Un film très inégal, qui mélange les genres et les tonalités. On y suit l'histoire de Gus, narcoleptique et paumé, qui se fait gentiment roulé dans la farine. Dispensable.
Mais où est-ce qu'ils ont été cherché cette histoire ? Et surtout comment ont-ils osés le porté à l'écran de cette manière. Il fallait être culotté tant l'histoire et le traitement est casse gueule. Proprement improbable ! Mais les acteurs poussent le curseur à fond et se lâchent dans la peau de personnage incroyable. Pour que le film soit crédible, il fallait que tout soit poussé à son extrême, pas de demi mesure, pas de demi teinte, non, là pas de filet pour se rattraper et, c'est en soit culotté et réussit, car tout est maitrisé. Le personnage de Canet, en deviendrait presque le plus normal à la fin. Surprenant et décalé, à découvrir pour cette bande de pote, grands acteurs du cinéma Français qui se lâchent dans ce film dont le sérieux ne fait aucun doute.
En fait, "Narco " illustre bien ce rayonnage de la comédie française ou on retrouve, pèle mêle, l'humour belge, l'esprit canal et les tarantineries/ coeneries en tout genre.... En conséquence, on sent bien le film de potes surproduit, avec budget effets spéciaux et caméo de star (Vandamme...). Mais niveau comédie pure, c'est franchement une déception. Pourquoi ? Parce que malgré une idée de départ séduisante, le film n'exploite pas réellement tous les ressorts de son héros narcoleptique autrement que par la redondance et la voix off. Cette logique d'accumulation d'ailleurs (on répète plein de fois le même gag dans un environnement donné) est très courante dans la comédie française depuis des années, c'est quand même très lassant comme procédé. Par moment, le film emprunte la voie vers une noirceur et un cynisme salvateurs mais s'arrête en chemin pour repartir vers autre chose. Quel dommage ! Et puis, c'est inutilement long (1h44...), noyé dans une photographie hyper léchée, et bourré d'effets plus ou moins toc pour faire BD... Quant aux acteurs, c'est assez inégal. Canet s'en sort pas trop mal, Poolvoerde fait une entrée fracassante avant de se faire plus discret et le petit Vincent Rottiers a de la présence. Sinon, Guillaume Galliene, François Berléand, dans des rôles très connotés et à la limite du surjeu, à la rigueur, ça passe. Mais Zabou, c'est très clairement une erreur de casting. Malgré le maquillage et les cheveux peroxydés, on voit bien qu'elle a au moins 15 ans de plus que Guillaume Canet ! Ce n'est pas crédible. Et elle n'est ni sexy, ni drôle, ni passionnante. Bref, encore un film qui pèche par excès de références et qui noie son ambition de départ alors qu'un peu de modestie n'aurait pas fait de mal. Un bon point cependant pour la bande son, très "soul seventies" (très Tarantino donc) judicieusement choisie.
1er film pour un duo issu de la pub et gavé par les blockbusters 80's-90's, ça vous classe des bonhommes avec des envies visuelles, une rythmique élevée et un goût pour les situations abracadabrantes, comme bon nombre de jeunes cinéastes des années 2000. L'histoire est assez originale de par la nature de son héros et le duo trousse quelque persos assez bien tenus et joués par une troupe d'acteurs tous parfaits. Le film démarre fort, étale son budget avec quelques séquences bien senties et délirantes (sauf si la scène style "Star Wars" passe mal à cause d'effets spéciaux médiocres) mais il étale aussi ses limites : un rythme qui faiblit avec des idées qui s'épuisent, la fin des séquences délirantes, un ton qui hésite entre 2 eaux, des persos qui tournent en rond et surtout, une identité visuelle trop marquée US mais un contexte très franchouille qui provoque un certain agacement chez le spectateur. Visuellement, c'est assez aboutie (les décors sont bien fouillés), les acteurs magistraux, le caméo mortel, la BO bien sentie, plusieurs bons gags mais mal géré au niveau du rythme, pas très bien fini et avec un ton mal maîtrisé. D'autres critiques sur
Voilà l’exemple de film qui tire le cinéma français vers le haut, tant sur le fond (l’originalité du sujet) que sur la forme (les rêves portés à l’écran, les personnages plus ou moins déjantés). Jusqu’à « l’accident », il mérite même la note maximale. La présentation humoristique des personnages et les échecs de notre narcoleptique dans le monde du travail m’ont amusé. Tels spoiler: ces bambins qui regardent avec des yeux ébahis un film porno pendant que leur baby-sitter dort sur le canapé, au moment où les parents reviennent… Benoît Poelvoorde en karatéka raté, fan de l’acteur Jean-Claude Van Damme, vole la vedette à Guillaume Canet. Brefs mais audacieux, les rêves filmés sont réussis. On saute ainsi d’une scène de guerre à une autre dans l’espace spoiler: du genre Star Wars en passant par une fusillade spoiler: contre des agents du fisc (!) que n’aurait pas renié Schwarzy. Hélas, la seconde moitié du film, plus banale, s’étire en longueur. Il ne reste alors plus que les apparitions incongrues mais sympathiques de Jean-Claude Van Damme qui spoiler: aide moralement notre karatéka , ainsi que les agissements de spoiler: deux patineurs sur glace meurtriers (!) . La fin m’a déçu avec ses invraisemblances et ses raccourcis (spoiler: le changement d’attitude des jumeaux tueurs, le psy devenu fou, l’éditeur incarcéré… ). J’ai envie de dire « tout ça pour ça ». Le film terminé, les protagonistes en sont presque au même point. Aucun d’entre eux n’a pu réaliser son rêve même de loin. Finalement, c’est un film pessimiste. A noter qu’en apportant que des ennuis au personnage principal, la BD n’est pas ici très bien considérée.
Un énième film avec une idée de départ originale , intéressante et disposant d'un casting solide mais qui ne tient malheureusement pas la distance ,je ne comprends toujours pas pourquoi certains s'entêtent a vouloir faire 1h45 la ou y a pas matière a plus d'1h30 voir moins comme c'est le cas ici ou alors faut écrire plus pour qu'a l'écran il se passe quelque chose.Il suffit pas d'avoir un Berleand avec une moumoute (qui me fait penser a joe Pesci) ou un Poelvoorde en prof karatéka amateur de bières (sympa quand même le passage avec Van Damme l'autre acteur belge connu) pour que ca tienne la route cette histoire de narcolepsie qui finit par nous contaminer,l'autre problème vient du fait que l'on démarre sur le ton de la comédie pour ensuite glisser vers le policier et le drame ,2 genres pas trop facile a marier a l'écran.Dernière remarque pour signaler l'excellent travail sur les transissions entre les scènes réelles et les rêves de Canet lors de ses sommeils accidentels du début.
Scénario prometteur, acteurs triés sur le volet, scènes et dialogues déroutants... il y avait beaucoup de bons ingrédients dans ce film. Mais il manque un grain de folie pour rendre ce film complètement déjanté. On navigue entre 2 eaux : entre sérieux et loufoque, sans vraiment se lâcher totalement. Et la fin en est la parfaite illustration. Le protagoniste découvre tout et on s'attend à ce que le film parte en cacahuètes... mais non, après quelques rebondissements et scènes assez drôles, on retombe vite dans la banalité... et la déception.
Narco premier film d’un duo de réalisateurs venant du monde de la publicité et des clips, leur but étant de renoué avec de bonnes comédies françaises où les acteurs ne cherchent pas à prélever leur images de marque, bien au contraire, quels grands acteurs ici ne m’ouille pas sa chemise, tant les personnages possèdent des personnalités bien propres à chacun avec des caractéristiques bien particulières. Le duo de réalisateur cherche donc à renouer le public avec la comédie française en usant cette fois-ci d’un ton grinçant et la comédie sociale, le tout mélangé avec de l’esthétique à la comic book et des détails propres aux films d’outre-Atlantique. Bref une quasi réussite pour cette comédie qui malgré quelques scènes assez ridicules ou mal fichues n’est pas loin de l’apogée. La première idée est dans la présentation du personnage principal, sorte d’antihéros, s’agissant de la maladie : narcolepsie, tare qui plonge Gustave Klopp (Guillaume Canet excellent au passage) dans un sommeil profond, le duo du réalisateur plonge alors le spectateur dans le cerveau du personnage principal tour à tour désert sablonneux qui ouvre des portes aux guerres de tranchées, espace intergalactique …. Tous les univers présents dans le subconscient du héros accrochent et permettent une immersion totale dans son univers, on remarque ainsi l’excellent boulot qui a été fait dans chaque rêve où on observe un souci du décor, on assiste donc à la naissance d’une complicité entre le héros et le spectateur, seul capable de le comprendre puisqu’on assiste à ces songes. On reprend aussi un thème archi rebattu du personnage malheureux et frustré qui phantasme dans ses rêves en super héros invincible et impitoyable, reprenant des personnages populaires devenus cultes depuis comme Le Magnifique. Mais la force du film ne réside pas dans la volonté des scénaristes de montrer ces déboires physiologiques (les séquences assez drôles de la boite de nuit et de drague ...critique sur:cthiboy.blogs.allocine.fr
Un film qui a une originalité : son sujet. Le traitement est intéressant dans sa première moitié et une partie du casting aide le tout a être réaliste, vus les situations burlesques qui s'enchaînent. Reste que la fin est complètement raté et lorgne même vers le ridicule des bons sentiments aprés la sortie d'hôpital du "héros" principal. C'est ici que le film trouve ses limites malgré l'inventivité de certains aspects (le rôle du frère et de la soeur jumeaux tueurs à gages et patineurs).
Casting bien garni (avec comme guest star spoiler: Jean-Claude Van Damme ). Chacun ayant un personnage décalé. On est sur une comédie qui par certains aspects vire au drame. On ne s'ennuie pas, on s'amuse parfois. Le point négatif : Guillaume Canet qui a le rôle principal, est le moins convaincant.
Le synopsis est compliqué, tordu, très intéressant en fin de compte. Forcément, quand on parle de rêves, je suis très intéressé, cette thématique me passionnant. Je dois avouer que j'ai été servi.
La première partie du film est jubilatoire, avec des scènes hallucinantes d'un point de vue visuel mettant en scène des rêves dignes de films d'action et l'exposition du personnage de Gustave Klopp, plus qu'une copie du personnage du Dude dans The Big Lebowski, un vrai personnage original interprété de façon hallucinante par un Guillaume Canet sur une autre stratosphère. Facilement césarisable, l'acteur est en état de grâce. Lorsque le film atteint la fin de son flash-back, à la manière d'un Forrest Gump, le film baisse un peu de pied, mais reste quand même très bon. Les autres acteurs sont excellents, Benoit Poelvoorde et Zabou Breitman évidemment, mais Guillaume Gallienne et Francois Berleand aussi. Vincent Rottiers et Jean-Pierre Cassel ferment la distribution principale de très bonne manière. D'autres acteurs connus comme Melanie Doutey passent en coup de vent de manière plutôt sympathique.
Le film est très visuel, il y a un talent certain chez les réalisateurs, le scénario est totalement excellent, avec des rebondissements où il en faut, mais pas trop, possédant quelques clins d'œil à des films américains légendaires, la bande-son est parfaite, dans le ton du film, et le film est un ovni dans la production comique française. Alors, on pardonne la baisse de rythme au milieu du film et on admire cette réussite presque totale.
J'ai adoré. La facilité du réalisateur à nous faire rire tout en traitant un sujet assez sensible avec des personnages tous haut en couleurs (mention spécial à Benoit P pour son rôle de fan de vandamme). Drôle et tendre à la fois SUPER.
Un scénario inventif, des acteurs géniaux, une ambiance terrible, des décors magnifiques, et tellement d'autres choses,... le meilleur film francais de 2004.c'est tout.
Une comédie originale avec un narcoleptique qui trouve un don dans sa maladie en dessinant des BDs. Un don qui sera exploité à son insu par ses proches. Plein de guests surprises dans ce film de copains