Steve Mc Queen a toujours rêvé de faire un film entièrement dédié à sa passion affolante pour le souhait automobile.Souhait exaucé en 1970 avec "Le Mans".L'acteur-symbole n'en fait qu'à sa tête.Il veut prendre le volant à 320 km/H malgré le refus des assurances.Le tournage est chaotique avec de nombreux pilotes blessés,un réalisateur démissionnaire et aucun scénario écrit.Mc Queen voulait montrer les coulisses et la piste des 24 heures du Mans,course mythique s'il en est.Les passionnés s'y retrouveront sans peine avec un duel Porsche 917/Ferrari 512,de superbes séquences de courses.A vrai dire,on ne voit presque que ça! Des accidents où l'on retient son souffle,des dépassements au ras des ailerons,des arrêts au stand fumants.Un régal pour l'amateur.Mc Queen prend son air ténébreux qui lui sied habituellement,et affronte son hargneux rival allemand.Un monde d'hommes,viril,qui questionne l'importance d'aller le plus vite possible,en passant à côté de la vraie vie.Le revers de la médaille,c'est qu'il n'y a aucun début de commençement d'histoire.Ainsi,la relation attirance/repoussance de Mc Queen avec la veuve de son coéquipier décédé semble comme greffée,et aurait mérité un autre développement.Plus généralement,les personnages ne sont pas exploités,et les dialogues se font plus que rares.En réalité,"Le Mans" a plus la précision d'un documentaire,que la force d'un drama.
Un film un peu surestimé tenant surtout à ses prouesses techniques & automobiles durant le 1/3 de la course; & le personnage du " pilote sans visage " n'est bien curieusement pas développé ! : On a vu mieux.
L’une des plus grandes courses automobiles au monde en spectateur privilégié, du paddock à la piste en passant par tous les à-côtés de l’épreuve, et qui plus est filmée en temps réel lors de l’édition 1970. Les longues séquences au sein du peloton permettent d’apprécier la dextérité diabolique des pilotes menant des bolides parmi les plus esthétiques et les plus spectaculaires de l’histoire. Peut-être n’a t’on jamais mieux filmé la course automobile. Mais le scénario est mince, très mince. Alors, si les passionnés (dont je fais partie) ont plaisir à voir passer Porsche 917 et autres Ferrari 512, les autres doivent s’ennuyer ferme. Dommage.
Un Hymne au "6 à plat" des 917. Tout l'univers de la course d'endurance à son apogée. Un grand coup de nostalgie pour une époque ou l'automobile était une valeur positive et où la course des 24h00 du Mans occupait une place sans commune mesure avec le strapontin qui lui est accordée aujourd'hui. Un superbe documentaire, une photo magnifique et une prise de son exceptionelle. Legrand nous a saupoudré là dessus une musique kitsch et charmante dont il a le secret. Comment?.. le scénario?.. Laisse choir, l'ami. Mets ton jet Bell, enfile ta combi et replonge toi dans l'univers magique de ton enfance, le pouce enfoncé à fond sur la manette de ton circuit Scalectrix, à moins qu'il ne se soit agit d'un Jouef ou d'un Carrera?..
Ce film est un must pour les nombreux 40-60 ans qui furent biberonnés à la Gulf et dont le berceau était éclairé par un SEV Marshal (jaune, bien sûr...). Bonne course!.. ;-)
Il faut reconnaître que Le Mans n'a pas grand chose pour lui : c'est un festival de vroum vroum, pchit, paf et badaboum. Mais j'aime, parce que les voitures et les sports mécaniques sont ma passion. L'ambiance des courses est très bien reconstituée, et le son du doux ronronnement des vieux cylindres Porsche et Ferrari tappe l'oreille. Un vrai régal pour les inconditionnels.
Il faut attendre pres de 20 minutes pour le que le film debute vraiment avec le depart de la course. Il faut attendre plus de 30 minutes pour entendre les premices d'un dialogue, d'ailleurs les rares scenes de dialogues se revelent inutiles puisqu'elles sont mal exploitées. Reste la course donc, parfaitement tournée, nous offrant de belle prises de vue, de somptueux ralentis et de spectaculaire carembolages tres bien filmés. Et quand on croit que le suspens est terminé, on se trompe et on a le droit à un final haletant. Malgré tout ce film est avant tout pour les passionés et les amateurs de courses automobiles. Même les fans de Steve McQueen risquent de s'ennuyer. A noter que la V.F est quelque peu bizzard, les doubleurs ont des accents étrangers, mieux vaut le voir en V.O.S.T.
Ce film plaît et plaira aux amateurs de course automobile. Il faut tout d'abord dire que l'envers des 24 Heures du Mans nous est partiellement montré même si le réalisateur s'est apparemment attaché à le restituer avec réalisme. La réalité du film est en effet assez éloignée de l'ambiance réelle de cette course centenaire, sauf à quelques rares moments trop peu nombreux (et je sais de quoi je parle puisque je suis manceau et j'ai eu l'extrême chance de pouvoir faire la course depuis la salle de presse). Ne parlons pas non plus de la dimension psychologique du film très mal réussie. Le réalisateur a choisi de donner aux protoganistes une réserve, certes bien naturelle, réserve imputée aux coureurs automobiles, gens de conviction et de sang froid, mais hélas la réalisation n'en restitue que peu la force. Le défaut majeur de ce film est en effet son manque de consistance. Il reste donc un "documentaire" pour fan qui évoque la course version années 70 mais qui est presque sans intérêt cinématographique.