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Un visiteur
4,5
Publiée le 13 avril 2011
Avec Narco, le cinéma français prouve une nouvelle fois à ses détracteurs qu’il peut être résolument moderne et créatif.
Point de départ plutôt original de ce petit bijou de fantaisie et d’humour : le héros, Gus, est narcoleptique, autrement dit il est susceptible de s’endormir à n’importe quel moment. Si cette pathologie est loin d’être drôle dans la réalité, cinématographiquement elle est du pain béni pour une comédie ou un film onirique. Tristan Aurouet et Gilles Lellouche ont la bonne idée d’associer les deux. Ainsi les endormissements de Gus donne le plus souvent lieu à des situations irrésistiblement drôles. Mais les plongées dans les rêves du héros sont aussi le moyen pour les deux réalisateurs de s’éclater dans des genres aussi variés que la guerre ou le film de gangsters (et de façon bien plus convaincante qu’un certain Zach Snyder récemment…). Cependant, la réussite tient surtout au fait que Aurouet et Lellouche ne se contentent pas de livrer une simple comédie conventionnelle. A force d’endormissement inopinés, Gus ne fait plus vraiment la différence entre rêve et réalité. Et bien soit, les réalisateurs vont plonger le spectateur dans le même état que leur personnage principal. Tout d’abord, difficile de définir le monde de Narco, géographiquement indéfini, se situant dans une France aux traits américains. Ensuite, les personnages qui le peuplent ressemblent plus à des héros de BD (autre thème dominant du film) qu’à des personnes de la vie de tous les jours. Les seconds rôles tous aussi délirants les uns que les autres représentent par ailleurs l’autre gros atout comique du film. Zabou Breitman prouve une fois de plus qu’elle est une comédienne aux multiples facettes, en campant une femme, en pleine crise avec son mari, et prête à tout pour devenir une "princesse". Poelvoorde trouve un rôle parfait pour lui, en meilleur ami qui rêve de devenir le nouveau Van Damme. Guillaume Galienne est le méchant du film, psychiatre psychopathe tout droit sorti d’un comic. François Berléand se la joue éditeur ringard qui ne rêve que des planches. Autour de ces seconds rôles gravitent aussi d’innombrables troisièmes rôles campés par des comédiens quatre étoiles, et des caméos succulents. Au milieu de ce monde, Guillaume Canet, drôle et touchant, campe finalement le personnage le plus normal du film, juste complètement paumé.
Dans leur façon d’appréhender leur film, Aurouet et Lellouche prennent en fait ce qu’il y de mieux dans les cinémas américain et français. Ils osent un véritable parti pris visuel, à rapprocher de l’aspect comic du film, par un travail minutieux sur le cadrage et la lumière. Ils s’amusent aussi des codes du cinéma américain, notamment dans la partie polar du film. Mais ils abordent leur sujet avec toute la finesse du cinéma français, à la fois dans l’humour et l’émotion. Ils peuvent même se vanter, même si ce n’est pas le but premier du film, d’ouvrir les yeux du spectateur sur les difficultés sociales et psychologiques rencontrées par les narcoleptiques. En fait, à l’image de beaucoup de premiers films, Narco a cette qualité de ne pas se fixer de limites et de tout oser.
Narco est donc comédie onirique délirante à découvrir d’urgence. Et la bonne nouvelle c’est qu’on retrouvera prochainement Lellouche et Aurouet derrière la caméra, pour des projets en solo cette fois.
Une idée originale mise en lumière par de brillants acteurs comme Guillaume Canet mais surtout un extraordinaire Benoît Poelvoorde dans son rôle de gros beauf persuadé d'être une star de karaté et qui ne jure que par Van damme. Saluons au passage l'apparition de ce dernier dans le film. Le scénario est très inventif ce qui manque souvent dans le cinéma aujourd'hui. La réalisation donne une dimension à la fois comique et narrative très intéressante au film. Mais le plus important est que le film fait aussi rire et on passe un très bon moment.
L'histoire d'un type qui s'endors toutes les 20 minutes c'est un peu comme la blague du cul de jatte qui fait du pédalo, ça ne peut qu'être très drôle. Et en effet, c'est facile mais drôle.
Narco est un film tout bonnement mauvais qui nous laisse regretter de voir embarquer dans cette mauvaise farce Guillaume Canet, Benoit Poelvoorde et Guillaume Galliènne.
Il y a une vraie originalité dans le film de Gilles Lellouche. Des moments où l'on sourit devant le cynisme de Zabou et les répliques de Benoit Poelvoorde, qui n'est pas sans rappeler ici un certain Bernard Frederic. La photo est vraiment réussie et fait un peu penser à celle d'Amélie Poulain dans le côté ultra léché et décalé, les flash- backs nombreux aussi. Pourtant Narco n'égale jamais ses modèles, on passe un bon moment car c'est loin d'être un navet et à part Guillaume Canet que je trouve transparent, les acteurs sont plutôt bons et bon il y a Poelvoorde! Reste que dans une semaine, je sais bien que je ne m'en souviendrai plus très bien...
Gustave personnage attachant qui vous inspire à la fois tendresse et pitié (mais pas dans le mauvais sens de ce terme) : comment ne pas se faire "rouler" lorsque la vie fait que vous êtes différent que ce soit par la maladie ou par le physique ? Ce film met en valeur les sentiments "hélas" très humains qui ne sont pas ceux qui sont à notre honneur : l'indifférence de cette femme qui ne cherche pas à comprendre ce mari qu'elle dit aimer -mais au fait l'aime-t-elle vraiment, il lui a surtout servi de père à cet enfant qu'elle a fait "quand elle était princesse"- la cupidité : bien vu pour l'éditeur qui ne pense qu'à s'approprier le talent de celui qui n'a pas les moyens financiers ou les relations pour se faire reconnaître : le talent seul ne suffit pas, je dirai même au contraire !!!!!!! la trahison : ce Karatéka râté qui se dit son ami, mais qui ne rechigne pas à lui "voler" sa femme et à s'installer à sa place, voire à faire en sorte qu'il "disparaisse". Ce film est aussi pathétique les dialogues entre Benoît Poelwoode -très bon dans son rôle- et Jean-Claude Vandame mettent en relief la carrière râtée de ce karatéka qui s'impose par la force de sa rage (notamment lors de la discussion au café avec le copain qui n'apprécie pas son idole) mais qui heureusement aura un sursaut d'honnêté à l'égard de celui qu'il a trahi. Heureusement, comme parfois, la roue tourne et le seul à tirer son épingle du jeu sera notre narcoleptique guerri qui saura pardonner et repartira dans sa vie anonyme. Mon seul regret ne pas avoir vu s'animer plus souvent ses BD, j'aurai aimé, en même temps que le son voir les images à l'ouverture de son livre.. Mais j'ai beaucoup aimé
Un très bon film, beaucoup d'humour (rien que le personnage nommé Lenny Bars!), très bonne interprétation de tout le casting. Une belle histoire, très originale !
A la limite du navet alors qu'il comporte pourtant quelques qualités (visuelles notamment), le film paye sa mauvaise note par une scénario absolument mauvais et un jeu d'acteurs et d'actrices mauvais malgré une distibution remarquable!! ......... EN DEUX MOTS : Passez votre chemin, rien à voir vous serez déçus!