. Encore aujourd'hui elles n'ont pas à souffrir de la comparaison avec les quelques productions contemporaines alors que les images de synthèses n'existaient pas. Le film respire l'authenticité, témoigne visuellement de ce qu'était le Mans dans ces années, mais c'est quand même très austère et très peu grand public.
Ici l'hybridation générique, soit l'hésitation entre documentaire et bluette, renforcée par une mise en scène qui n'assume pas totalement son immersion - ou la rate - ne permet ni de ressentir pleinement le suspense qu'offre ce type de course ni d'être intéressé par la romance naissante. Reconnaissons la sincérité de l'admiration pour l'implication des sportifs ainsi que la volonté de nous plonger dans les coulisses de l'événement. Mais d'autres réalisateurs sauront y réussir!
L’immersion dans la course, sur la piste et dans les cockpits est époustouflante et on trouve de très belles scènes sans son et au ralenti comme dans « Les choses de la vie ». Le film a toutefois bien vieilli et les zooms avant sur les yeux pour exprimer l’effarement ou sur les feux rouges clignotants pour insister sur le danger ne font plus recette. De plus le scénario est bien plat, rien à voir avec le superbe « Le Mans 66 ». Enfin le doublage est nul.
Je pensais regarder un film de fiction. En fait pendant très longtemps j'ai plutôt eu l'impression de regarder le 38e grand prix des 24 heures du Mans, les 13 et 14 juin 1970. Pour agrémenter les (très) longs passages sur les bolides à vive allure, le réalisateur (Lee H. Katzin) a cru bon d'ajouter des plans improbables sur la fête foraine, sur des joueurs de boule, ou encore sur des gens qui piqueniquent. Les rares scènes de comédie sont passables. Seuls les deux derniers tours de la course sont à peu près intéressants. Quant aux échanges de regard interminables entre Michael Delaney (Steve McQueen) et Lisa Belgetti (Elga Andersen), on frise le gaspillage de pellicule. Bref, je m'attendais à beaucoup mieux et je n'ai pas apprécié. Un point pour les prises de vues au ras des voitures sur le final.
L'hommage à une course mythique où les dialogues sont inexistants, ce qui prouve que quelques regards, quelques scènes rythmées et une ambiance suffisent à passer un excellent moment. Car sans même parler, on comprend aisément les tenants et les aboutissants de chaque personnage. Un moment de cinoche intense, tout simplement.
Lee H. Katzin investit le circuit du Mans au moment des 24 Heures de 1970. Il plonge le spectateur dans l'ambiance d'un Grand Prix et, parce que le scénario ne développe pas d'intrigue, au-delà d'une très accessoire rivalité sportive entre une poignée de pilotes, le film n'est rien moins qu'un documentaire sur et autour du circuit. Quasiment sans dialogues (le premier intervient après plus d'une demi-heure), le film laisse le soin au haut-parleur et au commentateur officiel de diffuser les données de la course. Steve McQueen est la vedette du film mais il se contente de faire une pige au long d'apparitions épisodiques dans les coulisses ou dans sa Porsche. Le héros, ce n'est pas lui (d'ailleurs,spoiler: il ne sera pas le vainqueur des 24 heures , ce qui souligne la singularité d'un film qui n'est pas l'épopée sportive attendue). A l'instar de Steve McQueen, les autres comédiens ne composent que des bribes de personnages sans intérêt. C'est donc Le Mans qui est au coeur du sujet et sans doute cette immixtion dans le mythe des 24 Heures, avec ses points de vue inédits et ses plans plus sophistiqués qu'une retransmission télévisuelle ordinaire, ravira l'amateur, mais sans doute que l'amateur. Car la sobriété et le dépouillement du récit a son revers: les images de la course, en l'absence de toute dramatisation ou de suspense sportif, ne constituent pas un spectacle très emballant, comme si les bolides tournaient à vide.