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Kouto
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3,0
Publiée le 25 septembre 2025
Le réalisateur Tsui Hark signe un film de sabre divertissant en dépit de ses nombreux défauts. En effet, le long-métrage pêche par une intrigue manichéenne et plutôt simpliste dont le récit a tendance par moments à trop tirer en longueur inutilement. Les personnages sont bien présentés mais manquent d’épaisseurs dans leur ensemble. Du film on retiendra davantage les combats habilement chorégraphiés et réalisés avec savoir-faire par le cinéaste. Bien que sympathique, le film ne restera pas dans les annales du genre.
Une fresque historique épique avec des scènes de combats qui envoient, ternie par un récit confus et manquant donc d'émotions, sûrement parce que le film a dû être amputé d'1h30 pour être distribué.
Un film fou plein de paradoxes. Il laisse l’impression de ne pas développer tous ses actes narratifs et paraît pourtant par moment trop long. Tsui Hark iconise parfaitement ses personnages mais ces derniers manquent de caractérisation. En revanche rien à redire sur le spectacle. On en prend plein les yeux, la direction artistique est parfaite, décors et costumes sont de toute beauté, les chorégraphies de combat sont réglées au millimètre et les différents artistes martiaux sont au sommet de leur art.
Précisons que Tsui Hark a tourné une partie de son film sur le Mont Tian lui-même, lieu légendaire d'où est tiré le titre du roman. Idem, voulant accentuer le réalisme des combats, les 7 sabres des héros ont réellement été fabriqué tandis que les séquences de combats sont sans effets spéciaux. Pourtant certains costumes sonnent surtout heroic-fantasy (donc peu réalistes), ajouté au surjeu caricatural des acteurs le récit prend une tournure trop surnaturel. Cet aspect va donc à l'encontre de la volonté de Tsui Hark de rester dans une certaine réalité. Le plus gênant ce sont les incohérences nombreuses, de la scène où les 7 vont voir un coucher de soleil (Pourquoi ?! surtout dans un tel contexte) au héros mourant qui revient à la vie on ne sait pas trop comment, en passant par des ralentis superflus et agaçants, également ces deux paysans qui deviennent deux des sept guerriers (simple nomination) tandis qu'on ne sait pas pourquoi les mercenaires massacrent plutôt que d'opter pour les plus rentables impôts ou esclaves. Bref, l'histoire ne tient pas la route, le contexte géo-politique n'a ni queue ni tête, le film surnage grâce à quelques plans icôniques et à des scènes de combats assez déments. Site : Selenie.fr
Pas vraiment terrible. L'histoire ne passionne pas. Même si c'est esthétiquement très beau, c'est un peu ennuyeux. D'autre part, il y a beaucoup de femmes mises en avant, or la Chine était un pays très patriarcal, une Chinoise général, une autre héroïne à la Mulan, ce n'est pas crédible. Pas plus crédible que celle qui avoue tout d'un coup qu'elle est amoureuse d'un autre. Tout cela ressemble à une volonté de "faire occidental". Quoi qu'il en soit, ça ne fonctionne pas.
J'ai vu un film... de sabre, de cape et d'épée, dans la Chine Impériale, dominée par la Mandchourie... avec des chorégraphies incroyables, des trucs que je n'avais jamais vu nul part... Alors évidemment, il faut aimer ce genre... C'est un film envoûtant qui nous embarque dans une aventure hors-norme. C'est un film sacrément épique avec une recherche d'un esthétisme puissant, la beauté des décors naturels... Magnifique...
Et que dire de ces 7 lames, défendant la liberté, le code de l'honneur et l'opposition au pouvoir totalitaire qui font face magistralement à tous ces méchants, si bien campés, si puissants, si féroces... La première partie est vraiment très originale, on est embarqué totalement... Dans la seconde partie, il y tout de suite moins de surprises, et les combats (grandioses, je l'ai dit...) prennent le pas. La BO accompagne merveilleusement le lyrisme du film.
Tout simplement magnifique. Une caméra impressionnante, un montage dans les combats saisissant et surtout un hymne à l'amour de l'autre, à l'empathie. Tsui Hark a renié le montage final, il a été obligé de remonter le film original qui devait durer 4 heures. Cela explique l'enchaînement des scènes parfois surprenant. Mais cela n'empêche pas l'enchantement permanent émanant de ce film qui consacre un des plus grands réalisateurs vivant. Depuis le début de sa longue carrière, Tsui Hark fait preuve d'une maîtrise totale de son cinéma et cela se ressent dans chaque plan de ce film.
Tsui Hark, je l’ai déjà croisé à deux reprises, et chaque fois il m’a laissé de marbre. C’est donc après interlude que j’offre l’ultime chance à ce cinéaste vanté régulièrement par la presse. D’entrée pourtant, quelque chose semble avoir changé : un cadrage superbe, des combats grandioses, le chinois aurait-il (re)trouvé l’inspiration ? Il vaudrait mieux, tant sa mission est délicate : rendre un hommage aux sept samouraïs, suivre les traces des sept mercenaires, s’ajouter aux sept merveilles du monde, non, là je vous charrie. Au programme donc, des luttes à cheval, au sol ou en l’air, dans des couloirs étroits ou des plaines à perte de vue, armés d’un daisho, d’une serpe ou d’un katana, de briques, de chaines ou d’un parapluie, qu’importe le flacon pourvu qu’ils meurent tous. La caméra plane sur les corps démembrés, les bras sectionnés, les têtes amputées, les jaillissements de sang et les veuves éplorées, orchestrant parfaitement sa chorégraphie de meurtres, de supplices et d’affrontements violents. Parfaitement ? Pas tout à fait. Car bien vite, on devine le tournage difficile, le montage à l’emporte-pièce, les raccords expédiés qui vont jusqu’à rendre certaines scènes incompréhensibles. Dès lors, impossible de rester attentif durant ces deux longues heures et demi écrasées par l’enjeu. Impression de gâchis…
On reconnait les grands cinéastes à une patte unique, certes, forcément répétitive, mais on les reconnait aussi parce qu'ils savent se poser les bonnes questions sur leur mise en scène qu'ils savent faire évoluer, s'adapter, adopter un nouveau standard, devancer les modes, expérimenter, comme Peter Jackson ou Steven Spielberg. Tsui Hark est de ceux là, mais il va plus loin dans l'expérimentation. Non pas qu'il soit meilleur que les deux cinéastes que j'ai cité en exemples mais il a d'autres délires filmiques. Projet ultra ambitieux qui devait être le premier film d'une série de sept, "Seven Swords" est l'adaptation d'un célèbre roman de chevalerie chinois dont je ne serais pas surpris que Akira Kurosawa est repris le pitch pour ses "Sept samourais", fut un bide à sa sortie condamnant le film à rester une version tronqué de deux heures trente au lieu de quatre faisant perdre beaucoup de la fluidité du récit. Il est probablement plus clair pour un chinois qui connait le roman. En revenant à un genre qu'il affectionne particulièrement, le wu xia pian ou film de sabre chinois, et qu'il a transcender mieux que quiconque, Tsui Hark est revenu en force avec ce film, qui a une certaine parenté avec son précédent chef d'oeuvre dans le genre "The blade". Les deux ont en communs la peinture d'un monde barbare qui semble être apocalyptique , et le côté réaliste de la direction artistique ressemble à "The blade". On reconnait également le style de mise en scène du cinéaste dans ses deux films, expérimental, complètement improbable, folle et surtout chaotique. Tsui Hark n'est pas surnommé cinéaste du chaos pour rien. Il ose toutes les ruptures de ton et le mélange des genres sans jamais appuyé ses références cherchant la créativité permanante. Sur "Seven Swords" Tsui Hark devait se refaire un nom après quelques années d'égarement et ce besoin de prouver qu'il existe encore a poussé sa créativité dans ses derniers retranchements. Je n'ai jamais vu un film de Tsui Hark aussi inspiré dans sa mise en scène, dans son découpage qui chamboule notre vision, notre habitude de perception. Certains diront son style brouillon, chaotique, alors qu'en réalité son chaos filmique est d'une précision et d'une inventivité que je n'ai vu nulle part ailleurs. Chaque plan de "Seven Swords" est un tableau de maître, d'une beauté à tomber par terre. L'un des films les plus beaux à regarder que j'ai vu de ma vie, il y a dans chaque plan une inventivité et une envie de cinéma bien plus grande que dans tous les films hollywoddiens réunis ( ou presque tous ). Et dés la transition entre la première scène de massacre entièrement grise et rouge ou la caméra descend dans les arbres inondant l'écran de vert, puis sous les arbres la lumière éclairant un cours d'eau et un paysan sur un âne jouant de la flûte, on comprend qu'on va avoir un choc visuel constant. "Seven Swords" est à es yeux le film dont la mise en scène de son réalisateur est la plus aboutie. On regrettera de ne jamais voir la version de quatre heures initialement pensé, le récit aurait été beaucoup plus clair mais qu'importe cela n'empêche pas de vivre pleinement l'experience et c'est un excellent prétexte pour se replonger dedans.
C’est la troisième fois que j’essaie de regarder Seven Swords et je n’arrive jamais à rentrer dedans. C’est sûrement parce que les acteurs ne sont pas charismatique, les costumes ne sont pas beaux, l’histoire n’est pas terrible, pourtant l’idée de sept sabres aurait pu avoir de la gueule mais rien n’en est fait ici. A éviter, même pour les fans de cinéma asiatique !
très décevant je me suis ennuyé du début a la fin, les dialogues sont nuls et le films est très long...le point positifs donnie yen est parfait surtout dans CA scène de combat mais j'en dis pas plus ;)
Un film qui se passe dans la Chine médiévale et qui est très intéressant notamment l'importance donnée à la qualité des 7 sabres. Un seul bémol : le film est très long
Très déçu. N'ayant vu de Tsui Hark que Detective Dee et Le Syndicat du Crime 3, j'avais hâte de découvrir l'un de ses films de sabre (Detective Dee n'en n'était pas vraiment un) avec ces Seven Swords. Le film démarre pourtant bien avec une première heure franchement engageante, avec des sales gueules que l'on déteste dès le premier plan et des batailles bien fichues et pour une fois violentes : d'habitude dans un film de sabre Chinois, ça se frappe, ça se transperce sans une goutte de sang, ici les têtes roulent et les membres se tranchent facilement. On se demande comment le film a pu être classé tous publics... Mais une fois passée cette première heure le soufflé retombe : l'action disparaît pendant plus d'une heure où il ne se passe absolument rien, sinon une histoire de traître bâclée. Et si encore tout ce temps était utilisé pour développer les personnages principaux, mais même pas ! Ces 7 sabreurs ont des personnalités toutes plus insipides les unes que les autres. C'est dommage car le design de certaines épées est souvent réussi. Quand au final, on s'attend à un affrontement épique entre les 7 et la troupe du méchant général mais il n'en sera rien : un duel entre le méchant et deux héros, quelques plans des soldats qui s'écroulent et basta... Bref, si on peut se laisser tenter par ce film pour ses combats bien mis en scène, il ne faudra cependant pas attendre grand chose des séquences sans action.
Un film d'arts martiaux dont on reconnait bien les traits du cinéma asiatique mais qui manque d'ardeur pour nous surprendre. Intrigue simple car il s'agit d'un groupe de gens qui ont du talent dans le temps et qui veulent renverser une politique. On reconnait bien la star Donnie Yen qui est très doué dans les arts martiaux mais il lui manque quelques chose dans son jeu d'acteurs. L'idée de sept épées différents pour différence les personnages est un petit plus car on peut voir plusieurs scènes de combat bien stylés et chorégraphiés. Les décors et les costumes sont pas mal dans l'ensemble. Un film est un peu ennuyeux pour qu'il soit regardable.
Film brouillon où le meilleur côtoie le pire. Les scènes inégalement réussies s’enchaînent parfois sans réelle logique, les trucages sont souvent apparents et les acteurs surjouent dans des costumes inégaux. Ces défauts sont largement compensés par une belle photographie, de beaux décors, une bande son efficace, le foisonnement d'idées et la virtuosité de Tsui Hark qui écrasent le film. A noter que les dialogues très occidentalisés s'accordent peu à cette histoire très orientale tirée d'un célèbre roman. Un relativement mauvais Tsui Hark mais une assez bonne surprise dans l'ensemble. spoiler: Le niveau reste bien supérieurs à toutes les productions occidentales.