Mark Dixon, détective
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Daniel Schettino
Daniel Schettino

31 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Comme plus tard pour L'Affaire de Trinidad de Vincent Sherman, sorti en 1952, avec Rita Hayworth et Glenn Ford, les studios ont toujours tenté de réunir de nouveau les couples mythiques du cinéma, et dans Mark Dixon, détective, Otto Preminger et la Twentieth Century Fox, ont voulu retenter le coup avec Dana Andrews et Gene Tierney. Mais malgré la maîtrise et le talent d'Otto Preminger, la magie ne prend pas. Certes Where the Sidewalk Ends est un très bon thriller, mais de là à être considéré comme un chef-d'oeuvre, il y a un pas. La photographie en noir et blanc de Joseph LaShelle est superbe, et on est ébloui par les travelling qui partent d'un point donné pour aboutir à un bref gros plan d'un personnage, pour terminer vers un plan plus large englobant d'autres personnages de la scène. Cette prouesse technique qu'on avait déjà vu dans Laura, est impressionnante. Mark Dixon, détective, est irréprochable d'un point de vue technique et l’efficacité du réalisateur est indéniable. Pourtant le film semble trop contrôlé. Qui plus est, Gene Tierney n'est que l'ombre d'elle-même. Elle est interchangeable. N'importe qu'elle autre actrice aurait pu avoir ce rôle. Otto Preminger a compris qu'il devait retrouver en elle le glamour perdu de Laura (c'est ça le problème), et il dissimule son physique qui est devenu banal, par des gros plans qui mettent en valeur la beauté de son visage. Comme se sera la cas avec toutes les actrices américaines du cinéma des années 50. Dana Andrews trouve sans doute son meilleur rôle. C'est intéressant de voir aussi la conception du binôme policier dans le cinéma américain avec l'acteur Bert Freed, très bon dans le rôle du coéquipier du Sergent Mark Dixon. La paire de policier qui va devenir la norme surtout à partir des années 70.
TTNOUGAT

706 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2010
Polar aux frontières du réel dit la pochette? C'est exactement cela ,ne serais ce que pour l'irradiante beauté, de Gene Tiernay éclatante de classe et de raffinement, complètement invraisemblable dans ce monde pourri et vulgaire. Mais cet ange rédempteur, dont seuls quelques baisers effleureront les lèvres? ne nous apportera que du bonheur dans ce cinéma signé Preminger au style particulièrement reconnaissable. Le mélange des gros plans et de l'action étant comme toujours chez lui,particulièrement réussi.
Polar particulièrement psychologique où les rapports entre le policier et le voyou sont portés à un niveau que je n'avais encore jamais rencontré. La scène qui montre l'affrontement final est incroyable tant elle est osée sur le plan intellectuel et moral .Le changement d'attitude de Scalise est vraiment d'une grande originalité.
Polar noir et blanc aux superbes images avec le couple Tiernay/Andrews qui fonctionne parfaitement. Tout semble totalement maîtrisé et bien montré ,seule étant escamoté la prise de conscience de Morgan à laquelle la mort de son mari n'est pas explicitement annoncée.
benoitparis
benoitparis

143 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2011
Un scénario passionnant servi par une superbe réalisation. Le film noir est souvent lourdement stéréotypé, « Mark Dixon détective » est lui un film de genre qui transcende les conventions. Le personnage central appartient à une lignée souvent illustrée : celle du flic perdu, aux procédés en marge de la loi, sinon totalement corrompu (l’exemple moderne le plus flamboyant est celui du « Bad lieutenant » de Ferrara). Preminger d’en empare avec une intelligence psychologique rare. Dixon n’est pas seulement prédéterminé par une filiation écrasante, c’est surtout un personnage sur le fil, à la limite, en réaction aux circonstances, imprévisible. Il en prend toute une profondeur psychanalytique, et le film y gagne en tension dramatique. Il y a aussi un travail de studio remarquable, dans la reconstitution des décors urbains et l’utilisation de la lumière, et la mise en scène de Preminger ne laisse rien au hasard. Un film modèle du genre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 décembre 2009
Bon polar, avec preminger la qualité d'image est là et le scénario se tient, enfin surtout l'entame après cela devient plus banal.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2009
Otto Preminger signe un super polar avec de très bon acteurs
Patjob
Patjob

45 abonnés 766 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2019
Ne pas se laisser détourner par le titre Français de roman de gare dont les distributeurs ont affublé ce méconnu « Where the Sidewalk Ends » ….
Sous ce beau titre original, avec un scénario complexe et une narration fluide, Preminger nous offre un film noir prenant. Une tendance expressionniste et le choix de certains plans (celui récurrent de la vieille dame du sous-sol à chacun des passages des protagonistes sur le lieu du crime) contribuent à créer une ambiance à la fois personnelle et représentative du genre. Quelques faiblesses nuisent toutefois à l’ensemble, comme le coté caricatural des personnages ou un traitement de certaines scènes un peu trop « mélo ». Un film très estimable pour passer une excellente soirée.
Gouchou
Gouchou

30 abonnés 304 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2015
Where The Sidewalk ends est loin d'être un des film les plus connus d'Otto Preminger et pourtant il vaut le détour. En réunissant à nouveau Dana Andrews et Gene Tierney, le réalisateur de Laura, Autopsie d'un meurtre ou encore de Bonjour Tristesse a fait le choix de la sécurité en faisant travailler des acteurs qui se connaissaient et qu'il avait déjà dirigé. Si le risque ne concerne pas le casting, c'est plutôt l'histoire même et la manière de la raconter qui a été un challenge.

En effet, avec ce film nous ne sommes pas exactement dans un film policier, l'intrigue est rapidement éventré et tout le film autour du personnage de Mark Dixon (Dana Andrews). Or, c'est bien là que le réalisateur a pris un risque, car en se concentrant ainsi sur l'histoire d'un personnage qu'il est impossible de qualifier de héro ou de méchant, il fallait donc travailler sur la psychologie de Mark Dixon. Et c'est précisément ce qu'a fait Otto Preminger et il faut bien le dire avec un succès certain.

Where The Sidewalk ends raconte l'histoire d'un détective qui n'hésite pas à brutaliser les prévenus. Sa mauvaise réputation ne le place en odeur de sainteté auprès de sa hiérarchie, et alors qu'il vient d'être rétrogradé, il est envoyé sur une affaire de meurtre. Rapidement un suspect est désigné et lors de leur rencontre le détective Dixon le tue. Conscient de sa position des plus fragiles au sein des forces de l'ordre il décide de cacher son acte et laisse donc un chauffeur de taxi se faire interpeller à sa place. Or, lorsqu'il rencontre la fille de ce dernier tout change pour Mark Dixon qui tombe amoureux de cette dernière. Il décide alors de tout faire pour innocenter le chauffeur de taxi.

Criminel ou héro? La question se pose tout au long du film, Dana Andrews est parfait en policier torturé. Le duo qu'il forme avec Gene Tierney est toujours aussi convaincant. Si personnellement je regrette quelques lenteurs et quelques inégalités avec des passages marquants et d'autres beaucoup moins réussis, Where The Sidewalk ends rentre parfaitement dans la catégorie des films à côté desquels on passe bien souvent sans faire attention et qui pourtant méritent qu'on s'arrête dessus.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 septembre 2012
L'histoire de Mark Dixon, c'est l'histoire d'un énième flic fils de gangster. Il aura beau faire tout ce qu'il peut, il restera toujours le fils de son père et ses collègues, comme ses ennemis, ne manquent pas de le lui rappeler. Un jour arrive où, à cause d'une bévue, Dixon va devoir se déguiser en gangster, endosser les vêtements de l'ennemi, ses blessures aussi (Dixon finira par porter un pansement, tout comme sa « victime »). Avec « Where the walkside ends », titre bien plus poétique que sa médiocre traduction française, Preminger reprend les codes traditionnels du film noir et ne raconte pas tant une histoire policière (assez téléphonée) que le dilemme moral d'un homme partagé entre sa morale et ses actes. La fin prend paradoxalement des allures de happy end : le pouvoir de la rédemption, la victoire de la morale. Le film est un classique du genre, la photographie est magnifique, les dialogues sont extraordinaires et les acteurs sont excellents (seconds rôles compris : Ruth Donelly, très drôle en patrone de bistrot) : de quoi bien commencer la rétrospective Preminger.
mac guffin
mac guffin

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2025
Très beau film noir de Preminger, peu connu, comme malheureusement l'ensemble de la carrière de ce maitre. Preminger décrit, avec un mélange inimitable d'objectivité lucide et de discrète compassion, le dilemme et la culpabilité qui ronge ce flic torturé. L'intelligence du scénario le dispute ici à l'élégance (on pourrait dire la classe) de la mise en scène, et à l'alchimie du duo Gene Tierney-Dana Andrews. A noter que le naturalisme de la photo (beaucoup moins contrastée et expressionniste que dans de précédents films noirs), l'omniprésence d'un cadre urbain réaliste, où se confondent le bien et le mal, et l'ambiguïté générale des personnages signale l'arrivée des années 50. Au delà, ce film me paraît annoncer certains polars modernes (je pense aux polars new-yorkais des films de Sidney Lumet dans les années 70)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juillet 2010
Ne pas faire attention au titre en VF (digne d'un téléfilm de M6).
"Where the sidewalk ends" est un bijou du film noir et de cinema: suspense, meurtre, culpabilité, amour, jazz.
Dana Andrews est formidable, Otto Preminger est un génie, bref, génial !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 mars 2012
Détective attachant, à la fois bandit et policier. C'est sa nature même qui donne au film son statut de film noir. Car Mark Dixon fait parti de ces enquêteurs désabusé pour qui les valeurs morales sont toutes relatives. Notons la présence d'une femme fatale qui sera le leitmotiv du film.
que du cinéma
que du cinéma

6 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2019
Film noir d'Otto preminger avec Dana Andrews, et Gene Tierney. Film qui raconte les déboires d'un policiers déterminé un peu trop brutale qui va tuer sans le faire exprès un homme de main. Chef d'oeuvre atemporelle qui nous invite à voir au-delà des apparences pour mieux découvrir le feu sous la glace.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 août 2008
Film noir par excellence, trés bonne interpretation, rôle boulversant de Gene Tierney qui veut sauver son père et Dana Andrews tiraillé entre son amour pour la belle, son honneur et la crainte d'être condamné à la prison!!!
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