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Florian Malnoe
143 abonnés
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2,5
Publiée le 13 avril 2014
Hurlements, du renommé Joe Dante, c'est l'archétype même du film de loup-garou qui a très mal vieillit et qui impressionne plus du tout. Mes parents, marqués par ce film, me l'on fait découvrir il y a quelques années et ça a été une déception. Y compris pour eux pour leur deuxième visionnage. Alors peut-on repproché à un film de mal vieillir et argumenté son mécontement que sur ça ? Question légitime, à laquelle je n'ai pas trop de réponse. D'autant que je n'ai pas d'autre alternative de toute façon. Je suis obligé de me remettre dans le contexte de l'époque pour juger plus objectivement et légitimement la porté de ce Hurlements. Et partant de ce cas les transformations étaient peut-être assez impressionnantes pour l'époque, mais elles n'ont pas très bien vieillit, à contrario des effets et trucages de certains autres films d'horreur datant pourtant presque de la même époque. Bon, ça se laisse regarder quand même. Mais assez nettement loin d'avoir autant marqué le genre qu'il emprunte que son Gremlins par exemple.
Série B honnête du grand gamin Joe Dante,hurlements est un petit film sympatoche de la belle époque des projets originaux et peu couteux.Petite digression sur la violence issue de la frustration des sociétés modernes (sexuelle notamment),hurlements a conservé le charme des productions d'antan tout en demeurant très correct sur le plan technique,grâce en partie au talent d'un jeune homme nommé Rob Bottin (22 ans à l'époque) responsable des effets spéciaux et dont les loups garous restent parmi les plus beaux que le cinéma de genre nous ait donné l'occasion de voir à l'écran.
Un excellent film d'épouvante comme on en fait absolument plus et c'est dommage ! . Vu pour la première fois dans les années 80 j'en ai gradé un souvenir réjouissant puis l'ayant revu à plusieurs occasions je me dis à chaque fois que c'est un très bel hommage aux films d'épouvante des années 40 de la Universal . Joe Dante qui est un vrai cinéphile rend très bien le côté angoissant en suggérant plutôt que de donner dans la surenchère d'effets qui de toutes façons n'étaient pas bien au point au niveau technique si on compare avec ce qu'il est possible de faire aujourd'hui .
(..) Il y a l'indolence d'un -trop- modeste épisode des Contes de la Crypte, mais un univers simplet et bancal, une lenteur qui ne se mue jamais en langueur, des considérations graves et vaguement piquantes égarées dans une foule d'incohérence légères et une intrigue piétinante, une pointe d'humour qui trop souvent échoue. Film d'artisan impliqué mais sans subtilité, Hurlements n'est ni vraiment grotesque ni vraiment malin, suffisamment plaisant et attachant pour subjuguer une légion de fans indécrottables. La postérité n'en gardera rien.
La référence du film de loup garou. Entre le scénario classique mais efficace, parfaitement mis en scéne par Joe Dante, et les effets de transformations qui restent malgré les années parmi les plus spectaculaires du cinéma, on a un petit chef d'oeuvre du film fantastique qui a ensuite inspiré tout un tas d'autres films du même genre. A voir la nuit au clair de lune... ;)
"Hurlements" est, de loin, le meilleur film de loup-garou à ce jour (1981 !!!). Un scénario original, des situations plutôt dérangeantes, des maquillages vraiment impressionnants de Rob Bottin (The Thing, Robocop) pour l'époque, des acteurs solides. Joe Dante a réalisé la plus belle déclaration d'amour que l'on pouvait espérer d'un cinéaste à un mythe centenaire comme le loup-garou et bien entendu, au cinéma d'horreur du début des années 80.
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2,5
Publiée le 20 février 2024
Avec ses très nombreux clins d'oeil cinèphiles au cinèma d'antan, "The Howling" (1980) de Joe Dante est devenu au fil du temps un classique du genre! Les trucages impressionnent encore pour l'èpoque, mais le film a terriblement mal vieilli! il faut d'ailleurs attendre une bonne heure pour que l'histoire dècolle enfin! Dee Wallace tire son èpingle du jeu tandis que Elisabeth Brooks captive l'attention du spectateur dans une scène d'anthologie très dèshabillèe! Ça ne surpasse pas le chef d'oeuvre de John Landis, "An American Werewolf in London" (1981), mais ça s'en approche fortement lors de la sèquence de transformation et de son retentissant final! Son succès a sa sortie a ètè tel qu'on suivi plusieurs suites, sept au total, plus nanardesques qu'autre chose, car mal torchèes et n'ayant plus aucun rapport avec l'original...
Hurlement est un film d’horreur sulfureux, au scenario peu conventionnel et aux effets spéciaux impressionnants pour l’époque. Pas besoin d’être un génie pour ressentir toute la puissance sexuelle qui sous-tend le film. Le générique de fin défilant au dessus d’un steak en train de cuire m’a toujours fait marrer.
« Bill, je suis désolée, j’ai complètement oublié que tu ne mangeais pas de viande. »
Premier volet d’une série de huit films et le seul à ne pas être tombé dans l’oubli, Hurlements bénéficie du talent de Joe Dante à faire peur en générant une ambiance portée sur les ombres, un climat parfois glauque et le flou artistique mais aussi du développement de la location de VHS, nouveau modèle économique de consommation culturelle qui a ainsi permis à plusieurs réalisateurs, films et franchises d’être considérés comme culte. Ce fut par exemple le cas de William Friedkin avec L’Exorciste (1973), Tobe Hooper avec The Texas Chain Saw Massacre/Massacre à la Tronçonneuse (1974), de Steven Spielberg avec Jaws/Les Dents de la Mer (1975), de John Carpenter avec Halloween/La Nuit des Masques (1978), ou encore de Sam Raimi avec Evil Dead (1981), sans oublier toute une ribambelle d’autres créations commercialement rentables, importantes sur le plan de l’histoire du cinéma de genre mais de conception beaucoup plus banale.
Si le scénario est parfois difficile à déchiffrer, principalement au début, et si on regrettera pas mal d’invraisemblances, surtout à la fin, on notera une kyrielle de détails particulièrement drôles ou cyniques (les boîtes de conserve « Wolf Chili », la bouteille de « Wolfe » contre les ulcères dans le bureau du médecin, le dessin animé avec un loup, etc.) ainsi que quelques gimmicks visuels, marque de fabrique de Joe Dante, tout comme la participation de Dick Miller dans un tout petit rôle, aux cotés d’interprètes aujourd’hui oubliés (à l’exception notable de Patrick « Chapeau Melon » Macnee ou du vétéran des films d’horreur John Carradine).
Cette originalité propre à Joe Dante, une intrigue moins prévisible que ce que propose généralement ce genre de films (on est loin des cris hystériques qui percent les tympans) et des effets spéciaux à couper le souffle pour l’époque (dus à la maestria de Rob Bottin, assistant de Rick Baker qui avait décliné la proposition pour travailler sur le Loup-Garou de Londres de John Landis, copain de Joe Dante) ont permis à cette œuvre d’accéder au statut de film culte.
Deux étoiles pour les effets spéciaux qui "à l'époque" étaient bien fait quand même... mais sérieux comment on peut dire que ce film est un must !! c'est ennuyeux faut bien le dire pendant 45mn au départ il se passe nada ! et puis ENFIN on se dit ça va enfin le faire mais non... les dialogues sont bof bof, et les acteurs ils ont l'aire de s'ennuyer avec nous ... allez on va dire que la fin est pas mal trouvé mais bon voilà quoi ça reste léger léger...
Hurlements a vieilli, pas vraiment en ce qui concerne les effets et maquillages, mais dans sa structure, ses dialogues, son rythme...un peu tout en fait. C'est ringard, on rigole un peu...mais on s'ennuie surtout.
Alors là, je n'ai pas très bien saisi ! Joe Dante ce n'est quand même pas un réalisateur de série B et pourtant ce film en est un pour resté correct. Au début ça va, ça ne commence pas trop mal mais plus ça avance et plus on s'emmerde. Heureusement que le maître des effets spéciaux des années 80 Rob Bottin à réussi à relever l'histoire mais ça n'a pas suffit. Dans ce cas, l'étoile que j'ai donné sera pour Bottin et non pour Dante. Tant pis pour toi, fallait pas faire n'importe quoi !!!
Hurlements à l'époque m'avait laissé une impression forte et dérangeante, comme une empreinte, une griffure. Plusieurs raisons à cela : je crois que cela provient naturellement du scénario qui commence sur les rails d'un genre (une enquête pour neutraliser un tueur en série) au coeur de la grande ville étouffante et corruptrice (images à la Taxi Driver, cinéma porno de quartier) pour se développer et s'épanouir loin de celle-ci, dans un village, au coeur d'un communauté où la terreur va peu à peu faire son lit des apparences tranquilles et apaisantes de cette rase campagne. Autre facteur : Dante s'inscrit dans une tradition (références nombreuses pour les amoureux du genre) mais en casse les codes par un étonnant travail sur l'image (ces bois entrelacés de colonnes de lumière diffuse faisant de la forêt un lieu vivant, littéralement habité) et sur les transformations hallucinantes pour l'époque en loups-garous ainsi qu'en distillant tout au long du film un sous-texte éminemment sexuel. Je dois le revoir mais l'impression laissée par un film trompe rarement son monde. Et il y avait de mémoire une singularité une atmosphère, une énergie que Dante sait insuffler à ses films quand il est totalement investi. C'était je crois le cas !
Moins puissant que Le loup-garou de Londres (son concurrent direct à l'époque) mais plus sombre, plus glauque, doté d'effets spéciaux toujours impressionnants et d'un final génial (la private joke finale est à se tordre de rire), ce qui fait oublier l'âge du film et des longueurs à mi-parcours.
En 1980 Joe Dante tourne ce film, The Howling, qui, comme Le Loup-Garou De Londres de John Landis, offrait aux fans un très bon film de lycanthrope. Si le film a quelque peu vieilli, il donne le ton grâce à des maquillages réussis ( la transformation chez le docteur est une scènes d'anthologie ), à quelques scènes gores de bonne tenue et surtout une intrigue développée avec soin par Dante. Il est rare de voir dans les séries b, un substrat qui permet un développement pas trop fantaisiste quant au scénario ( ici le drame vécu par l'excellente Dee Wallace et qui va encourager sa 'destinée' ). Hurlements est un film de qualité. 4/5