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Un visiteur
1,5
Publiée le 21 février 2021
J'ai attendu 2021 pour réussir à le voir. Et quelle déception ! L'histoire se défend, mais le reste n'a pas supporté le lourd poids des ans : les trucages font rire (surtout la scène en dessins animés, si si !), les acteurs font pitié et à aucun moment, on ne tremble. On pourrait montrer ça à des enfants de 10 ans qu'ils bailleraient d'ennui ! Un film qui ne mise que sur ces trucages est irrémédiablement condamné à la ringardise avant même d'avoir fêté ses 6 ans.
Film bien moyen sur les loups-garous, mythe surinterprété au cinéma. L'intrigue poussive et dotée parfois de très grosses ficelles qui ne m'ont pas fait pleinement rentrer dans le film ni m'attacher aux personnages dont la personnalité n'est qu'effleurée. On se demande très souvent qui est qui et quelles sont leurs motivations. Sorti la même année, Le loup garou de Londres, dans un genre plus comique, est beaucoup plus réussi dans son fond et sa forme.
Un film fantastique dans l'air du temps qui est typique des années début 80, costumes, coiffures acteur en vogue à l'époque et déjà la patte de Joe Dante pour les films du genre. On retiendra bien évidement Dee Wallace qui jouera dans E.T., et Patrick Macnee de chapeau melon et botte de cuire et des acteur habituel du cinéaste. Une tension désuète mais bien présent pour l'époque je pense. Sujet sur Le loup garou, une bonne interprétation de faux semblants, et la transformation de la bête, qui se transmet par morsure, petit à petit, tapis dans l'ombre, se révèle, n'a pas été faite avec des baguettes. En tous cas j'adore le médecin légiste très détachés. De bonne humeur et de l'humour. Des vacances thérapeutique pas très conseillés. Ça a mal vieilli mais c'est culte. Un vrai film d'horreur comme il en a peu maintenant. On n'apprivoise pas ce qui est sauvage, ce n'est pas naturel. Désolé je l'ai piqué cette réplique au film. Bien sur une fin qui présage une suite.
Hurlements (1981), Le Loup-garou de Londres (1981) & Wolfen (1982) ont véritablement dépoussiéré le genre en redonne ses lettres de noblesse au film de loup-garou. Adapté du roman éponyme de Gary Brandner, le film de Joe Dante (Gremlins 1 & 2 - 1984/1990) se démarque de la concurrence grâce à d’excellents make-up effects prosthetic (que l’on doit à Rob Bottin) et une brillante utilisation des animatronics, nous offrant ainsi une séquence de transformation d’anthologie !
Seule ombre au tableau, il faut attendre plus de la moitié du film pour avoir droit à ces séquences mémorables. Tout le début du film s’avère bien plat, on patiente inlassablement jusqu’à la première attaque de loup-garou. C’est d’autant plus regrettable de devoir attendre autant qu’à partir de la dernière partie du film, quand tout s’accélère enfin, c’est réellement là que le film prend tout son sens.
Il n’en reste pas moins que ce film vaut le détour pour l’aspect technique et artisanal de la transformation. Et il est d’autant plus important à regarder qu’il reste encore à ce jour, le seul et unique opus à tirer son épingle du jeu parmi les 7 autres opus de la franchise (Hurlements 2 - 1985 , Hurlements 3 - 1987 , Hurlements 4 , 1988 , Hurlements 5 : La Re-naissance - 1989 , Hurlements 6 - 1991 , Hurlements 7 : Nuits de pleine Lune - 1995 & Full Moon Renaissance - 2011).
l excellence en matière de film de Loup-garoux.Flippant,dérangeant et une bonne distribution font de ce film LE meilleur film de ce genre avec Peur Bleue
Un excellent film d'épouvante comme on en fait absolument plus et c'est dommage ! . Vu pour la première fois dans les années 80 j'en ai gradé un souvenir réjouissant puis l'ayant revu à plusieurs occasions je me dis à chaque fois que c'est un très bel hommage aux films d'épouvante des années 40 de la Universal . Joe Dante qui est un vrai cinéphile rend très bien le côté angoissant en suggérant plutôt que de donner dans la surenchère d'effets qui de toutes façons n'étaient pas bien au point au niveau technique si on compare avec ce qu'il est possible de faire aujourd'hui .
Après le succès mondial des "Dents de la mer" de Steven Spielberg en 1975, Joe Dante surfe sur la vague trois ans plus tard avec "Piranhas", un petit film malin au budget ridicule qui fera un tabac. Catalogué comme réalisateur en devenir et grand admirateur de tous les films d'épouvante de la Universal et de la Hammer, il se lance en 1981 dans une variation autour du thème du loup-garou dont les deux firmes citées plus haut ont proposé des versions mythiques réalisées par George Waggner en 1941 et Terence Fisher en 1961. Les deux films étant distants de vingt ans, Dante décide de célébrer cet anniversaire en offrant une version profitant à plein de l'avancée des effets spéciaux. Mais comme il le prouvera trois ans plus tard avec "Les Gremlins", Joe Dante a un caractère enjoué qui le pousse à la facétie. Dès lors, le scénario concocté par John Sayles (déjà présent sur "Piranhas") et Terence H. Winkless regorge de clins d'œil en particulier aux grands réalisateurs du genre dont les patronymes couronnent les principaux personnages du film. Ainsi le docteur joué par un Patrick Macnee échappé de la série "Chapeau melons et bottes de cuir" n'est rien d'autre que George Waggner. Quant au vétéran John Carradine qui connait très bien le genre, il se nomme Kenton, allusion au réalisateur Erle C. Kenton qui l'avait dirigé dans deux petites séries B fameuses ("La maison de Frankenstein" en 1944 et "La maison de Dracula" en 1945). S'en aller jusqu'à la pochade, Joe Dante s'amuse et le spectateur avec, en attendant l'apparition du premier loup garou qui constitue assurément le moment d'anthologie du film grâce à la maitrise technique dont fait preuve le tout jeune Rob Bottin (22 ans à l'époque), disciple du grand Rick Baker est époustouflante. Dépassant tout ce qui a pu être fait précédemment et rarement égalée depuis, la performance du jeune maquilleur frappe durablement l'imagination tellement la transformation empreinte d'une souffrance perceptible semble crédible. Mais une fois encore, Joe Dante ne peut s'empêcher de prendre le parti de la blague en concluant ce formidable exercice de lycanthropie de la plus dérisoire des façons. John Landis qui au même moment réalise "Le loup garou de Londres" fera lui aussi dans le registre de la dérision. Sans dénigrer le travail des deux réalisateurs, on peut regretter avec le recul que l'hommage rendu n'ait pas été plus révérencieux afin de tirer toute l'efficacité des prodigieux talents de Rob Bottin et de Rick Baker (à l'œuvre sur le film de Landis). Toutefois cette histoire filmée dans le Los Angeles contemporain s'intéressant aux vaines tentatives d'un médecin pour tenter d'intégrer au reste des humains une communauté de loups garous en leur faisant prendre le contrôle de leur double personnalité, joliment photographiée (les scènes en pleine forêt essentiellement) par John Hora à défaut de réellement effrayer, s'avère tout à fait réjouissante et surtout en cohérence parfaite avec la suite de la carrière de Joe Dante. John Carpenter beaucoup moins enclin à la blague utilisera deux fois les talents de Rob Bottin dans "Fog" (1980) et surtout dans "The Thing" (1982), le chef d'œuvre absolu de sa carrière.
Pour moi ce n’est plus du cinéma mais du n’importe quoi qui disparaitra ou se marginalisera comme a disparu au vingtième siècle le grand guignol. C’est un spectacle réservé aux amateurs d’images horribles qui n’ont qu’une raison d’exister, celle de créer en nous des émotions que personne ne souhaiterait vivre dans le réalité. Il pourrait cependant demeurer une qualité artistique liée aux couleurs, aux dessins, aux mouvements et au bruitage. Ce n’est pas le cas ici, (Coppola ou Fellini sont loin) car la mise en scène est totalement massacrée au point de pourvoir affirmer son absence. Cela me fait penser à un beau match de football qui se transformerait en pugilat généralisé…La grande majorité des passionnés de ce sport quitterait le stade.
Un film d'horreur de qualité et même si il a vieilli il a su garder beaucoup de charmes et de ce fait traverse assez bien les années. Le jeune Joe Dante prouve ici qu'il a beaucoup de talent pour créer une histoire qui tient la route et créer un climat angoissant du début à la fin. La mise en scène est bonne et certaines font l'effet d'une décharge électrique tant elles sont efficaces.
Le problème majeur de "Hurlements" est qu'il a terriblement mal vieilli, bien plus que d'autres réalisations de la même époque. Il ne fait plus peur du tout, on a même plus envie de rire devant les hurlements des victimes. 2* car ça reste un grand classique, et sûrement une réussite à l'époque.
Le loup garou à la sauce Joe Dante donne hurlement, un film amusant, poétique par son côté par moment désuet. Mélangeant les genres, avec l'horreur, le film de monstre, l'enquête policière et la comédie, même si tous ces aspects n'ont pas la même réussite. Le film vaut aussi pour ses effets mécaniques pour les transformations en loup garou qui sont très réussis contrairement aux loups garous eux mêmes qui sont assez ridicules. L'arrivée dans la colonie annonce un gros passage à vide du film, un peu pénible. J'ai bien aimé l'ambiance étouffante de la forêt et la brume qui l'épaissit encore plus. Hurlement est donc un film inégal qui souffre quand même des affres du temps même si cela fait paradoxalement son charme par moment.
Loup loup ? Oui, c'est moi. Joe Dante, c'est le mec qui fait des films qu'il aime pour un public qui l'aime. L'univers de Dante est un peu en chacun d'entre nous, qu'il s'agisse de Gremlins ou de L'Aventure Intérieur. On est là au cœur du cinéma gentiment bis mais méchamment classe des 80 's. Hurlements raconte l'arrivée d'une journaliste et de son mec dans un camp de repos après qu'elle ait subi une agression traumatisante. Ce coin paumé dans les bois est peuplé de gens chelous, voire même cheloups-garous (huhuhu). Disons-le d'emblée, le scénario n'est pas le point fort du film. Ça traîne un peu en chemin. L’interprétation cheap ne brille pas non plus par sa crédibilité. L’intérêt du film est ailleurs. Il y a ce petit côté potache tout à fait charmant que l'on retrouve dans chacun des films de Dante. C'est un film qui ferait penser à l'histoire que pourraient se raconter des ados (que les hormones travaillent) un samedi soir pour se faire peur et s'émoustiller (un peu). L'ambiance y est un peu oppressante mais pas trop, l'humour n'est jamais très loin et les effets spéciaux sont artisanaux et donc savoureux. Il ne s'agit clairement pas du meilleur film de son auteur mais on suit tout ça avec plaisir et curiosité. Soulignons enfin la qualité de la séquence d'intro qui rappelle le meilleur d'un De Palma des grands jours et ce n'est pas rien.
Après avoir fait ses armes au sein de la New Company de R. Corman, J. Dante prit son envol avec ce petit film film d'horreur revisitant le mythe du loup-garou. En grand amateur du genre, Dante en respecte les codes avec juste ce qu'il faut de déférence pour en faire un classique. Par contre, il fait également jouer son esprit de sale gosse et n'hésite à faire quelques petites blagues ou bien à sortir des séquences qui prennent à revers la bienséance. Aidé par R. Bottin, alors l'assistant du célèbre R. Baker (qui a dû honorer une promesse faite à son ami J. Landis et qui assurera donc des trucages presque similaires sur le non moins culte "Le Loup garou de Londres" qui sortira la même année), Dante trousse des séquences de transformations assez bluffantes avec des maquillages bluffants, abusant d'effets gores certes mais se faisant largement plaisir et les mettant bien en valeur. Les acteurs ne sont pas top, l'histoire est un peu superficielle mais le plaisir est là et c'est tout ce qui compte ! D'autres critiques sur
Un bon film d'horreur du début des années 80, très bien mis en scène par Joe Dante. Les métamorphoses loup-garouesques sont vraiment bien réalisées et l'épilogue - assez inattendu - fort réussi. Le propos reste cependant sans véritable enjeu et l'on ne connaît pas le même bonheur qu'à la vision d'une œuvre de Jacques Tourneur ou de Brian de Palma.