Willard
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tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2018
Film d'horreur qui possède une certaine originalité car les vedettes sont des rats, "Willard" n'est pas forcément une oeuvre qui fait très peur, mais elle provoque tout de même un réel sentiment de malaise. La mise en scène est de qualité, l'histoire se suit avec un certain intérêt et en plus Bruce Davison campe avec talent le rôle principal.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2014
Film d'horreur plutôt méconnu des années 70, Willard est pourtant une œuvre réussie qui mérite une plus grande considération. D'abord parce que c'est le film à l'origine du remake éponyme de 2003, puis parce que c'est l'un des rares films de genre animalier où la mort est personnifiée par des rats. Réalisé par Daniel Mann, un sympathique et talentueux touche-à-tout, le long-métrage est l'adaptation d'un roman lui aussi peu connu racontant l'étrange relation qu'entretient un timide employé de bureau sous-traité et des rats de plus en plus attachants... Fable moderne d'une férocité inouïe, Willard ne joue finalement pas sur l'horreur pure et là où on aurait pu avoir des séquences dégoulinantes d'hémoglobine rébarbatives et sans panache, Daniel Mann préfère au contraire jouer sur la relation entre notre héros et ses rongeurs, sur les détails de cette vie éprouvante qu'endure Willard au quotidien et ses motivations finales pour se venger à l'aide de ses compagnons. Appuyé par la glaçante musique d'Alex North, le film subjugue grâce à une mise en scène posée, élégante, hypnotique, qui nous emmène au plus près de la vie de notre héros étouffé par une mère envahissante et ses amis âgés, humilié par un patron véreux, croulant sous les dettes et menacé d'expulsion. Ce conte extrêmement noir, variante diabolique du Joueur de flûte de Hamelin, vaut aussi surtout pour son interprétation brillante, le héros-titre étant campé par le jeune Bruce Davison tandis que l'élue de son cœur est jouée par la belle Sondra Locke et son odieux patron par le confirmé Ernest Borgnine. Portant le film sur ses maigres épaules, Davison s'avère impressionnant, parfait dans la peau de ce pauvre type auquel on éprouve aussi bien de l'empathie que du dégoût. Ainsi, avec son scénario captivant et son interprétation sans fausse note, Willard est une totale réussite, un drame terrifiant hélas trop peu connu et même encore inédit en DVD dans nos contrées qui mérite un peu plus d'égard, notamment de la part des fantasticophiles.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2026
Un jeune homme asocial et pleutre, confronté à une mère envahissante et un patron tyrannique se lie d'amitié avec des rongeurs…

Les films mettant en scène des attaques animales vont et viennent par vague et les rats ont toujours eu une place privilégiée au cinéma (Soudain... les monstres - 1976, Ratboy - 1986 ou encore Ratman - 1988), avec toujours plus ou moins de réussite.

Adapté du roman "Ratman's Notebooks" de Stephen Gilbert, Willard (1971) manque cruellement de budget et relève plus du thriller psychologique que du film d’horreur. La mise en scène est "dans son jus", typique des 70’s et peine réellement à nous tenir en haleine, face à un scénario aussi simpliste.

En réalité, il n’y a que le casting qui parvient à sauver les meubles, entre Bruce Davison & Ernest Borgnine, car pour le reste, ce soi-disant film d’horreur animalier s’avère totalement inoffensif. Ce qui est parfaitement incompréhensible, c’est que le film ait pu rencontrer un tel succès lors de son exploitation en salle, poussant les producteurs à sortir une suite dès l’année suivante.

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Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2021
Cela faisait TRÈS longtemps que je voulais le voir, sa sortie en DVD étant enfin l'occasion de le faire, quitte à être un peu déçu, comme c'est souvent le cas, lors d'une trop longue attente. Et au final, j'ai assez peu eu ce sentiment. Indéniablement, la réalisation est parfois un peu bancale, amenant à une narration claire mais légèrement heurtée, notamment dans la transition entre certaines scènes, donnant presque l'impression d'un léger manque de maîtrise. Mais c'est aussi ça qui fait une part de son intérêt : on évite d'être trop classique, trop propre, on cherche d'autres manières de créer le malaise, sans avoir peur de l'excès, voire de l'outrance.

Il est d'ailleurs à noter que le protagoniste, bien que de loin le moins toxique (avec le personnage de Sondra Locke, moyennement exploitée), n'est pas si attachant tant son inadaptation est souvent criante, à quoi s'ajoute l'interprétation proche du cabotinage de Bruce Davison (pas inintéressante, au demeurant). Quelques seconds rôles marquants, aussi bien par leur méchanceté (Ernest Borgnine) que par leur quasi-folie (Elsa Lanchester), laissant apparaître un univers assez malsain, où le seul moyen de « survie » serait de guérir le mal par le mal...

Enfin, difficile de ne pas aborder le véritable sujet de l' œuvre : je veux, bien entendu, parler des rats. Au-delà de son originalité, le résultat est très convaincant, que ce soit dans leur utilisation (réelle mais pas omniprésente), notamment à travers la relation complexe et ambigu qu'entretient le héros avec Ben, « leader » de la troupe, et ce jusqu'à un final fort, inattendu, spoiler: déjouant tous les pronostics du « happy end »
et pourtant d'une logique implacable... Bref, sans être le grand film fantastique qu'il aurait sans doute pu être dans des mains plus expertes, « Willard » cultive sa singularité, ayant même eu les « honneurs » d'un remake en 2003, mais à choisir, profitez désormais de son existence chez ESC (heureusement qu'ils sont là pour sortir des titres comme celui-ci!) pour (re)découvrir ce titre méritant assurément le coup d'œil.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 725 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2022
Je n'ai pas aimé plus que ça. C'est lent et presque animalier. Les rats sont en grappe et c'est le nombre qui effraie pas les actions soi-disant horrifiques. Les animaux semblent pacifiques tout le long du film et même très bien dressés et doux en vérité.
C'est une sorte de description d'un mal être. Le jeune n'arrive pas à sortir avec une fille alors il exprime sa frustration avec les rats.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2022
Dans les années 70, "Willard" était une œuvre sortant des sentiers battus dans le genre du film d’horreur avec des animaux. Le métrage est en fait un véritable thriller psychologique à propos d’un jeune niais, fils à sa maman qui à recours à l’homicide pour résoudre tous ses problèmes de la vie courante. Le hic, c’est qu’il utilise une armée de rats pour le faire ! Cela peut prêter à sourire, non ? Pourtant, "Willard" est un agréable petit film au rythme assez lent certes, mais bien géré, assez pauvre en matière de gore et dépourvu de scènes de sexe ou autre grivoiserie interdite à un public d’un certain âge. Il constitue toutefois un bon petit amuse-gueule horrifique par la tension qu’il procure. Inévitablement, d’aucuns seront certainement déçus par le nombre de morts montrés à l’écran, mais ceux-là pourront se rattraper par l’excellent casting et la terrible « descente aux enfers » psychologique d’un puceau mué en véritable psychopathe comme on les aime.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2020
Willard se distingue des productions horrifiques mettant en scène des animaux tueurs dans la mesure où l’implication desdits animaux n’est pas stricto sensu négative mais sert de métaphore à la révolte individuelle d’un jeune homme malchanceux ; elle agit à la manière d’un accélérateur de particules permis justement, sur le plan esthétique, par le grouillement de ces rats. Le long métrage jette sur les bébêtes un regard psychologique, presque psychanalytique, préfiguration de l’ébranlement affectif et mental de Willard. Car les rats sont porteurs d’un symbolisme double : ils symbolisent d’une part ce qui est laissé à la marge et doit vivre dans les caves, et d’autre part l’idée de parasitisme appliquée d’entrée de jeu à la famille et aux amis de la famille : une galerie de trognes trop maquillées qui étouffent le protagoniste principal et l’empêchent de s’émanciper. Aussi le film fait-il de l’amitié avec les rats le passage d’un parasitisme subi à un parasitisme choisi, puisque Willard prend conscience de l’état de prédation qui définit la société : s’il y veut une place, il doit devenir lui-même prédateur, destructeur de soirée-anniversaire, menace à l’image des rongeurs, et sortir du sous-sol accompagné de ses compagnons. Recourir aux animaux sert donc moins l’horreur que le drame intimiste, et les quelques scènes violentes alimentent la vendetta de Ben qui ira jusqu’à se retourner contre son ami devenu entre-temps bourreau. La partition musicale que signe Alex North articule un thème sentimental avec des motifs plus dissonants comme pour accompagner cette relation nocive ou vouée à l’échec. La trajectoire que suit le long métrage de Daniel Mann s’apparente à celle d’une tragédie avec ses actes et ses scènes qui rendent la chute toujours plus prégnante, jusqu’à l’affrontement. Néanmoins, la pertinence du thème et de ses métaphores ne doit pas masquer la neutralité d’une mise en scène qui illustre sans jamais incarner, programme sans jamais surprendre, si bien que nous avons sous les yeux un récit comme raconté d’avance, dépourvu d’aspérités. L’ensemble manque cruellement de nervosité et échoue à susciter ce sentiment de crainte mêlé d'affection pour les rats, dont le seul dressage impressionne à l’écran. En résulte une production intelligente mais trop plate qui peine à rester en mémoire une fois le visionnage achevé.
Bowen Tyler
Bowen Tyler

3 abonnés 112 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2023
Ce film dont je conservais un excellent souvenir d'enfance tient encore la route grâce à l'approche psychologique crédible du personnage de Willard. Le portrait de ce jeune homme, mal dans sa peau et malmené socialement, qui trouve un réconfort dans une amitié avec des rats est soigné et attachant. Certes le film a formellement vieilli mais son propos pas du tout et l'on suit avec intérêt la mue de Willard vers l'émancipation.
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