Spartacus
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267 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 février 2016
Vous connaissez probablement Stanley Kubrick pour Shining, Orange Mécanique ou encore Full Metal Jacket. Toutefois, le réalisateur est connu comme un touche-à-tout. L’un des exemples les plus éminents de sa polyvalence réside dans le film Spartacus (1960), un péplum parfaitement maîtrisé. Après avoir réalisé Les Sentiers de la Gloire (1957), film passionnant sur la corruption dans l’armée, Kubrick reprend Kirk Douglas dans un rôle principal en changeant totalement de registre. Le projet est titanesque : essayer de reproduire la Rome antique et ses arènes de gladiateurs, Rome et le Sénat, dans une épopée folle du gladiateur Spartacus. On distingue donc deux camps : Spartacus, à la tête d’une formidable masse d’esclaves prêts à tout pour revendiquer et obtenir leur liberté, face à Rome et son Sénat qui ne veulent en aucun cas les laisser s’exprimer. Et de cette manière, la machine hollywoodienne fait déjà parler d’elle dans les années 60. Avec un budget de 12 millions de dollars (ce qui est colossal à l’époque), cette superproduction délivre un spectacle rarement atteint, avec un casting monumental : Kirk Douglas, Jean Simmons, Laurence Olivier, John Gavin, Tony Curtis et Charles Laughton font entre autres partie de cette formidable aventure, sans oublier Peter Ustinov qui glanera l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Le travail sur la photographie est à souligner, la recherche sur la couleur et les costumes permet de nous plonger dans ce contexte de premier siècle avant J.C (et hop, Oscar de la meilleure photographie pour Russell Metty !). Les décors sont tels que l’on se croirait à Rome, ce qui n’est pas une mince affaire en 1960. Les différentes séquences qui suivent l’agrandissement de l’armée des révoltés sont davantage spectaculaires que celles d’aujourd’hui, pour la simple et bonne raison que l’utilisation des fonds verts n’est pas institutionnalisée. Ce sont donc des personnes en chair et en os qui tapissent le paysage, le rendu est impressionnant.
La musique est également à saluer, elle se révèle entraînante et témoigne de la formidable aventure que mènent Spartacus et son armée.

Attention, Spartacus n’est pas un péplum comme on peut en voir aujourd’hui : pas de corps virils avec de la sueur suintante sur le torse de beaux bestiaux, point de rapports purement animaux avec les femmes dans une vision qui relève du quasi-voyeurisme (ça fera forcément des déçus), pas de combats complètement farfelus avec une armée ridicule qui aligne l’intégralité des légions romaines. Ce film est certes une épopée, mais une épopée qui se concentre sur l’humain. Le scénario de Donald Trumbo, adapté du livre de Howard Fest, se concentre sur la condition des esclaves et leur rejet de l’oppression romaine. Le vrai combat consiste à revendiquer ses droits et perdre le statut d’esclave. En témoigne Spartacus, qui confesse à Varinia sa croyance en un dieu des esclaves, dans lequel il projette ses désirs les plus profonds : « Je prie pour un fils qui naîtra libre. ». L’accent est donc mis sur ces hommes comme les autres, avec des chaînes en plus. La relation passionnelle entre Spartacus et Varinia, très importante dans l’intrigue, est filmée de manière subtile avec des scènes très travaillées. Cela s’explique par le besoin de se plier au code Hays de censure à Hollywood : la nudité n’est que très peu tolérée, le jeu sur la lumière et le cadrage est remarquable et permet de suggérer plutôt que de montrer, une habitude quelque peu perdue ces derniers temps.
Le personnage joué par Kirk Douglas possède une écriture intéressante, puisqu’il fait autant preuve de tendresse que d’une violence animée par le rejet des institutions romaines. Cette humanité touchante est, bien évidemment, opposée à l’intransigeance et surtout à la corruption du Sénat romain. Toutes les décisions ne sont motivées que par des intérêts personnels : la soif de pouvoir et le besoin d’anéantir toute résistance font des révoltés une proie facile.

Ce film représente une formidable épopée vers la liberté, conduite par une armée d’esclaves face à la toute-puissante Rome antique. Spartacus est un petit bijou qui pose les bases du péplum dans un mélange subtil entre humanité, amour et désir de liberté. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2016
Un pur chef d oeuvre!!! Tout y est magnifique!!! J'adore, parfaitement interprété par Kirk Douglas !!!Un de mes films préféré!!!! Le film n a pas pris une ride!!
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2015
Le film a pris un joli coup de vieux. Dans ses combats, surtout. L'histoire et le rythme restent assez bons, peut-être un peu long sur certains plans qui accentuent le nombre des esclaves et les difficultés de leur exode. Ce n'est pas mal, sans doute le meilleur film sur le personnage, aujourd'hui rattrapé par une série du même nom. Je recommande pour la bataille finale contre les romains dont les formations sont impressionnantes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 septembre 2015
Vous vouliez du péplum et bien en voila ! Vous en avez marre des grands classiques sur lesquels on s'endort à chaque fois passé 11h sur France 3 ? Voila enfin un film prenant, et crédible sur l'antiquité ! Il faut vraiment être crédule pour croire tous ces films dans lesquels les gens passent leur vie à faire des orgies, et à se prélasser pendant que les esclaves acceptent tranquillement leur sort et servent leur maitre sans signe d'indignation. Spartacus réveille tout ce beau monde relativiste et culturaliste, pour nous montrer que non, en tout temps et partout l'homme n'a jamais cessé de se battre pour la liberté !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 septembre 2015
La rébellion de l’esclave Spartacus, jouée par le charismatique Kirk Douglas. Un film haletant, dynamique et bien mené. Un ton en dessous de l’indétrônable Ben Hur mais il n’en reste pas moins un véritable chef d’œuvre.

Une scène de fin mémorable, qui prend à la gorge, tant par le courage et l’abnégation de cet homme que par le cout de son combat. Le combat d’une vie pour en sauver des milliers, aussi simple soit le scénario, il est traduit dans une réalisation des plus aboutie. Un classique à voir sans hésiter.
Alexis D.
Alexis D.

122 abonnés 877 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2018
Un véritable chef d’œuvre, un magnifique péplum qui raconte l'histoire de la révolte de Spartacus, le célèbre esclave qu'on ne présente plus. Hymne à la liberté, "Spartacus" demeure aujourd’hui un modèle du péplum à l’américaine, même s’il n’est assurément pas le meilleur film de son cinéaste. En spoiler: Italie, en 73 av. J.C. Esclave devenu gladiateur, Spartacus est épargné par un de ses compagnons d’infortune dans un combat à mort. Ce répit soulève en lui plus que jamais le souffle de la révolte, et après avoir brisé ses chaînes, il enjoint les autres esclaves à faire de même. Rapidement à la tête d’une colossale armée, Spartacus entend rejoindre le port de Brides au sud du pays pour prendre la mer à bord des navires ciliciens. Mais l’Empire romain ne l’entend pas de cette oreille et lance ses légions à la poursuite des esclaves révoltés
... Les acteurs sont excellents, la réalisation dynamique et maîtrisée, on a des scènes d'action constituant des morceaux de bravoure (la révolte dans le camp de gladiateurs et la bataille finale). Et puis les scènes intimistes sont plutôt intenses elles aussi et servent très bien le récit. Enfin, les décors et costumes sont très bien et la bande-son correcte. Un magnifique péplum
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2015
Généralement, je ne suis pas un grand fan de peplum. Des types à la peau orange, aux muscles luisants de sueur et à la jupette au ras de la bistouquette qui déclament des répliques sur l'amitié virile, ce n'est pas mon truc. Mais, c'est quand même Stanley qui est au commande, et le menton de Kirk Douglas qui est devant la caméra. Il serait donc stupide de passer à coté de ce monument du cinéma, aussi kitsch soit-il.

Ce qui est sur, c'est que le style "Kubrick" se fait ici plutôt discret. Pour ne pas dire inexistant. Pas de mise en scène révolutionnaire ni de discours métaphysique sur le sens de l'existence. "Spartacus", c'est un bon gros blockbuster à l'ancienne. L'incarnation même de la toute puissance d'Hollywood. La différence avec les blockbusters d'aujourd'hui, c'est que les millions de dollars investit dans ce film se remarquent et se justifient. Qui pourrait rester de marbre face à ces armées de milliers de figurants se mouvant dans un seul et même plan large ? Ça fait quand même plus d'effet qu'une foule numérique et impersonnel à la "300". Et en plus il y a le menton de Kirk Douglas.

Le reste est plus anecdotique. De l’héroïsme, de l'amour, des méchants, des gentils et le menton de Kirk Douglas. Hollywood quoi... Mais ça reste divertissant et on est malgré tout entraîné dans l'histoire.

Et puis il y a le menton de Kirk Douglas.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2015
Cette superproduction de 12 millions de $ mise en chantier par Kirk Douglas lui-même afin de satisfaire ses penchants progressistes, fut commencée par Anthony Mann avec qui la star-producteur se disputa et qu'il fit remplacer par le jeune Stanley Kubrick, alors âgé de 32 ans, avec qui il venait de tourner les Sentiers de la Gloire. Pour la seule et unique fois de sa carrière, Kubrick se trouvait donc obligé d'obéir aux demandes d'une star ayant un gros égo et de réaliser un film pour un gros studio qu'il n'avait pas choisi. On a coutume de dire et je le constate encore dans ces chroniques, que ce film est donc moins personnel au sein de son oeuvre. Je ne suis pas tout à fait d'accord, car le scénario de Dalton Trumbo laissant une certaine liberté d'interprétation, Kubrick a pu y glisser de légères touches personnelles, notamment cette homosexualité latente avec une célèbre scène de bain entre Tony Curtis et Laurence Olivier qui fut d'ailleurs retirée des copies américaines. Ces réserves n'atténuent pas loin de là, l'éclat de cette superbe fresque historique qui relate une péripétie importante dans l'histoire de Rome, Spartacus, symbole de la liberté ayant fait trembler le monde romain. On pourra reprocher un peu la romance un peu trop guimauve entre Kirk Douglas et Jean Simmons, mais le film n'est pas qu'une accumulation de scènes spectaculaires destinées à ébahir le spectateur avec une importante figuration. Il y a tout cela (dont le combat d'une sécheresse stylisée entre Kirk et Woody Strode), mais c'est aussi une véritable réflexion sur la politique romaine et l'ordre établi, la soif de liberté et la raison d'état (plusieurs scènes de Sénat en témoignent). La mise en scène est grandiose, de type hollywoodien, avec une bataille finale bien réglée, la photo est splendide, la musique un peu expérimentale d'Alex North apporte une note un peu décalée dans ce qui reste un des derniers grands péplums d'Hollywood, et surtout le casting poids lourd avec une prestigieuse brochette de grands comédiens et d'excellents seconds rôles, achève de faire de ce film un grand spectacle de qualité rempli de symboles.
A noter : sur le double DVD édition spéciale, il y a de bons bonus, avec notamment une interview de Peter Ustinov qui révèle des anecdotes très savoureuses sur ses partenaires.
bruno E.
bruno E.

21 abonnés 645 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2015
un péplum qui beaucoup vieilli, mais qui reste largement regardable tant il a été bien réalisé. le parcours de ces esclaves en quête de liberté devient presque captivant. reste toutefois en dessous des autres grandes œuvres de cette époque.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2015
Un film très vieillissant, pas toujours captivant, mais qui détient de beaux décors et qui reste un bel hymne à la solidarité, à la liberté, et au soulèvement des plus faibles.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 décembre 2014
pelum le plus abouti de tout les temps, musique splendide, decors sublimes, mise en scene (kubrick) et scenario revolutionnaire pour l epoque. bref un chef d oeuvre
gnomos
gnomos

66 abonnés 660 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2014
Que le film soit le moins personnel de Kubrick, on s'en fiche. C'est un des meilleurs peplums du cinéma, avec Ben-Hur et Quo Vadis.On ne s'ennuie à aucun moment, même si cette révolte épique des esclaves sous le commandement de Spartacus est romancée et quelque peu naïve. On ne peut s'empêcher de verser quelques larmes à la fin, inoubliable, et le casting est prestigieux. J'ai lu la critique d'un internaute disant que l'on se souvenait de ce film pour Kubrick et non pour Douglas, je m'inscris en faux, car pour moi, Spartacus gardera à jamais les traits de Kirk, dans son rôle le plus marquant. Magnifique!
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2014
(...) Tout le monde le sait, l’incursion de Kubrick dans le monde très codé du péplum n’a rien d’un choix personnel : c’est un tremplin à sa carrière et un remplacement de dernière minute pour le projet de Douglas construisant un film à sa gloire. On pourra néanmoins chercher dans ce film les germes de son esthétique ou les obsessions qui seront les siennes par la suite. La maitrise formelle est évidente, particulièrement dans les plans d’ensemble et la gestion des foules (...) Sur la thématique propre au film, les indices d’un attachement à l’aliénation et à la mécanique du corps sont déjà bien présents : du formatage du gladiateur à son combat-spectacle, de la vente des corps à leur crucifixion, Kubrick exploite l’idéologie très prégnante de Trumbo dans l’image elle-même (...) Le péplum est donc avant tout une question d’équilibre : concilier tête à tête, romance, violence, destin d’un pays tout entier, épopée collective et destinée individuelle. Spartacus est dans ce registre une véritable réussite, à laquelle on peut joindre la capacité qu’il a à entrer en résonance avec les enjeux idéologiques d’une autre époque, où la lutte des classes et l’appel à la cohésion de la plèbe prend une autre dimension.
Chuck Carrey

358 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2014
Sorti en 1961 et durant pas moins de 3H18, "Spartacus" est l'adaptation du roman éponyme et constitue l'unique péplum de la filmographie de Stanley Kubrick. Il faut tout de même préciser que bien que ce film adapte un roman, le personnage de Spartacus, un esclave-gladiateur Thrace qui va se rebeller contre l'empire romain et tenter de libérer le plus d'esclaves possible, a vraiment existé. Le roman et donc le film sont en partie basés sur des faits réels. Le tournage de ce film ne fut particulièrement compliqué, il y eut plusieurs accidents, Anthony Mann (qui avait été choisi pour réalisé le film) fut viré au bout de 2 semaines et remplacé par Kubrick qui dû faire face à pas mal de reproches concernant son inexpérience (il n'avait "que" 32 ans à l'époque). Mais qu'en est-il du résultat final ? Et bien le résultat final est un très bon péplum. Spartacus est un personnage d'un charisme et d'une prestance exemplaires, Kirk Douglas n'y est pas pour rien. Son autorité est à faire pâlir de jalousie les meilleurs chefs d'état (et les moins bons). Il est entouré d'acteurs en grande forme dont certains jouent des personnages très intéressants. La partie politique du film qui se déroule à Rome parvient à être aussi captivante que la partie plus mouvementée centrée sur Spartacus. Et c'est une bonne chose car pour un film de plus de 3 heures, les baisses de rythme peuvent être fatales. Pourtant Kubrick parvient ici à maintenir l'attention sur son œuvre mais on peut tout de même légitimement lui reprocher d'avoir réalisé un film un tantinet trop long, cela se fait malheureusement sentir vers la fin. Cela étant, "Spartacus" reste un péplum de très haut niveau. L'utilisation des paysages nous offre de beaux panoramas à admirer, les scènes d'action regroupant de nombreux figurants et cascadeurs ne sont pas confuses, et la musique accompagne ce récit épique comme il se doit. Car oui, ce long-métrage est avant tout une histoire épique, à base d'héroïsme et qui démontre bien que la liberté n'est précieuse que pour ceux qui ne l'ont pas. "Spartacus" est donc l'un des (rares) films de Kubrick qui méritent leur succès et leur popularité, contrairement à beaucoup d'autres du même cinéaste.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2014
Très bon film, on retrouve Stanley Kubrick dans toute sa splendeur avec une oeuvre intéressante servie par un Kirk Douglas en pleine forme! Le film ne prend pas une ride, les décors et la photographie sont très biens également! Ce péplum mêle réalité historique et action!
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