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4,0
Publiée le 24 juillet 2026
Avec Hurlements, Joe Dante mêle habilement horreur et suspense. Son ambiance inquiétante, l'interprétation de Dee Wallace, ses créatures mémorables et ses effets spéciaux impressionnants en font une référence incontournable du film de Lycanthrope. Une œuvre qui n'a rien perdu de son pouvoir de fascination...
Pastiche du film de loup-garou, il multiplie les clins d’œil aux classiques du genre, dont on voit de nombreux extraits sur des écrans de télévision en contrepoint de l’action. Mais le frisson que procurent les scènes horrifiques prend le dessus sur l’ironie, ce qui en fait un des meilleurs films de Dante.
Désigné comme l'œuvre de référence sur le sujet des loups-garous, "Hurlements" reprend le célèbre mythe de cette créature mi-humaine, mi- bête. Quant au réalisateur, il se veut comme celui qui respecte les règles de la légende. Cependant, ce film dénonce l'aspect destructeur et avide de l'être humain. Lorsque l'inconnu se présente à lui, il ne peut s'empêcher de le décortiquer, de l'examiner, de l'expérimenter. Dans ce film, le loup-garou est l'inconnu qui s'est présenté à l'Homme, à qui on colle parfois l'étiquette de "fou". Les personnages principaux, quant à eux, revêtent l'habit du journaliste. La figure du journaliste au cinéma comme dans la littérature est celle qui est motivée par un seul et unique but : révéler au monde ce qui doit être révélé. "Hurlements" m'a fait penser à la saga culte consacrée au tueur Micheal Myers. L'espèce des loups-garous ne semble pas décidée à disparaître.
« The Howling » mise sur des effets pratiques impressionnants pour l’époque, surtout la métamorphose douloureuse d’Eddie Quist, un moment resté gravé dans ma mémoire. L’ambiance oppressante des séquences nocturnes et le twist final cynique m’ont accroché, même si le rythme traîne en première partie. Les personnages manquent parfois de profondeur, et l’intrigue balance entre enquête journalistique maladroite et huis clos paranormal dans la « Colonie ». Certaines scènes, comme le duo lycanthrope érotique ou le combat final enflammé, sauvent le tout par leur audace kitsch. Comparé à « American Werewolf in London », le film peine à équilibrer humour et horreur, mais il assume son côté B-movie avec des décors cheap et des dialogues à l’emporte-pièce. Un nanar technique pour les fans de monstres poilus, à savourer pour ses effets gores et sa bande-son angoissante. Pas une masterclass, mais un passage obligé pour les amateurs de films accros aux crocs ! WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle)
Si les transformations sont encore bluffantes aujourd'hui, que la réalisation joue assez bien sur l'environnement inquiétant (même si la photographie fait un peu datée maintenant) et que les interprétations sont très bonnes, notamment Christopher Stone, je trouve que le film a quand même mal vieilli sur certains points. Déjà, sur le rythme, car la première heure est vraiment longue (même si pas dénué d'intérêt). Ensuite, le mystère dure bien trop longtemps alors qu'on sait que ça sera un film de loup-garou. A la limite, une personne tombant par hasard sur le film à la télé ne sera pas et pourra se prendre au mystère, mais pour n'importe qui d'un minimum renseigné sur le film, ce mystère lui paraîtra un peu absurde. Et surtout, Bill et Karen ne sont pas vraiment attachants donc on a du mal à s'investir dans l'histoire. On a bien plus d'empathie pour Terry et Chris, qui sont malheureusement trop secondaire dans la première partie. Après, si le film a mal vieilli sur certains points, il reste toutefois assez efficace sur d'autres.
Vu à sa sortie au cinéma Le Rio à Tunis. Etrange petit film d’horreur où tout les personnages portent le nom de réalisateurs de films de loup garou. Je trouvais le film un peu plus flippant que Le loup garou de Londres sorti quelques mois plus tard. Classique film d’horreur un peu fauché des années 80 qui a un peu mal vieilli. Ce film mêlant dérision et atmosphère angoissante sur un scénario un peu tiré par les cheveux vaut surtout pour ses effets spéciaux de métamorphose. Une fois transformés, les loups ont par contre une apparence ridicule.
De mémoire, j’ai entendu davantage de cris dans un film avec des enfants insupportables que dans celui-ci dont l’action il faut le noter commence à peu près à la quarantième minute…. J’ai hésité à écrire action, j’aurais plutôt mis « mouvement des marionnettes affreuses ». C’est assez navrant et réservé aux connaisseurs de ce style de film. Pour les « généralistes », il vaut mieux passer son tour. Tout juste remarquera-t-on que le visage de la mère nous dit quelque chose…… et bien oui, c’est la mère d’Elliott, un autre film autrement plus intéressant avec une certaine marionnette gentille cette fois!!!!!!
Si on passe outre les effets spéciaux un peu datés (sauvés par des animatroniques bluffants), Hurlements est un bon film d'angoisse, montant progressivement en tension. Comme souvent, le Loup Garou est ici une métaphore du désir et de la sexualité, parfois au sens très littéral. Quelques facilités d'écriture peuvent laisser perplexe, tout comme les dialogues un peu lourds. Mais le film vaut le coup d'oeil pour sa mise en scène réussie et son atmosphère prenante.
Un film qui a engendré sa sage, comme d'autres de la même époque ou presque, comme Halloween, vendredi 13 etc...et comme souvent, le premier est le seul digne d'intérêt. Ici, on a quand même Joe Dante derrière la caméra, c'est son deuxième film avant d'exploser avec son Gremlins, et déjà, on sent un savoir faire, pour créer une ambiance, pour mettre sa patte si je puis dire. Le film use déjà de quelques jump scare assez efficace, car le style est assez long, et donc la moindre surprise se transforme en sursaut. Le film commence comme un thriller urbain, pour passer dans le côté champêtre inquiétant. Les effets spéciaux, et la transformation principal a du demandé des efforts d'ingéniosités incroyables, le résultat est bluffant...pour l'époque, car le visage qui se gonfle et se dégonfle afin de se transformer, fait cruellement penser aux Gizmos se transformant sous l'effet de l'eau...mais, cela reste honorable. Le casting est aussi à souligner, avec un surprenant rôle de Patrick Macnee; alias Mr Steed, ou Dee Wallace qui enchainera avec E.T et Cujo. Un film de fan, pour le genre, et pour toute la symbolique qu'il a crée, sans être trop mauvais, sans être un chef d'œuvre, il a le mérite d'avoir mis à la mode les loups garous et d'avoir mis le pied à l'étriller d'un autre fameux loup, pas de Wall Street mais de Londres.
Un des premiers classiques du genre, mis en boîte par un habituer du monde fantastique, ce dernier à eu spoiler: pour particularité si j'ose dire, de favoriser en premier lieu les rapports entre personnages avant d'aller droit au but. Un développement donc long mais suffisamment dynamique pour ne pas "dormir" trop tôt. Un titre qui en dit long et surtout, nous met directement dans le bain car, on doit s'attendre à du lourd, du concret et donc, du féroce. Visuellement oui, le numérique n'existant qu'en parti ou mal à cette époque, les costumes de carnivores ainsi que les "mécaniques" de métamorphose (même si ces dernières ont évidement bien vieillies) restent impeccables, des scènes non sur-jouées mais convaincantes. Le cast lui, comme tous à cette époque ou les nouveaux genres n'étaient pas très répandus, sont aussi banales par moment que très simplistes par d'autres, l'horreur n'étant pas suffisamment montrer. L'érotisme lui fit une courte apparition, gentillette mais fut juste sous entendue par la présence d'Elisabeth Brooks en nymphomane ultra sexy et rock. Un récit global entremêlant l'univers du journalisme et de sectes qui se maris plutôt bien, avec son lot de clichés sur les adeptes leur moralités. Une seconde, plus "contemporaine", met en lumière les chocs psychologiques d'après agressions (sexuelles notamment), Dee Wallace incarne ces femmes en sorte d'hommage . Un final bruyant, dynamique et concluant un premier film qui manquait assurément d'éléments, mais comme toujours, époque et premier volet forment un tout.
« Bill, je suis désolée, j’ai complètement oublié que tu ne mangeais pas de viande. »
Premier volet d’une série de huit films et le seul à ne pas être tombé dans l’oubli, Hurlements bénéficie du talent de Joe Dante à faire peur en générant une ambiance portée sur les ombres, un climat parfois glauque et le flou artistique mais aussi du développement de la location de VHS, nouveau modèle économique de consommation culturelle qui a ainsi permis à plusieurs réalisateurs, films et franchises d’être considérés comme culte. Ce fut par exemple le cas de William Friedkin avec L’Exorciste (1973), Tobe Hooper avec The Texas Chain Saw Massacre/Massacre à la Tronçonneuse (1974), de Steven Spielberg avec Jaws/Les Dents de la Mer (1975), de John Carpenter avec Halloween/La Nuit des Masques (1978), ou encore de Sam Raimi avec Evil Dead (1981), sans oublier toute une ribambelle d’autres créations commercialement rentables, importantes sur le plan de l’histoire du cinéma de genre mais de conception beaucoup plus banale.
Si le scénario est parfois difficile à déchiffrer, principalement au début, et si on regrettera pas mal d’invraisemblances, surtout à la fin, on notera une kyrielle de détails particulièrement drôles ou cyniques (les boîtes de conserve « Wolf Chili », la bouteille de « Wolfe » contre les ulcères dans le bureau du médecin, le dessin animé avec un loup, etc.) ainsi que quelques gimmicks visuels, marque de fabrique de Joe Dante, tout comme la participation de Dick Miller dans un tout petit rôle, aux cotés d’interprètes aujourd’hui oubliés (à l’exception notable de Patrick « Chapeau Melon » Macnee ou du vétéran des films d’horreur John Carradine).
Cette originalité propre à Joe Dante, une intrigue moins prévisible que ce que propose généralement ce genre de films (on est loin des cris hystériques qui percent les tympans) et des effets spéciaux à couper le souffle pour l’époque (dus à la maestria de Rob Bottin, assistant de Rick Baker qui avait décliné la proposition pour travailler sur le Loup-Garou de Londres de John Landis, copain de Joe Dante) ont permis à cette œuvre d’accéder au statut de film culte.
Une péloche de Joe Dante qui a bien mal vieilli mais dont l'atmosphère reste intéressante. Certains plans, certaines lumières et la photographie restent réussis, en revanche le jeu d'acteur laisse à désirer et le scénario apparaît brouillon. On perd un temps fou en mise en place et ce n'est que rarement palpitant mais certains effets spéciaux et maquillages font toujours leur petit effet. Dommage que l'on n'y croit que trop rarement car le final est somme toute sympathique. Moyen dans l'ensemble.
Même pour un film des années 80 c'est très mauvais. C'est très long à démarrer. Et quand ça démarre on est gêné par le ridicule des scènes où les protagonistes regardent passivement pendant de très longues minutes les transformations en loup-garou plutôt que de se défendre. La musique qui part dans tous les sens est insupportable et tellement inappropriée. C'est consternant de médiocrité ...
"Hurlements," thriller d'horreur américain réalisé par Joe Dante, sorti en 1981. Adaptation du roman "The Howling " de Gary Brandner publié en 1977. Ce premier film inaugure une série de 8 films dont le dernier "Full Moon Renaissance" est sorti en 2011. Un film de loup-garou des années 80, avec Dee Wallace , l'excellent Patrick Macnee et John Carradine, un grand acteur à la longue carrière et au visage magnifique. Un film un peu daté, mais avec un bon scénario.