Après le succès mondial des "Dents de la mer" de Steven Spielberg en 1975, Joe Dante surfe sur la vague trois ans plus tard avec "Piranhas", un petit film malin au budget ridicule qui fera un tabac. Catalogué comme réalisateur en devenir et grand admirateur de tous les films d'épouvante de la Universal et de la Hammer, il se lance en 1981 dans une variation autour du thème du loup-garou dont les deux firmes citées plus haut ont proposé des versions mythiques réalisées par George Waggner en 1941 et Terence Fisher en 1961. Les deux films étant distants de vingt ans, Dante décide de célébrer cet anniversaire en offrant une version profitant à plein de l'avancée des effets spéciaux. Mais comme il le prouvera trois ans plus tard avec "Les Gremlins", Joe Dante a un caractère enjoué qui le pousse à la facétie. Dès lors, le scénario concocté par John Sayles (déjà présent sur "Piranhas") et Terence H. Winkless regorge de clins d'œil en particulier aux grands réalisateurs du genre dont les patronymes couronnent les principaux personnages du film. Ainsi le docteur joué par un Patrick Macnee échappé de la série "Chapeau melons et bottes de cuir" n'est rien d'autre que George Waggner. Quant au vétéran John Carradine qui connait très bien le genre, il se nomme Kenton, allusion au réalisateur Erle C. Kenton qui l'avait dirigé dans deux petites séries B fameuses ("La maison de Frankenstein" en 1944 et "La maison de Dracula" en 1945). S'en aller jusqu'à la pochade, Joe Dante s'amuse et le spectateur avec, en attendant l'apparition du premier loup garou qui constitue assurément le moment d'anthologie du film grâce à la maitrise technique dont fait preuve le tout jeune Rob Bottin (22 ans à l'époque), disciple du grand Rick Baker est époustouflante. Dépassant tout ce qui a pu être fait précédemment et rarement égalée depuis, la performance du jeune maquilleur frappe durablement l'imagination tellement la transformation empreinte d'une souffrance perceptible semble crédible. Mais une fois encore, Joe Dante ne peut s'empêcher de prendre le parti de la blague en concluant ce formidable exercice de lycanthropie de la plus dérisoire des façons. John Landis qui au même moment réalise "Le loup garou de Londres" fera lui aussi dans le registre de la dérision. Sans dénigrer le travail des deux réalisateurs, on peut regretter avec le recul que l'hommage rendu n'ait pas été plus révérencieux afin de tirer toute l'efficacité des prodigieux talents de Rob Bottin et de Rick Baker (à l'œuvre sur le film de Landis). Toutefois cette histoire filmée dans le Los Angeles contemporain s'intéressant aux vaines tentatives d'un médecin pour tenter d'intégrer au reste des humains une communauté de loups garous en leur faisant prendre le contrôle de leur double personnalité, joliment photographiée (les scènes en pleine forêt essentiellement) par John Hora à défaut de réellement effrayer, s'avère tout à fait réjouissante et surtout en cohérence parfaite avec la suite de la carrière de Joe Dante. John Carpenter beaucoup moins enclin à la blague utilisera deux fois les talents de Rob Bottin dans "Fog" (1980) et surtout dans "The Thing" (1982), le chef d'œuvre absolu de sa carrière.
Ce film sent bon le fabuleux parfum des années 80 où la 3D n'existait pas encore. Les transformations en loups-garous forcent le respect. Des histoires de Loups-garous on en a vu et revu depuis, mais celle-là a le charme de son vieil age. Le film commence tranquillement comme une enquête pour finir en apothéose. Ah j'ai la nostalgie des films d'horreur des année 80 !
Dante signe un film de loup garou différent des autres,certains passages reste toujours aussi horrifique que lors de sa sortie cinéma.Et les effets spéciaux sont splendide et de très grande qualité.
L'autre grand classique du filme lycanthropique avec "Le loup-garou de Londres" qui sera fait un an après. Terrifiant, ce film est une très très grande réussite du genre, avec une scène finale cultissime et angoissante. Grand film d'horreur.
Ce film de loup-garou se veut d'abord à la fois un hommage à ce qu'ont fait ses prédécesseurs (les personnages portent d'ailleurs leur nom, Fisher, Francis...) et une réactualisation du mythe. Il ne se prend d'ailleurs pas au sérieux et le souligne pour ceux qui n'aurait pas compris dans le tout dernier plan. Sinon, c'est intéressant, la mise en place est originale, le climat d'angoisse bien entretenu, et les trucages mémorables. Au niveau du casting et de la direction d'acteurs, il est curieux de constater que si les rôles masculins sont moyens, Dante a, en revanche particulièrement soigné les trois rôles féminins : la très belle blonde Dee Wallace dans le rôle principal, la très mignonne Belinda Balaski (avec son nez de fouine), et la très sexy lougarette Elisabeth Brooks (qui nous fait un bel intermezzo érotique). Un classique du genre.
Un film fantastique dans l'air du temps qui est typique des années début 80, costumes, coiffures acteur en vogue à l'époque et déjà la patte de Joe Dante pour les films du genre. On retiendra bien évidement Dee Wallace qui jouera dans E.T., et Patrick Macnee de chapeau melon et botte de cuire et des acteur habituel du cinéaste. Une tension désuète mais bien présent pour l'époque je pense. Sujet sur Le loup garou, une bonne interprétation de faux semblants, et la transformation de la bête, qui se transmet par morsure, petit à petit, tapis dans l'ombre, se révèle, n'a pas été faite avec des baguettes. En tous cas j'adore le médecin légiste très détachés. De bonne humeur et de l'humour. Des vacances thérapeutique pas très conseillés. Ça a mal vieilli mais c'est culte. Un vrai film d'horreur comme il en a peu maintenant. On n'apprivoise pas ce qui est sauvage, ce n'est pas naturel. Désolé je l'ai piqué cette réplique au film. Bien sur une fin qui présage une suite.
Joe Dante intègre le lycanthrope dans une société contemporaine pour évoquer le chaos qui compose l'être humain, son éternel combat entre sa nature sauvage et son côté civilisé. Bien que fauché, le mythique réalisateur n'est pas né de ladernère pluie et évite le piège de trop en faire avec rien, ou de ne pas se faire chier parce qu'il n'a pas de moyens. Il nous offre une mise en scène toujours aussi efficace près de trente ans après sa sortie, préférant utiliser le hors champ et le découpage plutôt que l'esbrouffe technique. Et comment évoquer "Hurlements" sans parler de sa mythique scène de transformation elle aussi encore génial trente ans plus tard. LA référence sur le film de loup garou.
Fan des films de loup-garous depuis mes 12ans, ben la franchement j'ai pas trop aimé.. Pourtant c'est un bon film, avec de l'idée. Mais bon ça m'as pas véritablement marqué, à la limité les transformations sont les seuls choses que j'ai vraiment apprécié dans ce film. La fin est tout de même à coupé le souffle, je m'y attendais pas (vraiment). Rien à dire de plus sur ce film qui n'a pas très bien vieilli.
Un film de loup-garou qui a un peu vieilli mais les effets speciaux sont réussis pour l'époque gros défaut du film : le loup garou n'arrive qu'à 50 minutes sur 90 minutes!
Film bien moyen sur les loups-garous, mythe surinterprété au cinéma. L'intrigue poussive et dotée parfois de très grosses ficelles qui ne m'ont pas fait pleinement rentrer dans le film ni m'attacher aux personnages dont la personnalité n'est qu'effleurée. On se demande très souvent qui est qui et quelles sont leurs motivations. Sorti la même année, Le loup garou de Londres, dans un genre plus comique, est beaucoup plus réussi dans son fond et sa forme.
Le problème majeur de "Hurlements" est qu'il a terriblement mal vieilli, bien plus que d'autres réalisations de la même époque. Il ne fait plus peur du tout, on a même plus envie de rire devant les hurlements des victimes. 2* car ça reste un grand classique, et sûrement une réussite à l'époque.
Si Joe Dante est surtout connu pour ses deux Gremlins, il ne faut pas le résumer à cela. Ainsi, trois ans avant le premier volet des aventures de Gizmo et des horribles créatures qu’il enfante, le cinéaste signe le premier volet d’une série qui connaîtra huit volets : Hurlements. Ce long-métrage appartient au genre du cinéma de loups-garous (sorti quelques mois avant Le Loup-Garou de Londres de John Landis) et se révèle être un véritable hommage aux films fantastiques qui l’ont précédé. En effet, le cinéaste multiplie les clins d’œil que les cinéphiles prendront un vrai plaisir à relever : de nombreux personnages se nomment comme des réalisateurs ayant signé des films de lycanthropes (George Waggner, R. William Neill, Terry Fisher, Fred Francis, Erle Kenton,Sam Newfield…), on aperçoit un extrait du classique de 1941 (Le Loup-Garou de George Waggner), on retrouve une icône du fantastique avec la présence de John Carradine… Joe Dante s’amuse clairement à rendre hommage au genre mais ne se limite pas à celui-ci dans ces références puisqu’il salue au passage une de ses plus grandes influences, à savoir Tex Averyspoiler: (dont on voit des extraits en parallèle de l’assassinat de Terry) et le cartoon en généralspoiler: (la fin de la transformation de Bill est clairement faite en dessins animés).
Hurlements se présente donc comme une pure œuvre de cinéphile mais qui peut plaire à un plus large public. En effet, le film de Joe Dante bénéficie de magnifiques effets spéciaux et maquillages (signés par le spécialiste Rob Bottin), d’une très bonne musique de Pino Donaggio qui évoque le cinéma de Brian De Palma (Pulsions, Blow out…), d’un excellent casting (outre Carradine, on y retrouve Dee Wallace, Patrick Macnee, Slim Pickens ou encore Dick Miller, un fidèle de Joe Dante) et d’une histoire assez originale pour un film de loups-garous. Tout cela contribue à faire de Hurlements un film véritablement jouissif qui devrait plaire à tout amateur de cinéma fantastique.
"Hurlements," thriller d'horreur américain réalisé par Joe Dante, sorti en 1981. Adaptation du roman "The Howling " de Gary Brandner publié en 1977. Ce premier film inaugure une série de 8 films dont le dernier "Full Moon Renaissance" est sorti en 2011. Un film de loup-garou des années 80, avec Dee Wallace , l'excellent Patrick Macnee et John Carradine, un grand acteur à la longue carrière et au visage magnifique. Un film un peu daté, mais avec un bon scénario.
Sur le thème récurrent au cinéma du loup-garou, un film d'épouvante culte avant tout pour l'impressionnant travail de maquillage et d'effets visuels de Rob Bottin, connu pour ses participations aux longs métrages de John Carpenter "Fog" et "The thing". Un ensemble à l'écriture assez classique mais qui possède une atmosphère envoûtante, prégnante à souhait. Une mise en scène efficace mais qui a peut-être perdu en force sur les passages horrifiques. Après les deux volets "Gremlins" et le génial "Panic sur Florida Beach", ma quatrième incursion dans la filmographie de Joe Dante et j'ai découvert ici une oeuvre extrêmement plaisante et riche. Une très bonne sensation.