Note moyenne
4,0
13091 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
70 critiques
4
71 critiques
3
68 critiques
2
33 critiques
1
13 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Même si, comme moi, on ne trouve pas un grand intérêt à la pêche à la mouche, il faut être honnête, c'est un beau film. Certes on s'ennuie mais c'est du bon ennui, on redécouvre les bienfaits de la contemplation de la nature. Magnifique !
Un beau récit à l issue
spoiler:
tragique
mis en scène avec beaucoup de poésie et de douceur
mis en scène avec beaucoup de poésie et de douceur
Et au milieu coule une rivière est un film signé par Robert Redford. Ce long métrage retrace la vie de deux frères, Norman et Paul très influencés par leur père pasteur, passionné de pêche. Ces deux disciplines vont leur permettre de grandir et de crée leur propre vision du monde. Ce film très visuel a d’ailleurs remporté l’Oscar de la meilleure photographie. Un scénario très délicat et émouvant mis en scène par Brad Pitt et Craig Sheffer.
C'est un film délicatement suranné, comme un vieil album de photos sépia que l'on sortirait d'un tiroir oublié. Narration avec voix-off "qui se souvient". Réalisation ultra classique. Le côté "river-movie" est rafraîchissant. Le rythme est apaisant. On admire les beaux paysages captés avec soin par le chef op' Philippe Rousselot (Oscar 1993 de la meilleure photographie). On admire la beauté et le talent d'un Brad Pitt solaire et élégant, qui mange l'écran en éclipsant le reste du casting. L'histoire se suit sagement, douillettement. On aurait presque envie d'aller se préparer une bonne tisane à la camomille. Et puis il y a l'émotion finale. Et la mélancolie que l'on se surprend à éprouver au sortir du film...
Redford derrière la caméra & pas devant, c’est assez rare pour qu’on se demande d’où vient au juste la veine américaine de ces films country qui ne sont pas des westerns. Sous la baguette d’Edward Zwick, Brad Pitt ferait deux ans plus tard un autre film mettant en scène des frères du Montana – trois, cette fois-là, le ”niveau au-dessus” de Legends of the Fall. Mais il ne faut pas jeter la pierre de la comparaison trop vite à la rivière de Redford, qui ne m’a rien demandé & qui arrive, sans Hopkins (oups, je comparai derechef) à construire son univers narratif.
La photo aurait pu mieux rendre hommage aux magnifiques paysages du Nord-Ouest, je trouve, mais il a d’autres atouts pour nous impliquer, à savoir s’impliquer lui-même. Tiré d’un roman semi-autobiographique de Norman Maclean (rôle tenu par Craig Sheffer aux côtés de Pitt), le film a bénéficié de consultants en matière de pêche à la mouche au point que c’en était presque ridicule, car ce n’était pas l’objet. Force est toutefois de constater que tout le monde y trouve son compte, surtout les acteurs secondaires qui se tiennent là comme des ombres en arrière-plan des souvenirs. Une place pas forcément juste, mais qui sonne juste, de quoi rythmer la vie des Maclean depuis l’enfance de Norman (interprétée par un tout jeune Gordon-Levitt) jusqu’à son grand âge.
Qu’importe qu’il y ait ”trop d’arbres”, comme un éditeur le reprochait au vrai Maclean avant qu’il ne réussît à se faire publier, quand les pièces d’une ode familiale sont disposées avec la poésie d’une authenticité mûrie. Cette même réflexion existe dans les idées qui transparaissent derrière chaque scène & qui nous font dire que Redford a vraiment cherché à donner vie aux décors, une vie d’antan qui respire la nostalgie aussi sûrement que le cours de la rivière est inflexible.
En-dehors de tout cela, ce sont sans doute les personnages qui convainquent moins. Un père poli (…par les années passées par l’auteur à se le remémorer ?), Pitt à l’aise dans ses mimiques mais fainéant dans l’envol & Sheffer presque aussi ”dull” que son rôle, tout ça n’est pas pour s’inscrire dans le caractère durement épopéique du tout. Il faudra plutôt se reposer sur le naturel, notamment féminin, qui émerge pour une fois des costumes & des coiffures vintage.
Redford s’y voyait déjà, alors peut-être a-t-il négligé l’enfance, mais son far-western romanesque est loin de revenir bredouille de la pêche aux images.
→https://septiemeartetdemi.com/
La photo aurait pu mieux rendre hommage aux magnifiques paysages du Nord-Ouest, je trouve, mais il a d’autres atouts pour nous impliquer, à savoir s’impliquer lui-même. Tiré d’un roman semi-autobiographique de Norman Maclean (rôle tenu par Craig Sheffer aux côtés de Pitt), le film a bénéficié de consultants en matière de pêche à la mouche au point que c’en était presque ridicule, car ce n’était pas l’objet. Force est toutefois de constater que tout le monde y trouve son compte, surtout les acteurs secondaires qui se tiennent là comme des ombres en arrière-plan des souvenirs. Une place pas forcément juste, mais qui sonne juste, de quoi rythmer la vie des Maclean depuis l’enfance de Norman (interprétée par un tout jeune Gordon-Levitt) jusqu’à son grand âge.
Qu’importe qu’il y ait ”trop d’arbres”, comme un éditeur le reprochait au vrai Maclean avant qu’il ne réussît à se faire publier, quand les pièces d’une ode familiale sont disposées avec la poésie d’une authenticité mûrie. Cette même réflexion existe dans les idées qui transparaissent derrière chaque scène & qui nous font dire que Redford a vraiment cherché à donner vie aux décors, une vie d’antan qui respire la nostalgie aussi sûrement que le cours de la rivière est inflexible.
En-dehors de tout cela, ce sont sans doute les personnages qui convainquent moins. Un père poli (…par les années passées par l’auteur à se le remémorer ?), Pitt à l’aise dans ses mimiques mais fainéant dans l’envol & Sheffer presque aussi ”dull” que son rôle, tout ça n’est pas pour s’inscrire dans le caractère durement épopéique du tout. Il faudra plutôt se reposer sur le naturel, notamment féminin, qui émerge pour une fois des costumes & des coiffures vintage.
Redford s’y voyait déjà, alors peut-être a-t-il négligé l’enfance, mais son far-western romanesque est loin de revenir bredouille de la pêche aux images.
→https://septiemeartetdemi.com/
Difficile de faire plus académique que ce film bien représentatif de la production mainstream des années 90. Sage, lisse, sensible et imprégnée de morale religieuse, cette saga familiale au long cours peut quand même compter sur deux atouts majeurs: les sublimes paysages du Montana et le charisme du jeune Brad Pitt, qui éclipse littéralement tout le reste du casting.
Film moyen qui n’aurait pas vraiment valu la peine d’être remasteriser. Un scénario limite limite. Bref, à part ça Brad Pitt joue bien, et le film contient de bons dialogues. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
2,5 étoiles - Et au milieu coule une rivière
L'histoire racontée est sympathique ; mais elle ne s'échappe pas d'un simple exposé de souvenirs anecdotiques. Il n'y a pas de souffle, tant dans le scénario que dans la mise en scène (très académique). C'est un film reposant, avec de bons acteurs.
L'histoire racontée est sympathique ; mais elle ne s'échappe pas d'un simple exposé de souvenirs anecdotiques. Il n'y a pas de souffle, tant dans le scénario que dans la mise en scène (très académique). C'est un film reposant, avec de bons acteurs.
La truite, métaphore filée des différentes et successives prises que l’on a ou pense avoir sur l’existence, cette vaste rivière à la source immémoriale et aux pierres porteuses de mémoire. Le film coule, dispose ses merveilleux acteurs comme les embranchements débouchent sur une rivière-mère qui, malgré les aléas du temps et les ravages humains, demeure digne ; ses larmes se dissimulent dans les flots, ses sourires se gravent entre les rives, parmi les roches et la terre natale. Ode à l’Heimat, poésie gorgée de paysages sublimes et de mots qui le sont tout autant, Redford érige le Montana en microcosme porteur d’un macrocosme céleste, rejouant çà et là les querelles bibliques de deux frères. Le seul reproche à lui adresser serait, peut-être, une tendance initiale à l’hagiographie familiale assez maladroite heureusement rééquilibrée par la suite. Une œuvre magnifique, portée par la magie des mots de Norman Maclean et la magie des notes d’un Mark Isham divinement inspiré, porté par cette rivière dont les murmures se muent en notes délicates.
J'avais adoré lors de mon premier visionnage il y a fort longtemps. Revu aujourd'hui et je suis presque un tout petit peu déçu. C'est un très beau film avec un duo d'acteur excellent qu'on à plaisir a voir. Les 2H passent vite même si l'histoire est parfois un peu plate, le rythme est plutôt lent mais convient finalement parfaitement. Bref, une belle histoire avec une fin assez pleine d'émotions.
Film trop fade. Le film manque principalement de rythme. Un des pts positifs est la beauté des paysages. C'est ce que j ai retenu...
Un beau film menés par de bons acteurs et des paysages sublimes. Redford livre ici une oeuvre touchante de sincérité. Dommage qu'il n'y a pas vraiment d'enjeux parce qu'il devient alors difficile d'accrocher à l'histoire. Il est indéniable que le film souffre de longueurs. Mais dans l'ensemble ça reste bon.
redford filme les paysages somptueux du montana avec un academisme certain. dans ce cadre sans doute trop figé il en oublie de faire vivre ses personnages, qui semblent des alors creux.
D'un prodigieux ennui. Un maniérisme tire-larmes à peu de frais. Un film idéal pour mélancoliques mièvres. De multiples portes ouvertes enfoncées, un drame qui finit en queue de poisson, c'est le cas de le dire.
une très belle chronique sur le sens de la famille, des valeurs et des traditions, avec tout ce qu'il faut d'émotion, de profondeur dans les personnages et leurs liens. d'ailleurs, le casting s'avère judicieux, avec une B. Pitt une fois de plus en harmonie avec le scénario. puis, la lumière, les prises de vues de cette nature si chère à R. Redford dont il rend un hommage contemplatif et authentique.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse

